GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.
PARING : Drarry TRES long à venir. ULTRA LONG !
RATING : T+, M voire Ma à venir
BÊTA : Blitzz, encore et toujours, fidèle au poste !
NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.
Bonne lecture ~ !
- Chapitre 23 -
Draco sourit doucement en voyant son parrain grommeler en passant devant lui. Le potionniste et le Serpentard avaient été formellement invités à passer Noël en compagnie de Sirius et Harry. Une invitation en bonne et due forme, surplombée du sceau des Black et la possibilité de dire non.
Ils en avaient à peine parlé et avaient rapidement accepté. Peut-être était-ce l'idée d'éviter d'avoir à passer les réveillons dans le même château que des élèves bruyants et capricieux qui avait poussé Severus à accepter aussi rapidement, mais les faits étaient là et il semblait ne le réaliser que maintenant : Il allait passer les fêtes de fin d'année avec deux foutus Gryffondors plus bêtes et impulsifs l'un que l'autre. Et puis, pas n'importe lesquels :
- Foutus Potter et son cabot apprivoisé. Foutus, foutus Gryffondors !
Oui, ça faisait bien rire Draco - discrètement, il ne fallait pas déconner non plus, il n'avait pas envie de s'attirer les foudres de son parrain - parce qu'il aurait du s'y attendre et y réfléchir avant d'accepter.
Il se souvenait très bien du moment où l'oiseau de Sirius s'était posé face à lui et lui avait tendu la patte. A l'intérieur s'étaient trouvées… une grosse enveloppe et deux lettres différentes, une pour lui et une autre pour Severus. Draco avait haussé un sourcil en regardant Harry face à lui qui déjeunait tranquillement.
- Vous nous invitez pour Noël ?
Harry s'était mordillé la lèvre en haussant les épaules.
- Vous n'êtes pas obligés de venir, hein. Mais la maison de Sirius est bien protégée et sortir un peu de Poudlard pour les vacances ne peut que faire du bien, non ?
Il avait détourné la tête, rougissant un peu.
- Je me doute que vous préféreriez ne pas voir nos têtes, mais on est plus ou moins notre seule famille maintenant, alors...
Il s'était raclé la gorge, laissant la fin de phrase en suspend. Draco l'avait observé un instant puis n'avait fait que hocher la tête sans donner de réponse précise. Il avait attendu de pouvoir donner discrètement la missive de l'ancien Gryffondor à son parrain, il voulait savoir ce qu'il pensait de tout cela. Jamais, au grand jamais il ne se l'avouerait, pas même sous la torture, mais cette proposition avait été la bienvenue... Ça l'avait, d'une certaine manière, bouleversé. Potter avait beau être un fichu Gryffondor qui avait un cœur gros comme le Canada et surtout toujours sur la main, quelle que soit la personne à qui il parlait... Mais il n'était pas du style à proposer ce genre de chose sans y avoir réfléchi et sans le vouloir. De même, si Draco avait laissé sous entendre qu'il aurait préféré venir passer Noel avec Sirius plutôt que de rester comme un pauvre malheureux avec son parrain, Harry aurait en effet été du genre à accepter, parce que... Parce que Potter était comme ça.
Mais cette situation était différente. Une différence subtile mais qui faisait beaucoup.
Alors ils en étaient là. Quand Harry était parti par le train, Draco avait passé beaucoup moins de temps dans les appartements. Il s'y sentait toujours aussi bien, bien entendu ; mais sans Harry, c'était... C'était si différent, si étrange. Quelque chose n'allait pas sans lui, vraiment.
Non, il n'était pas nostalgique, pas du tout.
Draco n'avait donc dormi que deux nuits dans les appartements tout en passant ses journées à lire et à travailler silencieusement dans le bureau de son parrain. Puis tous deux avaient fait leurs des bagages et étaient allés chez Severus pour attendre le soir où ils allaient devoir user de toute la diplomatie dont ils seraient capables pour supporter les Gryffondors.
