GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.

PARING : Drarry TRES long à venir. ULTRA LONG !

RATING : T+, M voire Ma à venir

BÊTA : Blitzz, encore et toujours, fidèle au poste !

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.

ATTENTION ! L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, ne faîtes pas les cons. Consommez à vous faire vomir si ça vous amuse, mais ne conduisez pas alors, ne mettez pas en danger d'autre personne par vos actes et votre négligence : dormez la tête dans la cuvette ;) ( pourquoi c'est en gras, cuvette ? ) - Nan mais plus sérieusement, faîtes gaffe quoi.

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 26 -

Harry avait accroché le cadeau de Draco au dessus de son lit et s'était installé pour contempler l'attrapeur de rêve. Le Serpentard avait fait mouche... C'était vraiment une bonne idée, et c'était très joli aussi, vraiment magnifique. Après, à la lumière de sa baguette, il s'était perdu dans la contemplation des petites photos de sa mère et de Severus enfants.

La potionniste avait tellement fait mouche... Par Merlin, c'était incroyable. Severus Snape ne devait même pas réaliser la grandeur et la beauté du cadeau qu'il lui avait fait. C'était définitif, Harry avait désormais un grand respect pour son professeur.

L'alcool chauffait doucement ses veines et l'excitation était présente et l'empêchait de dormir. Ça avait été une soirée extraordinaire et le sommeil le fuyait. Le sourire qu'il y avait sur son visage était apparu quand lui et Severus étaient retournés dans la maison. Sirius n'avait rien dit mais le regard qu'il avait échangé avec le directeur de Serpentard avait été lourd de sens, et l'animagus chien avait mis d'office un verre de champagne dans les mains de son filleul.

Doucement, Harry se redressa et s'étira en soupirant. Impossible de dormir. Im-po-ssi-bleuh.

Pestant, il repoussa ses couvertures d'un coup de pied bien placé et descendit de son lit silencieusement. Il sortit de sa chambre et à la lumière de sa baguette, il descendit les escaliers pour retourner dans le salon. Il lança un sort pour raviver les braises et y remit des bûches. Avec un sourire, il observa autour de lui les cadavres des cadeaux, les papiers froissés qui brillaient doucement à la lumière de la cheminée. Il se pencha et commença à les ramasser pour les jeter dans la poubelle de la cuisine. Là, il s'arrêta un instant devant la bouteille de Whisky pur feu que Sirius avait sorti juste avant qu'ils n'aillent tous se coucher, comme un digestif.

Harry n'avait pas pris de gorgée de l'alcool ambré parce que les bulles du champagnes avaient envoyé de magnifiques vagues d'euphorie dans son cerveau. C'était splendide.

Avec un sourire, Harry l'attrapa et retourna dans le salon. Ne s'encombrant pas d'un verre - trop mainstream, ça ne se faisait plus - il s'assit en tailleur sur le tapis devant le feu et soupira de bonheur à la première gorgée. Délicieux.

Ça faisait peut-être jeune poivrot désabusé qui se perdait dans l'alcool, mais ce n'était pas vraiment ça. Il était dans un tel état de bien être qu'il ne voulait pas perdre et que seul l'alcool pouvait prolonger. Glissant doucement sa main dans la poche de son pyjama, il en sortit les photos de sa mère pour les observer. Encore.

- Tu dors pas, Potty ?

Harry sourit en retournant la tête pour voir Draco, dans son pyjama de flanelle, fermer la porte du couloir pour le rejoindre dans le salon. Le Serpentard haussa un sourcil en apercevant la bouteille que le brun tenait par le goulot.

- Tu nous fais une déprime au whisky ?

Le jeune homme sourit et gloussa un peu en secouant la tête.

- Non, pas du tout.

Il lui tendit la bouteille.

- Une gorgée ?

Le Serpentard fit la moue un instant en réfléchissant puis haussa les épaules en l'attrapant.

- Allez, assis, lui ordonna presque Harry en souriant.

- Ça, hors de question.

