Ça me fait toujours sourire de lire autant de pitié pour Draco, car c'est vraiment une personne que je n'apprécie que très peu... Mais pour ce coup-là, j'avoue que la pilule est difficile à passer. Ce que Draco a vécu est assez horrible et vous imaginez très bien la suite... Mais... Hey bah, vous verrez lundi ! ^^

Je vous remercie beaucoup pour vos reviews et j'espère que cet avant-dernier chapitre vous plaira !

Bonne lecture !


Chapitre 4 : Les vacances

- Le petit-déjeuner sera servi entre 8h et 9h30. Le déjeuner entre 12h et 13h30 et le repas entre 20h et 21h30. Si vous arrivez en retard ce n'est pas mon problème, vous attendrez le prochain repas et interdiction d'aller aux cuisines ! Dis-je d'une voix forte et autoritaire. Vous avez interdiction de dépasser les limites de Poudlard et de jouer au Quidditch sans mon autorisation préalable. Peu m'importe ce que vous faites de vos journées, vous pouvez vous entretuer si ça vous chante. Mais faites ça en silence, sans bain de sang et à des heures raisonnables pour que je puisse constater l'heure du décès. Est-ce clair ?

Je regarde mes huit Serpentards qui hochent la tête d'un air incertain et craintif. Trois sont de premières années, un de seconde, deux de quatrièmes et deux de cinquièmes. Ils me regardent avec des yeux ronds comme des vifs d'or et j'espère bien qu'ils garderont en tête mes recommandations jusqu'à la fin des vacances. Je n'ai aucunement l'intention de soigner des bobos en tout genre ou de surveiller une partie de Quidditch, mais pour le coup, il y a peu de chance qu'ils demandent à en faire.

- Il n'y a dans le château que vous, moi, Rusard ainsi que le Professeur Dumbledore qui à cause d'un incommensurable travail pour faire tenir cette misérable école debout, ne pourra pas se joindre à vous pour les repas. Oui, je dis vous parce que je n'y serai pas ! J'ai autre chose à faire que de vous surveiller. Mais sachez que je serai au courant du moindre de vos faits et gestes ! De plus, si vous êtes malades vous devez savoir qu'il n'y a que moi, donc tâchez de ne pas me déranger pour rien !

Nouveau hochement de tête affirmatif, finalement j'aime plutôt cette bande d'imbéciles qui a préféré rester au château, au moins ils ne tenteront pas tous de faire les pires âneries du monde dès que j'aurai fait demi-tour.

- Parlons tout de suite du pire. Dis-je en soufflant pour montrer mon agacement. Pour le repas du réveillon de Noël, voulez-vous que je sois présent ?

Mes serpents se regardent, incertains de devoir avouer la vérité.

- C'est réglé, je n'y serai pas et tant mieux ! Ça sera donc ici de 20h30 à 22h30 avec toutes les joyeusetés habituelles. Sauf que, merci, Merlin, je n'y assisterai pas. Dumbledore sera aussi absent pour ce repas, il a retrouvé la raison et préfère le fêter seul dans son bureau plutôt qu'avec vous. Et dernier point, vous devrez être dans vos salles communes à 23h, minuit et demi pour le réveillon de Noël. Je viendrai vérifier ! Des questions ?

Mes Serpentards se regardent une nouvelle fois, Merlin soit loué, c'est terminé.

- Bien. Bonne vacance.

Je me retourne et pars dans une envolée de cape. J'entends des « Merci, Monsieur » mais n'y prête pas attention. Les vacances vont être bien meilleures que ce que j'avais prévu à la base. Dumbledore est absent, bien que j'ai dit le contraire aux élèves pour qu'aucuns ne puissent prévenir le Seigneur des Ténèbres, Rusard comme chaque année polit ses chaînes et je suis seul avec que des Serpentards, sans oublier le lion bien caché milieu du lot.

Sous les conseils d'Harry, j'avais été en cuisine pour demander aux elfes de maison de surveiller mes Serpentards en toute discrétion. Ils allaient donc me tenir au courant s'il y avait le moindre problème, ils s'étaient empressés d'approuver et en étaient même plutôt heureux car il y avait beaucoup moins de travail pour eux pendant ces vacances. C'est donc assez serein que je retourne dans mes cachots.

- Ça a été rapidement expédié, non ? Demanda Harry en sortant sa tête de sous sa cape d'invisibilité après être entré dans le salon.

- Les Serpentards comprennent vite, eux ! Dis-je d'un ton narquois. Allez, retire cette cape que je puisse enfin te baiser.

- Je pensais que tu ne le dirais jamais ! Fit-il en retirant sa cape, laissant voir son corps totalement nu.

- Tu… Tu n'avais rien sous ta cape ? Demandai-je terriblement excité à cette constatation.

- Non. Fit-il avec insolence. Mais je croyais que tu voulais me baiser ?

- Insolent ! Dis-je en lui sautant dessus.

Je l'ai dévoré longuement, plusieurs fois et il m'a supplié un nombre incalculable de fois. Le tout en criant mon nom d'une façon si érotique que je n'ai pas pu résister plus longtemps. Les vacances ont enfin commencé.

HPSS HPSS

Les deux premiers jours avaient été les pires, mes Serpentards ne semblaient pas croire que je pouvais être partout. Pourtant je l'étais, quand deux avaient voulu sortir après le couvre-feu, quand un avait voulu aller en cuisine parce qu'il s'était levé à 11h ou encore quand trois étaient partis en expédition pour aller dans la Forêt Interdite. Mais un Serpentard comprend vite, et après six colles d'une semaine mises pour la rentrée, ils n'avaient plus fait un seul écart.

Nous avions donc pu avoir la joie d'aller dans la salle de bain des Préfets tous les deux sans nous soucier des huit parasites extérieurs. Pour une fois, j'avais envie de remercier Potter Sr pour la cape d'invisibilité et la carte du Maraudeur.

Je m'amuse à regarder la magie que fait Harry sans même s'en apercevoir. Nous sommes immergés dans l'eau bien chaude de l'immense baignoire de la salle et Harry qui n'est autre part que dans mes bras a les yeux fermés et semble rêvasser. Sûrement, parce que des bulles de savon s'envolent dans les airs pour former des petits cœurs.

- Harry ? Dis-je tout bas.

- Humm ? Fit-il simplement.

- Pourquoi tu ne m'as jamais parlé de ce que tu fais dans la Salle-sur-Demande ? Demandai-je enfin après m'être posé la question de nombreuses fois.

- Parce que tu ne me l'as jamais demandé. Répondit-il simplement. Tu voudrais savoir ? Demanda-t-il surpris alors que toutes les bulles de savon en forme de cœur explosaient.

