GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.

PARING : Drarry TRES long à venir. ULTRA LONG !

RATING : T+, M voire Ma à venir

BÊTA : Blitzz, encore et toujours, fidèle au poste !

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 30 -

Ron déglutit difficilement alors que son cœur frappait fort dans sa poitrine. Deux jours plus tôt, Hermione était venu le trouver, la mine soucieuse. Tout de suite, Ron s'était inquiété, parce que ce n'était pas un soucis à propos des cours, c'était autre chose. Il avait réussi à lui arracher le morceau. Apparemment, Malfoy avait eu des propos étranges qu'elle ne voulait pas expliquer à son petit-ami, mais Ron s'inquiétait. Bordel, il n'avait aucunement confiance en ce connard de Serpentard, alors qu'est-ce qu'il avait bien pu faire ? Il l'avait surveillé, le pistant mais il n'avait rien vu de spécial, Harry passait presque tout son temps avec lui, Hermione de temps en temps avec eux, et Luna plus souvent. Quelque fois, il y avait Neville, mais Ron ne comprenait pas.

Et aujourd'hui, c'était pire que tout. Ron était tranquillement installé dans la salle commune, à écouter les conversations autour de lui et grimaçant aux propos tenus par Seamus. Certes, il avait été le premier à clamer que Harry était un traître pour les Gryffondors, mais... Mais il avait rapidement arrêté, mortifié par les proportions qu'avait pris tout ça. Et surtout, il n'avait pas compris pourquoi Harry avait déserté les dortoirs... Enfin non, il savait parfaitement. C'était de sa faute et de la mauvaise ambiance dans les dortoirs, l'ambiance qu'il avait contribué à instaurer. Ron s'en voulait. Il avait très vite arrêté de pester contre Harry, mais il ne comprenait pas pourquoi Seamus continuait de s'acharner de la sorte.

Il était donc en train de grimacer en l'entendant pester contre Harry et tout ce qu'il avait supposément fait quand Hermione avait débarqué en trombe, le visage crispé par la peur. Ron s'était tout de suite tendu. Elle lui avait sauté dessus et l'avait tiré derrière elle pour le forcer à la suivre.

- Malfoy a prévu de faire quelque chose à Harry, je l'ai entendu.

C'était la seule chose qu'elle lui avait dite et ça lui avait suffit. Il s'était élancé à sa suite, elle lui avait dit qu'ils étaient dans les appartements que les deux garçons partageaient.

- Il n'y aura pas de témoins, il va lui faire ce qu'il veut !

Hermione n'aidait vraiment pas !

Essoufflé, Ron avala de grandes goulées d'air alors que Hermione s'arrêtait face à un tableau qu'il ne connaissait pas. Il sortit sa baguette de sa poche et grinça des dents alors que la jeune femme mettait un peu trop de temps à ouvrir la porte à son goût.

- Mione, vite !

- Je fais ce que je peux ! Pesta la jeune femme.

Le tableau fit un petit clic et s'ouvrit doucement. Elle tira la toile pour que ça aille plus vite et s'engouffra dans l'entrée, Ron sur ses talons. Ils se retrouvèrent dans un petit couloir sombre, sans aucune lumière, dans lequel on ne voyait rien.

- Mione ? Murmura Ron, s'arrêtant un instant pour écouter.

- Quelqu'un a jeté un sort sur le couloir, on devrait voir le salon d'ici... Oh non, c'est pas vrai !

- Quoi ? S'inquiéta tout de suite le jeune homme.

- Ma baguette ! Je ne la trouve pas !

- Reste derrière moi !

Il attrapa l'avant-bras de sa petite amie qu'il apercevait grâce à la lumière provenant du couloir et tira doucement pour la mettre derrière lui.

- Essaye un lumos ! Chuchota-t-elle furieusement.

Il fit l'incantation mais rien ne fonctionna.

- Tu crois qu'on peut nous voir depuis le salon ? S'inquiéta Ron en chuchotant lui aussi.