- Rho, allez !

Harry lui attrapa le poignet et le tira vers le bas. Il eut une mine surprise en le voyant résister.

- Who. T'es fort, constata-t-il comme une surprise.

Le Serpentard sourit en s'asseyant tranquillement et gracieusement à côté de lui.

- Un peu bourré, Potter ? S'enquit-il en lui lançant un regard amusé.

- Complètement, hocha-t-il vivement la tête.

Le blond le regarda un instant avant de prendre une petite gorgée du Whisky pur feu.

- Je t'ai réveillé ? S'inquiéta soudainement le Gryffondor.

Avalant sa gorgée, Draco secoua la tête.

- Le champagne me fait tourner la tête, avoua-t-il avec une grimace en passant sa langue sur ses lèvres.

Harry sourit et rit, il voyait parfaitement ce qu'il voulait dire. Il caressa une dernière fois le sourire de sa mère qui tournait sur elle-même dans le parc de Poudlard avant de rassembler ses photos. Draco se pencha pour les observer.

- Ta mère était très belle, dit-il d'une voix douce.

Le jeune brun sourit tendrement et hocha la tête.

- C'est vrai, hein ? T'as vu, elle est super belle.

Il avait l'impression d'être un petit garçon qui se vantait de sa maman, ce qu'il n'avait jamais pu faire. Il avait souvent entendu Dudley se vanter de la manière de cuisiner de sa mère et le petit garçon qu'il était à cette époque avait été plus que jaloux et avait senti son petit cœur se briser de ne pouvoir faire la même chose. Mais maintenant, il pouvait le faire. Il pouvait le dire, il pouvait se vanter. Il avait bien l'intention de rattraper le temps perdu.

- Pour une rousse, c'est vrai qu'elle était très belle.

Harry tira la langue à Draco et lui frappa le bras.

Mais le sourire que lui offrit le Serpentard montrait bien que ce n'était qu'une vanne - cela dit, Harry l'avait compris. La voix de Draco avait été sarcastique et tout ce qui s'en suivait, mais Harry le savait, il le connaissait depuis le temps.

Il reprit la bouteille et reprit une gorgée. Doucement, la chaleur douce de l'alcool lui engourdit les doigts et il soupira de bien être. Il était vraiment bien. Il eut un rire qui explosa dans sa poitrine comme une de ces bulles de champagne et il reposa la bouteille à côté de ses genoux fléchis avant de se laisser aller sur le tapis, s'allongeant à même le sol.

- Sérieusement, Potty... Grogna Draco en reprenant une gorgée de Whisky.

- Rho allez, détend-toi. Y a personne, y a que nous, marmonna Harry en levant la main pour l'agiter furieusement.

Pourtant, il n'y avait pas de mouche... Si ?

Il tâta à ses côtés pour attraper son coude et tirer son tissu. Très doux le tissu, d'ailleurs.

- Aaaallez Draco. Mally. Malfoy. Gabriel.

Le rire soufflé du Serpentard fit réagir les bulles de champagnes dans son ventre et elles explosèrent en rythme.

Bon. Il n'avait plus de champagne dans son ventre depuis quelques heures mais le Whisky dans ses veines l'empêchait de bien réfléchir et d'y penser.

- Tu as vraiment trop bu, Potter.

- Heeeeey, j'vais t'appeler Gabriel. Appelle moi James. Ça va être fun, non ?

- Et pourquoi on garde pas Potter et Malfoy ? Se demanda Draco en s'allongeant finalement à ses côtés.

Harry tourna la tête vers lui et loucha un instant pour bien l'observer. C'est qu'il était près, le petit Serpentard.

- Parce que t'es un Black, maintenant, répondit-il très sérieusement.

Draco réfléchit un instant en souriant à moitié.

- Et que tu ne te vois pas m'appeler par mon prénom ?

Harry cligna des paupières en levant les yeux en l'air, cherchant à comprendre le sens de cette phrase qui sonnait bizarre à son oreille, avec son filtre alcoolisé. Il entrouvrit la bouche.

