GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.

PARING : LE DRARRY N'EST QU'A DEUX CHAPITRES ! JE RÉPÈTE ! MAYDE ! MAYDE ! ! LE DRARRY EST DANS QUELQUES CHAPITRES !

RATING : T+, M voire Ma à venir

BÊTA : Blitzz, encore et toujours, fidèle au poste !

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 38 -

Harry se retourna dans le lit de l'infirmerie.

C'était la deuxième nuit qu'il passait ici, sous le sort de silence du Directeur de Poudlard. Il n'avait pas encore eu la possibilité de voir ses amis depuis que Severus lui avait posé les fameuses barrières pour son esprit. Depuis, Harry passait énormément de temps en Transe pour les renforcer, mais ça le fatiguait. Cela dit, depuis qu'il était ici sans l'attrapeur de rêves que Draco lui avait offert pour Noël, il n'avait pas eu de visions envoyées par Voldemort, alors ça fonctionnait. C'était déjà un soulagement.

Harry soupira et fixa le plafond.

Cela dit, tout de même. Tout de même ! Un Legimens naturel... Il était un putain de Legimens naturel. Il pouvait entendre les pensées des gens autour de lui et malgré ce que Severus lui avait dit - que dès qu'il aurait des barrières assez épaisses, il pourra avoir une vie tout à fait normale - il n'y croyait pas trop. Il était Harry Potter, par Merlin, à quel moment pouvait-il imaginer qu'il aurait une vie normale ? Il tuerait Voldemort - puisqu'il est le seul à pouvoir le faire - et son nom sera encore plus connu qu'aujourd'hui.

Un frisson le parcourut alors qu'une drôle de sensation le traversait. Il plissa les yeux dans le noir et attrapa ses lunettes sur sa table de nuit pour se redresser et regarder autour de lui. Cette sensation était étrange, comme des picotements à l'arrière de son crâne... Dans son crâne. Ça ressemblait un peu à la sensation de Severus en train de construire ses barrières, en plus... agréable.

Il réfléchit un instant et en déduisit que c'était sûrement les pensées de quelqu'un qu'il captait, et que puisque ses barrières n'étaient pas extrêmement puissantes, il sentait la sensation sans en capter le sens exact.

Son regard tomba sur le lit à l'autre bout de l'infirmerie, juste sous la lumière de la lune.

Pomfresh ne pouvait se permettre de sceller totalement l'infirmerie juste pour Harry, mais elle ne pouvait se permettre de le laisser errer dans le château alors qu'il pouvait capter les pensées de tout le monde dans l'école jusqu'à s'en rendre malade. Alors hier, lorsque l'attrapeur d'une des équipes de Quidditch était tombé de son balai et qu'il avait besoin de repos, elle ne pouvait l'empêcher d'accéder à ses soins.

Harry haussa les épaules et se rallongea. Qu'importe.

Malheureusement, alors qu'il laissait le sommeil l'envahir, ses barrières vacillèrent et il se retrouva dans le rêve du deuxième pensionnaire de l'infirmerie. Et quel rêve.

.

Ça ressemblait beaucoup à la nuit qu'il avait passée avec Draco, le soir où il avait stabilisé son réseau, et Harry su que c'était un souvenir. Et de nouveau, quel souvenir.

Harry avait déjà vu l'endroit, pas en vrai certes, mais en vision ; ces mêmes visions qui lui pourrissaient la vie depuis la cinquième année, qui lui pourrissaient ses nuits. Le Manoir Malfoy avait dû, un jour, être magnifique, d'une splendeur sans égale, mais... Après tout, avec un Seigneur Noir comme Voldemort entre ces murs, ces derniers ne pouvaient que suinter, que mourir à petit feu dans la noirceur qui se dégageait de ce monstre.

Harry resta calme, sachant parfaitement que c'était un souvenir et non une vision, qu'il ne pouvait rien influencer même en se réveillant tout de suite, et voulait-il vraiment ne pas assister à ça ?

Parce qu'il n'y avait pas de moldu à torturer dans le grand salon des Malfoy. Il y avait des mangemorts, certes. Il y avait Voldemort qui trônait au beau milieu de la pièce en ricanant, emporté dans un discours mégalomane aussi jouissif et agréable pour lui qu'une bonne branlette sous la douche le matin. Autour de lui, ses disciples, disciples de la première guerre et d'autres, de plus jeunes, des enfants, des enfants de Poudlard. Les fils et filles des mangemorts, découverts contrairement aux adultes, gardaient un visage neutre et détaché, mais Harry sentait l'euphorie et le plaisir flagrant de celui dont l'esprit s'était ouvert à Harry.