- J'en sais rien... Ron, donne-moi ta baguette.

- Quoi ?

- Ron, je veux empêcher Malfoy de s'enfuir, je vais poser un sort sur le tableau, je serais la seule capable de le retirer.

Il tourna la tête pour l'observer mais les détails de son visage était difficile à distinguer dans la pénombre. Il hocha la tête et souffla un d'accord, mais qu'elle devait faire vite, tout en lui glissant sa baguette dans ses mains. La jeune femme se détacha doucement de son emprise et se rapprocha du tableau. Ron tourna le visage vers le fond du couloir, essayant de distinguer quoi que ce soit, mais c'était peine perdue.

- Ron !

Le Gryffondor n'eut pas le temps de se retourner au cri de sa petite amie que le tableau claquait déjà sur elle, le plongeant dans le noir. Ron se crispa et sa respiration s'accéléra, les battements de son cœur frénétique résonnaient à ses oreilles. À tâtons, il fit demi tour pour trouver Hermione mais quand il toucha l'arrière du tableau, il comprit qu'elle était enfermée de l'autre côté. Il pesta entre ses dents serrées et fit demi-tour, les bras écartés autour de lui pour avancer dans le noir le plus complet. Sa main accrocha quelque chose et il réprima un sursaut. Il attrapa l'objet et en le touchant un peu, il devina que c'était un balai. Celui de Malfoy ou celui de Harry, il n'en avait aucune idée. Mais ce n'était pas grave.

Il brandit le balai, prêt à se défendre et à défendre son meilleur ami tout en avançant doucement. Au moins, il était armé. Il s'avança un peu plus près, inspirant et expirant doucement, prêt à aider son meilleur ami. Malfoy ne lui ferait rien, foi de Weasley !

Il quitta le couloir sans même s'en rendre compte et la lumière du salon l'aveugla un instant. Il cligna brutalement des paupières pour s'habituer à la lumière le plus rapidement possible et resserra sa prise sur le balai en le levant au dessus de lui.

Il s'arrêta.

Face à lui, Harry, ligoté sur une chaise, avait une cravate Serpentard dans la bouche et clignait des yeux en l'observant. Les deux Gryffondors froncèrent les sourcils en même temps et Harry tenta de dire quelque chose qui ressemblait à son prénom mais à cause de la cravate, ce n'était pas très compréhensible. Ron observa rapidement autour de lui pour trouver le serpent vicieux mais il n'y avait personne dans la pièce. Ron resta tout de même sur ses gardes en se précipitant vers son meilleur ami, le débarrassant de la cravate.

- Harry ! Tout va bien ? Ou qu'il est, ce connard ?!

- ... Ron ? S'étonna le deuxième Gryffondor.

- Il est où ? Il est à l'étage ? Continua Ron en tirant sur les liens qui retenaient Harry sur sa chaise.

- Je... non, il est pas dans les appartements. Qu'est-ce que... Qu'est-ce que tu fais là ?

Ron grogna en tirant et réussit enfin à défaire le nœud, libérant son ami.

- Hermione a entendu le Serpent dire qu'il allait s'occuper de toi. On est venu te sauver mais Hermione s'est retrouvée enfermée dehors. Tu crois que Malfoy lui fait quelque chose ?! S'inquiéta-t-il tout de suite en observant son meilleur ami se redresser et se frotter les bras.

Harry ouvrit la bouche puis réfléchit un instant avant d'ouvrir de grands yeux et soupirer.

- Ils nous ont piégés... geint-il.

Ron fronça les sourcils, surpris.

- Pardon ?

Harry se mordilla la lèvre et se frotta la nuque.

- Malfoy m'a pris par surprise et m'a attaché sur la chaise après avoir pris ma baguette. Il m'a ensuite dit que Hermione me ramenait une "surprise". Je n'arrive pas à croire qu'ils se sont ligués pour nous piéger ici..

