GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.
PARING : Drarrrryy ;)
RATING : M voire Ma à venir
BÊTA : Blitzz, est vraiment trop cool, la meilleure étoooou !
NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.
Bonne lecture ~ !
- Chapitre 42 -
« Qu'est-ce qu'il se passe ? »
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« Ce serait plutôt à moi de te poser la question, Potter. »
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« Comment ça ? J'ai fait quelque chose de mal, c'est pour ça que tu m'évites ? »
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« J'avais cru pendant un instant qu'on était sur la même longueur d'onde, mais apparemment je m'étais trompé. Il ne faut pas envoyer de tels signaux, s'ils se révèlent être faux par la suite. »
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« De quoi tu parles, Malfoy ? »
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« J'aimerais savoir comment ça s'est passé avec John Rickers. »
Pour la subtilité, on repassera.
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« Oh, alors c'est ça.
C'est un peu compliqué, Malfoy. »
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« Compliqué comment ? »
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« J'ai compris, je n'aurais pas dû écourter notre balade à pré au lard, tu l'as mal pris. Écoute, il fallait vraiment que je parle avec Rickers, et une chose en entraînant une autre... Enfin, tu vois de quoi je parle. »
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« Aussi simplement que ça ? Tu inquiètes tout le monde en déprimant et dès qu'une belle gueule se pointe, tu lui sautes dessus ? »
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« Je sais que vous êtes sorti ensemble, mais par pitié, ne me dit pas que tu es jaloux, c'est puéril, même venant de toi. »
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« Je m'inquiète pour toi, stupide Gryffondor ! »
Mais ce mot-ci ne termina pas négligemment laissé sur la table de leur appartement, comme leurs congénères. Draco l'avait rédigé puis l'avait déchiré avant de le jeter dans le feu.
Il ne comprendrait jamais.
.*.
Elle ferma les yeux et se laissa guider. Le chant de la magie la fit vibrer et elle se retrouva à sourire sereinement.
Elle aimait cette sensation, celle de sentir chaque chose vibrer autour d'elle à une fréquence que peu de personnes pouvaient entendre, voire même percevoir. Le monde n'était pas qu'une succession de couleurs, de bruits et d'odeurs, c'était aussi plein d'énergie, de puissance et de cette chose si imperceptible qu'aucun nom n'avait été inventé.
Autour d'elle, le monde avançait et elle écoutait ses murmures, se laissait submerger par les informations qu'ils lui donnaient, certaines restaient accrochées à son esprit, d'autres s'évanouissaient dans la nature. Passé, présent, futur, rien n'était épargné et Luna ne pouvait juger.
Alors elle se laissa guider une fois de plus, dansant presque dans les couloirs de Poudlard sous un chant que la Magie lui offrait, murmurant à son tour ces mots qui n'avaient aucun sens sous le regard effaré des autres élèves de l'école.
Mais elle s'en fichait - pourquoi s'inquiéter ? Qu'ils la prennent pour une folle, elle était de ces Cassandre et autres vieilles âmes, au Nœud magique fluctuant, au réseau trop chargé et au Noyau trop important, provoquant un trop gros contact avec la Magie.
Elle aimait ce qu'elle était.
Elle se retrouva donc au deuxième étage, qu'elle connaissait plutôt bien pour y avoir passé beaucoup de temps depuis son entrée à l'école. De son pas léger et sautillant, elle entra dans les toilettes, écoutant d'une oreille distraite les réconforts du fantôme de ces toilettes, Mimi Geignarde.
- Bonjour Elisabeth, salua Luna de sa voix douce.
Mimi Élisabeth Warren, décédée lors de l'ouverture de la Chambre des Secrets à l'époque de Voldemort, sursauta - autant qu'un fantôme pouvait sursauter bien entendu - et se tourna vers la Serdaigle.
- Luna ? Ce n'est pas vraiment le moment, s'inquiéta le fantôme.
- Je sais.
La jeune femme sautilla jusqu'aux éviers, les contourna puis pencha la tête en souriant tristement.
- Bonjour Théodore, dit-elle d'une voix claire.
Sous les lavabos, un élève de Serpentard était recroquevillé sur lui-même, les genoux ramenés contre son torse et le front posé dessus. Les épaules de Théodore Nott frissonnaient et tremblaient sous ses sanglots et Luna s'accroupit face à lui, les mains sur les genoux et la tête penchée sur le côté, attendant patiemment. Le serpentard releva la tête et lui lança un regard noir, atténué par les larmes qui débordaient de ses yeux.
- Dégage, Loufoqua, marmonna-t-il d'une voix enraillée.
