GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.

PARING : Drarry TRES long à venir. ULTRA LONG !

RATING : T+, M voire Ma à venir

BÊTA : Blitzz, encore et toujours, fidèle au poste !

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 36 -

À la fin de journée, Harry trouva Ron et Hermione coude à coude, l'attendant de pied ferme à la fin de son cours de soins aux créatures magiques. Le Gryffondor leva les yeux au ciel, souriant à moitié puisqu'il savait parfaitement pourquoi ces deux-là l'attendaient.

- Avant toute chose Harry, même si Hermione et moi avons des différends, on va pas te laisser tomber, commença Ron en le talonnant.

- En fait, on ne va pas te lâcher une seconde jusqu'à ce que tu nous racontes toute l'histoire, sourit Hermione en attrapant son bras, se serrant contre lui.

Le brun eut un sourire et continua de marcher sans ralentir ni leur répondre, les faisant mariner un peu.

Il était content de les avoir tous deux à ses côtés. Après tout, le week-end dernier avait été tendu. Ron avait décidé d'arrêter de faire semblant d'en vouloir à Hermione, et ils s'étaient retrouvés à discuter. Malheureusement, il semblait qu'ils avaient pris trop de temps pour parler de leurs désaccords, de leurs problèmes, et après une énième dispute un peu plus virulente cette fois-ci, leur couple s'était brisé. Hermione y avait mis fin et Harry avait passé le samedi à ramasser son meilleur ami à la petite cuillère, tout en faisant quelques sauts dans ses appartements où Hermione s'était réfugiée avec une énorme tablette de chocolat volée en cuisine, déprimant en pensant qu'elle était coupable de la destruction de cette amitié qui avait été si forte pas le passé.

Le dimanche, ils s'étaient évités comme la peste et Harry avait cru qu'ils allaient se retrouver à ne plus jamais s'adresser la parole, Ron encore trop attaché à la jeune femme ; et Hermione se sentant trop coupable d'avoir mis fin à leur relation.

Mais aujourd'hui, ils faisaient front tous les deux et Harry espérait que c'était la preuve que leur amitié allait résister à leur rupture houleuse.

.

Il les conduisit aux appartements qu'il partageait avec Draco. Hermione les connaissait déjà mais c'était la première fois que Ron venait à cet endroit sans paniquer et être obnubilé par la sécurité de Harry ; et il resta interdit un instant devant le tableau de Poudlard. Aujourd'hui, puisque février commençait tout juste, le tableau arborait une magnifique image du château sous la neige. Harry adorait voir la peinture qui changeait de décor suivant l'extérieur, comme le plafond de la grande salle.

Une fois qu'ils furent installés dans les fauteuils, Harry commença à leur raconter ce qui s'était passé en fin d'année précédente ainsi que l'été, sans entrer dans le détail du petit défi qu'ils s'étaient lancé.

Il raconta leurs échanges de lettres, le refus de Malfoy de prendre la marque, son père qui l'avait laissé dans un coma magique de deux semaines, son entrée dans la famille Black pour éviter qu'il soit un sans nom et enfin leur trêve, qui fonctionnait à merveille jusque là.

Harry ne s'attarda pas sur le fait que la virulence de Ron l'avait tellement mis à part de la maison Gryffondor - qui avait suivi les dires du plus jeune Weasley mâle en mettant eux aussi leur grain de sel peu à peu en envenimant la situation - que Harry s'était retrouvé à passer du temps avec Draco et Luna même s'il ne le voulait pas.

Harry convoqua Dobby qui apparut, et le sorcier lui demanda s'il était possible de leur faire apporter quelques boissons chaudes. Le petit Elfe acquiesça puis salua les autres Gryffondors, qui le lui rendirent bien. Puis il apporta un plateau avec du chocolat chaud et du thé, ainsi que quelques biscuits secs avant de disparaître de nouveau.

Le Survivant se pencha pour attraper sa tasse et souffler sur son thé pour le refroidir un peu.

- Eh bah ça, pour une surprise... souffla Ron, tellement soufflé qu'il ne sauta pas sur les gâteaux, contrairement à son habitude.

Hermione n'était pas mieux lotie, clignant des yeux d'un air un peu perdu avant qu'elle ne secoue la tête pour se ramener sur terre.