- Malfoy a ta baguette ?! Mais c'est une catastrophe ! S'écria Ron en regardant autour de lui. Il faut quitter ces appartements le plus vite possible ! Allez Harry, viens !

Son camarade de Gryffondor le regarda en plissant des yeux.

- Ron... Pourquoi tu es là ?

- Je te l'ai dit, Hermione m'a dit que tu étais en danger.

- Oui, d'accord, mais pourquoi tu es venu ? Tu n'étais pas obligé, on ne s'est pas parlé depuis des mois !

Le roux ouvrit la bouche et fit le poisson rouge à la fermer et à la rouvrir pendant un bon moment.

- T'es... Enfin, t'es mon meilleur ami, lâcha-t-il comme une évidence.

Parce que s'en était une.

Harry croisa les bras sur son torse et le fusilla du regard.

- Tu te fous de moi ? Il est passé où, le Traître aux Gryffondors, hein ? Cracha-t-il d'une voix sombre.

Ron se sentit rougir.

- Je... Enfin, je...

Il détourna le regard en grinçant des dents.

- C'est pas ce que je voulais dire...

- Ah oui ? Tu ne voulais pas dire, vraiment ? Ça fait cinq mois, Ron, tu te fous de moi ?

Le Gryffondor rougit un peu plus et grimaça.

- J'ai arrêté de le dire depuis longtemps, se justifia-t-il.

- Ça ne change rien au fait que tu me détestes.

- Mais je te déteste pas !

- Ah ouais ? Et le fait que je te dégoûte, que je sois dégueulasse, ce n'était pas assez clair d'après toi ?

Ron fronça les sourcils en réfléchissant et soupira, grimaçant un peu.

- Je n'aurais pas dû dire ça, concéda-t-il.

- Ouais non en effet, tu n'aurais pas dû ! Parce que tu sais quoi, j'ai appris il n'y a pas si longtemps que tu étais un putain d'hypocrite parce que tes frères sont gays aussi ! Et tu as osé me juger pour ça, me faire sentir plus bas que terre parce que j'étais pas comme toi tu voulais !

Ron ouvrit la bouche en observant son ami - ancien ami ? - d'un drôle d'air.

- Mais... mais non, ce n'était pas pour ça !

Harry fronça les sourcils en se reculant un peu, comme pour échapper au regard accusateur que Ron pouvait poser sur lui. Mais l'autre Gryffondor était un peu perdu.

- Ce n'est pas pour ça que j'ai dit ça ! Je sais, j'aurais pas dû, c'était dégueulasse de ma part de sortir ça comme ça, c'est juste que... Que...

Il chercha ses mots en jurant, les mâchoires serrées, avant de soupirer, découragé. Il se détourna et se laissa tomber sur un des canapés des appartements. C'était une conversation qui risquait d'être compliquée.

- Tu me connais, tu sais comment je suis. Je parle avant de réfléchir et je crie pour un rien. Mais c'était pas contre toi.

Il aperçut Harry se rapprocher dans la périphérie de sa vision.

- Ah oui ? Et contre qui s'était ?

La voix de son ami était amère et Ron regretta de ne pas être venu s'expliquer plus tôt. Il regrettait bien sûr, depuis la minute où il s'était engueulé avec Harry et l'avait fait fuir, mais son putain d'ego de Gryffondor l'avait retenu et comme en quatrième année, il n'était pas venu s'excuser, même après s'être expliqué avec Ginny.

- Tu sais, Ginny t'aimait tellement, parlait tellement de toi depuis toute petite, tu étais tout le temps à la maison, on t'a intégré comme un nouveau membre de la famille... C'était une suite logique des choses pour nous, que tu termines avec elle.

- Sauf que Ginny, c'est une amie, une simple amie, une sœur. Je pensais... Et je suis sûr maintenant, je n'aime pas les filles. Ce n'est pas contre Ginny, c'est ce que je suis.

- Je sais, j'ai compris !

Ron le regarda enfin.

