GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.
PARING : Drarry TRES long à venir. ULTRA LONG !
RATING : T+, M voire Ma à venir
BÊTA : Blitzz, encore et toujours, fidèle au poste !
NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.
Bonne lecture ~ !
- Chapitre 32-
Il devrait sursauter sous la sensation plus qu'étrange mais il en est physiquement incapable, puisqu'il n'est plus véritablement dans son corps. Ou plutôt l'est-il, mais profondément enfouit dans son subconscient. Ça y est, il y était ENFIN arrivé. Mais ce n'est pas normal, son subconscient était... Si sombre... Que peut-il bien se passer ? Pourquoi rien n'est jamais normal avec lui ?
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Quand il rouvrit les yeux, Harry ne sut pas comment réagir. Il était partagé entre la joie d'avoir enfin réussi à entrer en Transe de lui-même, sans l'aide de Hermione et de Snape, et à la fois déconcerté de ne pas y avoir trouvé ce qu'il attendait. Non, vraiment, il ne savait pas comment réagir.
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- Harry, ce n'est pas que c'est déplaisant de vous avoir tous deux à ma table depuis deux jours, bien au contraire je dirais, mais..
Le Gryffondor releva la tête de son petit déjeuner pour jeter un coup d'œil à Mickael, qui le regardait en souriant, amusé.
- J'aimerais vraiment savoir pourquoi vous avez soudainement décidé que notre table était votre lieu de ralliement ?
le Survivant prit le temps de bien mâcher et d'avaler avant de donner un coup de coude à son ami à sa droite qui s'endormait dans son chocolat chaud.
- On boude Hermione et Malfoy, répondit-il avec un sourire innocent.
Mickael ricana en regardant par dessus l'épaule de son ami, observant juste derrière Harry la table des Serdaigles. Là se trouvait Draco, qui fusillait le dos du Gryffondor du regard, l'air plus boudeur que réellement en pétard ; Hermione qui se mordillait la lèvre en observant ses deux amis dos à elle, l'air d'un petit chiot perdu sur le visage, et derrière eux, une Ginny Weasley et un Neville Longdubat assit à la table des Gryffondors, qui observaient la scène en se bidonnant l'un contre l'autre.
Harry sourit en voyant Mickael sursauter un peu quand Luna s'assit soudainement à côté de lui, un sourire rêveur sur les lèvres.
- Vous les torturez pour rien, mes poussins en chocolat, dit-elle d'une voix aérienne.
Le Gryffondor renifla dédaigneusement et, à ses côtés, son ami fit de même - quoiqu'un peu « bloubloutant » dans sa boisson, si vous voyez ce que je veux dire -.
- On leur fait payer, ils n'avaient qu'à pas faire ça ! Gronda Harry en plissant des yeux.
- Et... Qu'est-ce qu'ils ont fait, en fait ? S'enquit Mickael d'une petite voix.
- C'qu'ils ont fait, c'est nous enfermer, Ron et moi, dans les appartements ! Parce que Monsieur et Madame en avaient marre que l'on ne se parle plus depuis juin de l'année dernière !
Mickael cligna des yeux et fronça un peu les sourcils en tournant la tête vers Luna.
- Mais... Mais attend Harry... euh...
Il pointa le doigt vers lui.
- Et du coup, vous les boudez... ensemble ?
Harry cligna à son tour des yeux et tourna la tête pour regarder Ron, qui terminait bruyamment son chocolat chaud. Il regarda de nouveau Mickael en souriant de nouveau d'un air innocent.
- Rien de plus normal, non ?
Ron reposa bruyamment son bol sur la table.
- Ils l'ont bien cherché, ses petits sacripants !
D'un geste tant répété autrefois, les deux garçons de Gryffondors levèrent le bras et se firent un highfive sous le regard ébahi de Mickael. À la table des Serdaigles, un grondement de frustration se fit entendre, résonnant en même temps qu'un rire doux. Mickael leva rapidement les yeux et sourit. Harry suivit son regard et se tourna pour sourire à son tour d'un air un peu mesquin alors que Draco se cognait la tête contre la table et que Hermione cachait son sourire derrière ses doigts. Le Survivant lui fit un clin d'œil et reporta son attention sur Mickael. Ce dernier secouait la tête en levant les yeux au ciel, clairement amusé.