- Oui. Dis-je honnêtement.

Il se retourne pour me regarder, son sourire éclaire son visage. Il me regarde l'eau et celle-ci commence à mouvoir en petite vague, puis de plus en plus grande mais juste devant lui. Il forme un pont avec l'eau et je peux voir différentes formes, dauphins, sirènes et poissons sautaient au-dessus.

- Tu maîtrises la magie sans baguette ? Demandai-je émerveillé, une magie aussi puissante sans baguette est rare.

- Oui, j'en ai encore besoin pour les sorts très puissants ou la vieille magie. Dit-il sans sembler se rendre compte que cela était déjà beaucoup pour un sorcier lambda. Je te montrerai mes compétences aux combats plus tard, mais avant cela je n'ai pas fini de te montrer tout ce que je peux faire dans l'eau…

Son sourire m'indiqua que la suite n'allait pas être une démonstration de combat. Peut-être un tout petit peu… C'est comme si une force invisible m'avait fait joindre les mains dans le dos pour les lier. Puis je sentis comme des courants dans l'eau, courants qui frôlaient sans gêne mon entrejambe qui se fit de plus en plus réactif, surtout quand je sentis mon gland être un peu plus comprimé dans l'eau.

- Merlin, Harry… C'est… Sensationnelle… Haletai-je difficilement en rejetant la tête en arrière.

- Et ça ne fait que commencer, mon amour. Fit Harry qui s'était placé derrière moi sans que je le remarque.

Il colla son corps au mien, je pus sentir au niveau de mes mains liées son sexe en érection, mon petit lion était déjà bien excité. Je ne pouvais me réjouir de ce constat car de l'eau m'écartait les jambes. Je ne pouvais plus contrôler mon corps, l'eau était comme une force invisible qui me contrôlait et me torturait délicieusement en même temps.

Harry plaça ses mains sur mes hanches et je sentis une décharge parcourir mon corps jusqu'à mon sexe. Il me rendait fou et j'en voulais encore ! Il remonta ses mains jusqu'à mes tétons pour les faires rouler entre ses doigts. Pendant ce temps, j'avais l'impression qu'une main me masturbait délicieusement, parfois lentement avec une légère pression et d'autres fois bien plus rapidement en me comprimant férocement. Je ne savais plus où donner de la tête, j'étais à sa merci. L'eau pouvait être si douce et légère, ou une véritable furie, c'était étrange d'être touché par elle mais pas moins délicieux.

- Harry… Harry. Harry ! Criai-je en éjaculant, mon corps tremblant.

J'avais l'impression d'être hypersensible à tout, j'entendais avec une clarté parfaite le souffle difficile d'Harry. Je sentais très nettement son érection fourrée entre mon dos et mes mains, lui procurant certainement ainsi une délicieuse pression. Mais plus que tout, je sentais cette eau qui continuait encore et encore à aller et venir sur mon sexe plus que sensible, semblant vouloir me rendre fou. J'avais joui mais c'est comme si le plaisir n'était pas fini, et au vu de mes cris de plaisir cela n'était pas fini. Mon corps tremblait encore plus contre celui d'Harry et tout doucement, la friction de l'eau diminue jusqu'à s'arrêter.

Je respirais fortement la bouche grande ouverte et la tête sur l'épaule d'Harry, cherchant de l'air pour retrouver enfin une respiration normale. Mais je n'eus pas le temps de calmer les battements douloureux de mon cœur que de l'eau se pressa contre mon entrée. Merlin, est-ce possible que de l'eau puisse être si délicieusement manipulée ? Apparemment oui !

- Harry… S'il te plaît. Suppliai-je dans un souffle.

- Que veux-tu ? Souffla-t-il dans mon oreille d'une voix rauque.

Mais je ne pus répondre, l'eau reprenait sa masturbation sur mon sexe de nouveau en érection, mais surtout de l'eau força la barrière de mes chaires pour s'infiltrer en moi. C'était bien plus qu'étrange, plus fin qu'un doigt, mais aussi bien plus doux, plus léger, comme si c'était naturel. Je ne sentais même plus l'eau comprimer de nouveau mon sexe, toute mon attention était tournée vers cette eau en moi, je ne savais pas ce qu'elle faisait, si elle y entrait pour ne pas en sortir, si elle tournait simplement ou si c'était un mouvement de va-et-vient. C'était très perturbant, mais le plaisir qui montait doucement me disait que c'était une très bonne idée.

- Tu aimes ça ? Me demanda Harry en ricanant.

- Oh putain, oui ! Répondis-je sans réfléchir.

Le filet d'eau en moi grossissait imperceptiblement, tellement doucement que cela pouvait presque passer inaperçu. Sauf que j'avais actuellement l'impression d'avoir un véritable sexe me pilonnant sans relâche.

- Viens, s'il te plaît… Demandai-je dans une supplique désespérée qui me surprit moi-même.

Je pus sentir Harry se baisser un peu et s'enfoncer en moi, sauf que de l'eau était restée au fond.

- Tu me dis si ça te fait mal. Me fit-il avec douceur.

Je crois que j'ai hoché la tête pour répondre, je n'en suis même pas sûr. Tout ce dont j'étais sûr c'était que j'étais plein, véritablement. J'avais Harry au fond de moi, plus de l'eau, et j'avais l'impression que je ne pourrai supporter une goutte d'eau de plus. Harry ne bougeait plus, moi j'essayais encore de retrouver de l'air, mais au premier coup de reins d'Harry je fus déjà perdu.

Quand Harry se retira presque entièrement de moi, c'est comme si l'eau n'avait attendu que ça pour prendre sa place. J'étais perdu, sûrement mort pour ressentir autant de plaisir. Harry me donnait de grands coups de reins, mais avec l'eau j'avais l'impression de subir un véritable assaut. C'était tellement puissant que je n'étais plus sûr de savoir reconnaitre les coups de reins d'Harry, de l'eau qui le remplaçait.

La perspective d'avoir mal était bien loin. Si Harry ne me tenait pas si serré contre lui, il est certain que je me serai effondré depuis longtemps et que mon corps serait pris de véritable soubresaut de plaisir. C'est dans un cri d'extase que je jouis, mon cri se répercutant dans cette grande pièce, mais le plaisir ne s'arrêtait pas. Tout simplement parce qu'Harry ne s'arrêtait pas. Je lui criais des mots que je ne comprenais même pas, totalement perdu dans mon plaisir.

Je ne fus même pas certain de savoir quand Harry jouit et arrêta ses allées et venues en moi. Je ne serais même pas dire combien de temps je suis restée dans cette inconscience post-orgasmique. Je sus que l'acte était fini quand le plaisir retomba doucement. Ma respiration s'était déjà bien calmée et Harry lui avait l'air en pleine possession de ses moyens. J'étais dans ses bras, immergés à moitié dans l'eau, assis sur les marches de la baignoire.

