GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.

PARING : Drarry TRES long à venir. ULTRA LONG !

RATING : T+, M voire Ma à venir

BÊTA : Blitzz, encore et toujours, fidèle au poste !

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 31-

Harry grinça des dents en tournant en rond dans les appartements qu'il partageait avec Draco. Il n'arrivait pas à croire que Hermione et lui s'étaient véritablement ligués pour les forcer, Ron et lui, à se parler. Et tout ça pour quoi ? Parce que Monsieur Weasley, le GRAND et SANS AUCUN DÉFAUT Ron Weasley avait décidé que seul Harry Potter, le Survivant, son meilleur ami, était assez bien pour sa petite sœur chérie, alors si ledit Survivant en décidait autrement, Môssieur Ronald Billius Weasley piquait sa crise ! Un putain de gamin gâté ! Pire que Malfoy dans ses plus beaux jours, putain !

Le Gryffondor gronda de nouveau en se retournant vers le couloir, où il avait entendu Draco marmonner un sort en le laissant attaché comme un putain d'idiot sur sa chaise, avant que le Serpentard ne quitte les appartements. Quelle chiotte ! Il ne voyait rien et n'entendait rien, il ne savait même pas si Ron était toujours dans le couloir puisque tout était extrêmement sombre. Harry n'aimait pas le noir complet, alors hors de question de traverser ce truc (!) sans sa baguette. Et bien sûr, c'était Malfoy qui avait sa baguette. OUI ! C'était de nouveau Malfoy, plus Draco ! Il l'avait cherché, ce conna...

Harry inspira doucement avant de soupirer, tentant de se calmer. Il fallait qu'il réfléchisse pour une fois, laisser sa Gryffondor attitude sur le côté parce que, même si ce tempérament l'avait de nombreuses fois sorti de mauvais pas, c'était ce même tempérament qui l'avait plongé dans cesdits mauvais pas en premier lieu. Qu'il utilise son petit côté Serdaigle s'il en avait un. Ou peut-être Serpentard, pourquoi pas. Après tout, il était ici grâce à cela - enfin, à cause de cela.

Il leva le regard vers les escaliers, pensant l'espace d' un instant à aller chercher la carte du maraudeur avant de grommeler entre ses dents : Il fallait une fichue baguette pour ouvrir et utiliser la carte. Merde, merde et remerde. Du coup... Du coup, il n'avait d'autre choix que d'attendre patiemment que Granger et Malfoy jugent le temps passé dans les appartements nécessaire pour qu'ils se soient calmés, voire réconciliés. Mais sérieusement, à quel moment Granger avait-elle pensé que c'était une bonne idée ?

Harry frissonna. Ouais ! OUI, c'était Granger et pas Hermione, et encore moins Mione. Le jeune homme comprenait désormais beaucoup mieux cet automatisme de Malfoy d'utiliser les noms de famille de telle manière qu'il arrivait à les transformer en insulte. Bordel, c'était intimement jouissif ! Parce que pour le coup, le « Granger » sous-entendait tout le " Miss qui pense qu'elle sait tout et qui croit pourtant que cette idée était une PUTAIN de bonne idée, à QUEL MOMENT SÉRIEUSEMENT ?! " qu'il n'avait donc plus besoin de dire à voix haute, ni même de penser !

Malfoy avait tout compris !

SI CE N'ÉTAIT ! Si ce n'était que Harry avait beaucoup de choses de prévues pour ce dimanche, notamment pour la sortie à Pré-au-Lard qu'il avait prévu de passer avec Mickael, lequel lui avait proposé de l'accompagner ! Et Harry était peut-être bigleux, un peu bête et carrément bouché, mais il savait parfaitement, PARFAITEMENT que c'était un rencard. Son premier rencard avec un gars, avec Mickael qui plus est, un gentil Poufsouffle mignon, intelligent, avec qui il aimait passer du temps et discuter. Quelqu'un avec qui il ne se prenait pas la tête, avec qui il n'avait pas à surveiller chaque geste, chaque parole, quelqu'un qui n'était pas prise de tête et qui le regardait avec ce que Harry savait reconnaître désormais comme un désir pudique. Il n'avait rien forcé, rien engagé avant d'être sûr que Harry savait ce qu'il sous-entendait ; et Harry attendait cela depuis qu'ils étaient rentrés des vacances de Noël !