- Neville le sait, c'est ça ?

Ron observa son ex-copine en fronçant les sourcils, semblant trouver cela être une question idiote. Après tout, pourquoi Neville saurait des choses sur Malfoy, enfin Black ?

- Tout à fait.

Le Gryffondor roux tourna la tête vers lui, les yeux écarquillés de surprise.

- Comment ça, Neville le savait ?

Harry grimaça un peu et expliqua que quelques jours après la rentrée, Neville était venu trouver Harry pour lui dire que son comportement l'inquiétait.

- Il voulait à tout prix vérifier que Dra... Malf... Black ne m'avait pas ensorcelé. Il était tellement sûr de son coup, tellement convaincu qu'il devait me protéger que la seule manière que j'ai trouvé pour le calmer à a été de lui expliquer la situation. Il a contacté Sirius, le Directeur l'a convoqué et lui a tout expliqué. Alors oui, Neville sait depuis le début, expliqua Harry en hochant la tête.

Ronald Weasley roula de la tête et soupira.

- J'ai raté tellement de choses, c'pas possiiiible, geint-il.

Harry eut un petit sourire. Les deux garçons avaient passé énormément de temps à discuter, à mettre les choses à plat entre eux. Ils avaient encore du chemin à faire, mais Harry sentait que leur amitié était en bonne voie pour repartir comme avant. Si ce n'était que Ron s'était enfin fait à l'idée qu'ils n'allaient pas faire partie de la même famille par les liens d'un mariage - " - À moins que tu sortes avec Fred. " ; " - Ron, ce serait comme sortir avec mon frère. " ; " - ... Urk. " -

Quand Draco se pointa, Ron et Hermione étaient toujours là et le roux se crispa en le voyant arriver comme en territoire conquis, l'air mauvais et le visage étiré en un sourire malsain, qui avait tant de fois illuminé le visage du Malfoy insupportable de ces dernières années. Harry grimaça - difficile de convaincre Ron que Draco avait changé quand il arborait une telle expression.

Le Serpentard ricana en les voyant installés chez lui mais si Ron s'attendait à ce que Malfoy les envoie chier avec sa verve habituelle, Draco le surprit.

- Mes petits Gryffondors préférés ! Ça va, on s'enjaille bien ? S'exclama le Serpent en jetant son écharpe sur une chaise pour se laisser tomber sur un des canapés, à l'autre bout de celui où s'était installé Harry.

Les deux ex se jetèrent un regard interloqué et Harry fixa le Serpentard en plissant des yeux, le regard suspicieux.

- Qu'est-ce que tu as fait encore ? S'enquit il d'une voix lente et posée.

Draco haussa les sourcils en se tournant vers lui.

- Qu'est ce qui te fait dire que j'ai fait quelque chose ?
- Tu es trop envoyé (?), Malfoy. Beaucoup trop. Même Ron et Mione ont senti l'embrouille. Tu as la tête du Serpentard qui a bien tourmenté les Gryffondors qu'il a choisis comme tête de turc.

Draco s'humidifia les lèvres, le regard mesquin.

- Hum hum, et ?
- Malfoy. C'est nous que tu adores tourmenter , expliqua Harry comme à un petit enfant.

Hermione eut un petit rire et Ron fronça les sourcils en observant Draco et Harry échanger un regard complice alors que le vert et argent ricanant méchamment.

- Tu n'as pas tort. Vous serez toujours mes victimes préférées, si ça te console Potty.
- Trop aimable, Malfoy.

Le Serpentard s'enfonça dans son fauteuil en souriant avec l'air du méfait accompli, comme un chat dédaigneux qui snoberait tout humain l'approchant.

- Crache le morceau, ne te fait pas prier, soupira Harry en levant les yeux au ciel.
- Chacun notre tour, chacun notre tour, déclara Draco en posant ses mains entrelacées sur son ventre.

Il observa les deux autres Gryffondors face à eux, qui le fixaient sans cligner des yeux. Il haussa un sourcil.

- Quoi ? Lâcha-t-il d'une voix acide.

Harry observa Ron se mordre fortement la lèvre pour s'éviter de dire quoi que ce soit mais Hermione sourit en plissant des yeux.