- Ah ! Euh, oui. Aussi. On est Potter et Malfoy, se sera toujours Potter et Malfoy entre nous, non ?

Draco hocha doucement la tête, son sourire toujours sur ses lèvres.

- C'est vrai. Mais James ne te va pas.

- Pourtant Gaby te va bien, continua Harry, la bouche un peu pâteuse.

Le Serpentard lui frappa doucement le bras.

- Tu peux m'appeler familièrement, mais n'abuse pas trop, tu veux ?

- Mally, alors ?

Harry gloussa quand Draco lui pinça les côtes, le Whisky le rendait vraiment joyeux.

- Tu sais quoi ? Soupira Harry en bougeant un peu, sentant la chaleur agréable de Draco contre tout le côté droit de son corps. Ça doit être vraiment con à entendre, parce que ça l'est à dire, mais...

Il baissa la voix comme s'il disait un secret.

- C'est vraiment mon Noël préféré.

Il eut un petit rire alors que Draco regardait, amusé. Harry fronça ensuite les sourcils.

- Même si les piques de Sirius étaient vraiment déplacées...

- Oh pitié Potter, ne fais pas ta sainte nitouche, ricana Draco en bougeant sur le sol à ses côtés. Il te taquine juste pour te faire réagir, histoire de cacher le fait qu'il cherche à draguer mon parrain depuis qu'on est arrivé. Et le fait que Severus n'est pas indifférent à ses regards. Ils ne sont vraiment pas discrets, ces deux là, soupira le Serpentard en souriant, amusé.

Harry s'étouffa avec sa salive.

- Quoi ? Mais non ! Mon parrain n'est pas... N'est pas... Ça ! Haleta-t-il en ouvrant de grands yeux.

Non... Sirius ne pouvait être ... Homosexuel. Il lui aurait dit ! Il aurait partagé son secret avec lui... Non ?

Draco se tourna vers lui en fronçant les sourcils, surpris par l'horreur qui perça dans sa voix. Il grinça des dents, les sourcils froncés.

- Tu as un problème avec les homosexuels, Potter ? Cracha-t-il amèrement, les yeux flamboyants.

Le Gryffondor tourna la tête vers lui, son esprit embrumé par le whisky pur feu et la gorge serrée.

- ... Mais... Pourquoi... Enfin... Pas toi ? Demanda-t-il d'une petite voix.

Le regard de Draco s'éclaira un instant sous la crainte et la gêne contenue dans les quelques mots soufflés par Harry.

- Pitié Potter. On n'est plus chez les moldus, là. Les dernières personnes qui ont encore du mal avec les gays et lesbiennes sont ceux ayant grandi dans le monde moldu. Je ne te pensais pas homophobe, le grand saint Potter, homophobe, un comble ! Se moqua le Serpentard en fusillant le plafond du regard.

Harry sentit toute la haine contenue dans ces quelques mots et déglutit difficilement.

- ... La société sorcière accepte sans condition ? S'enquit-il, presque tremblant.

Harry ne cherchait même pas à cacher l'espoir et la curiosité qui perçait sa voix. Draco lui jeta un regard et soupira.

- Très bien. Petit cours d'histoire alors.

Il se redressa et jeta aux ordures son éducation Malfoy en s'asseyant en tailleur sur le tapis, tourné vers lui.

- Tu dois sans aucun doute connaître un peu les chasses sorcières à l'époque, commença-t-il. Du moins, ce que les Moldus ont pu en dire.

Harry, toujours allongé sur le sol, hocha la tête.

- Certains détails ont réussi à être effacés de la mémoire de ceux sans magie, mais le fait est que... Eh bien à l'époque, les sorciers ont failli être exterminés, soupira Malfoy. C'était différent à l'époque, les familles de Sangs-Purs étaient dispersées dans toute le royaume d'Angleterre. De grands manoirs, beaucoup de terres... En fait, les grandes familles se partageaient toute l'Angleterre en différents territoires. À l'époque, il y avait moins de sorciers qu'aujourd'hui, mais ils étaient tous très puissants. Et tu vas trouver ça étrange, mais les sorciers étaient contents du sang neuf qu'apportaient les nés moldus.