Et Malfoy, Granger et Weasley osaient gâcher ça ?!

La vengeance de Harry sera terrible !

Les poings serrés, il bondit dans les escaliers pour se précipiter dans sa chambre, se jetant sur sa table de nuit pour en sortir le seul objet qu'il pouvait utiliser sans baguette.

- SIRIUS BLACK ! Hurla-t-il au miroir à double sens.

La face polie de l'objet ondula un peu avant que le visage souriant de son parrain n'apparaisse.

- Petite Luciole, comment vas-tu ? Tu as besoin de mon aide pour te préparer pour ta sortie à Pré-au-Lard aujourd- oula. Non. Toi, ça ne va pas.

- NON, TU CROIS ?!

Dans le miroir, le reflet de Sirius haussa les sourcils et entrouvrit la bouche, surpris.

- Harry ? Qu'est ce qui se passe ?

- Il se passe que ce connard de Malfoy a encore fait des siennes !

- Et qu'est ce que mon filleul vous a encore fait, Monsieur Potter ?

Pendant un instant, Harry eut du mal à identifier la voix qui provenait du côté de Sirius, de telle sorte que sa colère chuta un peu. Mais il se secoua et reprit très vite :

- Eh bien voyez vous, Monsieur Snape, Malfoy et Granger ont pensé que c'était une merveilleuse idée qu'ils allient leur pouvoir pour nous enfermer, Weasley et moi, dans les appartements, sans nos baguettes ! Lâcha-t-il sans reprendre une seule fois sa respiration.

De l'autre côté du miroir, Sirius combattit un sourire et demanda d'un air faussement grave :

- En effet, c'est fâcheux. Mais avez-vous pu discuter de votre différend ?

- AH ! TIENS ! Parlons en de notre différend ! Tu sais que j'ai cru pendant des mois, DEPUIS MAI DE L'ANNÉE DERNIÈRE, que Weasley me détestait parce que les filles ne me tentaient pas plus que cela et que peut être que les garçons, ce n'étaient pas si mal !

Sirius papillonna des yeux avant de froncer les sourcils.

- Mais enfin... Son frère, Charlie-

- OUI ! EXACTEMENT ! Son frère Charlie ! Sauf que, qui m'a dit que Charlie était homosexuel et que ce n'était pas un drame ? Malfoy ! Parce que Wealsey, lui, la seule chose qu'il a su penser, c'était que j'étais dégueulasse d'avoir fait languir sa sœur depuis tant d'années si au final je me révélais être gay ! Et c'est ce qu'il m'a dit, que j'étais dégueulasse, que je le dégoûtais de faire ça ! Sauf que moi, je me sens mal depuis mai parce que je pensais qu'il parlait du fait d'aimer les hommes ! Dans ma tête, ça a été la merde, j'avais l'impression de faire de nouveau face aux Dursley et à ma "monstruosité !"

- ... oh... Je comprends mieux ton hésitat- commença Sirius.

- Et au final, il a brisé notre amitié pour quoi ?! Continua à vitupérer le jeune homme sans même faire attention à Sirius qui tentait d'en placer une. Parce qu'il est un grand frère beaucoup trop protecteur qui croit sa petite sœur en sucre et qui trouve que la seule personne assez bien pour elle, c'est moi ! Tu y crois à ça, Sirius ?!

Harry, haletant, regarda enfin le miroir en clignant furieusement des yeux. Son parrain avait l'air totalement perdu mais ce fut le rire rauque qui ramena le Gryffondor sur terre.

- Euh...