- Harry a raison. Tu as tourmenté quelqu'un et tu as adoré ça.
- Jalouse, Granger ? Vous n'étiez pas mes tourmentés exclusifs, je ne vous le cache pas, sourit Draco d'un air supérieur.
- Maaaalfoooooy... Insista Harry, le regard noir.

Le Serpentard ricana un peu plus fort puis se frotta les mains.

- Rien ne vaut une petite piqure de rappel pour les Serpentard. Je n'ai pas usurpé mon titre de Prince des Serpentards vous savez.

À la surprise générale, ce fut Ron qui éclata d'un rire fort, la tête rejetée en arrière. Harry, Hermione et même Draco le fixèrent d'un air interdit.

- J'y crois ! Mais quel enfoiré ! Putain, j'ai eu peur ! Je croyais qu'il avait changé ! S'esclaffa Éon, incapable de s'arrêter.

Draco eut un sourire supérieur et fit une petite courbette.

- Je fais de mon mieux, merci~ susurra-t-il.

Hermione et Harry ne purent qu'échanger un regard désabusé.

Ces deux-là, par Merlin...

.*.

Harry soupira et fronça un peu plus les paupières pour se concentrer. Cela faisait trois jours que tous les soirs, après le dîner et juste avant de s'endormir, il essayait de se visualiser son corps et son réseau. Malgré le peu de temps depuis lequel il s'entraînait, il avait fait un sacré bond en avant. Là où il se retrouvait quand il tombait en transe, là où ce n'était qu'une étendue sombre et impersonnelle jusqu'alors, il y avait un peu plus de lumière, comme une brume grisâtre mais douce et agréable. Il en avait parlé à Severus à la fin d'un cours de potion - où il avait brillamment réussi sa décoction d'ailleurs - et le professeur lui avait dit que c'était normal. Modeler sa magie pour qu'elle prenne forme et pour recréer un réseau, la forçait à se canaliser et à se reformer peu à peu l'endroit où son noyau aurait dû être s'il n'avait pas implosé.

" - Si jusqu'alors, la magie était éparse dans ton corps, elle se bride peu à peu et se rappelle comment elle était avant. Quand on tombe en transe, on tombe dans la psychée parce que ton Noyau attire ta conscience à cet endroit. N'ayant pas de Noyau pour t'attirer, ton esprit est resté... Quelque part. Mais tout se réforme petit à petit et tu vas bientôt atteindre ta psychée, ton inconscient. Peut-être aussi que tu vas réussir à influencer ta magie, qu'elle reforme ton Noyau physiquement. "

En clair et bref : c'était normal.

Il réussissait aussi enfin à tenir l'image de son corps sans avoir à y penser. Par contre, faire apparaître son réseau était une autre paire de manches. Il devait fermer les yeux - alors qu'il n'était pas là physiquement, pour dire ! - afin de se concentrer assez pour visualiser son réseau. Mais quand il rouvrait les yeux, son réseau apparaissait en veine lumineuse sur son corps dupliqué face à lui mais ne restait jamais bien longtemps. Certes, il restait déjà plus longtemps que le premier soir où il s'était essayé à cet exercice, assez pour avoir le temps de voir un nœud placé au niveau de sa langue.

Le jeune homme soupira en fronçant un peu plus les sourcils si possible, se faisant presque mal aux yeux tellement il les fermait fort. Dans sa tête, il voyait son réseau encore changeant, les veines floues, qui bougeaient et ondulaient, comme cherchant leur place parfaite.

Il avait l'impression de faire du sur place, de n'avancer pas du tout. Ce n'était pas vrai, certes, mais c'était frustrant de ne pas y arriver malgré tout le cœur qu'il mettait dans l'ouvrage.

Et soudainement, l'image se stabilisa et un frisson le traversa.

Il rouvrit les yeux en hoquetant et frissonna. Il était désormais dans une chambre qu'il ne connaissait pas. C'était à une chambre d'enfant, avec une armoire dans un coin, une porte close, des murs d'une couleur oscillant entre le jaune et le beige. Des frises à un mètre vingt du sol représentaient une forêt qui bougeait et évoluait, peuplée de ses animaux qui gambadaient. Ça, plus le petit lit d'enfant surmonté d'un mobile avec des vifs d'or qui voletaient paresseusement, il était dans une chambre d'enfant sorcier. Fronçant les sourcils, il chercha une sensation particulière et réalisa que oui, il était toujours en Transe.