Ainsi en étaient-ils là. Severus venait tout juste de réaliser qu'ils allaient en effet passer Noël en grande pompe avec les deux Gryffondors qu'ils supportaient le moins - enfin... pour Severus. Parce que oui, ça y était enfin, Draco assumait enfin le fait qu'il s'entendait vraiment avec Harry Potter, Gryffondor de service -
- Oncle Sev', et si tu cessais de tourner en rond ? Demanda-t-il d'une voix détachée.
- Je crois que tu ne comprends pas dans quel clapier nous nous sommes fourrés, Draco. Ce sont des Gryffondors. Des fichus Gryffondors !
- Je sais, oui.
- Ça va être Noël, des fêtes, des gâteaux, des sourires, des CADEAUX ! Cracha son directeur de maison.
Draco haussa un sourcil en le regardant.
- Eh bien quoi ?
Severus le fixa de son regard noir qui lui arracha un frisson.
- Qu'est-ce que tu crois ? Nous avons beau ne pas nous apprécier, seulement nous supporter, ils ont pris le temps de nous inviter, nous, des Serpentards, dans leur demeure ! Bien sûr qu'ils vont nous avoir préparé des cadeaux, qu'est-ce que tu crois ?! Et comment tu vas te sentir quand Potter ou le cabot va t'offrir un présent mais que tu n'as rien en retour ?
Draco soupira doucement en refermant l'hebdomadaire de Potion que Severus recevait tous les mardi et le posa sur la table devant lui où son café refroidissait.
- Eh bien tout ira bien, puisque j'ai des présents pour chacun d'entre vous.
Son parrain le fusilla du regard.
- Mais bien sûr, déclara-t-il d'une voix cinglante.
Draco le regarda en plissant sa veste sans rien dire et Severus grimaça.
- Mais qu'est-ce que je vais faire...
Il s'éloigna et son filleul l'entendit continuer de grogner, pestant sur un cabot qui ne l'avait sans aucun doute invité que pour pouvoir le ridiculiser encore plus.
Draco profita d'être seul pour laisser un sourire amusé étirer ses traits. Son parrain était incroyable. Sirius et Harry n'avaient sûrement pas pensé qu'ils le mettraient au pied du mur en les invitant à passer la soirée avec eux. Severus Snape allait beaucoup trop loin... trop dramatique, trop théâtrale. Et non, ce n'était pas l'hôpital qui se foutait de la charité.
Le Serpentard s'étira doucement en gémissant, un peu engourdi.
Il n'avait pas menti à son parrain, il savait parfaitement ce qu'il comptait lui offrir, ainsi qu'à Potter et à celui qui l'avait accueilli dans la famille Black. Le seul souci, c'était qu'il ne les avait pas encore acheté - après tout, quand aurait-il pu aller faire des emplettes ?
Il avait d'ailleurs prévenu son parrain qu'il allait être absent durant la journée et ce dernier lui avait enseigné un glamour un peu spécial, une création de son cru qui ne se retirait pas avec le simple sort qui le faisait tomber habituellement. Bien entendu, seuls les gobelins pouvaient voir à travers ce filtre, mais Draco ne s'en faisait pas. Mine de rien, avoir grandi avec Lucius lui avait permis de développer un certain sixième sens. Personne ne pouvait le prendre par surprise et avec ce petit sort et en transfigurant ses vêtements, il allait se fondre dans la masse.
Après avoir réussi à apposer le sort sur son physique et après avoir réussi à changer ses vêtements coûteux en des fripes passent-partout - quel gâchis -, il compta les gallions qui lui restait et décida, avec un soupir, d'aller vider son coffre personnel pour avoir assez afin d'acheter ce qu'il voulait. Heureusement qu'il avait commandé et payé le présent le plus cher l'année précédente, il n'avait plus qu'à le récupérer.
Quand il arriva sur le chemin de Traverse, Draco eut un violent frisson en voyant tant de monde partout. Après tout, c'était le moment parfait pour faire ses courses de Noël... Grognant en s'écartant du passage de plusieurs gamins trop jeunes pour être en première année qui couraient en riant, il resserra sa cape autour de lui. Qu'est-ce qu'il faisait là, déjà ? Ah oui, il se bougeait pour être le plus courtois possible avec les deux Gryffondors contre lesquels pestait son parrain. Hm.