Elle ne le quitta pas des yeux, posant juste sa joue contre son genou et resta là, attendant seule elle savait quoi. Dans le regard de Nott passa une ombre de rage et son poing se resserra sur sa baguette, prêt à se redresser pour la maudire. Mais Luna ne bougea pas, clignant juste des yeux avant de passer une main dans ses cheveux pour dégager son regard.
- Tu veux en parler ? S'enquit-elle d'une voix légère.
- Parce que tu crois que je vais te répondre ?!
- Tu fais ce que tu veux, Théodore, répondit la jeune femme en hochant la tête. Il y aura toujours des épreuves sur ton chemin, des ravins et des rochers, mais au final, tu es le seul maître de ton destin.
Les yeux du Serpentard s'écarquillèrent le temps d'un court instant et une teinte de terreur voila ses prunelles le temps d'un instant avant qu'il ne reprenne un regard froid, les mâchoires serrées.
- Tu racontes n'importe quoi, pauvre folle !
- Théo ! Ne parle pas à Luna comme ça, c'est ma seule amie ! Pesta Mimi Geignarde, qui voletait toujours autour d'eux.
Luna haussa les épaules, se releva et lissa les plis de sa jupe.
- Ne t'en fait pas, Elisabeth. Si Théodore pense qu'il est bien mieux seul et qu'il s'en sortira de cette manière, je ne suis personne pour le contredire.
Elle sourit au fantôme.
- Même si je pense qu'un joncheruine mettrait beaucoup de temps à s'installer. Cela dit, s'il attend un peu trop, il sera trop tard.
Elle regarda l'élève toujours au sol, qui la fusillait toujours du regard et sourit doucement. Son regard dériva sur son épaule, là où elle sentait le Silence... ce Silence dans la Magie, ce Silence qui n'était pas naturel car aucun endroit dans la nature n'était silencieux, par même les cimetières les moins remplis. Seuls les sorts les plus noirs que la magie accordait aux humains et qui la déclaraient noire, rendaient un endroit... Silencieux. Théodore Nott se figea quand Luna fixa intensivement son épaule, et la Serdaigle sut qu'il savait... Qu'elle savait.
Luna haussa les épaules et se détourna, commençant à raconter sa journée au fantôme. Elle parla de la guerre, des choix à faire et ceux qui ne l'avaient pas, entraînant le fantôme loin de l'élève. Mimi ne réalisa même pas ce qu'elle était en train de faire, trop heureuse de revoir cette élève un peu folle, mais qui parlait avec elle comme avec n'importe qui, et sans se moquer surtout.
Luna continua de déblatérer sur les combats qui approchaient, puis se mit à chanter, un peu déçue de n'avoir pu attirer un peu plus l'attention de son camarade de Serpentard. Puis elle quitta les toilettes en dansant sous les chants de la Magie.
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Le monde était un peu triste en ce moment, et tous les jours depuis une semaine, Luna venait dans les toilettes des filles pour discuter avec Mimi, et une fois sur deux, Théodore Nott arrivait et la regardait avant de repartir.
Alors Luna attendait.
Elle attendait alors que Harry s'ébattait avec John Rickers et que Draco s'énervait de plus en plus de les voir ainsi. Mais Luna, malgré son envie, ne pouvait pas intervenir. Une semaine que le Gryffondor et le Serdaigle sortaient ensemble et d'ici quelques jours, la situation se réglera d'elle-même. Dans les larmes et les cris, certes, mais elle allait se régler seule.
- Pourquoi tu t'acharnes ?
Luna releva la tête du dessin qu'elle était en train de faire. Face à elle, Nott regardait les coups de crayon avec un regard vide, reconnaissant sans aucun doute son épaule et la marque qui y trônait et qui le dégoûtait. La jeune femme haussa les épaules.
- Ta douleur me déconcentre, répondit-elle d'une voix légère.
- Je n'ai aucune douleur.
- Tu n'aimes pas ne pas avoir le choix, continua-t-elle.
Il fronça les sourcils.
- C'est un grand honneur que d'avoir été choisit !
- Les paroles d'un père castrateur dans la bouche d'un fils effacé, chantonna-t-elle ensuite.
Elle se redressa, plissant sa jupe, et rangea ses affaires qu'elle avait étalées sur les lavabos inutilisés, caressant du bout des doigts le robinet et son serpent incrusté. La magie squamate avait toujours ce goût un peu terreux qu'elle aimait bien. Elle fixa ensuite Théodore dans les yeux.
- Veux-tu que je t'amène auprès de Draco ? S'enquit elle.
Elle sourit doucement quand l'espoir illumina les prunelles du jeune homme, mais il secoua la tête.