Alors il se figura son corps et ce dernier apparut devant lui. Un sourire commença à étirer ses lèvres et quand il essaya de faire apparaître son réseau et que ce dernier se dessina sans hésitation face à lui, il sourit plus franchement.

Il rouvrit les yeux dans son lit de ses appartements avec un soupir d'aise.

Il y était arrivé. Après un ressenti de plusieurs heures passées en Transe tous les soirs, il y était enfin arrivé.

Il se serait bien endormi avec le plaisir du travail bien fait si un énorme bruit provenant de la pièce d'à côté ne l'avait pas fait se redresser.

Les sourcils froncés d'inquiétude, le Gryffondor se glissa hors de sa chambre, la baguette au poing, pour aller frapper à la porte de Draco.

Aucune réponse.

Le bruit recommença et, au risque de se prendre un sort à la tête, Harry lança un charme de bouclier et pénétra la chambre.

Plongée dans la pénombre, quelques rayons de lune passaient pourtant l'interstice entre les deux rideaux pour laisser Harry apercevoir la chambre et le lit. Le Gryffondor grimaça. Son ami dormait mais pas d'un sommeil paisible, gigotant sous les draps, les sourcils froncés ; et autour de lui, sa magie sortait et faisait léviter ses affaires et une armoire tremblait et percutait quelques fois le mur - sans aucun doute ce qui avait attiré Harry ici.

Ce dernier s'avança doucement, renforçant son bouclier, jusqu'à s'arrêter à côté du lit. Il se pencha sur le Serpentard et l'appela doucement pour le réveiller.

- Malfoy... Malfoy !

Mais le jeune homme, trop prit par ses démons, ne l'entendit pas. Harry hésita un instant avant de tendre la main et de secouer le Serpentard.

Le blond ouvrit précipitamment des yeux et chercha à se redresser, le visage couvert de sueur et paniqué, le masque totalement tombé. Harry s'assit sur le lit et l'empêcha de sauter sur ses pieds.

- Calme-toi, respire Malfoy ! Lui ordonna-t-il d'une voix douce.

Mais c'était comme si Draco ne le voyait pas, le regard encore perdu dans ses songes désagréables, et sa magie cessa de faire des siennes. Toutes les affaires qui lévitaient retombèrent brutalement sur le sol, arrachant un sursaut douloureux au Serpentard, qui se mit à chercher d'un regard hanté d'où pouvait provenir l'attaque. Harry se mordit la lèvre et se rapprocha en posant sa baguette sur la table de nuit. Il attrapa le visage de Draco pour le tourner vers lui et le forcer à le voir.

- Draco, tout va bien, il ne se passe rien. Calme-toi, respire, c'est moi, dit-il doucement.

Le Serpentard sembla enfin le voir. Il fronça les sourcils, la respiration toujours sifflante et surpris de l'apercevoir ici.

- Ha...Harry ? Que...

- Tu faisais un mauvais rêve.

Le Serpentard cligna des yeux et observa autour de lui.

- Qu'est ce que... Commença-t-il en avisant le bazar de sa chambre.

- Ta magie s'est relâchée, expliqua Harry en lâchant enfin.

Le Gryffondor vit son ami rougir et éviter son regard. Il se pencha et attrapa le verre d'eau de la table de nuit pour le lui donner. Le blond hocha la tête pour le remercier.

- Tu... Tu veux en parler ? S'enquit le brun à voix basse, comme un secret.

Draco termina son verre et haussa les épaules, visiblement mal à l'aise.

- Je t'ai réveillé, dit-il d'une voix sombre.

Harry secoua la tête.

- Je ne dormais pas encore, rassura-t-il.

Draco lui jeta un coup d'œil et soupira. Mais Harry ne lui laissa pas le temps de s'excuser - oui, il était sur que c'était ce qu'il allait faire - et fit le tour du lit pour s'installer de l'autre côté. Draco le regarda faire, interdit.

- Ça va, je ne te dérange pas ?

- Ma chambre est trop loin, marmonna Harry en s'enroulant sous les couvertures.

Draco leva les yeux au ciel en soupirant. Il hésita un instant puis se glissa lui aussi sous les couettes.