Mais avant toute chose, il fit quelque chose qu'il n'avait sans aucun doute jamais fait : il se fondit dans la foule. Jamais, ô grand jamais, Draco Malfoy ne s'était promené quelque part sans qu'il n'attire sur lui des regards. Envie, peur, colère, dédain, toute sorte de regard, mais il était toujours fixé au moins à un moment donné. Jamais ignoré. Mais pas ce jour là, pas avec ce sort, pas avec des vêtements aussi simples. Il était un sorcier lambda dans une foule, rien d'extraordinaire.
Draco sentit un sourire doux éclairer ses traits. C'était si ... étrange et si... agréable, d'une certaine manière. Il comprenait encore mieux ce que Harry avait voulu dire par n'être qu'un sorcier parmi les autres.
Il passa ensuite rapidement à la banque pour terminer de vider son compte et se décida enfin de ne plus s'attarder. Il passa tout d'abord dans une boutique entre l'allée des embrumes et la rue principale. C'était un magasin qu'il avait trouvé par hasard, avec une façade très épurée et qui ne laissait pas deviner ce qu'il y avait à l'intérieur. Et à l'intérieur, des bijoux, des sacs, des portes plumes en bref, un savant mélange d'artisanat moldu et sorcier s'y étalait. Certains objets en bois étaient gravés à la main, avec certaines finitions ajoutées par des sorts qui donnaient un rendu plaisant.
Il entra dans la boutique plutôt déserte - mais le commerce fonctionnait bien par le bouche-à-oreille - et observa autour de lui. Il avait une idée plutôt précise de ce qu'il désirait mais restait à savoir s'ils avaient ce qu'il voulait.
- Puis-je vous aider en quelque chose ?
Draco se retourna et hocha doucement la tête vers la commerçante qui s'approchait pour la saluer.
- Je cherche vos étuis à baguette, demanda-t-il humblement.
Elle acquiesça et fit un geste de la main pour le guider vers l'étalage où reposaient les quelques étuis.
- Avez-vous quelque chose de précis en tête ? S'enquit-elle en ouvrant les vitres protégeant ses œuvres d'un mouvement de baguette.
- Assez bien oui, médita-t-il en observant la demi-douzaine d'articles face à lui.
Son regard glissa sur plusieurs pièces relativement simples mais toutes en finesse qui prouvaient le savoir-faire artisanal de la propriétaire. En fait, Draco avait beau dire depuis toujours que les méthodes moldues ne valaient rien face au savoir-faire des sorciers, il mentait. Quand il avait trouvé cette boutique, il s'était renseigné et avait appri, avec plus ou moins de surprise, que les sorciers avaient pendant un temps abandonné leurs sorts pour le travail manuel et la minutie que les moldus avaient pris le temps de développer sans magie. Bien sûr maintenant, les bijoux et autres artefacts pouvaient être faits par magie, les sorts s'étant développés et améliorés au fil du temps. Cependant, certaines personnes, comme la propriétaire de cette boutique, trouvaient un certain plaisir à travailler avec leurs dix doigts, à produire quelque chose d'unique dû au hasard, la fatigue d'une journée ou tout autre imprévu faisant aussi l'authenticité d'une œuvre.
Son regard s'arrêta sur un étui à baguette plus fin que les autres, en cuir à l'aspect dur mais Draco savait qu'au touché, cela ne pouvait qu'être doux et souple. De la taille de l'avant bras, c'était un étui spécialement fait pour un gaucher, cousu main et avec de fins dessins d'or fondu dans le cuir. Les runes dorées n'avaient rien de spécial, elles n'étaient là que pour la décoration mais le rendu était vraiment très beau. Il la désigna.
- Cet étui a-t-il quelque chose de spécial ?
La gérante l'attrapa doucement et commença à lui dire qu'il possédait un sort de dissimulation, de protection contre le froid et le chaud naturel, mais aussi contre toute sorte de sort de désarmement.
- Il faut le coup de main mais sortir et rentrer la baguette est plus fluide et plus rapide. Je me suis assurée qu'en ces temps troubles, les sorciers utilisant mes articles puissent se défendre rapidement. Il suffit de quelques pouces de bois à peine entrés dans l'étui pour que les protections s'activent. Le désarmement est ainsi impossible.
