GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.

PARING : Drarry TRES long à venir. ULTRA LONG !

RATING : T+, M voire Ma à venir

BÊTA : Blitzz, encore et toujours, fidèle au poste !

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 25 -

Harry esquissa un nouveau sourire en voyant Severus s'engager dans un énième échange acide avec Sirius sur la composition d'une potion dont il ne connaissait ni le nom ni la moitié des ingrédients. À sa droite, Draco les regardait faire en souriant malicieusement, son verre de vin à la main, et Harry se tâtait pour le remercier.

Ce matin là, alors même que Draco avait terminé sa nuit dans le lit de Harry, Sirius avait voulu vérifier que le Serpentard avait bien dormi. Sauf qu'en pénétrant dans la chambre qu'il lui avait attribué, il ne l'avait pas trouvé - bien entendu -. Il avait d'abord paniqué, puis s'était calmé, pour paniquer de nouveau et était allé réveiller en fanfare le parrain du jeune homme. Ce dernier, guère heureux de trouver un sale cabot sur son lit à le secouer comme un prunier, avait craché venin et flamme avant que Sirius n'accepte d'aller demander l'aide de Harry pour retrouver l'ancien Malfoy - " Sûrement kidnappé par son taré de père, ma cousine va m'écorcher vif et vajeter du vinaigre sur mes plaies béantes ! " -. Et ce qui devait arriver arriva : Les deux adultes avaient retrouvé les deux jeunes gens dans le même lit, à dormir comme des biens heureux, le bras de Draco servant de doudou/oreiller à un Harry en train de baver sur la soie de son pyjama.

Sirius avait tout de suite hurlé. Harry et Draco, réveillés en fanfare, n'avait pas tout de suite compris ce qui se passait jusqu'à ce que le blond ne tourne la tête pour se trouver à quelques centimètres à peine du visage du brun. Le cri que le Serpentard poussa à ce moment-là avait valu tout l'or de Gringott ; mais Harry, trop surpris et choqué par le visage de Draco BEAUCOUP trop près de lui, avait eu un mouvement de recul un peu trop violent et avait basculé en arrière, tombant les quatre fers en l'air et sa tête percutant le tapis qu'il y avait à droite du lit.

Et Snape avait ri. Un rire incontrôlable qui l'avait pris aux tripes et qui avait fait rougir son visage. Sirius l'avait observé d'un drôle d'air mais les deux jeunes gens, trop surpris par la situation cocasse dans laquelle ils se trouvaient, n'avaient pu que se regarder en rougissant, avant que Draco ne fusille son parrain du regard. Harry avait roulé sur le sol et avait vainement espéré qu'ils ne parleraient jamais de cette histoire. Mais c'était... C'était trop leur demander.

Pendant toute la journée, alors que Harry et lui préparaient le dîner du soir, Sirius n'avait cessé de faire des sous-entendus étranges, avec ce mouvement entendu détestable de sourcils. À chaque fois que Snape voyait Harry et/ou Draco, il perdait son masque impassible et un sourire amusé glissait sur ses traits, au grand dam des deux concernés. Jusqu'au soir, ce fut un petit enfer personnel pour le Gryffondor, jusqu'au moment où Draco fit une réflexion assez acerbe quant au comportement de Sirius envers son parrain. Soudainement, les moqueries que les deux adultes avaient réservé aux plus jeunes depuis le matin se retournèrent contre l'autre, offrant à Harry et Draco un calme bien mérité.

La journée était donc passée assez rapidement, Harry se perdant dans la préparation du repas - malgré tous les mauvais souvenirs que pouvaient lui rappeler le fait de cuisiner, il adorait ça - ; et Draco l'observant faire d'un drôle d'air, ne comprenant pas trop pourquoi Harry prenait plaisir à travailler comme ça, sans magie.

- Pourquoi vous n'utilisez pas des elfes de maisons ? S'était-il enquis.

- J'aime bien le toucher des aliments et savoir que ce que j'ai fait moi-même plaise au gens, avait doucement répondu le Gryffondor en haussant les épaules.

Silencieux, Draco n'avait rien répondu. Et puis Severus et Sirius avaient commencé à se prendre le choux, orientés par la verve de Draco qui les avait parfaitement manipulés.