Harry écarquilla les yeux et se redressa.

- Quoi ?!

Draco eut un rictus amusé.

- À l'époque, l'expansion des sorciers étaient très bien vue, parfaitement même. Les sangs purs qui se partageaient l'Angleterre veillaient à trouver les nés moldus magiques sur leur terre grâce à un ancien sort, et les prenaient sous leurs ailes, les faisant devenir leurs pupilles pour pouvoir leur apprendre la magie. C'était avant Poudlard bien sûr.

Harry entrouvrit la bouche, passionné. Draco grimaça.

- Il y avait donc des rencontres entre les sorciers pur sang et les familles des nés modus. Si certaines réagissaient bien, puisque ça offrait une meilleure vie à leur progéniture, ce n'était pas le cas pour tous, qui réagissaient des fois très mal au fait d'avoir des "monstres" dans la famille.

Harry frissonna en entendant la voix de Vernon résonner dans sa tête se superposant à celle de Draco. Celui-ci continua :

- Et à l'époque, le Secret n'était pas vraiment bien gardé.

Il soupira.

- Alors quand la frénésie à commencer à prendre les Modus, les sorciers n'ont pas vraiment réalisé. Malheureusement. Les moldus ont commencé à s'en prendre aux pupilles... Puis aux sangs-purs.

Harry haleta.

- Les familles des né-moldus ont craché le morceau et les femmes ont presque toutes été exterminées. Va savoir pourquoi, pour les moldus, les hommes ne pouvaient être des sorciers. Malheureusement, même s'ils le voulaient et même si les sorciers sont plus puissants que les moldus, ils n'étaient pas assez nombreux. Quand ils ont réussi à endiguer la frénésie et effacer les mémoires, il ne restait que sept sorcières sang pur sur tout le royaume d'Angleterre.

Harry eut du mal a déglutit et se rapprocha.

- Que s'est il passé ? Murmura-t-il.

- Trois sont mortes en couche avec leurs enfants. Une quatrième n'a jamais réussi à enfanter et les trois dernières n'ont eu que des garçons. Seule une fille est née. La panique a commencé à prendre possession des sorciers. Avec ce qui s'était passé avec les moldus, il était hors de question qu'ils prennent des risques en épousant des né-moldus futurs puisqu'elles avaient été tuées. Alors en désespoir de cause, les medicomages de toute l'Europe se sont alliés pour trouver une solution. Parce que la situation était la même dans toute l'Europe. Ils ont cherché pendant plusieurs années et au bout de dix longues années, ils ont réussi à adapter un sort et une potion pour le bétail pour permettre à deux personnes, du même sexe ou non, de pouvoir enfanter. C'est un rituel long et laborieux, qui dure plusieurs mois, mais ça fonctionne. Il faut du sang des deux donneurs, une potion très compliquée avec plusieurs ingrédients bien sûr et que les deux parents alimentent à tour de rôle le chaudron avec leur magie, et au bout de huit à neuf mois, ces bébés chaudrons peuvent "naître".

Le jeune Gryffondor observait Draco, fasciné.

- Pour renforcer la cohésion entre les sorciers de l'époque, les mariages se sont multipliés entre les hommes sorciers et la nouvelle génération a pu naître. Malheureusement, la potion était encore à travailler et il n'y a eu que des mâles pendant deux générations encore. Puis les femmes ont commencé à naître, la vie a pu reprendre. Sauf que les mariages entre même sexe étaient désormais quelque chose de normal, puisque des arrangements avaient été faits pour que deux amants puissent se marier. Par exemple, une de mes ancêtres était promise à un jeune homme qu'elle n'aimait pas, qui lui se languissait pour celui qui était promis à celui dont mon ancêtre s'était éprise...