Draco hocha la tête.
- Quand vous mettrez la première fois votre baguette dedans, l'étui se gorgera de votre magie et personne d'autre ne pourra y mettre une autre baguette, l'utiliser ou l'ouvrir ou même l'attirer d'un accio, mis à part si vous le voulez.
- Ce n'est pas pour moi, c'est pour offrir, déclara-t-il en arrêtant son choix après avoir vu le prix.
Elle sourit en hochant la tête.
- Dans ce cas, je peux vous proposer pour dix mornilles à de plus un sort d'esthétique. Lorsque la personne à qui vous l'offrirez y mettra sa baguette, le sort adaptera les runes décoratrices pour s'adapter à son Noyau et ainsi, tout en gardant le design déjà établi, offrir une décoration unique à son possesseur.
Draco réfléchit un instant à son budget et hocha la tête, résolu.
La gérante sourit doucement et passa derrière son comptoir pour emballer dans un papier protecteur l'étui.
- Aviez-vous besoin d'autre chose ?
Draco s'humidifia les lèvres et pensa à l'autre boutique dans laquelle il avait prévu d'aller, mais si elle proposait ses propres créations...
- Auriez-vous par hasard des asubakatchins ?
Elle hocha la tête et sortit de derrière son comptoir. De l'autre côté des étuis, elle ouvrit un pan de bois pour exposer les différents asubakatchins, vulgairement appelés attrapeurs de rêves.
- Pour quel type de sommeil est-ce ?
Draco les observa un instant, de toutes tailles, de toutes compositions, qui offraient tous des protections plus ou moins différentes pour un sommeil agréable.
- Que ce soit rêves et cauchemar, les mauvaises ondes...
Il plissa des yeux en apercevant le bois de sorbier, ayant des propriétés de protection et d'apaisement pour l'esprit.
- Des protections pour l'esprit, pour les intrusions.
Elle fronça le sourcils en réfléchissant.
- Pour avoir le sommeil le plus calme possible, en somme ?
Il hocha la tête.
- Même les rêves les plus simples.
On était jamais trop prudent.
Elle réfléchit un instant et détacha du mur une des créations.
- Bois de sorbier et de cerisier, soie d'acrumentule, trempé dans des larmes de sombrals et plume d'aigle royal, de chouette hulotte et feuille de vigne. Ne vous fiez pas aux larmes de sombrals, ce n'est pas de la magie noir ! S'exclama-t-elle comme pour se justifier. Les Sombrals sont juste cachés à la vue de tous et c'est ce qu'offre leurs larmes, cacher l'esprit le plus proche pour le rendre indétectable.
Draco hocha la tête. C'était juste parfait.
- Il remplace la potion sans rêve sans aucun risque d'accoutumance ? S'enquit-il.
Elle acquiesça.
- Un peu plus puisque si avec la potion sans rêves, la personne a l'impression de n'avoir fait que fermer les yeux et peut ressentir un certain engourdissement au réveil, ce n'est pas le cas avec cet asubakatchin. Le sorbier repousse les mauvais rêves et la feuille de vigne permet de rêver sans que l'on ne s'en souvienne au réveil.
Draco se demanda un instant si Potter allait apprécier de ne plus pouvoir se souvenir de ses songes puis haussa mentalement les épaules. Ce sera son choix, il en ferait ce qu'il voudrait.
- Je vais le prendre aussi.
- Pour offrir, je présume ? Sourit la gérante.
Étrangement, il eut envie de répondre à son sourire et acquiesça, le visage détendu.
Elle tint l'asubakatchin à plat dans sa main et passa sa baguette par dessus. Un parchemin voleta jusqu'à elle et la composition de l'objet et des différentes propriétés s'y inscrivirent. Elle empaqueta ensuite ses affaires, lui déclarant qu'il serait mieux pour lui qu'il ne réduise pas son sac.
- Cela ne va pas défaire les sorts et runes de vos articles, mais le cuir réduit puis rendu à sa taille originelle perd de sa résistance et de sa beauté, expliqua-t-il.
Il acquiesça. De toute façon, il n'avait plus que deux arrêts à faire et il pourrait rentrer chez Severus.