Le Gryffondor grinça des dents et écarquilla les yeux en voyant Voldemort s'approcher des jeunes gens de son âge mais aussi d'autres plus jeunes, l'une des Serpentardes présentes était seulement en troisième année, par Merlin ! La fixant, Harry réussit à apercevoir le tressaillement léger de la petite quand Voldemort glissa son doigt sur sa joue en ricanant, déclarant qu'elle deviendrait une magnifique femme, peut-être aussi belle que sa douce Bellatrix et que la faveur qui allait lui offrir en la faisant l'une des siennes lui donnerait tout ce qu'elle désirerait. Harry grimaça alors que la petite avait un visible mouvement de recul provoquant la colère du Seigneur noir qui lui envoya un doloris.

Le Gryffondor ferma les yeux et détourna le regard en essayant d'échapper à ce souvenir, au plaisir que l'élève qui regardait une de ses jeunes camarades se faire torturer et hurler de douleur sur le sol. Quand Voldemort leva le sort, l'élève ressentit même une pointe de déception et Harry eut envie de vomir. Mais on ne pouvait pas vomir dans un souvenir, quand on n'était même pas dans son propre corps. Alors il se secoua et reprit contenance pour observer Voldemort marquer les jeunes élèves l'un après l'autre ; la toute nouvelle génération de mangemorts.

Harry frissonna, la gorge serrée, en réalisant que Draco aurait pu faire partie de ses enfants, de ces jeunes gens qui prenaient les uns après les autres la marque et Harry se demanda si certains avaient véritablement envie d'être ici, si ce n'était celui dont il avait infiltré l'esprit. Le teint de Théodore Nott était un peu plus pâle que d'ordinaire, mais peut-être était-ce l'éclairage ; le regard de Pansy Parkinson était fixe face à elle et elle avait l'air éteinte et n'était pas maquillée et ses cheveux pas coiffés, mais peut-être était-ce parce qu'ils étaient venus la chercher au petit matin ou très tard le soir, peut-être pas parce qu'elle ne voulait pas être ici.

Harry observa Voldemort s'approcher de lui - enfin, de s'approcher de l'élève qui assistait à la scène - et l'élève défit les premiers boutons de sa chemise.

C'était une bonne idée de la part de Jedusor, que de marquer les enfants à un autre endroit que les mangemorts de la première vague. Désormais, les marques trônaient sur leurs épaules gauches, plus exactement sur leur torse juste au-dessus de leurs aisselles. Ainsi les élèves pouvaient se promener partout où ils voulaient et en manches courtes s'ils le désiraient. Et puis ils pouvaient montrer leur avant-bras et les Aurors pouvaient lancer autant de sorts pour détruire un glamour qu'ils voulaient, il n'y en aurait aucun à retirer.

Puis cette réunion de marquage prit fin. Les enfants de mangemorts rejoignirent leurs parents et rentrèrent chez lui, les enfants qui étaient là parce qu'un oncle, une connaissance, quelqu'un de leur entourage les avaient introduits ici, partir à leur tour - et resta enfin l'élève, qui était là par pure conviction.

.

Quand Harry ouvrit les yeux, la nausée tordait son ventre et il chercha à se calmer en inspirant et expirant lentement, contrôlant sa respiration à outrance. Quand il fut certain de ne pas régurgiter son dîner, Harry se redressa dans son lit, une main posée sur son front. Il tremblait mais c'était supportable, il sentait déjà son état s'améliorer.

Il faisait toujours nuit et un vague tempus lui apprit qu'il n'avait été plongé dans ce souvenir qu'un peu plus d'une heure pendant seulement un quart d'heure.

Les informations qu'il avait récoltées durant ce rituel d'intronisation et ce qui avait suivi lui avaient donné beaucoup d'informations. Des informations qu'Harry était sûr que l'Ordre ignorait, parce qu'il n'avait pas reconnu Severus parmi les Mangemorts adultes. Peut-être même que Severus ignorait totalement l'existence des jeunes initiés qu'il y avait dans sa maison, et ignorait définitivement ceux des autres maisons de Poudlard.

Harry jeta un regard au lit où dormait tranquillement l'élève. Il ignorait ce qu'il devait ressentir pour cet élève qui se révélait être un raciste pur et dur qui avait rejoint Voldemort de son propre chef, qu'il aimait sa marque plus que tout au monde et avait offert à Jedusort une dévotion proche de la névrose, le parfait équivalent masculin de Bellatrix.