- Et j'ai aucun souci avec ça, vraiment ! Je n'y avais jamais pensé mais c'est vrai qu'entre Cho et Ginny... Enfin, ça n'a jamais été l'idylle, mais Ginny... C'est ma petite sœur ! Plaida-t-il.

Harry le regarda sans comprendre.

- Oui, c'est ta petite sœur... eh bien quoi ?

Ron se lécha les lèvres en cherchant ses mots.

- C'est... C'est Ginny, c'est notre petite sœur. Je me souviens encore d'elle qui jouait à la princesse, en disant que son prince viendrait la chercher et qu'ensemble, ils iraient tuer le dragon. Parce que Ginny est peut-être une princesse, mais c'est une princesse forte. Et on l'a toujours protégée, même si elle n'en a plus besoin. Mais c'est ma petite sœur chérie et... Et rien n'est assez bien pour elle. Personne n'est assez bien pour elle.

Ron releva la tête vers son ami.

- Mais toi... T'es Harry Potter, tu es mon meilleur ami et même toi, je ne suis pas sûr que tu sois assez bien pour elle !

Harry fronça les sourcils et croisa les bras en s'enfonçant dans un fauteuil.

- Eh bien merci beaucoup pour ça.

- Mais c'est pas ça !

Ron sauta sur ses pieds en grimaçant.

- Toi, tu es le meilleur gars que je connaisse, tu aurais su rendre Ginny heureuse ! Et même si je m'étais dit que jamais personne ne serait assez bien pour elle, toi tu l'étais. Et quand même, j'ai mis du temps à me faire à l'idée, pour ne pas m'emporter quand vous avez commencé à sortir ensemble. J'étais peut-être ultra protecteur mais j'avais réussi à passer outre. Parce que tu es mon meilleur ami et que malgré cela, tu ne lui aurais jamais fait de mal en le voulant.

Il soupira.

- J'ai cru... J'ai cru que c'était toi qui avait rompu avec elle. Comme elle nous évitait, je croyais qu'elle était triste, qu'elle t'en voulait pour quelque chose. J'ai cru que tu lui avais fait du mal et j'étais énervé. Et quand tu m'as dit que tu ne voulais pas retourner avec elle pour qu'au final tu me dises que tu n'aimes pas les filles... Que tu préfères les gars, je m'en fous. Mais cela voulait dire que tu n'allais pas retourner avec Ginny... Que Tu lui avais fait du mal, elle qui t'attendait depuis des années... Toi qui soudainement changeais tous mes plans, si toi tu peux pas être là pour ma petite sœur, qui serait assez bien pour elle ?!

Il regarda Harry en écartant les bras, le visage décomposé.

- Qu'est-ce que je vais faire moi, maintenant ? Dean n'est pas assez bien !

Harry cligna des yeux en le regardant.

- Attend... Tu es en train de me dire que tout tourne autour de Ginny ?

Ron hocha la tête en le regardant.

- Ce n'est pas... Par rapport à moi... au fait que je préfère les gars ?

- Mais non bordel ! Qu'est-ce que tu crois ? Que tu préfères les brunes, les blonds, Malfoy même, je m'en fous. Mais maintenant, Ginny est à la merci de n'importe qui puisque tu ne sors plus avec elle !

Harry secoua la tête, ahuri.

- Non mais tu t'entends un peu ? C'est n'importe quoi !

- Eh bah désolé, mais je suis comme ça moi, d'accord ?! Grogna Ron en fronçant les sourcils, le regardant.

- Ron ! Tu sais comment a été mon enfance à cause de la magie ! J'ai cru que c'était derrière moi tout ça, j'étais enfin accepté quelque part et toi... Toi, tu m'as fait me sentir aussi misérable et monstrueux qu'avant à cause de ta petite sœur chérie ?!

Harry se leva, énervé et les poings serrés.