- AHAHAHAHAHAH, PAR MORGANA, QUE WEASLEY EST IDIOT ! AHAHAHAH !

Harry fit une grimace à mi chemin entre le choc et l'outrage, alors que Sirius tournait la tête à gauche en rougissant, le bouche entrouverte, dans la direction où se trouvait sûrement un maître des potions espion dans les rangs des mangemorts totalement hilare. Parce que c'était bien Severus Snape qui riait aux éclats, surprenant les deux autres hommes.

Harry, définitivement perdu et vidé de toute sa colère par son éclat de voix, se mâchonna la lèvre.

- Siri ? Je rêve ou le professeur Snape rit sans pouvoir se retenir, là ?

- ... Je crois bien que tu l'as cassé... Commenta son parrain d'une voix lointaine.

Le jeune homme resta un moment silencieux avant de se mettre à glousser. Puis ses nerfs lâchèrent et il accompagna son plus-si-détesté professeur de potions dans son rire. Quelques secondes après, Sirius Black, Harry Potter et Severus Snape riaient tous trois en cœur, incapables de se retenir.

Sirius fut le premier à se calmer et Harry le suivit rapidement. Sauf qu'apparemment, Severus Snape était définitivement perdu dans son hilarité. Les deux Gryffondors échangèrent un regard complice avant que Sirius ne tourne son miroir pour montrer un Snape assit sur un canapé - Harry n'avait aucune idée de l'endroit où ils étaient tous les deux -, penché en avant, les coudes sur les genoux et la tête entre ses mains, les épaules secouées sous ses rires. Harry pesta à mi-voix de ne pas pouvoir voir distinctement son visage, parce qu'un Severus Snape hilare, rien qu'à entendre était magique, alors à voir... Ça devait être quelque chose.

Harry observa le reflet dans le miroir bouger rapidement et le jeune homme comprit que Sirius s'éloignait pour leur octroyer un semblant d'intimité.

- Qu'est-ce que tu fais avec le professeur Snape ? S'enquit Harry en s'allongeant sur le ventre en travers du matelas, la tête au pied du lit.

- Oh, rien de bien méchant, répondit Sirius avec un sourire.

Son filleul haussa un sourcil en souriant un peu.

- Rien de bien méchant, hein ? J'ai le droit de m'inquiéter pour ton intégrité physique ?

Sirius ouvrit la bouche, surpris, avant d'avoir cet éclat de rire proche de l'aboiement.

- Eh bien, quelques semaines à peine et mon petit bécasseau fait déjà des blagues graveleuses sur sa sexualité nouvellement assumée ?

Harry rougit doucement en secouant la tête.

- C'était... très simple, trop simple peut-être, je devais le faire... tu vois ?

Sirius s'esclaffa doucement, les yeux pétillants.

- C'est sûr, c'était mignon.

Il observa son filleul en plissant des paupières.

- Ça va un peu mieux ?

Harry inspira doucement et haussa les épaules.

- Si on veut...

Il soupira bruyamment, laissant tomber son visage sur les draps, pressant son visage contre le matelas en gémissant.

- Tellement pas...

- 'Ry, mon p'tit 'Ry...

Sirius soupira et lui demanda de le regarder. Harry gémit un instant contre le matelas, pestant contre les draps avant de relever difficilement la tête, observant son parrain avec des paupières lourdes à demi-fermées.

- Tu sais comment est Ron, Harry. Il parle toujours avant de réfléchir, il parle trop et son raisonnement est toujours très obtu...

Le Gryffondor grogna en roulant sur le dos, le visage fermé.

- Ouais, c'est ça. Mais il est allé trop loin, Siri.

Son parrain soupira un peu.

- Je ne veux pas lui trouver des excuses-

- Tu sembles pourtant bien parti pour, pesta Harry en lui lançant un regard noir.

- -mais je sais parfaitement pourquoi il a agi comme ça, j'ai fait la même chose.

Harry fronça les sourcils en regardant son parrain.

- Euuuh... Comment ça ?