Le repas avait été délicieux, relativement simple et loin de l'opulence à laquelle Poudlard les avait habitué ou même les longs dîners mondains auxquels Draco était accoutumé et dont la présence avait été obligatoire. Sirius avait sorti du vin blanc sorcier agréable au palais et pas trop fort ; puis du vin rouge, puis... ouais, il y avait eu beaucoup d'alcool et les quatre ne s'étaient pas privés.

Après un dessert un peu trop sucré, il fallait le reconnaître, ils restèrent un long moment à table, sans vraiment voir les heures passer, à discuter avec plaisir, sans qu'aucun réel malaise ne s'installe. Que ce soit entre Sirius et Snape, entre Harry et Draco, Snape et Harry ou Sirius et son filleul, les piques fusaient, les langues déliées par un peu d'alcool et les rires les enveloppaient. Jamais Harry ne s'était senti aussi bien. Chez les Weasley, c'était bien, bien sûr, amis malgré les bons dires de tous, les envies de chacun, il n'était pas de la famille et même s'il ne le réalisait pas vraiment, il le sentait toujours. Il ne faisait pas parti de la famille Weasley, il n'était qu'un invité. Alors qu'avec eux, entouré de son si détesté prof de potions et le petit connard qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs depuis qu'il avait découvert la magie, il se sentait chez lui. Et au vu du regard brillant de Sirius qui croisa souvent le sien, il n'était pas le seul à avoir cette sensation.

Tout se passait tellement bien que quand les cadeaux apparurent au pied du sapin, ils furent tous surpris. Ils restèrent encore un instant à table avant de se déplacer dans le salon, face à la cheminée qui réchauffait tranquillement la maison. Sirius et Severus étaient installés côte à côte dans le canapé, grognant tous les deux qu'ils étaient trop proches de l'autre alors que les regards rieurs des deux plus jeunes les couvaient comme s'ils étaient les adultes de la maisonnée. Draco, bien installé dans un petit fauteuil, regarda Harry en ayant ce petit sourire supérieur.

- Il me semble que comme tu es le plus jeune, Potter, c'est à toi de distribuer les présents, non ? N'est-ce pas la tradition ?

Sirius s'esclaffa devant l'air outré qu'afficha un instant le Gryffondor avant de maugréer contre ses Serpentards trop pompeux pour faire des choses du petit peuple et consentit enfin à s'accroupir devant le sapin. Il donna quelques présents à Draco, puis à Snape, et rit un instant en tenant un petit cadeau rond dans les mains.

- " Sale cabot. " Je me demande pour qui c'est, gloussa-t-il.

Sirius lâcha un cri outré en frappant le bras d'un Snape très fier de lui. Harry continua de distribuer les différents cadeaux aux différentes personnes présentes tout en réservant les siens. Il s'installa en amenant ses cadeaux avec lui mais voulut attendre que chacun ouvre ce qu'il leur avait prévu. Il voulait savoir ce qu'ils en pensaient, il... Il était un peu angoissé, c'est vrai.

- Oh, Harry...

Le jeune homme rougit en jetant un regard à son parrain. Ce dernier souriait doucement en observant le croquis que Harry avait fait. Quand il l'avait dessiné, plusieurs mois de cela, ce n'était qu'un moyen d'extérioriser ses démons, de griffonner un fantasme qui jamais ne se réalisera. C'était un dessin d'un Sirius souriant, embêtant une Lily adulte comme Harry se l'était souvent imaginé après avoir vu pour la première fois une photo d'elle ; alors que Harry et James, côte à côte, se moquaient d'eux sous le regard blasé mais amusé d'un Remus pimpant.

Sirius cacha la petite larme qui pointa au coin de ses yeux et sourit de plus belle à son filleul, le remerciant d'un signe de tête. Le jeune homme rougit alors que Sirius cachait son précieux cadeau sous l'œil intéressé des deux Serpentards, qui ne savaient pas ce que pouvait être cette planche de bois fine. Pendant vraiment longtemps, Harry avait trouvé que c'était une mauvaise idée, parce que c'était un dessin qu'il avait fait une nuit de déprime au départ... Mais ce n'était pas étonnant que cela plaise à Sirius. Tant mieux.

Draco lui avait offert un magnifique étui à baguette pour gaucher et le Serpentard lui avait dicté tous les avantages de cet outil fonctionnel et esthétique. Souriant, Sirius avait laissé son pupille lui attacher au poignet et ils s'échangèrent un sourire amusé. Quant au cadeau de Snape...