- Saches Ron, que Ginny n'a aucunement besoin de toi pour savoir ce qui est bien ou bon pour elle ! C'est une grande fille, une femme, forte et indépendante ! Elle n'a pas besoin que son grand frère choisisse pour elle qui elle a le droit de fréquenter ! Et saches pour ta gouverne qu'elle m'a peut être attendu depuis qu'elle est toute petite, mais je suis loin d'être son prince charmant ! Elle mérite quelqu'un de mieux que moi !

- Mais personne n'est mieux que toi, tu es Harry Potter, le Survivant !

- Ron, arrêtes avec ça ! Hurla finalement ledit Survivant en le fusillant du regard.

Ron se leva à son tour.

- Quoi encore, hein ?

- Est-ce que tu te rends compte de l'idiotie de la situation ?! De ce que tu me racontes ?! Tu as gâché notre amitié simplement parce que ta petite Ginny a besoin de la crème de la crème ? Eh bah autant piocher chez Malfoy, niveau Sang Pur, Lord et tout ce qui s'en suit, il me bat à plat de couture !

- Non mais ça va pas ?! Et puis encore ?! Du genre, c'est MOI qui ait caché notre amitié ? C'est toi qui préfère Malfoy à moi, putain !

- Tu n'es qu'un putain d'idiot, Ron Wealsey !

- T'es pas mieux, Harry Potter !

Ils se regardèrent en chien de faïence, prêts à se sauter à la gorge.

Harry secoua la tête et se détourna.

- C'est n'importe quoi...

Il appela Dobby pour essayer de voir si le petit Elfe pouvait l'aider à sortir d'ici, mais apparemment, Hermione et Malfoy avaient pensé à tout. Ron l'observa faire, la colère faisant bouillir son sang dans ses veines.

- Harry !

- Quoi encore ? Grogna le Gryffondor sans même le regarder une seule fois.

- J'suis désolé, ok ?

Harry lui jeta à peine un regard.

- Mais bien sûr.

- Je suis sérieux, ok ? Pour ne pas être venu m'excuser plus tôt. Pour avoir dit que tu étais un traître.

L'autre Gryffondor ne dit rien, refusant toujours de le regarder.

- Harry putain, je m'excuse jamais, ok ? Tu me connais ! Mais là, j'avoue, j'ai merdé ! J'aurais pas du dire ça, je... Je voulais pas dire ça comme ça. Mais sérieusement, quoi. Malfoy ?

- Putain, tu vas vraiment remettre sur ça sur le tapis ?!

Cette fois-ci, Harry se tourna vers lui, les yeux lançant des éclairs.

- Bien sûr, qu'est-ce que tu crois ?! Soudainement c'est devenu ton meilleur pote et je devrais rien dire ?!

- C'est TOI qui ne me parle plus depuis l'année dernière, Ron ! L'année dernière ! C'est TOI qui a dit à tout le monde que je m'amusais à copiner avec l'ennemi, comme tu dis si bien ! Putain, réfléchis deux secondes, comment je devrais le prendre ?

- Et moi ?!

- Mais tout ne tourne pas autour de toi !

- Putain, tu m'énerves !

Ron fit demi tour, pestant et vitupérant contre son putain de connard de meilleur ami qui ne semblait même pas vouloir l'écouter. Il s'éloigna rapidement et retourna dans le couloir totalement sombre. Malfoy avait dû poser un sort pour rendre cette partie totalement noire... Ou peut-être était-ce Hermione, au point où ils en étaient, Ron n'était plus sûr de rien !

- Hey ! Où est-ce que tu tu vas ?! Tu fais quoi ?

- Je me casse d'ici ! Je ne sais même pas pourquoi je me suis fait chier à venir !

- Ron, attend ! Tu n'as pas de baguette !

- Et alors ?! Je m'en fous !

C'était le cas. Au moins, dans le couloir, il voyait plus la sale de tête de con du grand Harry Potter !

- Je t'ai entendu, connard !

- TANT MIEUX !

Ron cria presque d'exaspération, arrivant jusqu'à la peinture qui refusait toujours de s'ouvrir. Il était enfermé dans ce putain d'appartement, incapable d'en sortir. Ça promettait !