- Je me vengerai. Dis-je d'une voix moins froide que j'avais voulu, ma gorge me brûlait d'avoir trop criée.

- Je n'en doute pas. Fit-il en ricanant. T'es foutrement beau quand tu es abandonné dans ton plaisir. Ajouta-t-il après un instant d'hésitation.

Je le regarde pour voir s'il se moque de moi, bien sûr que non, il est sérieux. Si je n'étais pas Severus Snape, aucun doute que j'aurais rougi de honte. Malgré cela, son compliment me toucha.

- Merci. Répondis-je, le remerciant en réalité pour tout ce qu'il m'avait donné.

HPSS HPSS

- Lève un peu le bras. Dis-je à Harry dans la Salle-sur-Demande.

Une sonnerie retentit, comme le bruit que fait l'horloge de l'école quand le cours est terminé. Après quelques secondes à peine, la sonnerie s'éteint toute seule, Harry garde son air concentré en levant la baguette comme je lui avais indiqué.

Il agita la main et un puissant sortilège de découpe, mêlé avec un sortilège de brûlure s'abat sur le mannequin. Harry a réussi ce puissant sort de magie noire.

Cela fait maintenant deux jours que nous venons dans la Salle-sur-Demande, il m'a impressionné par ses pouvoirs et ses connaissances, bien que je sache d'avance qu'il en savait plus qu'il ne le disait. Je lui apprenais à présent des sorts utiles et puissants, des sorts rares mais qui pouvaient aider. Cela était devenu rapidement un jeu entre nous, je lui apprenais des sorts inconnus, pour la plupart à la limite de la magie noire ou de magie noire. Et lui essayait de m'expliquer son don pour la magie sans baguette, capable de faire n'importe quel sort avec le pouvoir de la pensée. Oh bien sûr, il n'arrivait pas à tout faire, et il avait de nombreuses heures d'entraînement derrière lui, mais c'était déjà époustouflant.

Je comprenais finalement pourquoi Harry se tuait à la tâche depuis la mort de son parrain, ne mangeant que trop peu et dormant que rarement. Son état de santé m'avait souvent préoccupé, bien que je ne lui en avais jamais fait part, préférant le pousser à manger un peu plus dans mes appartements et à dormir entre mes bras. De plus, le fait d'avoir une vague idée de quand il allait devoir affronter le Seigneur des Ténèbres n'aidait pas. Autant nous étions soulagés de savoir qu'il ne débarquerait pas du jour au lendemain, autour savoir qu'il nous restait quelques semaines, deux mois au mieux, était angoissant. Et si Harry ne s'en sortait pas ? Maintenant que je voyais une partie de l'étendue de ses pouvoirs j'avais encore moins de doute, mais il n'était pas un surhomme, et malgré ce que semblait penser une partie de la population sorcière, il n'était pas invincible.

Je chasse rapidement cette idée de mon esprit, nous avons la chance d'être tous les deux pour ses vacances, autant en profiter. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avions mis une sonnerie, pas plus de deux heures dans la Salle-sur-Demande, nous ne devions pas oublier de profiter l'un de l'autre. Je soupçonnais d'ailleurs Harry de ne pas m'avoir parlé de ses entraînements plus en détail plus tôt à cause de cela, il ne voulait certainement pas que mon rôle de professeur prenne le pas sur celui d'amant. Il avait sûrement eu raison, notre relation avait eu besoin d'être un peu plus stable pour qu'on puisse délimiter les deux rôles.

C'est donc assez fier de lui qu'Harry mit la cape d'invisibilité sur lui pour que nous puissions rejoindre tranquillement nos chers cachots.

HPSS HPSS

C'est bien la première année que mes appartements étaient décorés pour Noël, ou pour une quelconque fête d'ailleurs. Mais Dobby qui avait choisi Harry pour Merlin et qui donc me traitait comme le compagnon d'Harry, semblait vouloir le combler de bonheur. Oh, Dobby avait déjà fait beaucoup pour nous. C'est dans le plus grand secret qu'il nous avait couverts Harry et moi de nombreuses fois, brouillant les pistes et mêlant les autres elfes de maisons dans la confidence, personne, pas même le directeur ne doit savoir ce qu'Harry Potter fait. Et puisque tous les elfes de maisons semblent idolâtrer Harry, c'est ce qu'ils ont fait, lui obéissant sûrement autant qu'au directeur.

C'est donc pour toutes ses raisons que mes appartements étaient affublés de guirlandes, neige artificielle, petites lumières clignotantes, un petit train électrique qui même si je ne l'avouais pas me plaisait grandement, et même un sapin. Il n'était pas bien grand, un mètre vingt à peu près, mais très bien décoré et je devais le dire, qui allait parfaitement dans mon salon. Il y avait réellement qu'Harry Potter pour pouvoir bouleverser ainsi ma petite vie bien rangée de professeur et même si ce n'était pas pour me déplaire, cela me chamboulait un peu.

Harry et moi venions de dîner calmement pour ce réveillon de Noël. Cela aussi était tout nouveau pour moi, apprécier de passer le réveillon avec quelqu'un. Habituellement, Albus me forçait à venir aux repas dans la grande salle, aujourd'hui je n'y étais pas, j'avais choisi d'être avec une personne que j'appréciais, aimais. Et parfois, cela m'étonnait encore que la personne qui comptait le plus pour moi fût Harry Potter.

Harry et moi arrivions à la fin du repas, nous avions pris tout notre temps, dégustant nos plats avec délice. Cela n'était en rien le repas de Noël habituel, parce qu'il n'était composé que de nos plats favoris. Je ne devais pas être si discret que je le pensais, peut-être était-ce impossible avec les elfes de maisons. Ils devaient être très attentifs à nos envies pour me connaître ainsi.

Minuit allait bientôt sonner, et le quart d'heure dégoulinant d'amour viendrait avec lui. Je m'étais préparé, j'avais essayé de tourner mon discours dans tous les sens. Mais là, sur le canapé devant la cheminée, avec Harry dans mes bras, je ne sus comment engager la conversation. Minuit sonna alors que je cherchais encore comment aborder la discussion qui arrivait. J'allais offrir un cadeau spécial à Harry et je voulais qu'il le soit, qu'il comprenne toute la valeur qu'il avait à mes yeux.

- Joyeux Noël ! Me fit Harry en m'embrassant comme si c'était la dernière fois.

Et avant même que j'aie pu lui répondre, il se leva et fila dans la chambre. Moins de dix secondes plus tard, il en ressortit avec une petite boîte tout en longueur.