Harry cligna des yeux puis fronça les sourcils.

- Quoi ? Marmonna-t-il.

Draco ricana.

- Berthe était amoureuse de Rogers, mais ses parents à elle l'avait promis à John, qui était amoureux de Mike et c'était réciproque. Mike, qui avait un contrat de mariage avec Rogers. Tous les quatre se sont arrangés et ils ont pu se lier à ceux qu'ils voulaient.

Harry soupira et sourit un peu, nerveux.

- Incroyable... Et ... Et les bébés chaudrons, ils... Ils sont mal vu ou non ?

Draco haussa un sourcil.

- Est ce que j'ai l'air d'être mis au bord de la société ? Demanda-t-il.

Harry fit le poisson rouge puis rit.

- Non, pas vraiment...
- Maintenant, si on a un peu d'argent et si on ne veux pas se déformer comme ma mère ne le voulait pas... Ou plutôt Lucius ne voulait pas qu'elle grossisse, tu peux avec ton conjoint faire la démarche pour cette potion. Donc.. Oui. L'homosexualité n'est vraiment pas un problème pour nous. Ne soit pas si fermé d'esprit, Potter. Ça ne te va pas.

Harry ne dit rien, les yeux perdus dans le vague. Il ne réalisa pas que Draco s'était rallongé silencieusement à côté de lui, allongé sur son flanc gauche à le regarder dans les yeux.

- On n'en parle pas à outrance, parce que c'est normal, les seuls moments où on en parle, c'est pour se justifier auprès des né-moldus, déclara-t-il plus doucement.

Le jeune Gryffondor cligna lentement des paupières en reportant son attention sur Draco.

- Est-ce qu'il... il y a des personnes homosexuelles à Poudlard ? Demanda-t-il d'une petite voix.

- Qu'est-ce que je viens de te dire, James ? Nous sommes des Lords Anglais, nous ne parlons pas de sexe, sourit Draco d'un air concupiscent.

- S'il te plaît.

La voix d'Harry n'était qu'un murmure et Draco le fixa en plissant des yeux.

- ... Qui affirme totalement son homosexualité, il y a Laura Tita à Serdaigle, Sandra Jaine à Serpentard qui est en couple avec elle et qui ont toutes deux un an de moins que nous, je les ai surprise une nuit. John Rickers à Serdaigle, Théodore Nott à Serpentard, Mickael Sharps à Poufsouffle... Il y avait la joueuse de Gryffondor... la métisse. Enfin elle, je crois qu'elle aime les deux. Qu'importe. Dubois bien sûr, qui n'est pas au courant à part toi de sa sulfureuse relation avec Marcus Flint... Ton parrain. Le mien. Il y a des rumeurs sur Dumbledore, Fred et Charlie Weasley aussi. Il y a...

- Quoi, attend, QUOI ?!

Harry se redressa d'un seul coup et la vitesse du geste remonta tout le Whisky qu'il avait ingurgité jusque dans son œsophage. Il tangua un peu alors que des étoiles dansèrent devant ses yeux. Draco attrapa son épaule pour le stabiliser.

- Potter ?

Adieu le James.

- Charlie et Fred ?

- En tout cas, il me semble qu'un des jumeaux Weasley n'est pas très regardant pour ce qui est histoire de cœur. Parce que les Gryffondors ne font pas dans les histoire de cul, s'amusa Draco.

Harry secoua la tête.

- Non mais, pas les Weasley, c'est pas possible, c'est... Pas eux... Si ?

- Si, et crois-moi, ce n'est rien !

Il le relâcha un peu brusquement.

- Sérieusement Potter, ta réaction pour ceux qui te considèrent comme leur frère est vraiment dégueulasse.

Draco se redressa et fusilla le petit Gryffondor paumé et alcoolisé avachi par terre.

- Ils te dégoûte ? J'espère que tu passeras une bonne nuit dans une maison qui abritent trois tantouzes, comme disent si joliment les né-moldus, déclara Draco avec la voix la plus froide qu'il avait en stock.