En sortant de la boutique, il se sentit bien. Était-ce ça d'avoir une conversation cordiale avec quelqu'un qui n'était pas aveuglé par son nom ? Il avait eu l'impression de revivre sa rencontre avec Potter chez Guipure, quand le gamin futur gryffon ignorait tout du monde magique et de ce que sa blondeur voulait dire. Il se souvenait de sa propre surprise de trouver un enfant à l'air plus juvénile que lui mais qui pourtant allait être dans sa promotion ne pas le regarder en coin, inquiet ou surpris ou encore envieux de son allure qui hurlait le Malfoy à moins de cinquante mètres.
Se secouant discrètement, il retourna dans la grande rue et s'arrêta un instant à quelques mètres de chez OIlivander. Devant bâillait Sirius et alors que Draco s'approchait mine de rien, Harry et Luna sortirent de la boutique.
- C'est tout de même étrange, grognait le Gryffondor.
Sirius se tourna vers son filleul.
- Alors les jeunes ?
- Harry est pour l'instant satisfait de sa baguette, mais quand les Nargols lui auront remis l'esprit dans le bon sens, il faudra la changer, chantonna Luna en levant le nez au ciel en soupirant et souriant, une petite buée sortant de ses lèvres roses.
Sirius haussa les sourcils et observa Harry, qui haussa les épaules.
- C'est à n'y rien comprendre. Il pense qu'en effet, ma baguette me convient pour l'instant mais que ma magie est instable et que quand elle se sera calmée, il faudra en effet que je la change.
Il caressait sa baguette du pouce.
- Pas envie de la changer, grogna-t-il.
Sirius lui tapota l'épaule d'un air compatissant.
Draco continua de marcher tranquillement vers eux - c'était dingue comme leurs voix pouvaient porter. Heureusement qu'il n'y avait personne d'autre dans le coin. Les trois commencèrent à marcher vers lui pour partir et Luna le regarda dans les yeux, tout sourire.
- Bonjour ! Clama-t-elle.
... Cette fille était incroyable.
- J'aime beaucoup ta coupe de cheveux ! Lui dit-elle avec un mouvement de poignet.
Draco leva les yeux au ciel en souriant puis hocha la tête. Non, vraiment. Cette fille était incroyable.
- On se voit en janvier, amuse-toi bien surtout, sourit-elle un peu plus, le regard dans le vague.
Puis elle pressa un peu le pas pour rejoindre Sirius et Harry qui l'avaient dépassé avec seulement un hochement de tête.
- Tu le connais ? Demanda Harry alors Draco sentait son regard sur sa nuque ou tombait des mèches marrons claires.
- Bien sûr, et toi aussi, chantonna-t-elle.
- Hein ?
- Oh, tu verras ça avec lui ce soir, moi je vais devoir aller voir papa. Bonne journée H, S... Salut D ! Haussa-t-elle la voix.
Draco se retourna un instant pour offrir aux trois son sourire typiquement malfoyien et eut un frisson de plaisir en voyant la compréhension s'allumer rapidement dans les yeux vers du Gryffondor.
- OH LE FILS D'HIPPOGRIFFE ! Hurla-t-il pratiquement, attirant tous les regards sur lui.
Draco ricana et lui envoya un baiser accompagné d'un clin d'œil puis se détourna enfin.
Ce petit écart l'avait mis en joie et il profita de son déguisement pour se glisser discrètement jusqu'à la boutique des jumeaux Weasley. Jamais.. Ô grand jamais il ne reconnaîtra ce fait, mais les jumeaux manquaient à Poudlard. Sacrilèges, des Weasley lui manquaient ! Mais c'était le cas. Ils étaient si marrant, si pleins de joie, leurs blagues étaient un pur bonheur - quand il n'en était pas la victime bien entendu - et puis, il ne pouvait que leur reconnaître leur ingéniosité.
Bien entendu, et malgré ces temps durs et sombres, la boutique était sûrement la plus animée de toute la grande rue. Il lui restait quelques gallions et quelques mornilles en poche et avait un peu de temps avant de devoir aller à l'apothicaire récupérer son colis alors il entra et slalomma entre les différentes personnes pour observer les nouveautés, les promotions et les articles qu'ils avaient créé à l'époque de Poudlard, se servant des élèves comme cobayes.