.*.

- Tu crois qu'ils vont s'entretuer ?

Draco tourna la tête vers Granger, qui observait la porte de la salle de classe inutilisée dans laquelle ils s'étaient enfermés en attendant le moment d'aller libérer les deux Gryffondors. Le blond haussa les épaules et retourna à son livre de Potion.

- comme si ça m'intéressait, soupira-t-il en s'efforçant de fixer la page devant lui.

C'était le tableur des proportions et des différentes réactions. Tableur qu'il connaissait sur le bout des doigts. Parce que le Serpentard ne l'avouerait jamais à la née moldue, mais si. Il y avait pensé, plus d'une fois et presque une fois toutes les cinq minutes depuis que la Gryffondor avait brillamment embrouillé son petit ami pour l'enfermer dans les appartements avec Potter.

- Quel sort as-tu utilisé pour le couloir ? S'enquit ensuite la jeune femme sans quitter la porte des yeux.

- Pas un sort, un objet des frères de ton homme, dit-il en pensant de nouveau que Weasley et Harry allaient s'entretuer. Totalement et définitivement.

Granger se détourna enfin de la porte pour le fixer.

- Sérieusement ? Un objet des jumeaux ? Des Weasley ?

Draco haussa les épaules d'un air distrait. Qu'est ce qui allait se passer si en retournant dans les appartements, le sang badigeonnait tout l'appartement ? Parce que le sang, s'était très dur à rattraper, surtout sur les canapés. Quelle poisse !

- Et je suis curieuse-

- J'avais remarqué, ricana-t-il à moitié.

- -Mais comment as-tu réussi à convaincre Harry de rester dans les appartements ? Après tout, Ron et moi n'avons pas vraiment été discrets, et pourtant il n'a pas accouru.

Draco eut un sourire bien de sa maison et leva enfin les yeux de son grimoire, haussant un sourcil vers la jeune femme.

- Qui te dis que j'ai eu à le convaincre, hm ?

Hermione cligna des yeux avant de froncer un peu les sourcils.

- Tu... Tu es au courant que si tu l'as assommé, ça va être très compliqué pour Ron de le réveiller, je lui ai pris sa baguette...

- Oh non, rien de si radicale. Un peu de corde, une chaise et un bâillon.

- ... tu as ligoté Harry à la moldue ?

- Bien sur que non, j'ai usé d'un sort. Mais au moins, ton copain va pouvoir le libérer avec sans l'aide de sa magie.

Granger le regarda un moment avant de se mettre à pouffer.

- Incroyable !

Draco haussa les épaules en cachant son sourire. Ce n'était pas si extraordinaire que cela.

- Et sa baguette ? Qu'en as-tu fait ?

Ils s'étaient mis d'accord pour leur retirer leur artefact. Connaissant ces deux têtes brûlées, ils seraient bien capables de se lancer des sorts pas agréables, et ce n'était pas le but. De plus, ils avaient besoin de parler, et avec leur baguette, difficile de les garder enfermer quelque part, malgré toute la puissance de la Gryffondor. Cette dernière tenait d'ailleurs la baguette du roucmoutte dans sa main, la triturant.

- Je n'ai pas pris la baguette de Potty, déclara-t-il très simplement.

Granger ouvrit grand les yeux. Draco grimaça - ça ne lui allait pas vraiment. Non pas que la Gryffondor était quelqu'un de joli au départ... Bref.

- Comment ça, Harry a toujours sa baguette ?! Mais enfin Malfoy c'est totalement irresponsable !

Elle se jeta sur ses pieds, prête à partir. Il l'arrêta en soupirant théâtralement et fermant brutalement son grimoire.

- C'est priver Potter de sa baguette qui est irresponsable, commenta-t-il en posant le livre de Potions sur une table non loin de lui.

Il la regarda en souriant, croisant les jambes d'un air royal. Elle lui envoya un regard mauvais et dégoûté qui le fit jubiler. Alors comme ça, il avait changé, hein ?