Harry leva un regard perdu vers le blond, qui le regardait comme il l'avait toujours regardé pendant presque sept ans. Ce n'était plus Draco, c'était Malfoy qu'il y avait devant lui.

- En fait, tu es aussi décevant que je le pensais, cracha ce dernier.

Il le laissa là, lui et son esprit embrumé, à ruminer ses sombres pensées.

- Mais pourquoi Ron me déteste, alors ? Trembla la voix de Harry, un murmure tremblant qui se mêla avec le crépitement de la bûche de la cheminée.

.*.

Ce matin de Noël, Harry se réveilla dans son lit avec la désagréable impression de n'être qu'un vulgaire malandrin qui ne méritait pas tout ce qu'il avait eu la veille. La première chose qu'il vit en se levant était le cadeau que Draco avait eu la bonne idée de lui offrir, déboursant de l'argent pour lui, prenant du temps pour chercher ce qui pouvait le plus l'aider. Et Harry l'avait énormément déçu, il en avait bien conscience. Mais trop surpris par les révélations de la veille, il n'avait su comment réagir. Il entendait encore parfaitement la voix de Ron lui dire qu'il était dégueulasse, qu'il n'avait pas le droit de faire ça, et à ce moment là, Harry n'aurait même pas été surpris s'il lui avait dit qu'il n'était qu'un monstre à abattre. Ça avait été la dispute la plus mémorable de l'histoire et Harry se souvenait encore de cette sensation de gouffre qui s'était creusé en lui quand il avait lâché, sans réussir à se retenir, qu'il ne sortirait plus avec Ginny, parce que " ça ne me plaît pas, je n'aime pas ça, je n'aime pas ! " Pris dans la dispute, quand Ron lui avait demandé si c'était Ginny ou les filles qu'il n'aimait pas, Harry n'avait pas mentis et le "les filles" avait comme résonné dans le dortoir visage de Ron s'était décomposé et il lui avait hurlé qu'il n'avait pas le droit de faire ça, qu'il était dégueulasse, qu'il le dégoûtait.

Et ils connaissaient la suite...

Harry se roula en chien de fusil sur son côté droit et soupira. Il n'avait aucune envie de sortir de cette chambre, même pas pour aller supplier et ramper aux pieds de Snape pour qu'il lui offre une potion de gueule de bois. Il allait prendre racine dans ce lit et cette douceur cotonneuse, mort d'un mal de crâne incurable, et on mettra sur sa tombe " Était trop con pour faire face, est tombé bien bas, ce scélérat. Tu nous manquera(s) pas. Pleins de gros bisous, tonton Voldy. "

Il gloussa un instant avant de gémir, pressant ses doigts et les paumes de ses mains contre ses temps en s'enfonçant un peu plus dans l'oreiller. Quand, quelques heures plus tard, on frappa à sa porte, il refusa de signaler sa présence, s'étant presque rendormi et le troupeau d'hippogriffes sous son crâne étant au pas et plus au galop. Cela dit, les nouveaux coups frappés à la porte étaient comme portés directement à son cerveau et il lâcha un gémissement pathétique. Il entendit le bruit feutré d'une porte qui s'ouvre puis qui se ferme en douceur et il garda les yeux fermés.

- Mini Cornedrue ? L'appela doucement son parrain.

Harry ne bougea pas, l'écoutant silencieusement s'approcher d'un pas léger. Son matelas près de lui s'affaissa et une main fraîche se posa sur son front. Il soupira d'aise.

- Mini Cornedure ? L'appela-t-il de nouveau avec un sourire dans la voix.

- Faut que tu m'apprennes à devenir animagus, qu'on me trouve mon propre pseudo... Soupira-t-il.

Son parrain s'esclaffa doucement.

- Que dirais-tu de Voleur de Whisky ? S'amusa-t-il.

Harry grogna en fronçant les sourcils.

- Me parle pas d'alcool, par pitié...