- J'espère que tu l'accepteras et qu'il te plaira. Dit-il un peu nerveux.

Alors que je me demandais déjà pourquoi je ne l'accepterais pas, j'ouvris tout de même le paquet argenté pour découvrir une boîte à bijoux. Je l'ouvris doucement et découvris un bracelet en cuir noir avec des reflets blancs, rouges, jaunes, verts et bleus. Un bracelet magique, à n'en pas douter. En regardant de plus près, on pouvait voir que les lignes de couleurs bougeaient dans tous les sens, semblant attendre quelques choses qui ne venaient pas. Le bracelet avait l'air simple au premier abord, mais on pouvait tout de même voir qu'il y avait beaucoup de travail derrière cette apparence classique. Un cadeau sûrement très couteux.

- À la dernière sortie à Pré-Au-Lard, j'ai bravé le danger et je suis allée à Gringotts. Fit Harry sans me regarder, sachant que je n'allais pas être content de cette nouvelle. Mais J'ai fait très attention ! Reprit-il rapidement. Sirius avait laissé entendre qu'il voulait m'offrir quelque chose la dernière fois que l'on devait se voir, qu'il le gardait précieusement dans son coffre. Malheureusement, nous ne nous sommes jamais revus. Continua tristement Harry. Et je n'avais pas pu avoir accès à ce coffre avant mes 17 ans, tout comme mon héritage Potter. Je n'ai malheureusement pas pu remplir tous les papiers requis pour tout mettre en ordre, mais j'ai tout de même pu accéder au coffre de Sirius.

Harry fit une pause, je comprenais enfin pourquoi il espérait que je l'accepte. Ce magnifique bracelet venait donc de Black ? J'étais surpris qu'il ait pu avoir autant de goût.

- J'ai retrouvé une lettre sur un coffret, une lettre de Sirius qu'il comptait sûrement me donner en même temps que ledit coffret. Il était écrit qu'il a trouvé ses bijoux chez un antiquaire au Mexique, pendant son année de cavale. Ce sont des bracelets identiques les uns des autres. Des bracelets de protection.

- Des bracelets de protection ? Demandai-je pour en savoir plus.

- Il y avait une note avec le coffret, écrite en espagnol, j'ai dû faire pas mal de recherche pour la traduire. Il est dit que les bracelets sont plus ou moins reliés entre eux et qu'en cas de danger toutes personnes ayant un de ses bracelets se retrouvent immédiatement en sécurité, même s'il n'est pas précisé comment et où. Ils protègent des sorts mineurs et quelques-uns plus puissants. Ils ne peuvent être enlevés par quelqu'un d'autre que son porteur et ils peuvent être rendus invisibles.

Je regarde une nouvelle fois le bracelet, cela me rassure que ce ne soit pas un bracelet de la famille Black, je ne suis pas certain de vouloir porter le bracelet qu'un Black a potentiellement déjà porté. Je lance quelques sorts pour voir s'il n'y a vraiment aucune marque de magie noire ou néfaste, bien sûr Harry a déjà dû vérifier mais les habitudes ont la vie dure.

- Est-ce qu'il te plait ? Tu veux bien le porter ? Demanda Harry de plus en plus anxieux.

- Il est magnifique Harry, bien sûr que je veux le porter. Dis-je en le lui donnant tout en tendant mon poignet pour qu'il me le mette.

C'est tout sourire qu'il le prit en me le passant au poignet, il s'ajusta parfaitement à mon poignet. Je vis immédiatement les couleurs du bracelet bouger de plus en plus vite, j'étais un peu inquiet mais Harry ne semblait pas surpris. Doucement, les couleurs prirent forme, le bleue prit la forme d'une fleur de pivoine, le rouge la forme d'un lion, le vert celui d'un serpent collé au lion, le jaune la forme du chiffre huit et le blanc formait un cercle entourant chaque couleur comme pour les lier ensembles.

- Il est magnifique ! Dis-je en venant l'embrasser tendrement. Tu en portes un, j'espère ? Demandai-je pour couper court à ce moment de gêne qui suivit mon élan de romantisme.

- Oui ! Fit Harry en soulevant sa manche, d'un rapide mouvement de main le bracelet apparut.

- Il est très beau aussi. Dis-je en regardant ses symboles.

Il était du même cuir que le mien, seuls certains symboles différés. La couleur bleue représentait une fleur de lilas, le rouge avait la même forme de lion que le mien, et la couleur verte était aussi un serpent. Le chiffre de la couleur jaune était différent, là où j'avais un huit, il avait un six, que cela pouvait-il bien représenter ? La couleur blanche par contre entourait chaque couleur exactement comme le mien. J'allais sûrement avoir pas mal de recherche à faire sur le symbolisme. Est-ce que cela faisait que nos bracelets avaient des pouvoirs différents ? Les couleurs nous ressemblaient-elles ? Sûrement, le lion et le serpent ne pouvaient tromper personne, surtout pas nous.

Je me lève doucement et pars à mon bureau pour prendre le cadeau d'Harry dans mon tiroir secret. Je reviens et Harry semble presque surpris de recevoir un cadeau. Et j'espère bien qu'il ne sera pas déçu ! L'heure des explications a sonné et je ne suis toujours pas à l'aise, secrètement inquiet qu'Harry refuse mon cadeau.

Il enlève délicatement le papier cadeau doré et découvre lui aussi une boîte à bijoux. Il l'ouvre et couvre ce magnifique bijou de famille, le collier argenté avec un superbe Cygne ayant à la place du corps un rubis rouge éclatant. Harry le regarde sans rien dire, caressant le cygne d'une main délicate, il ne dit pas un mot et je commence à m'expliquer pour combler ce silence pesant.

- C'est un collier magique appartenant à ma famille. Dis-je avec le plus de calme possible. Ma mère ne l'a jamais porté, disant qu'elle n'en était pas digne. Elle m'a dit un jour qu'il était dans la famille depuis des générations, et que c'était un ensemble collier et bracelet que chaque membre d'un couple portait, les liants l'un à l'autre plus sûrement que des alliances. Fis-je en devenant intérieurement de plus en plus nerveux. Le bracelet a été vendu ou perdu il y a longtemps de cela, personne ne sait pourquoi, comment ou à qui. Quand ma mère est décédée, je l'ai récupéré avant que mon père le trouve et le vende.

Je fis une petite pause, essayant de me calmer parce que je parlais de plus en plus rapidement. Harry me regardait, buvant mes paroles et cela ne m'aidait aucunement à diminuer mon inquiétude.