Harry ne savait pas qu'il avait cela en lui.

L'élève avait offert d'être un espion implacable pour son Seigneur et Maître, lui proposant même de trouver un moyen pour lui amener Harry sur un plateau d'argent en s'infiltrant dans son groupe d'amis. Voldemort l'avait raillé et lui avait lancé le défi d'y arriver, et Harry avait ressenti les plans de l'élève pour s'occuper de lui comme si c'était ses propres idées. Il fallait reconnaître que ça avait quelque chose de... Malsain.

Harry n'avait qu'une envie, c'était de se lever avec sa baguette et de se glisser jusqu'à lui pour ... Pour faire quelque chose.

Puis il se reprit. C'était la guerre après tout. Voldemort, après un an passé à faire le tour du monde pour acquérir un peu plus de puissance, d'étendre son nom de terreur sur la planète tout entière avec quelques boucheries par-ci, par-là, trouver des contacts peu recommandables dans la communauté sorcière internationale... était enfin rentré au pays avec pour motivation de prendre le contrôle de ce dernier. Et d'enchaîner avec le reste du monde bien entendu, ses petites gens minutieusement et astucieusement bien placés sur le globe.

Et de ça, Severus n'en avait aucune idée, Harry en était sûr. Il venait de l'apprendre dans l'esprit de l'élève - lui qui croyait que c'était un souvenir de cet été, venait d'apprendre que ce marquage datait de l'année d'avant. Draco n'était pas présent parce que Narcissa et lui avaient été à Azkaban ce jour-là, Voldemort ayant regretté à voix haute leur absence. Parce que cet élève, tellement épris du point de vue de Jedusort, s'était mis à fouiner et à laisser son oreille traîner, prenant le plus d'informations possible, offrant à Harry des conversations inédites censées être secrètes. Incroyable.

Harry se frotta le menton en se rallongeant. L'esprit de l'élève était assez protégé pour que Harry ne capte aucune de ses pensées en pleine journée mais en pleine nuit, comme avec tout le monde, les protections de l'esprit flanchaient toujours un peu, mis à part pour les grands Maîtres très habitués comme Severus. Mais entre la somnolence qui avait pris Harry et le souvenir fort en émotions de l'élève, le Gryffondor avait été happé dans sa tête.

Il fixa le plafond, son esprit dérivant. Dès le lendemain, quand le Directeur viendrait le voir pour prendre de ses nouvelles, Harry lui expliquerait ce qu'il venait de voir - les marques déplacées sur un autre endroit du corps, ses espions dans le monde entier, à peu près tout. Est-ce qu'il allait parler des élèves ayant pris la marque ? Oui. Allait-il lui dire de faire quelque chose ? ... Pas encore.

Les Serpentards ne pouvaient être que prêts à ce qu'on les soupçonne. Mais les élèves des autres maisons ? Ils étaient désormais en guerre, Voldemort était de retour sur le sol anglais et avait contacté l'élève de l'infirmerie ainsi que sûrement les autres.

Jusqu'alors, Harry grondait d'être un legimens naturel, parce qu'il ne voyait cela que comme un désagrément de plus. C'était sans doute le cas, mais avec ce qui venait de se passer ? Avec ce qu'il venait d'apprendre grâce à cette capacité ? A ce don ?

Ils étaient en guerre, et peut-être était-il le temps pour Harry de s'investir avant la confrontation finale.

.*.

Draco se crispa dans son fauteuil alors que le bruit caractéristique du tableau s'ouvrant se fit entendre.

Le Serpentard ferma les yeux et inspira doucement pour se reprendre. Il s'était pourtant préparé pour ce moment-là. Il avait juste à faire la première phrase, c'était toujours ça le plus difficile. Dès qu'il sera lancé, tout irait parfaitement bien.

Quand il rouvrit les yeux, il ravala un sourire narquois en voyant le Gryffondor qui partageait ses appartements s'avancer en traînant des pieds, son avant-bras devant sa bouche ouverte avec un bâillement à se déchirer les joues.

- Bah alors, la reprise est si dure que ça ? Railla-t-il en décroisant les jambes.

Voilà, premier contact. Tout allait bien.

Harry sursauta et lui lança un regard noir, une main sur le torse.

- Non mais, tu vas bien ?! Tu veux me tuer en fait, c'est ça ? Gronda-t-il, les sourcils froncés.