- Weasley, ce n'est pas grave. Mine de rien, il sait se défendre à mains nues. Je ne dis pas, Potter aussi sait se défendre un minimum sans sa baguette. Mais il ne faut pas croire que l'on vit dans un monde de licornes roses, ce n'est pas le cas. Ce n'est pas parce que nous sommes à Poudlard que nous sommes à l'abri. Peut être qu'ils sont protégés dans les appartements puisque personne ne peut y rentrer, mais priver Potter de sa baguette alors qu'un puissant mage noir cherche à le tuer ? C'est une mauvaise idée.

Elle parut perdue le temps d'un instant.

- Mais... Dumbledore empêche quiconque de rentrer dans Poudlard, il est le sorcier le plus puissant ...

- Je ne dis pas le contraire, Granger. Mais réfléchis un instant, je peux entrer dans Poudlard sans souci, et Tom Jedusor le sait. Il est du genre à exploiter ce qu'il peut, expliqua-t-il en secouant doucement la tête.

Elle plissa des yeux en le fixant.

- Et pourquoi le fait que toi, tu puisses venir à Poudlard est important pour V...Voldemort ?

Il l'observa. Elle ne savait pas du tout alors ? Rien, elle ne se doutait de rien un seul instant ? Il soupira doucement.

- Maintenant que le lord noir est de retour, que crois-tu qu'il va chercher à faire ? Que crois tu qu'il fait depuis qu'il est revenu d'ailleurs ?

- Il... Il cherche à retrouver toutes ses forces ?

Il hocha la tête.

- Et que serait un général de guerre sans une armée ?

Elle cligna des yeux, réfléchissant profondément.

- Il cherche de nouveaux adeptes ? Dit elle enfin au bout d'un moment, la voix tremblante.

Il hocha doucement la tête.

- Les jeunes gens sont très influençables, expliqua-t-il doucement.

Elle l'observa sans rien dire un long instant.

- Et, es-tu quelqu'un d'influençable, Malfoy ?

Dans sa voix, une pointe de défi qui le fit sourire. Il ne lui répondit pas tout de suite, reprenant d'abord son grimoire de potion en se laissant aller dans son siège. Elle continua de le fixer, accusatrice, et lui souriait toujours, amusé.

- Je n'ai jamais été rien d'autre que mon propre Maître, Granger, dit il enfin d'une voix détachée.

Et si Granger chercha le mensonge dans ses paroles et ne trouva rien, elle resta silencieuse. Mais son sourire était vrai et communicatif.

Hm. Peut être que Draco avait changé. Un peu. Rien qu'un peu.


RÉPONSES AUX REVIEWS :

Flo : Héhéhé, moi aussi ! Mais je vois parfaitement Draco detester ça xD

Mais chacun à un peu de chaque en sois, avec certains traits plus appuyé :P

Bien sûr que Draco a changé U.U #TaTropRaison #Serpy4ever #OuechOnEstTropBonne

Héhéhé, tu veeeerras bien ;)

Ouiii ! Et tu verrais le chapitre 50 que j'ai écrit hier... (!)

Pleins de bisouuuus ! \O/


Et voilà, c'est tout pour moi \O

Hm, Ron est un idiot. Mais Harry n'est pas mieux ! èé

Je voulais vous remercier pour votre assiduité, déjà 400 reviews, ça fait chaud au cœur .w.

Sachez que quand j'aurais emporté mon ordinateur chez le réparateur, et dès que je l'aurais de nouveau, je répondrais à toutes les reviews de retard, c'est promis ;) Mais n'hésitez pas à en laissé, j'y répondrais tôt ou tard !

Je vous embrasse !

Xoxo, 'Win

P.S : Vous pouvez toujours suivre mes délires et l'avancée des histoires sur ma page FB « La plume d'Eowin », ainsi que sur twitter « Eowinmp » - et puis mon mail : plume ( pouiiiint) eowin (arobaazeuuuh~) gmail ( pouiiiint) coum :D