- Ce n'est pas un simple collier, en réalité il est dit que c'est un collier de luxure et qu'il fait que chaque touché de l'être aimé devient encore plus sensationnel. Je n'en connais pas tous les effets et ne suis même pas sûr que tout cela soit vrai. Les effets s'activeraient que si l'être aimé le met, si tu le mets toi-même cela n'aura aucun effet. Par contre, une fois mis, il ne pourra être enlevé que par celui qui le porte ou celui qui l'a posé. Quand je l'ai récupéré à la mort de ma mère, je n'aurai jamais pensé trouver quelqu'un à qui l'offrir. Mais si tu veux bien, j'aimerais te le mettre. Demandai-je en le regardant dans les yeux.

Harry me regarda encore quelques secondes, il semblait ne pas y croire. Son regard alla plusieurs fois du collier à moi avec un air totalement ahuri.

- Un bijou de famille. Fit-il atterré. Un bijou que normalement, tes ancêtres s'offraient pour se lier. Fit-il sur le même ton alors que j'hochais la tête en signe d'affirmation. Et tu veux me l'offrir à moi ? Est-ce que… Fit-il sans trouver les mots.

- Harry. Commençai-je la gorge nouée. On en a parlé quelques rares fois. D'après la guerre, de nous, de ce qu'on ferait. Et si tu es toujours d'accord avec ça. Bien que je n'ai pas le bracelet qui aille avec, j'aimerais que ce collier représente ce qu'il a toujours été dans ma famille. Dis-je sérieusement, un brin nerveux. Ce collier sera, en attendant que nous soyons tous libres, une promesse d'union.

Voilà, c'était dit. Et Merlin sait que cela n'avait pas été facile à dire ! Harry me regarde une demi-seconde supplémentaire avant de me sauter au cou.

- J'accepte. J'accepte. Fit-il rapidement avant de m'embrasser une nouvelle fois. Mets-le-moi ! M'ordonna-t-il gentiment en me tournant le dos.

C'est avec une joie que je ne pensais jamais connaître avant d'avoir Harry d'en ma vie, que je lui mis le collier. Il se retourna vers moi en touchant le cygne d'un geste tendre, puis m'embrassa de nouveau. Le collier lui allait très bien, malgré le cygne qui pouvait paraitre assez féminin, il ne l'était absolument pas sur lui. Le rubis attirait immédiatement l'œil et je ne pouvais m'en détacher, il y a quelque chose de spécial dans ce collier, je me doutais qu'il nous cachait bien des choses. Mais l'heure était à autre chose de bien plus excitant que les mystères de ce fameux collier de luxure.

Harry s'assit à califourchon sur mes genoux en enlevant ma chemise. Mes mains avaient glissé dans son dos, sous son t-shirt, et je le caressais sensuellement tout en le rapprochant de moi pour qu'il ondule sur mon sexe. Je lui enlève son t-shirt alors qu'il avait déjà complètement ouvert ma chemise, il était déjà haletant et ondulait de plus en plus vite sur mon sexe à présent totalement réveillé. Alors que mes mains glissaient de ses hanches jusqu'à ses fesses pour les prendre à pleine main par-dessus son pantalon, Harry rejeta la tête en arrière dans un gémissement de plaisir. Dans un élan de pur sadisme, je descendis l'une de mes mains jusqu'à l'endroit où devait se situer son anus. Un son étranglé me parvint alors qu'il se cambrait encore plus en arrière, je me fis un plaisir d'accentuer la sensation en appuyant un peu plus fort.

- Merlin, je vais jouir ! Me fit Harry.

Je cessai tout contact, hors de question qu'il jouisse tout de suite. Mais le collier devait effectivement parfaitement fonctionner puisqu'il était sans conteste au bord de l'explosion après si peu de contact.

- Pas déjà mon amour. Dis-je quand un ricanement moqueur. Je vais enfin pouvoir me venger de la séance dans la salle de bain des Préfets.

Sans même le prévenir, je plaque ma main sur son entrejambe, il se tend encore plus au-dessus de moi. Je le vois se mordre fortement la lèvre pour empêcher tous sons d'en sortir. Merlin, qu'est-ce qu'il est beau ainsi. Après quelques légères caresses par-dessus son pantalon, je décide de le torturer encore plus. J'ouvre le bouton de son pantalon et descends très doucement sa fermeture éclair en prenant soin de bien appuyer sur l'érection en dessous.

- Sadique ! Cracha-t-il de colère.

- Dis-moi ce que tu ressens, Harry. Dis-je d'un ton doux en le voyant complètement perdu dans son plaisir.

Il avait toujours l'air au bord de la jouissance alors que je l'avais à peine touché, je me demandais ce qu'il ressentait. Le collier agissait-il vraiment comme une potion de luxure ? Faisant en demander encore plus, transformant une simple caresse en moment d'extase.

- J'ai chaud Sev, trop chaud. Dit-il en ondulant à une vitesse folle sur moi.

- Je vais t'emmener dans la chambre. Dis-je en le tenant sous les fesses pour l'y emmener, jamais il ne pourrait marcher jusqu'à là-bas. Qu'est-ce que tu veux, Harry ? Demandai-je tendrement.

- Je veux être nu contre ta peau. Dit-il en réussissant à se calmer un peu. Je veux jouir, même si j'ai la sensation que je ne jouirai jamais assez pour calmer le feu en moi. Et je veux que tu me baises, violemment, profondément. Tout en me faisait tendrement l'amour.

Son discours m'avait rendu plus que fiévreux. Je n'avais jamais vraiment su ce que provoquait ce collier, mais je n'étais absolument pas déçu. J'étais déjà certain que nous passerons une grande partie de la nuit à baiser, ma foi, je n'allais certainement pas m'en plaindre.

- Alors, commençons par le début ! Dis-je déterminé en le posant sur le lit.

Son regard vert s'accroche au mien, ses yeux sont encore plus brillants qu'habituellement et je le vois commencer à toucher son ventre pour remonter doucement. Une tape sur la main le fait cesser immédiatement.

- Interdiction de te toucher, Harry ! Dis-je d'un air sadique. Je veux que toutes les sensations viennent de moi. Je veux juste que tu me dises à chaque nouvelle caresse ce que tu ressens.

Mon contrôle allait certainement être mis à rude épreuve, mais je sentais que ça allait être terriblement excitant d'entendre Harry me décrire ce qu'il ressentait, le tout en gémissant et haletant de plaisir. Je m'agenouille entre ses jambes très largement ouvertes. J'enlève rapides ses chaussures et chaussettes puis lui enlève son pantalon et son boxer en même temps.

Pendant quelques secondes je l'admire ainsi, totalement nu entre mes draps, son sexe tressautant parfois pour me demander de l'attention, les mains attrapant les draps pour s'empêcher de se toucher et son regard de braise braqué au mien. Je m'allonge sur lui, frôlant mon corps du sien, sauf que moi, j'ai encore mon pantalon. Je dépose un baiser sur son nombril et de ma langue parcourt le chemin jusqu'à l'un de ses tétons. Harry frissonne de désir, gémit et ondule sous moi pour essayer de me toucher un peu plus.