Sans qu'il ne le veuille vraiment, il se retrouva à observer les articles sur les étagères à gauche du comptoir, derrière lequel étaient les deux jumeaux et face à eux, abattu, le plus jeune des fils Weasley.
- Pourquoi tu ne vas tout simplement pas lui parler ? Demanda Fred, à moins que ce ne soit Georges.
- Vous comprenez pas... Grogna Ron.
- C'est Harry, il est moins compliqué que toi, Ronnichou.
Draco tendit l'oreille. Après tout, il ne savait toujours pas le différend qui avait séparé le trio d'or.
- Il traîne avec Malfoy, grinça des dents le plus jeune. Il traîne avec Malfoy, et Hermione aussi et même Gin ! Et toutes les deux ne tarissent pas d'éloge " Oh, Malfoy n'a rien dit aujourd'hui quand je me suis installée avec lui à la bibliothèque. " ou " Il ne m'a pas insulté alors qu'il aurait pu ! " Comme si ne pas insulter quelqu'un était quelque chose d'extraordinaire !
Draco, toujours dos à eux mais l'attention totalement portée sur la conversation, ricana silencieusement. Derrière lui, Ron soupira.
- Je perds mon meilleur ami pour une fouine constipée fils à papa, qui est un mangemort, ne l'oublions pas. Et si Malfoy profitait de cette amitié que Harry lui accorde pour le torturer ? Pour l'éloigner de tout le monde, qu'il tombe peu à peu dans la magie noire, et si...
- Ronnie, tu n'as qu'à ranger ton ego pour aller le voir et lui dire tes peurs, soupira un de ses frères.
- Mais je pense que tu exagères, c'est toi qui est isolé pour le moment, pas Harry, marmonna l'autre mais apparemment le plus jeune ne l'entendit pas.
- Je...Je peux pas aller le voir soudainement et faire comme s'il ne s'était rien passé ! J'ai été tellement con que je lui ai même pas envoyé son cadeau d'anniversaire à temps, je l'ai envoyé qu'un mois après la rentrée... Et encore, c'était chez Sirius. Il doit me détester... Il me déteste.
C'était étrange d'avoir entendu exactement la même chose sortir de la bouche de Potter. Draco fronça les sourcils. Déjà qu'il trouvait que le plus jeunes Weasley regrettait l'éloignement de sa petite amie et de son ancien meilleur ami, là c'était clair. Il s'était laissé emporté par son caractère de merde - parce que oui, la belette avait un caractère de merde, oui - et regrettait à fond maintenant. Mais pour que Harry pense qu'il le déteste...
Draco poussa un soupire de frustration et quitta la boutique. Ces Gryffondors! Pas capables de parler et de mettre les choses à plat pour s'expliquer tranquillement !
D'un pas rageur, il se dirigea vers l'apothicaire. Il soupira de soulagement quand il réalisa qu'il n'y avait personne à l'intérieur. Juste avant de rentrer, il défit le sort de glamour - que le gérant le reconnaisse et lui donne son colis tout de même. Il ne dit rien quand l'homme le fusilla du regard mais ne fit aucun commentaire et lui donna son dû.
Les bras chargés du présent pour son parrain qu'il se refusait lui aussi de réduire, il ne s'attarda pas plus que cela dans la boutique. Il remercia le gérant, lui arrachant un regard curieux qu'il ne réalisa pas et quitta la boutique. Sur le seuil, il n'attendit pas quelqu'un le reconnaisse et transplana. Il le fit deux fois pour éviter d'être suivi puis rentra enfin chez Severus, remettant le pseudo glamour le temps de marcher jusqu'à chez son parrain. Il salua rapidement ce dernier qui était dans la cuisine, la tête plongée et concentré sur le contenu d'une boite en carton puis disparut dans la chambre qui était la chambre d'ami mais plus réellement la sienne depuis qu'il était né et que ses parents l'abandonnaient chez lui.