- Allez, ouvre les yeux, petit faon.

Harry consentit à ouvrir une paupière pour voir le sourire brillant de son parrain.

- Je suis pas petit... marmonna-t-il.

- Tu ne l'es plus, c'est vrai. Allez, relève-toi assez pour boire ça, lui dit-il d'une voix douce.

Harry obéit, aussi docile qu'une poupée et soupira de plaisir quand il sentit le goût d'une potion contre la gueule de bois réveiller ses papilles. Son mal de crâne reflua et il se laissa tomber sur le matelas en ronronnant presque. Sirius continua de lui caresser les cheveux et Harry sentit son ventre se serrer en pensant que "Alors ça ressemble à ça, un père..."

Déprime le matin de Noël, check. Il avait l'impression d'être de retour chez les Dursley, il se sentait aussi minable.

- Tu te lèves, poulain ?

Harry rouvrit un œil et eut le courage de hausser un sourcil.

- Tu vas me faire tous les bébés animaux ?

- Jusqu'à ce qu'on te trouve celui qui te correspond, oui, sourit Sirius d'un air canaille.

Le jeune homme soupira et se roula de nouveau en boule.

- Me lèverai pas, marmonna-t-il.

- Aaaaallez louveteau, bouge-toi !

Harry secoua vivement la tête, assez pour réveiller son mal de crâne et gémit pathétiquement.

- Me suis engueulé avec Mally... euh, Malfoy, consentit-il enfin à expliquer.

- Quand ça ? S'inquiéta tout de suite Sirius.

- Entre deux gorgées de Whisky, marmonna le jeune homme.

- ... oh. Et... C'est grave ?

Harry cligna doucement des paupières pour réduire le coton qui embrumait ses pensées.

- ... Je crois, oui, soupira-t-il enfin.

- Tu veux en parler ? Tu sais, les engueulades entre amis, ça arrive, ne t'inquiète pas, ce n'est pas grand chose, tu ne crois pas ? Ça va s'arranger, regarde Snape et moi. On continue de s'engueuler, on...

- C'est vrai qu'il t'intéresse ? Demanda Harry sans réussir à se retenir.

Sirius se tut et le regarda sans comprendre.

- Comment ça ?

- C'est vrai que tu... enfin, que tu aimes bien les ... hommes ?

Sirius, surpris, entrouvrit la bouche.

- Oh ! Eh bien, tu sais, à Poudlard, j'avais beaucoup de...

Son regard s'illumina de compréhension et il ouvrit un peu plus la bouche.

- Ah ! OH !

Il se renfrogna et leva le regard au ciel.

- J'te rappelle James, que j'avais pas prévu de faire l'éducation sexuelle de qui que ce soit de toute ma vie. Tu m'payeras ça quand j'te rejoindrai. Lily, frappe-le pour moi.

Il reporta son attention sur son filleul qui, mortifié sur les draps, n'osait pas bouger ni dire quoique ce soit, espérant disparaître dans le matelas.

- Bien, à nous deux mon p'tit lionceau. Dans les choses de l'amour et surtout si un petit bébé doit être mis en route, il faut un monsieur et une madame.

- Sirius ! Par pitié, tais-toi ! Gémit Harry en rabattant le drap sur son visage.

- Mais vois-tu, petite loutre, chez les sorciers, c'est encore mieux. Grâce à une potion, deux hommes ou deux femmes peuvent-

- Je sais ça ! Par Merlin, Sirius, Stop ! Cria à moitié le Gryffondor.

Sirius rit sans pouvoir se retenir.

- J'ai l'impression d'être de retour à l'école. James et moi avons eu exactement la même conversation avec ta mère, dit-il tendrement.

Le jeune homme sortit la tête de sous ses couvertures pour observer le visage nostalgique de son parrain.

- C'est vrai ? S'enquit-il d'une petite voix.

Sirius le regarda et hocha la tête.