- Après tout, chacun notre tour, marmonna-t-il d'une voix presque inintelligible.

Ils restèrent ainsi allongés dans le même lit, avec une certaine distance de sécurité tout de même. Harry frissonna en fermant les yeux, enveloppé de partout par l'odeur du Serpentard.

- J'y ai cru pendant toute mon enfance, murmura enfin le Serpentard.

Harry rouvrit les yeux mais ne voyait pas Draco dans la pénombre, il le devinait seulement tout près de lui.

- De quoi ? S'enquit-il d'une voix aussi basse.

- Que Lucius n'avait pas fait ces horreurs sciemment.

Harry cligna des yeux puis fronça les sourcils.

- Tu as cru à sa version de l'Imperium ? Demanda-t-il en essayant de ne pas laisser transparaitre sa surprise, son jugement de la crédulité qu'avait fait preuve le Serpentard.

- C'était mon père, Potter, cracha Draco d'une voix sourde.

Harry hocha vivement la tête, puis se reprit.

- Je sais, je suis désolé, se dépêcha-t-il.

Il entendit Draco soupirer puis bouger dans le lit.

- J'y ai cru et quand le Lord est revenu, j'ai cru naïvement que...

Il se tut et soupira brutalement, semblant chercher ses mots.

- J'avoue que j'ai longtemps cru aux préceptes de Jedusor...

Harry frissonna mais ne dit rien. Il le savait bien sûr, ce n'était pas étonnant.

- Mais il y a une différence entre être d'accord avec des idées et laisser faire les choses de loin, et de s'engager activement et... Tuer et torturer des gens... Tu sais ... C'est très différent, termina-t-il.

Harry hocha un peu la tête, se retenant de lui demander s'il croyait encore aux idioties racistes de son père et de Voldemort.

- Jusqu'à cet été, c'était... J'arrivais pas à croire qu'il soit capable de ce genre de choses. Sur moi en plus.

Le sang de Harry se glaça dans ses veines. Draco ne s'était jamais plaint, n'avait jamais laissé transparaître quelque chose et peut être que d'une certaine manière, Harry n'avait pas voulu savoir.

Mais que le Serpentard garde des séquelles de son face à face avec son père, qui l'avaient conduit à un coma... Harry se sentait bête.

- Tu veux en parler ? Demanda-t-il d'une petite voix.

- Non.

La voix de Draco était forte, ferme, définitive. Harry soupira.

- D'accord. Mais si tu as besoin...

- Tais-toi.

Le Gryffondor ferma les yeux en secouant la tête.

- Bonne nuit, Malfoy.

Le Serpentard poussa un petit bruit qui rassembla à un acquiescement et Harry s'endormit ainsi, bercé par l'odeur du blond et enveloppé de son odeur.

.*.

Harry s'était réveillé serré contre le Serpentard, la tête contre ses côtes alors que Draco avait glissé ses doigts dans le col de son haut de pyjama, ses doigts tout contre sa peau.

Le Gryffondor avait frissonné et s'était écarté doucement pour ne pas le réveiller, le cœur battant. Sa nuit avait été peuplée de visions d'un Lucius Malfoy crasseux, le visage tordu par la folie, qui essayait de lui arracher un "oui" à coup de Doloris, de sortilèges de découpe et de jours et nuits passées comme un criminel, enfermé dans les cachots de son propre manoir. Ça avait été si étrange que d'avoir un tel rêve du point de vue de son ami Serpentard.

Harry avait ensuite quitté la chambre pour aller se préparer et quand Draco s'était levé peu de temps après, ils n'avaient pas reparlé de ce qui s'était passé la veille.

Le Gryffondor s'étira et gronda silencieusement en se frottant les yeux. La matinée se terminait seulement et Harry avait déjà un mal de crâne incroyable. Il avait commencé en cours d'histoire, ce qui était très étrange alors qu'il aurait aimé dormir - et ça ne s'était pas arrêté depuis.

Quand il entra dans la Grande Salle, il plissa des yeux alors que sa migraine augmentait d'un coup sous le brouhaha que les élèves faisaient, comme tous jeunes qui se respectent. Douloureusement, Harry plissa des yeux, constatant que la lumière trop forte n'aidait pas avec son état.