- Vous les faîtes mariner pour rien en fait.
- Comment ça, pour rien ? Bouda Ron en fronçant les sourcils.
- Eh bien... Ils ont réussi, non ? Vous vous reparlez... Non ? S'enquit très sérieusement Mickael.
Ron et Harry se regardèrent puis le brun se tourna vers le Poufsouffle, un air outré sur le visage.
- Malfoy m'a attaché et bâillonné sur une chaise ! S'exclama-t-il d'une voix haut perchée.
Mickael ne put que rire face à ces pitreries.
.*.
« - Et pourquoi Granger et moi, on devrait s'excuser d'abord, hein ?
Pas de réponse.
- Hey ! Potter, bordel, je te parle ! Ne m'ignore pas !
Pas de réponse, pas de regard. »
Concentrez-vous, Potter, je n'ai pas envie de voir ça.
Pardon.
« Mickael lui sourit doucement alors qu'il s'éloigne.
- J'ai cru pendant un temps avoir mal interprété les signes, dit-il doucement.
Il secoue la tête en se sentant rougir. Mickael sourit un peu plus fort et se rapproche une nouvelle fois, l'œil taquin.
- Est-ce que du coup... Enfin, est-ce que ça te dirait qu'on essaye, tous les deux ? Voir où ça nous mène ?
- Je... Je n'ai jamais fait ça avant, tu sais.
Mickael fronce doucement les sourcils.
- Mais, Ginny ? Et puis, Cho aussi, non ?
- Pas avec un homme... C'est très... récent pour moi, tu sais.
Le Poufsouffle se déchire presque les joues en souriant et se rapproche.
- Je suis honoré d'être ta toute première relation homosexuelle, alors, déclare-t-il doucement avant de se pencher.
Il l'embrasse calmement et le cœur de Harry tressaute. Jamais il n'a ressenti de telles sensations avec Cho ou même avec Ginny. Avec la Gryffondor, ça avait toujours été doux et agréable bien sûr, mais il manquait quelque chose, et Harry le réalisait maintenant. Il n'y avait pas de désir.
Ouais, Harry n'a définitivement aucun goût pour les filles et le frisson qui le traverse et qui tord son estomac le lui confirme. »
.
Harry sursauta en sortant brutalement de ses souvenirs.
Il mit quelques instants avant de comprendre ce qui venait de se passer et il pesta en grinçant des dents. Face à lui, le professeur des potions soupira.
- Potter, calmez-vous, déclara-t-il d'une voix lasse.
- Monsieur, je vous jure que j'y suis arrivé hier soir ! Plaida le Gryffondor en décroisant les jambes pour les étirer devant lui.
Ce soir-là, il était venu chez le professeur des potions seul. Ayant réussi à entrer enfin en transe seul la veille, il était allé trouver Hermione - qui avait cru que Harry et Ron allaient enfin arrêter de faire les enfants seulement pour soupirer désespérément quand Harry lui avait dit qu'il voulait être seul ce soir-là avec Snape. Il avait sous-entendu qu'ainsi, elle pourrait tranquillement aller avec Hagrid dans la forêt, le demi-géant lui ayant demandé son aide pour récolter quelques plantes pour ses animaux enfermés au chaud dans les écuries.
Sauf que malheureusement, il semblait ne pas réussir à retomber en Transe partagée avec Snape.
- Je ne doute pas que vous y soyez arrivé. Le fait est que, et cela ne m'étonne même pas, c'est que vous ne me faites pas assez confiance pour être assez à l'aise pour tomber consciemment en Transe partagée avec moi.
Harry regarda son professeur en grimaçant.
- Je... Je suis désolé...