- Quand on était petit, clarifia Sirius avec un sourire. Mon petit frère Regulus et moi, on ne voyait que très rarement d'autres enfants, c'était toujours dans les réunions de famille ou les dîners mondains de sang purs. Et pendant de longues années, jusqu'à ce que j'entre à Poudlard en fait, j'ai toujours fait fuir les gamins, je les frappais, je leur faisais peur.

Le Gryffondor ouvrit la bouche en haussant les sourcils, plus que surpris.

- Mais... Mais pourquoi ?

Sirius se frotta la nuque en souriant d'un air gêné, les pommettes rouges.

- Disons que... eh bien, pour moi, les autres gamins ne méritaient pas de jouer avec mon magnifique petit frère, rit-il un peu.

Harry ouvrit la bouche pour la refermer, avant de la rouvrir, faisant le poisson pendant quelques instants. Sirius rit un peu plus fort.

- Je sais, c'est très idiot !

- Oui, en effet... mais ce n'est en rien comparable ! T'avais quel âge, de cinq à dix ans, t'étais un môme ! Là, Ron, il a dix-sept ans, c'est pas comme s'il était un gosse !

Sirius soupira.

- Je sais... Je sais, c'est idiot. Mais certaines personnes sont très excessives avec leur famille... Et tu connais Ron, conclut-il d'un air entendu.

Harry observa son parrain en grimaçant.

- J'ai vraiment l'impression que tu es en train de me dire de le pardonner et de tourner la page, juste comme ça, gronda-t-il.

L'homme face à lui haussa les épaules en grimaçant lui aussi.

- Ça, c'est toi qui vois, petite chrysalide.

Le jeune homme cligna des paupières puis soupira en secoua la tête, amusé par les surnoms abracadabrantesques de celui qui était sensé être l'adulte. Ce dernier sourit à s'en déchirer les joues et s'en déboîter les mâchoires.

- Je l'aime bien celui-là, ma petite chrysalide.

- Oh pitié, Sirius... Tu ne peux pas rester sérieux cinq minutes ?

- Oh, mais je suis très... "Sirius" !

L'air désemparé de son filleul le fit hurler de rire.

- Des fois, je me demande quel âge tu as...

- L'âge de ne plus me prendre la tête, rétorqua son parrain avec un clin d'œil.

Harry sourit un peu.

- Oui, je vois ça...

Sirius haussa un sourcil, intéressé.

- C'est à dire ?

- Définitivement le professeur Snape, hein ?

Devant le regard ébahi du jeune homme, son parrain se mit à rougir.

- Non ! Non, pas du tout, pas maintenant, mais enfin Harry, une peu de tenue, nous sommes des anglais !

Il se racla la gorge.

- Disons que... On travaille sur nos différends.

- Hm... En résumé, tu t'es invité dans ses appartements et tu vas le saouler jusqu'à ce qu'il cherche à te tuer ?

Sirius grimaça un sourire avant de prendre un air trop innocent pour être honnête.

- Si on veut, oui...

Harry se redressa, soudainement alerte.

- Hé ! Mais du coup, ça veut dire que tu es dans le château ! Tu ne veux pas venir me libérer ?! S'il te plaît ! J'ai plein de trucs de prévus pour la journée, hein ! Pitié !

Sirius sembla hésiter un instant.

- D'accord, j'arrive. Mais...

Harry grinça des dents, sachant déjà ce qui allait arriver.

- Mais pense un peu à l'opportunité qui s'offre à toi. Tu as la possibilité de bien t'expliquer avec Ron et, mine de rien, si tu ne fais rien, tu pourrais le regretter plus tard.

Le Gryffondor soupira et commença à secouer la tête.

- Je ne peux pas le pardonn-

- Je ne te demande pas de le pardonner ! Mettez les choses à plat une bonne fois pour toutes, parlez à cœur ouvert pour une fois. Essayez de recoller les morceaux, ou au moins de déblayer le tout pour essayer de repartir sur de bonnes bases. Ron te manque Harry, et si j'en crois la boussole pour balai que tu as reçue à Noël et le mini balai représentant le prochain éclair de Foudre que tu as eu pour ton anniversaire, tu lui manques aussi.