- Tu ne le verrais même pas venir, déclara-t-il avec une moue.

Le Gryffondor roula des yeux mais eut un sourire. Il lâcha son sac sur le sol et se laissa tomber sur le canapé à côté de Draco.

- Mais ouais, putain.

- Langage, Potter.

- J'me langage comme je veux, le taquina le brun en le singeant.

Draco observa son profil.

- Tu risques pas de me refaire un malaise, j'espère.

Harry lui jeta un coup d'œil en souriant.

- Nan, c'est terminé, c'est bon.

- Il s'est passé quoi exactement ? Ne put se retenir Draco en fronçant les sourcils.

Le Gryffondor ouvrit la bouche pour répondre avant de froncer les sourcils et s'assit en tailleur tourné vers lui, adossé à l'accoudoir du canapé.

- Mione et Ron ne t'ont rien dit ?

Draco haussa un sourcil en le fixant, lui disant clairement d'un regard « Tu poses VRAIMENT la question, idiot de Gryffondor ? ». Harry soupira en secouant la tête.

- OK. Euh... Par quoi commencer... Soupira-t-il.

Le Serpentard l'observa se frotter le crâne en plissant des yeux, une moue sur le visage.

- Eh bien, tu te souviens quand tu m'as parlé de la Transe en début d'année ?

Draco hocha la tête. Il n'avait d'ailleurs jamais cherché à en savoir plus, même s'il aimerait VRAIMENT savoir - parce que, je vous le rappelle, Draco fût, était et serait toujours une véritable commère - mais la Transe étant quelque chose de tellement personnel qu'il n'avait jamais pensé à taquiner Harry pour savoir ce qui se passait.

- D'ailleurs, heureusement que tu l'as fait et que tu en as parlé au Professeur Snape. Sans cela, j'aurais sûrement fait ma vie sans avoir connaissance de toute une partie du monde magique, soupira le Gryffondor. Je veux dire... J'avais jamais fait de Transe.

Draco cligna des yeux.

- Aucune... Aucune ?

Il avait cru que Harry en avait fait une - il y était forcément passé, il était un sorcier ! - mais qu'il ne l'avait pas... sut. Pas compris ce qui s'était passé. Mais Harry secoua la tête et remonta ses lunettes sur son nez.

- Aucune aucune. Enfin... Dumbledore pense que j'en ai fait une il y a bien longtemps mais que je ne m'en souviens pas. En fait, il se trouve que...

Il fit une grimace.

- L'infirmière m'a fait un check-up et on s'est rendu compte que je n'avais aucun réseau magique, aucun Noeud et... Incapable d'entrer en Transe parce que mon Noyau était... déréglé.

Draco se redressa en le regardant.

- Mais... de... Quoi ?

Il se foutait de lui là, non ? Harry lui offrit un pauvre sourire désabusé.

- Tadaaaa~ Bienvenu chez moi.

Draco secoua la tête.

- Attend, pas de réseau ? Mais comment tu peux être... Enfin...

- Comment je suis un sorcier, tu peux le dire hein. C'est une question qu'on est en droit de se poser.

Harry se frotta la nuque et s'ébouriffa les cheveux.

- Dumbledore pense que ma première Transe, je l'ai expérimenté quand j'avais un an, le soir où j'ai survécu au sort de mort et que c'est pour ça que je ne m'en souviens pas. Il pense aussi que ma dose de magie accidentelle que j'ai fait pour me protéger de l'Avada, plus certainement la magie de ma mère qu'elle a déployée avant de... mourir pour me protéger, PLUS la magie de Vold... enfin, de Jedusort, tout ce barda aurait peut-être surchargé mon réseau et il a implosé.

Draco observa le Survivant qui portait définitivement bien son nom, la bouche ouverte de surprise.

- Alors toi... Tu es vraiment un cas.

Harry grimaça et lui tira la langue.

- C'est pas d'ma faute ! Gronda-t-il. Ça m'amuse pas vraiment, cette histoire... Du coup, j'ai pas fait de Transe quand j'ai eu ma première baguette et ma... ma magie s'échapperait de moi sans que j'en aie le contrôle, puisque je n'ai pas de réseau. C'est pour ça que mes sorts directs sont puissants, mais que les sorts qui doivent durer me font cruellement défaut.

Le Gryffondor soupira et posa son coude sur le dossier du canapé pour soutenir sa tête alors qu'il regardait Draco.