- Que ressens-tu ? Demandai-je à Harry juste avant de lécher un téton.

- C'est… Des vagues de chaleur. Des traîner brulantes de chacune de tes, oh ! Caresses. Fit-il en respirant difficilement. Tout vient se répercuter dans mon sexe, oh, Merlin ! Dit-il en se cambrant quand je mordille doucement son autre téton alors que l'un de mes doigts venait titiller l'autre d'une caresse aérienne. Je me demande comment j'ai fait pour ne pas encore jouir. Avoua-t-il.

Je remonte doucement en laissant toujours ma langue faire le chemin, effectivement Harry semblait trembler de plaisir à chaque caresse, chaque coup de langue et j'en étais ravi. Je vins l'embrasser longuement en m'allongeant un peu plus sur lui, Harry se tendit quelques instants et je pus entendre un gémissement étouffer avec ma bouche sur la sienne. Il souleva légèrement le bassin et se frotta au mien, j'avais dû toucher son érection sans vraiment le vouloir.

- Non, non, non. Dis-je en ricanant. C'est à moi de décider quand je soulagerai la tension de ton sexe.

- Tu veux me tuer, c'est ça ? Demanda-t-il d'un air sérieux. Tu me diras, c'est une bonne façon de mourir. Avoua-t-il peu après en reprenant un peu ses esprits.

Je me remets à genou et glisse mes doigts sur chacune de ses jambes pour remonter jusqu'à ses cuisses, Harry en trembla de plaisir.

- Dis-moi, Harry. Dis-moi ce que chaque caresse te procure.

- Du plaisir, de la frustration aussi. Dit-il en essayant de contrôler sa voix tremblotante. Je sens chaque mouvement encore plus qu'habituellement. Chaque souffle sur ma peau.

Il était excitant, il était bandant. Oh, seul Merlin sait que j'avais envie de le prendre là, tout de suite, sans même attendre. Mais le Serpentard en moi voulait qu'il me supplie de le prendre, il voulait lui faire perdre la raison avant même d'être en lui. Je souffle sur le sexe d'Harry et celui-ci se met à crier de plaisir.

- J'ai bien cru que j'avais joui ! Dit-il après avoir repris son souffle. Severus, tu me tues ! Fit-il alors que j'avais écarté ses cuisses pour lui lécher l'aine tout en évitant son sexe. J'ai l'impression que je vais jouir à chaque instant. Mais c'est comme si… Merlin, oui !

J'avais glissé ma langue de la base de son sexe jusqu'au gland, il s'était cambré sous l'assaut.

- Comme si ? Demandai-je alors qu'il grognait de frustration.

- Comme si je savais que je n'allais pas pouvoir. Finit-il de me dire après quelques secondes à reprendre son souffle.

J'eus un peu pitié de lui, c'est pour cette raison que je m'allonge entre ses jambes et lèches ses testicules, puis remonte de nouveau pour lécher son sexe et déposer quelques baisers de-ci de-là.

- Je t'en supplie, Sev. Supplia-t-il en sanglotant presque.

- Que veux-tu, Harry ? Demandai-je alors que je savais parfaitement ce qu'il voulait.

- Suce-moi. Demanda-t-il avant de crier de plaisir quand je pris son gland entre mes lèvres.

Harry devint réellement une chose pantelante et incohérente à partir de cet instant, mes lèvres glissèrent sur son sexe pour l'enfoncer un peu plus dans ma bouche alors que de mes deux mains je tenais fermement ses cuisses pour empêcher tout mouvement involontaire de sa part. Heureusement parce que je sentais ses cuisses vouloir bouger, il gémissait sans honte, sifflant même parfois en Fourchelang.

Je détends peu à peu ma gorge et je finis par réussir à le prendre entièrement. Quand Harry arrive au bord de l'orgasme, je relâche ses cuisses et je le sens immédiatement s'engouffrer dans ma gorge. J'essaie de la détendre au maximum alors qu'il me baise la bouche sans vraiment savoir ce qu'il fait. Il jouit rapidement et je ne perdis pas une seule goutte de ce précieux nectar. Harry retomba sur le lit en sueur et haletant, mais il n'avait pas débandé.

Alors qu'il reprend doucement ses esprits, j'en profite pour enlever le peu de vêtements qu'il me reste et m'allonger à ses côtés. Je me sens moi-même soulagé, mon sexe commençait à être douloureusement comprimé ainsi dans mon pantalon.

- Je suis désolé, Severus. Fit Harry après être enfin revenu à lui.

- Pour ? Demandai-je sans comprendre.

- Je t'ai… Baiser la bouche sans aucune considération. Avoua-t-il honteux.

- Harry ! Dis-je en prenant son menton entre mes doigts pour le tourner vers moi. Je savais parfaitement ce que je faisais en lâchant tes cuisses. Et honnêtement, je pense que je te le fais assez subir pour que toi aussi tu n'en profites pas. Lui dis-je avant de l'embrasser tendrement.

- Oui, mais je…

Sa phrase se perdit quand ma main reprit son sexe en main. Hors de question que nous ayons cette conversation à un pareil moment. Ses mains reprirent leurs caresses sur son torse et montèrent pour triturer ses tétons.

- C'n'est pas aussi… Bon. Que quand… C'est toi ! Réussit-il à me dire en haletant alors que j'accélérai la cadence sur son sexe.

Puis je m'arrêtai net, provoquant un nouveau grognement de mécontentement. Je le fis se tourner pour être en face de moi. Je mis une jambe entre les siennes alors que ma main prit sa jambe pour la remonter jusqu'à ma hanche, il se colla de lui-même à moi pour frotter nos érections ensemble. Je ne sus dire si c'était un soulagement d'être enfin touché ou une torture supplémentaire. Je réussis à me contrôler en me disant que ma torture serait bientôt finie, j'allais bientôt être dans cet antre chaud et étroit qui allait bientôt subir mon assaut.

- J'espère bien que tu préfères quand je te caresse. Dis-je d'un ton possessif que je ne m'étais jamais entendu.

Ma main glissa de sa jambe jusqu'à sa fesse et un doigt frôla plusieurs fois son entrée avant de s'y engouffrer au plus profond sous les gémissements de mon Gryffon. Un deuxième doigt rejoignit rapidement le premier et Harry gémissait de plus en plus, il s'accrochait d'une main à mon épaule et avait mis l'autre sur la mienne qui caressait nos deux érections pressées l'une contre l'autre.