Harry grimaça et gronda un peu plus.

- Il va tout de même falloir qu'il apprenne à réfléchir avant de parler, pesta-t-il.

Sirius rit de nouveau.

- Bon aller. Je vais essayer de trouver Draco et Hermione et j'arrive.

Harry hocha la tête d'un air abattu.

- Profite Harry.

Puis Sirius coupa la communication. Le jeune Gryffondor observa son reflet un instant dans le miroir et grimaça en apercevant ses cheveux ébouriffés, ses joues rougies et ses yeux flamboyants. La colère ne lui allait vraiment pas bien au teint. Pestant, il balança son miroir sur son lit, sans faire attention au petit bruit ténu qu'il fit en percutant quelque chose.

S'il l'avait fait, il aurait trouvé, surpris, sa baguette qui attendait patiemment qu'il daigne lui offrir son attention. Avec elle, il aurait pu sans aucun doute défaire le sort que Hermione avait posé sur le tableau gardant les appartements, et Ron et lui auraient pu partir d'ici sans s'adresser de nouveau la parole.

Seulement voilà, Harry n'y fit pas attention, préférant quitter sa chambre sans s'attarder, prenant son courage à deux de pur Gryffondor à deux mains pour faire face à Ron.

Il trouva d'ailleurs ce dernier avachi dans un fauteuil, la mine déconfite et le regard vide, braqué sur une des tentures sur le mur alors qu'il descendait les escaliers. Harry l'observa du coin de l'œil tandis qu'il allait se servir un verre d'eau, une cruche maintenant toujours fraîche sur un des bureaux du salon. Il vida son verre d'une traite en fusillant le Gryffondor du regard.

- Tu ne peux pas apprendre à réfléchir avant de parler, non ? Pesta-t-il enfin.

Ron sursauta et tourna vers lui un regard de petit lapin pris dans les pattes d'un loup-garou. Il sembla hésiter un instant avant de soupirer bruyamment, se décomposant un peu plus.

- ... Hm... oui... Je sais...

Son ancien-ami-ou-peut-être-actuel-ami-Harry-ne-savait-plus-trop soupira en se penchant en avant pour se frotter le visage de ses deux mains.

- Je suis désolé, Harry... Je suis vraiment désolé, je m'en veux énormément...

- J'ai cru que tu me détestais, déclara simplement le Gryffondor en le fixant.

- Je voulais pas... Je pensais pas que tu allais croire ça... Je me sentais mal après t'avoir dit ça, mais j'ai pas pensé un seul instant que tu allais croire que je te détestais.

- Eh bien, tu as mal cru, grinça-t-il des dents.

Ils restèrent en silence un long moment, Harry fixant toujours Ron qui lui, contemplait le sol. Au bout de longues minutes, Harry s'installa sur un canapé face à son... Camarade de classe.

- Alors on fait quoi ?

Ron releva la tête vers Harry et rougit un peu.

- Je... Je sais pas, tu veux faire quoi, toi ?

- Je ne vais pas de nouveau sortir avec Ginny. J'adore ta sœur mais pas comme ça.

- Je sais... Je te le demande pas.

- On dirait bien pourtant.

Ron grimaça.

- J'aurais pas du présenter les choses comme ça. C'est juste... Enfin, on a tous cru que vous alliez vous marier au final, c'était presque... On avait quasiment plus besoin de le préciser, tu vois ?

- Oui, enfin vous vous êtes montés la tête seuls sans nous en parler. Parce que Ginny et moi, nous n'en avions jamais parlé et il se trouve qu'aucun de nous deux ne prévoyait de futur pendant qu'on était ensemble.

- Mais Ginny-

- C'est Ginny qui m'a quitté, Ron.