- Toujours est-il que, pour me faire des barrières en occlumencie, il faut que je tombe en Transe. Mais pour tomber en Transe, il fallait que je ressente comment le faire pour pouvoir le reproduire. Alors avec l'aide de ton parrain, j'ai choisi Hermione pour m'aider et on a commencé à travailler. Tous les deux soirs, elle tombait en Transe et avec un sort, j'essayais de la suivre pour faire une Transe Partagée. On a mis à peu près trois mois pour tomber en Transe partagée - et on a aussi... peut-être fait un cas de conscience partagé.

Draco se mordilla la lèvre, passionné.

- Sérieux ?

- Tu n'as pas remarqué que je réussis beaucoup mieux mes potions depuis quelque temps ? Sourit le Gryffondor.

Le Serpentard hocha la tête en reniflant dédaigneusement.

- Ce qui est une honte, d'ailleurs. Un Gryffondor bon et potion, et puis quoi encore.

- Hermione est très forte en potions,

- C'est une Serdaigle refoulée, ça compte pas, balaya Draco d'un revers de main.

Harry rit en secouant la tête.

- N'importe quoi.

Il prit une grande inspiration, rassemblant ses pensées.

- Quand on a commencé à réussir à tomber en Transe partagée à chaque fois, j'ai commencé à essayer de mon côté tout seul. Ça a été assez rapide, je dois reconnaître. Après ça, Severus m'a dit qu'il y avait un moyen de reconstruire mon réseau, en forçant ma magie à prendre une certaine forme dans mon corps.

Il fronça les sourcils en réfléchissant, se frottant le menton. Puis il secoua la tête.

- Je ne suis pas sûr d'avoir tout saisit, mais en gros, ma magie s'est souvenue comment elle était initialement placée dans mon corps avant que mon réseau implose et plus je me forçais, plus elle se mettait instinctivement comme ça. Et puis la veille de mon malaise, ça c'est... - Il claqua des doigts - ça c'est débloqué. Ou plutôt, bloqué et remis dans le bon sens.

Draco hocha la tête.

- Tu as eu un surplus de magie, devina-t-il.

Harry secoua la tête en souriant et grimaçant à la fois.

- Nan... C'est plus... bizarre que ça encore.

Draco cligna des yeux en regardant son camarade, un sourcil haussé.

- Ce n'est même pas étonnant venant de toi en fait, je m'attends au pire... Vas-y, développe.

Harry sourit, amusé.

- Tu sais déjà que je suis fourchelang, et en effet, un de mes croisements se trouve au niveau de mon muscle stylo-hyoïdien, qui est lié au fourchelang apparemment. Et puis...

Il ricana amèrement.

- Et puis. On a découvert où était mon Nœud... Un Nœud bien entendu peu commun, parce que ça ne serait pas marrant sinon...

- Bon, accouche Potter, grogna Draco en le voyant tourner autour du pot.

- ...Il se trouve que je suis un legimens naturel.

Draco hoqueta et ouvrit de grands yeux alors qu'une sueur froide dévalait sa colonne vertébrale. Mais Harry ne sembla pas remarquer.

- Q... Quoi ?

Le Gryffondor soupira et hocha la tête.

- Mouais, un legimens naturel, un des trucs les plus rares chez les sorciers, avec le fourchelang... je suis sûr que si je fais un effort, je vais me découvrir metamorphomage, soupira-t-il en levant son regard au ciel.

- Mais... Ça veut dire que ...

- Ouais. Ce matin-là, même si je n'ai pas compris ce qui se passait, j'entendais les pensées de tout le monde dans le château. Et crois-moi, c'est un des trucs les plus douloureux que je connaisse.

Il grimaça en se frottant la tête, se souvenant sûrement de cette épreuve.

- Enfin, j'entendais presque toutes les pensées.

- Et... maintenant ? S'inquiéta Draco.

Non mais pourquoi avait-il réalisé son attirance pour Harry Potter que maintenant ? Pourquoi il avait pas attendu un peu ? Ou mieux ! Qu'il ne le réalise pas du tout !

Harry haussa les épaules.

- Maintenant ça va. Severus m'a construit les bases des barrières de protections, puisque apparemment, je ne peux pas le faire moi-même, et j'ai passé les deux jours à l'infirmerie à les renforcer, bien à l'abri derrière un sort de Dumbledore pour que les pensées de tout le monde ne me viennent pas. Alors normalement, mise à part peut-être une pensée et/ou une émotion très puissante, je n'entendrais rien.