- Plus ! Supplia-t-il.

Je ne savais ce qu'il demandait réellement, un doigt ou plus de rapidité, je fis donc les deux. Il ne se plaignit ni de l'un ni de l'autre. Pendant une seconde, j'espérai réellement que le collier n'omettait pas une douleur potentielle pour ne revenir qu'après l'acte, mais ma pensée fut vite balayée quand Harry supplia enfin ce que j'attendais depuis, semblait-il, si longtemps.

- Viens ! Baise-moi ! Prends-moi ! Fit Harry, de nouveau perdu sous l'avalanche de sensations.

- Vos désirs sont des ordres ! Dis-je en retirant mes doigts.

Je me positionne rapidement au-dessus de lui, je le tiens fermement par les hanches, il plaça ses mains sur les miennes, et mon sexe glissa dans son antre parfaitement étiré. Il sembla gémir de soulagement, et je dus reproduire exactement le même son quand je fus enfin au fond de lui. Mais ce n'était pas assez, cela semblait être trop lent pour l'un comme pour l'autre, d'un même accord muet nous commencions une dance enfiévrée que nous attentions depuis trop longtemps.

J'avais l'impression que c'était la première fois que nous faisions l'amour ainsi, dans un état d'urgence, comme si l'on en avait vraiment besoin, que c'était vital. J'étais au bord de la jouissance mais je n'arrivais pas à jouir, quelque chose me retenait, une magie que je ne pouvais contrôler. Après quelques minutes, je ressors d'Harry et celui-ci se positionne de lui-même à quatre pattes. J'ai à peine le temps de me dire qu'il a l'air vraiment bandant ainsi que je m'enfouis déjà en lui.

- J'arrive pas… Me fit Harry en se relevant pour être collé à mon torse.

Je comprenais ce qu'il disait, je ne sais pas comment ni pourquoi, mais je sentais que nous avions le même problème, aucun de nous deux n'arrivait à jouir. Je le pris dans mes bras en continuant mes coups de reins et descendis ma main sur son sexe. Quand je le pris en main, Harry gémit plus fort en inspirant une grande bouffée d'air, sa tête se rejeta en arrière pour arriver dans le creux de mon cou.

- Merlin, ça vient ! Cria-t-il de soulagement.

Je donne des coups de rein encore plus puissant et je dois taper pile dans sa prostate car il se met à crier à chaque allée et venue. Je sens que pour moi aussi, la jouissance arrive et c'est finalement dans un dernier coup de reins puissant qu'Harry et moi jouissons en même temps.

C'était l'extase, je nageais dans une brume de bienêtre incroyable, le nirvana. Si l'on me demandait un jour à quoi devait ressembler la mort, je décrirais certainement ce sentiment de plénitude que je ressens à cet instant.

Mais le plaisir ne s'arrêta pas là, quand Harry réussit à retrouver un semblant de contrôle, il s'allongea sur moi et raviva une partie de mon être qui n'eut pas de repos avant le petit matin…

HPSS HPSS

Le Seigneur des Ténèbres me convoqua le lendemain de Noël, soit un jeudi. Heureusement qu'Harry et moi avions prévu le fait que le Lord ne pourrait certainement pas patienter pour voir le seul jour où Harry allait être « violé ». Nous avions dû nous entraîner plusieurs fois avant qu'Harry réussisse à ne pas perdre totalement le contrôle, le collier le faisait souvent se perdre dans son plaisir, et nous ne voulions pas que ce monstre voie Harry ainsi.

C'est pendant ces nombreux essais, qui auraient été moins nombreux si je n'avais pas tout fait pour qu'Harry perde la tête, que nous avons découvert qu'Harry ne pouvait pas jouir tant que je n'avais pas commencé à le toucher. Heureusement, outre la première fois où je n'avais pas réussi avant qu'Harry atteigne le septième ciel, j'avais pu jouir avant Harry mais jamais débander. C'était une des choses étranges que le collier provoquait, tout pouvait s'arrêter, mais uniquement quand Harry jouissait et Harry pouvait que quand je le touchais enfin. C'était comme un cercle sans fin qui ne s'achevait qu'une fois que les deux personnes avaient pris plaisir. Aucun des deux ne pouvait réellement prendre le dessus sur l'autre car en réalité le collier nous contrôlait tous les deux à sa manière, une chose que le Lord Noir ne pourrait jamais comprendre.

C'est donc en ce Jeudi 26 Décembre que je m'agenouille une nouvelle fois devant le Lord, une personne est sous sa robe en train de lui procurer une fellation. Je ne sais s'il s'agit de Drago ou Lucius Malfoy, mais j'opte plutôt pour le premier.

- Montre-moi ! Ordonna le Lord avec un sourire sadique.

Souvenir

Je venais d'entrer dans une pièce qui ressemblait trait pour trait à l'une des chambres dans Square Grimmaurd, nous avions demandé à la Salle-sur-Demande de recréer cette pièce de la maison pour notre mise en scène. Harry sursauta en entendant la porte claquer et se retourna vers moi.

- Pro… Professeur ? Fit-il, craintif.

- On dit bonjour en premier lieu. Dis-je froidement d'un ton presque colérique. Avez-vous déjà oublié les bonnes manières en à peine quelques jours ?

- Heu, oui pardon. Bonjour, Professeur. Se reprit-il.

- Bonjour, Potter ! Dis-je sarcastiquement. Mais je ne viens pas ici pour vous apprendre les bonnes manières. Je ne fais que passer, j'ai un cadeau de la part de Dumbledore. Dis-je en regardant autour de moi, semblant observer négligemment le désordre ambiant.

- Pourquoi ne l'ai-je pas reçu ce matin avec les autres ? Demanda-t-il sur la défensive.

Je le regarde comme si la réponse était évidente, mais lui semblait toujours ne pas comprendre et se méfier de moi. Qu'il jouait bien la comédie, je lui suggérerai peut-être pour l'après-guerre, quand cette « illusion » sera terminée bien sûr.

- Un cadeau d'une telle valeur ne doit pas voyager par hibou.

Je lui tends le paquet enveloppé dans un papier rouge avec un petit nœud doré sur le dessus, parfaitement le genre de cadeau que fait Dumbledore, très Gryffondoresque ! Harry le prit précautionneusement et l'ouvrit pour découvrir le collier qu'il a retiré juste pour cette « Illusion ».

- Il est magnifique ! S'extasia-t-il les étoiles brillants dans ses yeux. Je ne peux l'accepter, il doit couter extrêmement cher ! Fit-il en me regardant.

- C'est pour cette raison qu'il ne peut être envoyé par hibou, Potter ! Crachai-je méchamment. C'est un collier magique rempli de sorts de protection en cas de danger.