- J'y crois pas, ricana Sirius en tenant la gamelle dans ses mains. T'as osé, le fusilla-t-il du regard.

Snape bomba le torse en lui offrant un sourire mesquin.

- Cela ne te convient pas, Black ? Pourtant je t'ai fait faire de magnifiques gravures dans cet gamelle sur mesure.

Sous les rires du jeune Gryffondor, les deux anciens ennemis vociférèrent l'un contre l'autre alors que Draco déballait discrètement ses présents. Le regard qu'il lança à Harry et le sourire qui fleurit sur ses lèvres firent frissonner et un peu rougir le Gryffondor. Apparemment, son bracelet en argent en forme de serpent décoré par des runes qu'il avait lui-même choisi lui plaisait. Il lui avait glissé un mot en lui écrivant que ce bracelet permettait à Harry, Sirius et Severus seulement de pouvoir le localiser, et qu'il y avait un portoloin d'urgence qui le ramènerait directement dans l'autre maison de Sirius - il suffisait de toucher la tête du serpent, d'y insuffler un peu de magie et de dire le mot de passe " Famille ".

Son regard s'attarda un instant sur Snape qui observait d'un regard suspicieux la boite que Harry lui avait offert. Il ne l'avait pas encore ouverte et au fond, Harry ne voulait pas vraiment voir sa réaction. Il était allé loin tout de même. En fait, il s'était beaucoup investi dans ce cadeau, c'était un moyen de le remercier pour tout ce qu'il avait fait jusque là pour l'aider quant aux transes, tout ça... Alors même s'il s'était dit qu'il ne voulait plus jamais y retourner, il était redescendu dans la chambre des secrets. Il n'y était pas retourné depuis sa deuxième année et Dumbledore non plus, mais le Directeur lui avait assuré que rien n'avait bougé. Et c'était le cas. Le basilic n'avait pas bougé d'un pouce, comme sous un sort de conservation, et Harry s'était dit que c'était peut-être le cas. Il s'était attardé, les yeux dans le vague alors que les souvenirs douloureux de cette nuit où il était venu sauvé Ginny l'avaient assailli.

D'une certaine manière, ça l'avait calmé et il se sentait dorénavant bien plus à l'aise et en paix avec ce qui s'était passé cette nuit qu'avant. Cette recherche de présents s'était vite transformée en action thérapeutique. Il avait ensuite essayé de nombreux sorts et après en avoir trouvé un qui fonctionnait, il avait sorti le manuel de préparation emprunté à Draco et avait prélevé avec grande minutie des écailles, du sang, et du venin. Il avait vraiment fait très attention, suivant avec grande concentration toutes les étapes de prélèvement et de conservation inscrites dans le manuel de Draco. Et il y était brillamment arrivé, disposant toutes les petites fioles dans cette boite simple en bois sombre que Snape tenait désormais dans ses mains.

Détournant son attention des ouvertures de cadeaux pour éviter d'être un peu plus mal à l'aise, il se pencha sur ses propres présents.

Il sourit doucement en déballant le cadeau que lui avait envoyé Hermione. C'était un joli collier relativement simple, deux liens de cuir où étaient enfilés deux perles en métal qui entouraient une plaque en onyx où semblaient danser quelques runes. Dans le mot qui était avec le collier, elle lui expliquait que c'était un collier moldu où elle avait elle-même gravé les runes et les avait ensorcelées pour le protéger des sorts les plus légers.

Harry l'enfila en souriant puis attrapa un autre présent. C'était une boite à peine plus grande que sa main, ornementé d'un vif d'or taillé dans le bois. Et à l'intérieur, une superbe boussole rutilante pour balais avec baromètre et clinomètre intégré. Il cligna un peu des paupières en fixant ce magnifique accessoire pour le joueur de Quidditch passionné qu'il était. Et qu'était Ron. Il fixa le cadeau qui venait sans aucun doute de son ami et se demanda comment ce dernier allait prendre le fait que Harry lui avait en effet acheté quelque chose mais ne l'avait pas envoyé. Il le ferait tout à l'heure, il enverrait Hedwige à Ron et... Non, encore mieux, il l'enverrait chez les jumeaux et leur demanderait de lui donner en disant que c'était apparu chez eux par erreur. Oui, voilà, c'était une bonne idée.