Il regarda Draco avec un sourire un peu mesquin.

- Et ne t'en fais pas, Severus m'a assuré qu'avec les barrières que tu avais, rien ne pouvait m'atteindre si je ne le voulais pas.

Draco put respirer plus librement. Parce qu'il savait que jamais Harry n'entrerait dans sa tête sans sa permission. Peut-être que quelques années plus tôt, il l'aurait fait, ne serait-ce que pour vérifier si Draco ne préparait pas quelque chose de mauvais, mais aujourd'hui ? Non, impossible. Son ami ne lui ferait pas ça.

- D'ailleurs, à propos de ça...

Draco reporta son attention sur Harry, qui paraissait un peu gêné. Il avait ramené ses genoux contre lui, ses chaussures abandonnées au pied du canapé, et grimaçait légèrement.

- Tu sais, le soir où mon réseau s'est reconstruit et que je t'ai rejoint dans ta chambre... Commença doucement Harry.

Aucun sous-entendu Draco, calme-toi, garde tes hormones en contrôle, se fustigea le Serpentard en s'empêchant de rougir.

- Je sais que.. durant la nuit, tu as eu des cauchemars et que tu as revu ce qui s'est passé cet été. Je le sais parce que... Enfin, jusque là, je croyais juste avoir eu une imagination très fertile, où j'avais essayé de m'imaginer ce qui t'était arrivé... Enfin bref, tout ça pour dire que je ne l'ai pas voulu, mais j'ai vu et j'ai assisté à ce qui s'est passé cet été.

Draco se crispa et se sentit pâlir. Harry continua sans le regarder, gêné.

- Alors je sais que tu ne veux pas en parler, je le sais. Mais même si je ne savais pas ce qui se passait et même je n'avais pas de contrôle dessus, je voulais que tu le saches, je n'ai pas le droit de te cacher ça et je suis désolé d'être entré dans ta tête sans le vouloir, termina Harrry en le regardant dans les yeux.

Le Serpentard déglutit et se décrispa légèrement. Harry n'allait pas le forcer à parler de ce qu'il avait vu. Il se racla la gorge.

- Ce... Ce n'est rien. Tu l'as dit toi-même, tu ne savais ce qui se passait et... Et tu n'avais le contrôle dessus de toute façon. Ce n'est pas de ta faute.

Il se frotta les mains, inspirant doucement.

- Je ne t'en veux pas... Merci de me l'avoir dit.

Quand Harry lui offrit un sourire resplendissant, Draco se dit que c'était bien sa veine, avoir un coup de cœur pour un legimens naturel qui n'avait pas encore totale contrôle sur ses facultés. Il se sentait déjà assez fébrile comme ça, voilà qu'il allait devoir être très vigilant pour que Harry ne se doute de rien et que Draco ne laisse rien filtrer non seulement par son comportement mais aussi par ses pensées. Ça, c'était un sacré défi...


RÉPONSES AUX REVIEWS :

Guest : Héhéhé, en effet ! Je suis contente que ça t'ai plus :D j'espère que ce chapitre t'a plus tout autant :)

Yoko78 : Je suis bien contente que cette histoire te plaise ! Euh... Eh bien, je poste deux fois par semaine et j'avais posté le jour même, alors non, je ne l'ai pas abandonnée ^p^'


J'avais dit que je ne postais pas deux chapitres cette semaine, mais comme j'ai bientôt terminé l'écriture de LQUA, j'avais envie de le faire. L'écriture, j'ai bientôt terminé l'histoire en elle-mêmz. Et plus la fin arrive, plus je me dit " Mais où est passé l'OS, le petit OS que je voulais faire, hein ? " xD

Voilà voilà... En fait, voyez, tous les chapitres qu'il y a en plus, c'était juste pour expliqué une chose, et une seule : Le rêve de ce chapitre. Le noyau, le noeud, tout ça n'étaient là que pour une seul chose : Que Harry ai une explication logique quant à sa plongée dans l'esprit de quelqu'un :) Voilà voilà !

J'espère que cela vous a plus :D Je vous dis tout de même à Lundi pour la suite et je vous fais plein de gros bisous ! xoxo, 'Win

P.S : Vous pouvez toujours suivre mes délires et l'avancée des histoires sur ma page FB « La plume d'Eowin », ainsi que sur twitter « Eowinmp » - et puis mon mail : plume ( pouiiiint) eowin (arobaazeuuuh~) gmail ( pouiiiint) coum :D