- Pourquoi ne me l'a-t-il pas remis en main propre ? Demanda Harry soudainement suspicieux.

- Que suis-je en train de faire, espèce de crétin décérébré ? Pour je ne sais quelle raison, Dumbledore voulait que je vous l'amène et que je vérifie que vous le mettiez.

- Et vous avez accepté ? Dit-il condescendant.

- Ne me parlez pas sur ce ton ! Comme s'il était possible de dire non à Dumbledore !

Harry sembla réfléchir quelques instants avant de prendre le collier pour se l'attacher.

- Attendez, je vais vous aider à le mettre. Dis-je grognon.

- Non, je vais y arriver…

- Ne soyez pas un imbécile. Pour une fois que je vous propose de l'aide !

Il hésita quelques instants avant de se retourner. Je pris le collier qu'il me tendait et lui attacha une nouvelle et dernière fois autour du cou. Il n'y bougerait plus jamais, j'en étais certain. Puis sans attendre, je me colle à lui, lui faisant sentir l'érection dans mon jeans. Il hoqueta de surprise et sembla vouloir m'échapper mais je le maintins collé à moi en frottant son sexe par-dessus son pantalon.

- Que faites-vous ? Demanda-t-il en ne pouvant s'empêcher d'onduler ou de m'échapper, lui-même ne le savait pas.

- Je me dis que cela fait longtemps que je ne vous ai pas… Entraîné… Dis-je d'un ton lascif en lui embrassant le cou. Je sais que ça vous a manqué, regardez comment vous vous frottez à moi…

- Non, ce n'est pas vrai ! Fit-il avec moins de hargne qu'il ne le voulait. Arrêtez, arrêtez… Qu'est-ce que vous voulez de moi ? Demanda-t-il en pleurnichant.

- Je te veux juste les cuisses écartées à me supplier de te baiser, ma salope. Oh oui, je ne veux que ma queue profondément en toi. Et c'est ce que tu veux aussi… Regarde comment tu bandes ! Dis-je, victorieux.

Il sembla presque surpris et s'arrêta de se frotter à moi d'un seul coup. Il essaya d'écarter mes mains sans grande conviction alors que doucement je lui enlevai ses vêtements. Puis la lumière de la compréhension éclaira ses yeux.

- Le collier ! Fit-il soudainement. Ce n'est pas un collier de protection ! M'accusa-t-il alors qu'il était enfin nu.

- 10 Points pour Gryffondor ! Ricanai-je. Il te fera dire ce que tu veux vraiment.

Je pris le temps de sortir mon sexe par le trou de ma braguette et me frotte entre la raie d'Harry. Merlin, comme j'ai envie de le prendre là ! J'ai l'air d'un drogué, on a déjà fait cette scène 5 fois, j'aimerai tout de même qu'on en soit débarrassée !

- Ce n'est pas ce que je veux ! Protesta-t-il véhément.

- Tu pourrais me repousser si tu le voulais. Vas-y, je n'attends que ça ! Dis-je simplement en continuant mes allées et venues si près de son antre, après un instant je lui soulève la jambe droite. Tu vois, tu ne veux même pas me repousser…

- C'est ce que je veux ? Murmura-t-il à lui-même, totalement incrédule.

- Oh oui, c'est ce que tu veux… Dis-je en m'enfonçant doucement en lui. Oh, cinq jours d'abstinence, et tu es encore plus serré… Délicieux !

Ce n'est qu'après quelques minutes qu'Harry commençât à me supplier d'aller plus vite, et le Lord Noir semblait apprécier cela. La scène se déroula lentement devant mes yeux, je me revis faire l'amour à Harry par trois fois sans qu'il ne puisse jouir. À la fin, il me supplia même de le toucher pour pouvoir jouir. Puis je fis semblant de partir en le laissant affalé au sol, pleurant de honte.

- Je n'ai fait que ce que vous vouliez, Potter ! Dis-je avant de tourner le dos pour partir.

Fin du souvenir

- Parfais mon Serpent ! Fit-il en sifflant de joie. Très bonne idée ce collier, je ne me suis pas trompé en t'autorisant à l'utiliser ! Dit-il s'auto gratifiant. As-tu apporté les potions de luxure ?

- Oui, mon Maître !

Il donna un coup de pied à la personne sous sa robe et je vis Drago Malfoy s'affalait non loin de là, totalement nu, du sperme coulant de ses lèvres. Un Doloris pour lui plus tard, et il partit dans la chambre du Lord, pour l'attendre. Il se leva vers moi, prit les fioles et partit à la suite du garçon, en me disant simplement que Lucius ne serait pas des nôtres parce que Greyback y avait été un peu trop fort. Et je partis, sans n'avoir reçu aucun Doloris pour la deuxième fois depuis son retour.


Je voulais aussi vous mettre en détail les bracelets, car j'avoue avoir passé de nombreuses heures sur internet pour la symbolique de tout cela (comme dans chaque fics d'ailleurs !) et je voulais vraiment vous faire partager ça ! (Je vais corriger mes autres fics et sûrement ajouter aussi l'explication de ces petits détails qu'on ne voit pas forcement).

Il y a donc la couleur avec la définition symbolique de cette couleur, puis le symbole sur les bracelets avec sa propre symbolique.

(Sachant qu'il peut y avoir des variations entre les pays et sûrement les différentes sources de recherche)

Bracelet de Severus :

Bleu = couleur du rêve, de la loyauté et de la vérité = Fleur de Pivoine, fleur d'amour et d'engagement. Aussi une fleur de protection. Souvent utilisé dans les compositions de mariage.

Rouge = couleur de l'amour et de la passion = Lion, représentant Harry pour Severus.

Vert = Stabilité et concentration = Serpent parce que c'est ce qu'est Severus au fond de lui.

Jaune = Ego, puissance et connaissance = 8, symbole d'amour, de ruse et d'intellection

Blanc = pureté, innocence, mariage, lumière = cercle, symbole de l'infini recommencement

Bracelet d'Harry

Bleu = couleur du rêve, de la loyauté et de la vérité = Lilas, amadoue une personne pour une relation fidèle et durable.

Rouge = couleur de l'amour et de la passion = Lion, représentant Severus pour Harry.

Vert = Stabilité et concentration = Serpent, se représente lui-même et Severus (stabilité).

Jaune = Ego, puissance et connaissance = 6, symbolisant l'âme.

Blanc = pureté, innocence, mariage, lumière = cercle, symbole de l'infini recommencement

Collier d'Harry

Argent = Symbolise l'âme.

Cygne = Message d'amour et de relation. Symbole d'amour, d'union, de grâce, de beauté, de pureté et de rêve.

Rubis = Amour divin, loyauté. Confère une certaine protection.