En parlant des jumeaux, ils lui avaient envoyé des nouveautés en lui demandant son avis et son ressenti. Harry adorait recevoir les produits pas encore sur le marché des jumeaux, c'était lui qui avait insisté pour avoir ce privilège, quand les jeunes gens avaient dit qu'ils avaient souvent du mal à lire en Harry pour lui trouver des cadeaux dignes de leur ami.

Ginny et Molly lui offrirent l'éternel pull ainsi qu'une superbe montre à gousset épurée. " Histoire que tu ne sois plus en retard nul part ;) " lui écrivit la jeune Weasley, lui arrachant un soupir.

Le présent qui suivit fut celui de Draco.

Harry souffla d'admiration en caressant du bout des doigts le magnifique attrapeur de rêve qui se trouvait dans la boite. Les couleurs étaient magnifiques et les finitions étaient splendides. Sur le côté, un parchemin détaillait chaque ingrédient qui composaient le... le " asubakatchin " et qui offraient chacun des protections différentes. Entrouvrant la bouche, il comprit petit à petit la portée du cadeau du Serpentard pour son sommeil. Il releva les yeux vers le jeune homme blond, qui sirotait une coupe de champagne que venait de lui glisser Sirius. Quand Draco lui jeta un coup d'œil, Harry lui offrit un magnifique sourire et lui murmura un " Merci " qui sortait du plus profond de son cœur.

Le Serpentard lui sourit en retour, les joues un peu rougies par l'alcool et détourna le regard. Vraiment touché, le Gryffondor se promit de l'accrocher dès ce soir-là à son lit.

Délicatement, il se pencha pour le mettre de côté et son regard s'arrêta sur l'écriture d'une étiquette sur un paquet qu'il reconnut mieux que n'importe laquelle pour l'avoir eu sur ses devoirs de potions depuis presque sept longues années.

Surpris que Snape ait décidé de lui offrir quelque chose, quelque chose d'emballé, autre qu'une remarque sarcastique sur sa coupe de cheveux improbable ou sur ses goûts étranges en matière de parrain, Harry déposa le paquet sur ses genoux. Il était un peu moins grand qu'une boite à chaussure et relativement légère.

Il défit le paquet cadeau pour trouver une boite en carton tout ce qu'il y avait de plus banale. Il ouvrit la boite, prêt à sortir une réplique acerbe à son professeur préféré - détesté, mais rien ne sortit de ses lèvres entrouvertes.

- Harry ?

Il n'entendit pas l'inquiétude dans la voix de Sirius ; à vrai dire, il n'entendait ni ne faisait attention à ce qui se passait autour de lui, il n'entendait plus rien, plus maintenant. Son regard était fixe, plongé à l'intérieur de cette boite magnifique. La boite en elle-même n'avait rien de spécial, certes, mais les photos de sa mère enfant à l'intérieur valait tout l'or du monde. Son cœur se serra quand il glissa sa main dedans pour prendre une photo moldue en noir et blanc mais où il reconnaissait parfaitement sa mère, à l'âge de sept ans à peine, rire à gorge déployée en s'appuyant contre un Severus Snape tout aussi jeune qui souriait timidement à l'objectif. En dessous, une autre photo, en couleurs bien que terne car elle avait vieilli, montrait Lily en train de souffler ses bougies - neuf ans -. Puis une autre.

Treize photographies en tout. Treize petites images moldues et sorcières qui montraient toutes sa mère à différents stades de son enfance, jusqu'à son adolescence, une photo sorcière d'une Lily dans le parc de Poudlard, prise de loin comme en secret - sûrement d'ailleurs -. Son regard passait d'une image à l'autre, le cœur au bord des lèvres et le regard trouble.

N'y tenant plus, Harry reposa précautionneusement les photos dans le carton et sauta sur ses pieds comme s'il avait Voldemort à ses trousses et quitta la pièce, voire même quitta la maison pour sortir dans le froid de la nuit noire. La neige crissa sous ses pieds alors qu'il avalait de grande goulée d'air gelé qui piqua l'intérieur de ses poumons.

Mais l'émotion était trop forte et il se retrouva bien vite les joues baignées de larmes traîtresses et salées, le cœur comprimé et la tête en vrac, incapable de réfléchir correctement.