Trainant des pieds, il se glissa à la table des Serdaigles, la plus silencieuse en ce midi. Luna, assise à ses côtés, lui servit un verre de jus de citrouille en lui murmurant qu'il devrait aller voir rapidement l'infirmière.

- Merci, Luny... chuchota-t-il, sa propre voix raisonnant dans sa tête comme un tambour.

- Tu voudrais que je t'accompagne ? Demanda doucement la jeune femme en caressant doucement sa main.

- Non, ça va. Ça va passer, ne t'en fait pas.

- Tu devrais...

- Harry ?

Le Gryffondor gémit et releva la tête vers sa meilleure amie qui fronçait les sourcils.

- Tu vas bien ? Tu es tout pâle, s'enquit la jeune femme.

Il hocha la tête en se pressant les tempes de ses doigts.

- Il n'a pas l'air bien pourtant.

- Hermione, c'est bon. Je t'ai dit que ça allait, cracha-t-il presque, amer.

Draco s'installa à côté de lui en fronçant les sourcils mais Hermione continua.

- Je me suis réveillée en sursaut hier soir, et depuis ce matin, je ne me sens pas très bien. Tu es sûr que tu ne veux pas que je t'accompagne à l'infirmerie ?

- Pourquoi elle dit ça comme si Harry et elle étaient liés ?

- J'ai juste une petite migraine, Malfoy. Et Mione et moi avons un l... un lien qui...

- Harry m'a l'air pâle... Qu'est-ce qui ne va pas ?

- Vous pourriez pas vous taire pendant une seconde ? Grogna Harry en pressant ses paumes contre ses yeux.

- On a rien dit, dit doucement Draco, une voix un peu basse, comprenant sa douleur.

- Peut-être qu'il a un souci avec ses transes ?

- Je n'ai aucun souci avec ma Transe, Mione, j'ai même réussi hier soir et...

- Sérieusement, regardez-moi ce groupe d'abrutis finis et de traîtres. Malfoy, Potter, Granger et Lovegood. Une belle brochette de bras cassés.

Le rouge et or chercha des yeux qui venait de crier aussi fort, mais il n'y avait personne à côté de Luna, et la Serdaigle à côté de Hermione lisait tranquillement un grimoire sans leur accorder un seul regard.

- Et puis sérieux, Potter a un tel petit cul... Dommage qu'il soit gâché. Il aurait bien besoin d'être éduqué.

Harry haleta de peur, puis gémit alors qu'une douleur un peu plus forte perçait sa tête.

- Il m'inquiète vraiment ! Je vais l'emmener à l'infirmerie, c'est décidé.

- Je ne suis pas sûre de savoir à quoi va bien nous servir ce sort, mais bon...

- Pourquoi Cindy n'a d'yeux que pour lui ? Je suis là, moi pourtant...

- Je n'arrive pas à croire que Malfoy ait vraiment dit non au Lord. C'est un Black maintenant. J'aurais dû faire la même chose...

- Et si je prenais soins aux créatures magiques l

- magito rinta. Non, markit'

- née prochai

- ais invité John au

- ourir ador

- Harry !

Le Gryffondor essaya de rouvrir les yeux mais il en était incapable. Et maintenant, il réalisait que le goût de sang qu'il avait sur ses lèvres n'était pas qu'une impression, mais que de grosses gouttes tombaient de son nez. Il chercha à se relever mais sa migraine l'accabla et en plus d'une nausée, il tangua et perdit le contact avec son corps.

Il chercha à se lever mais ses jambes le lâchèrent et il s'écroula, sa tête percutant brutalement le sol, le plongeant dans l'inconscience.


Et voilà pour ce soir ! Je me suis rendu compte aujourd'hui, quand j'ai relu le chapitre que m'avais envoyé Blitzz, que je lui avais envoyé la première version, soit... Soit trois pages seulement il me semble xD Elle a eu la gentillesse de se dépêcher et de le corriger avant ce soir ! Elle est trop forte - c'est moi qui ai oublié de publier le chapitre. My bad.

SACHEZ ! Sachez que je n'ai plus que deux trois chapitres à écrire avant que ce ne soit terminé. Vous vous rendez compte ? *va terminer son chapitre 57*

Bon aller, je vous embrasse très fort, et vous dis à Lundi pour la suite 😃

Je vous embrasse !

Xoxo, 'Win