Le Gryffondor roux se mordit la lèvre et soupira bruyamment en se laissant aller dans son canapé.

- Je sais...

Harry l'observa un peu plus, réfléchissant aux paroles de Sirius et s'imaginant s'ils pouvaient reprendre leur amitié là où ils s'étaient arrêtés. Mais Harry n'y croyait pas trop malheureusement. Il ne se voyait pas soudainement passer de nouveau tout son temps avec lui...

- Pourquoi tu as dit à tout le monde que j'étais un traitre ?

Ron braqua son regard dans le sien.

- Je ne l'ai pas dit.

- Ne joue pas à ça avec moi, Ron. Tu me l'as dit toi même, tu vas me faire croire que tu n'as pas dit la même chose aux autres ?

Ron grimaça mais garda le regard clair et lucide.

- Non, je... J'étais grave énervé, je le reconnais, et je te l'ai dit. mais j'ai juste dit que tu trainais désormais avec Malfoy, c'est d'eux-mêmes qu'ils ont dit que... Eh bien d'abord, pourquoi Malfoy, quoi ! Haussa-t-il soudainement la voix.

Harry soupira.

- Ça, tu aurais pu me le demander plus tôt ! Malfoy et moi, on a trouvé un compromis.

- Un compromis qui sous entend me remplacer avec un mangemort de Serpentard, pesta le roux en fusillant la tenture de ladite maison du regard.

Harry secoua doucement la tête.

- Je ne t'ai pas remplacé, Ron. T'es irremplaçable. Mais il est vrai que j'ai appris à apprécier Malfoy, d'une certaine manière.

Il ricana devant l'air outré que son ami avait sur le visage.

- On parle bien du même ? Couina-t-il.

Harry hocha la tête.

- Et ce n'est pas un mangemort.

- C'est ce qu'il dit, marmonna-t-il de nouveau.

- Fais moi un peu confiance pour une fois.

- ... je l'aime pas, gronda-t-il.

- Tu n'as pas le faire, sourit doucement le jeune homme.

Il voyait très bien que Ron était jaloux en pensant que, peut être, Harry l'avait remplacé avec le Serpentard. Mais ce n'était pas ça, c'était... Différent.

Harry pouvait-il gérer ces deux amitiés à la fois ?

- Mais attend...

Le Gryffondor regarda le roux.

- Ce que Mione m'a dit...

Ron écarquilla les yeux d'un air choqué.

- Elle m'a menti ! Ils se sont liés pour nous piéger tous les deux ici ! Ça veut dire que Malfoy l'a jamais menacé ! Oh la mesquine !

Devant l'air outré, choqué et faussement trahi qu'arborait Ron, Harry ne put se retenir bien longtemps et éclata de rire.

Peut-être y arrivera-t-il au final.


REPONSES AUX REVIEWS :

Julie : En effet, mais Ron est tétu. Et Harry est pas mal dans le délire lui aussi. Ce sont deux gros abrutis de première, l'un comme l'autre. J'aime la relation entre Draco et Harry, et je suis contente qu'elle te plaise aussi :D

Flo : Deux vrais bras cassés, oui x) Beh bien entendu voyons ! DEUX ABRUTIS TE DIS-JE ! Ron a totalement craqué, en effet. Bien entendu que Harry refuse ses excuses xD C'est un peu... Héhéhé, ils sont nuls tous les deux.

Vouiii, Dray a un certain sens des priorités x) Alors du coup ? Tu en penses quoi ?

Tu verras ça en temps et en heure ;)

Guest : Je n'ai pas forcément quelque chose contre Seamus, c'est exactement ça, j'avais besoin d'un peu de bashing x)


Tadaaaa, voilà pour cette semaine – presque en retard, mais j'y suis arrivé. J'ai froid partout, un peu beaucoup, mais … Bref. Comment vous allez ? Ce chapitre vous plait-il ?

À jeudi pour la suite :)

Je vous embrasse !

Xoxo, 'Win