Là, il emballa les différents paquets, ainsi que ceux qu'il avait déjà - Non. il n'avait pas de présent pour Granger, Luna et Blaise. C'était faux. Et puis, de toute manière, il n'avait pas signé. Il lança le sort permettant au paquet de trouver son propriétaire le soir de Noël sur le livre de contes sorciers illustré par le grand Thomas Taylor, le grimoire de runes anciennes et oubliées de protections qu'il connaissait par cœur et le porte plume en argent sertit de gravures en onix. Puis il emballa minutieusement d'un sort les présents pour les trois personnes avec qui il allait passer Noël et s'arrêta seulement quand un bâillement peu gracieux et indigne de quelqu'un comme lui lui tira les zygomatiques.
Il retourna auprès de son parrain tout en le laissa à sa concentration et sourit en voyant une gamelle pour chien en inox gravé d'un " sale cabot " calligraphié. Il l'attrapa du bout des doigts.
- Sérieusement, parrain ?
Ce dernier ne fit que grogner.
Cet homme était impossible.
RÉPONSES AUX REVIEWS :
Flo : Ouiii .w. Avec plein de neiiige étou .w. Et le sapin, et les cadeaux, et le manger... Hihihi :3 Tu vas voir comment ils vont s'en sortir, je suis sûr que ça va te plaire :D
C'est Son Héritier, ce n'est rien de plus qu'un trophet. Sinon, avec Narcissa, il aurait... Ah merde, spoilers. Tu verras ça dans quelques chapitres, tu comprendras ce que j'ai voulu dire x) Mouahahaha, Mickael... x) J'adooore comment tu fis ça xD Tu verras bien :3
Ouiii, je suis une gentille psycopathe .w.
Eh bien, il me semble que les deux premières saison, l'actrice criait à chaque fois mais que justement, elle a commencé à avoir des soucis avec ces cordes vocales ; maintenant c'est ses anciens cris enregistrés. Ouaiiiis, le Scallison me renddngue, je ne suis pas fan du tout de Scott u_u Et encore moins de Allison. Mais bon...
Aaaaah ! :D J'espère que tu trouveras toutes les nuances et qu'elles te plairont alors !
Eh bien tu me diras, parce que perso je ne compte pas la regardé, je n'ai même pas regardé la saison 5 :p Booon allez, je vais... Euh, faire quelque chose xD
Guest : Hihihi .w. Merci beaucoup :D Eh bien ça, tu verras bien :P Mais je pense que ça te plaira :D Moi, je retourne écrire - peut-être. Merci pour ta review, xoxo !
On commence les petits chapitres de Noël :D Ça vous plait ? :D
( Pour ceux que ma santé intéresse - je suis sûr qu'il y en a :3 - sachez que je suis allé chez le dentiste pour la première fois de ma vie à cause de ma gencive qui faisait mal. Eh bien non seulement j'ai une dentition parfaite pour quelqu'un qui n'est jamais allé chez un dentiste - ce n'est pas moi qui le dit, c'est la madame qui m'a mit un miroir dans la bouche - mais je pensais que toutes mes dents de sagesses étaient sorties - ce qui n'est pas le cas en fait. Si les trois premières sont sorties sans même un faire-part pour leur arrivée dans le monde magique de la brosse a dent et du dentifrice, ce n'est apparemment pas le cas pour la cadette, qui a décidé de me faire chier. C'est ça les plus jeunes, toujours à en faire qu'à sa tête et elles en font toujours voir de toutes les couleurs à leur maman. )
Hm. Bref xD
J'ai deux histoires toutes terminées et presque toutes propres .w. : Un autre Drarry - Nouveau Cycle - et le Crossover HPxAVENGERS - Je vais trouver un titre, je vous jure, mais pour le moment, je beug un peu... Bref - Tout ça pour demander : Lequel voulez-vous en premier, et quel jour, et à quelle fréquence, tout ça tout ça ? C'est votre choix :P
Je vous embrasse ! 'Win.
P.S : Vous pouvez toujours suivre mes délires et l'avancée des histoires sur ma page FB « La plume d'Eowin », ainsi que sur twitter « Eowinmp » - et puis mon mail : plume ( pouiiiint) eowin (arobaazeuuuh~) gmail ( pouiiiint) coum :D