- Elle aussi avait grandi dans le monde moldu... Tu sais, quand on est un sang pur ou du moins qu'on a grandi dans le monde sorcier, on ne pense pas forcément à devoir expliquer... je suis désolé, petit poisson. Mais tu sais l'amour ou les préférences sexuelles, ça ne se choisit pas. Que tu préfères les hommes ou les femmes, ça ne change rien à ce que tu es, à qui tu es.

Harry le regarda et hocha la tête après quelques instants. Draco le lui avait bien dit la veille, mais que Sirius le lui confirme lui retirait les derniers poids qu'il sentait peser sur ses épaules.

- D'accord...

- Alors oui, je me doutais de ma sexualité mais j'ai essayé les deux, pour être sûr, et même si sexuellement parlant...

- Siriiuuuuus...

- ... c'est différent et le plaisir est différent, les deux sont sympathiques à mon goût. Mais j'ai en effet une nette préférence pour les hommes.

Sirius observa son petit, qui bougeait sous les draps.

- Et toi, petit zèbre, tu sais avec quel genre tu préfères t'endormir le soir ?

Le jeune homme rougit un peu en détournant le regard.

- Je... je sais pas trop... je n'étais pas sûr... je croyais pas que... Et Draco a cru que j'étais .. Enfin, comme les autres, à trouver ça pas normal... Et c'est vrai que jusque là, je croyais que j'étais comme tante Petunia le disait et je...

Il gémit et rougit un peu plus. Puis il se roula en boule de l'autre côté de son parrain, incapable d'assumer ce qu'il croyait jusqu'alors et qui devait blesser l'adulte. Mais ce dernier passa de nouveau sa main dans ses cheveux et Harry pu entendre le sourire dans sa voix.

- Alors les filles, c'est pas trop ton truc ?

Il pouvait parfaitement entendre son sourire dans sa voix. Harry hésita un moment avant de dire d'une petite voix.

- Je crois pas, non...

- Très bien alors. Pour ce qui est du sexe avec un garçon, ça commence par-

- Sirius, STOP !

Harry bougea pour lui donner un coup de pied et le faire tomber du lit. Sirius rit si fort qu'il réveilla le mal de crâne du jeune homme, qui se redressa assez pour le fusiller du regard.

- Tu abuses !

- Tu as raison, petit poussin. On a assez discuté pour aujourd'hui.

Harry se replaça entre les draps et réfléchit un instant alors que Sirius se relevait, prêt à partir.

- Siri ? L'arrêta le jeune homme.

Son parrain se retourna, la main sur la poignée.

- Hm ?

- Quand ils vont te demander pourquoi je ne descends pas, parce qu'il vont demander, ce sont des serpentards, tu pourrais... Eh bien...

- Ne rien dire ? Bien entendu.

- Non ! Non... plutôt le contraire, en fait...

Harry soupira et se passa la main dans ses cheveux.

- Je veux juste... Que Malfoy sache qu'il... Enfin, qu'il a pas compris, quoi.

Bafouillant, le jeune homme se réinstalla entre les draps en rougissant. Sirius gloussa un peu.

- Compte sur moi, petit... Petit... Petit oisillon.

- Sirius ?

- Oui ?

- Tais-toi, par Merlin, tais-toi, sourit le jeune homme.

La porte se referma sur son parrain hilare.

Harry cligna des paupières et s'enfonça un peu plus dans son matelas pour fermer les yeux. Par Merlin, il ne bougerait pas de la journée. Hors de question, il était trop bien installé.


Ça vous plait toujours ? Joyeux Noël ! \O/ Je vous embrasse très fort ! *coeur coeur* JE RÉPÈTE : DORMEZ DANS LA CUVETTE ! ( Je raconte n'iiiimporte quoi moi en ce moment... )

'Win.

P.S : Vous pouvez toujours suivre mes délires et l'avancée des histoires sur ma page FB « La plume d'Eowin », ainsi que sur twitter « Eowinmp » - et puis mon mail : plume ( pouiiiint) eowin (arobaazeuuuh~) gmail ( pouiiiint) coum :D