Et il l'était vraiment. Avec tout ce qui s'était passé durant cette année et avec un regard plus neutre sur ces dernières années, Harry aimerait avoir confiance en Severus. À vrai dire, il lui faisait assez confiance pour vouloir consciemment que ce dernier l'accompagne dans une Transe Partagée et il savait qu'il pouvait lui confier sa sécurité ! - ce qui était une sacrée grande avancée depuis l'année dernière ! - Mais apparemment, il avait beau le savoir, quelque chose l'en empêchait pourtant.
- Ce n'est pas étonnant, la confiance est quelque chose de fragile et ce n'est comme si j'avais mis toutes les chances de mon côté, déclara simplement Severus en se levant de sa chaise.
Il avait dit qu'il avait assez expérimenté les Transes partagées ou non pour rester bien assis sur sa chaise. Le professeur de Potions fit apparaître un thé et en donna une tasse au jeune Gryffondor.
- Et puis, inconsciemment, votre esprit se ferme au mien.
Le jeune homme le regarda en penchant la tête sur le côté.
- Comment ça ?
Severus Snape grimaça et se réinstalla sur sa chaise, une tasse dans ses mains.
- Après les assauts que j'ai faits sur votre esprit durant votre cinquième année, votre esprit reconnaît le mien comme une sorte de menace.
Harry soupira et secoua la tête.
- Qu'est ce que je peux faire pour remédier à cela ? S'enquit il.
Le professeur de potion réfléchit en sirotant silencieusement son thé.
- Tout ce que nous pouvons faire, c'est essayer encore et encore jusqu'à ce que votre esprit s'habitue au lien et ne me considère plus comme une menace.
Harry soupira et se frotta le visage tout en s'excusant une nouvelle fois. Severus leva les yeux au ciel en soupirant.
- Cessez de vous fustiger, Potter. Ce n'est pas de votre faute. Enfin, pas tout à fait.
Le Gryffondor ricana doucement et secoua la tête.
- Est-ce qu'on peut recommencer, s'il vous plaît ?
Severus Snape hocha la tête et rapprocha sa chaise. Harry soupira et ferma les yeux tout en se concentrant. Il se laissa doucement tomber en Transe et tout comme Hermione plus tôt dans l'année, lança le sort pour partager son esprit avec son professeur de potion. Malheureusement, il se retrouva très vite en train de voir à travers ses yeux les fameux cours d'occlumentie de la cinquième année. Ils venaient tout juste d'en parler, alors c'était normal que ce soit les premiers souvenirs qu'il ait en tête.
Cette fois-ci, avant même que Severus ne lui dise quelque chose, Harry tenta de les repousser loin de ses souvenirs. Malheureusement, il y alla un peu trop fort apparemment puisque rapidement, il sentit une nette différence. Parce que ce n'était plus ses souvenirs qui défilaient devant lui, ce n'était plus du tout son esprit.
C'était celui du professeur Snape.
« - Non.
- Oh mais allez ! S'il te plaiiiit ! Je te dois bien ça ! Ça ne changera pas le passé, mais ça pourrait très bien changer notre futur, si tu vois ce que je dire, n'est-ce pas ?
Sirius continue de le suivre et il sent son ventre se serrer.
- Non, je ne vois pas ce que tu veux dire.
Mensonge, et au sourire que le cabot lui offre, même lui n'est pas dupe.
- Oh, allez Sev' ! Ne fais pas ton rabat-joie, je suis sûr qu'on pourrait allez loin tous les deux.
- Je ne sais pas d'où tu sors cette idée totalement ubuesque, le cabot, mais ça reste non !
Plus que quelques mètres et il pourrait enfin claquer la porte au nez de ce chien trop envahissant. Il ne faut juste pas accélérer. Sauf que le cabot se colle presque à lui en riant.
- Il faut croire qu'au final, tu n'es pas un si bon menteur, mon cher Snape, roucoule presque le pot de colle.
Il frissonne, parce que le corps de Sirius est trop collé à lui, si collé à lui qu'il peut sentir son eau de Cologne.