- Potter ?

Le jeune homme sursauta un peu et s'essuya furieusement les joues en refusant de se retourner vers Snape qui venait de le rejoindre. Harry refusa de le regarder, encore trop chamboulé.

- Ne me faîtes pas regretter d'être venu à la place du cabot, gronda le directeur de Serpentard en se postant à côté de lui.

Ils restèrent un moment côte à côte en silence alors que Harry reprenait peu à peu contenance. Le jeune homme renifla misérablement et jeta un regard au professeur de Potion à ses côtés.

- Vous connaissiez ma mère quand vous étiez jeune ? Demanda-t-il d'une voix un peu tremblante.

Snape se tourna vers lui mais Harry refusa de le regarder en face. C'était encore trop... tôt.

- Je pensais que vous le saviez, répondit doucement le professeur de Potion.

Harry secoua la tête en resserrant ses bras autour de son torse.

- Comment j'aurais pu...

Il secoua la tête et soupira d'aise quand le professeur leur envoya à tous deux un sort de chaleur. Il le remercia d'un signe de tête.

- Nous habitions dans le même quartier.

Harry hocha la tête puis fronça les sourcils en essayant de s'imaginer sa tante Pétunia enfant jouer avec une petite Lily et un petit Snape. Difficile à croire.

- C'est elle qui a trouvé le lorum mentis, continua le potionniste sans le regarder.

Cette fois-ci, Harry tourna la tête vers son professeur.

- Vous avez fait une Transe Partagée avec ma mère ? S'étonna-t-il.

Snape réfléchit un instant en tendant les doigts pour laisser quelques flocons tomber dans le creux de sa paume.

- Pas vraiment. Nous n'avions pas de professeur pour nous surveiller à ce moment là, nous avons expérimenté un état de Conscience Partagée assez profond.

Il tourna la tête pour observer le fils de celle avec qui il avait été le plus intimement lié, au niveau spirituel.

- Et nous avons mit plus d'un an à y arriver, contrairement à vous et Miss Granger.

Harry eut un petit sourire face au compliment profondément caché derrière un simple constat tel que celui-ci.

- Merci, hocha-t-il la tête.

Snape agita la main pour chasser son étalage de sentiments qu'il devait sûrement juger trop Gryffondorien pour lui.

- Ce qui m'intéresse le plus, c'est l'endroit où vous vous êtes procuré tous ces ingrédients de potions de très bonne qualité, parfaitement conservés et extrêmement rares.

Harry esquissa un sourire amusé et leva un sourcil.

- J'ai mes ressources et mes contacts, professeur.

Il cru apercevoir un sourire se dessiner sur le visage du potionniste. Le jeune homme s'humidifia les lèvres.

- Est-ce que cela vous convient ?

- Vous rigolez ? C'est une fortune que vous avez dépensé là, pesta presque le professeur en posant sur lui un regard suspicieux.

Harry haussa les épaules.

- Vraiment, ce n'était pas grand chose.

- Idiot de Gryffondor qui n'a aucune idée de la valeur de ces ingrédients !

Ledit Gryffondor ricana un peu.

- Si vous voulez.

Il ne se sentait pas trop de lui expliquer qu'en effet, il avait lui-même prit (pris) le temps de les récolter lui-même. Qu'importe.

Ils restèrent un instant sous la neige avant que Harry ne se trémousse sur place. Il se racla la gorge.

- Hm... Merci m'sieur... Pour tout, tenta-t-il de dire en essayant de paraître détaché.

Mais les trémolos qui roulèrent dans sa gorge gâchèrent un peu le tableau.

- N'en parlons plus.

Ils retournèrent dans la maison de Sirius, Harry de nouveau calmé grâce à la fraîcheur de la nuit. Dans le couloir, Snape se retourna et posa un doigt accusateur contre son torse.

- Je suis sérieux, n'en parlons plus jamais.

Harry eut un sourire amusé alors que le potionniste se retournait sans son éternel mouvement de cape, puisqu'il ne portait qu'une chemise noire et un pantalon de la même couleur.

- C'est étrange, j'ai déjà entendu ça quelque part.


Je répondrais à toutes les reviews en même temps... Jeudi prochain, promit :)

Je vous embrasse ! 'Win.

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