- Allez Sev'. Un dîner. Un seul. A Paris, c'est romantique, non ?
- Ce n'est pas parce que je t'ai pardonné que je vais accepter de dîner avec toi ! Et ne m'appelle pas Sev' !
- AHA ! Tu me pardonnes alors ?!
Le cabot s'est arrêté dans le couloir et il accélère un peu le pas alors que sa porte est en vue. Avant que l'ancien Gryffondor n'ait le temps de réagir, il lui claque la porte sur la truffe.
- Sev' ! Tu m'as pardonné ! On a donc toutes les chances de notre côté ! Continue de clamer le cabot derrière la porte.
- Black, casse-toi !
Le rire enjoué qu'il entend dans le couloir le fait frissonner et il ferme les yeux en soupirant, s'adossant au bois, le cœur battant. Ce sale cabot de Gryffondor aura sa peau à un moment donné ! Il suffit de voir et de sentir son visage rougi, son cœur tambourinant, mais pourquoi ça n'arrivait qu'à lui ?! »
.
- Bon ! Je crois qu'on n'arrivera à rien pour ce soir, sortez Potter !
Harry rouvrit les yeux sans réaliser que la Transe était terminée. Face à lui, Severus Snape avait sauté sur ses pieds et même s'il se détourna très vite, Harry eut le temps de voir ses joues rougies. Le jeune homme cligna des paupières et se leva. Il rassembla ses affaires et souhaita une bonne nuit à son professeur puis quitta les cachots. Il dut tout de même s'arrêter en chemin vers les appartements qu'il partageait avec Draco pour se laisser glisser contre un mur, un rire l'étouffant.
Son parrain courait après Severus Snape !
Ce même parrain, qui avait fait de la vie étudiante de ce même Severus Snape un véritable enfer, cherchait à s'attirer ses faveurs à coup de dîner romantique !
Incapable de se calmer, il resta de longues minutes la tête entre ses jambes, parcourut de rires qui terminèrent tout de même par s'étrangler quand il réalisa que Snape n'y était pas réellement opposé ! Il avait été dans sa tête, il avait parfaitement senti que ce n'était pas de la haine ou du dégoût, mais plus de la gêne et une pointe de malaise qui animait le professeur de Potion alors qu'il essayait de repousser Sirius Black. Ce qui voulait dire que Snape allait être son parrain par alliance.
Il fallait qu'il en parle le plus vite possible à Draco !
Il sauta sur ses pieds et s'emmêla les pinceaux quelques instants avant de se mettre à courir jusqu'au cinquième étage. Il arriva tout essoufflé mais encore riant, et qu'importe s'il faisait toujours officiellement la tronche au Serpentard, il FALLAIT qu'il raconte ça !
Seulement, Harry n'eut pas le temps d'arriver jusqu'aux appartements. Devant le tableau se trouvait une Hermione tremblante, qui ne semblait pas avoir envie d'entrer mais qui l'attendait visiblement.
- Mione ?
Elle tourna vers lui un visage pâle qui s'illumina un peu en l'apercevant. La jeune femme se précipita vers lui et l'enlaça très fort. Harry fronça les sourcils et referma ses bras sur sa forme tremblante, tout amusement remplacé par de l'inquiétude.
- Mione ? Qu'est-ce qui se passe ?!
La jeune femme marmonna quelque chose contre son torse mais il ne réussit pas à comprendre. Les sourcils froncés, il pénétra rapidement dans les appartements pour l'installer sur son canapé, jetant à peine un regard à Draco qui travaillait à une table. Il servit plutôt un verre d'eau à son amie qui l'accepta sans mot dire.
- Hermione, qu'est-ce qui se passe ? Lui demanda-t-il quand elle eut terminé de vider le verre.
Elle planta son regard dans le sien et déglutit difficilement, répétant ce qu'elle avait marmonné plus tôt.
- Je suis Fourchelangue.
Je vous embrasse !
Xoxo, 'Win