- Pourquoi je voudrais ça...
- Quand tu te sentiras prêt. Ou quand tu n'en pourras plus, viens me voir.
- Je... Je n'aurais pas le courage...
- Alors, profitons de ton pic de courage, asséna-t-elle.
Elle lui attrapa la main et le tira doucement derrière elle, assez lâchement pour qu'il puisse se défaire de sa prise.
Mais Nott se laissa faire et Luna sourit doucement. Tout se passait encore mieux que prévu.
.*.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé avec Harry ?
Draco gronda en fronçant les sourcils.
- Il n'est qu'un abruti, marmonna-t-il en griffonnant furieusement sur son parchemin.
Neville le regarda en haussant un sourcil et Draco évita son regard.
Presque deux semaines depuis que Harry roucoulait avec Rickers, et le Serpentard avait les nerfs à fleur de peau. Il était jaloux - BIEN ENTENDU QU'IL L'ETAIT ! - et le Gryffondor était de plus en plus déphasé. Il ne parlait plus à Draco... Enfin, après les mots qu'ils s'étaient échangés, ils ne se parlaient plus à voix haute et se regardaient à peine. Hermione et Ron ne voyaient pas, ils ne réalisaient pas ce qui se passait avec le Survivant, et c'était tellement frustrant ! Et bien entendu, la seule personne qui était d'accord avec Draco, qui trouvait cela tout aussi étrange, était Neville.
En une seule petite semaine, les deux élèves s'étaient rapprochés, et Draco découvrait dans l'Héritier Longdubat un jeune homme étouffé pendant des années qui s'était épanoui auprès de ses amis, quelqu'un de fort et de droit, de gentil et d'intelligent, de très fort mentalement. En une semaine, Draco avait découvert quelqu'un auprès de qui il aurait pu trouver un ami bien plus tôt... Enfin, presque. Le Neville des premières années était trop... Tête à claques pour que Draco n'en profite pas, il suffisait de voir comment il s'était comporté avec lui.
Le jeune homme fronça les sourcils puis secoua la tête.
- Tu veux en parler ?
Draco posa sa plume sur son parchemin et soupira en se frottant la tête.
- J'ai essayé de ... Mais il croit que je suis jaloux...
Pas de Harry, mais de Rickers. Mais était-il prêt à le dire à voix haute ? Il ne croyait pas, non. Neville referma son grimoire et se pencha vers lui, soucieux.
- J'ai essayé de parler à Ron et Hermione. Ils ne m'écoutent pas...
- Et Potter m'écoute encore moins, grinça-t-il des dents.
Ils se regardèrent puis soupirèrent de concert. Neville esquissa un sourire avant de se lever pour ranger le grimoire dans la bibliothèque. Draco le regarda faire puis rangea lui aussi ses affaires afin de suivre le Gryffondor qui lui avait fait signe de venir avec lui.
Les deux élèves quittèrent la bibliothèque avec un soupir et le Gryffondor plissa des yeux, perdu dans ses pensées.
- Il devrait y avoir une salle commune où les élèves des quatre maisons pourraient s'installer...
Draco le regarda et haussa un sourcil.
- Avec les tensions qu'il y a en ce moment ? Je ne crois pas que ce serait une bonne idée, Longdubat.
Ce dernier haussa les épaules.
- Je pense tout de même que ce serait une bonne idée. Seule la maison Serpentard... Eh bien...
- Les Gryffondors aussi ne se mélangent pas trop, gronda un peu Draco en lui lançant un regard.
Neville fronça les sourcils.
- Je pense honnêtement...
Il garda la bouche ouverte un instant avant de refermer un peu la bouche.
- Hm... Tu n'as pas tout à fait tort... En fait, mise à part les Serdaigles et les Poufsouffles qui se mélangent plus...
Il soupira.
- Ouais. En fait, c'est un peu n'importe quoi de parler d'unité des maisons avec ce qui se passe en ce moment.
Draco réfléchit un instant et soupira doucement, déambulant avec Neville à ses côtés.
- L'unité d'une seule maison, c'est bien. Ça permet de retrouver une certaine... cellule familiale. Passer d'un seul coup de son chez soi à un internat où tu ne connais personne, ça peut faire peur.
Neville hocha vivement la tête.
- Tout à fait d'accord. Mais...
Il tourna la tête le Serpentard.
- En fait, la première année devrait être sans maison. Pour créer des liens entre les enfants de onze ans, qu'ils intègrent ensuite une maison sans a priori.
Le Serpentard hocha la tête.
- C'est une idée.
Il fronça les sourcils et regarda le Gryffondor.
- Une sacrée bonne idée en plus !
Neville rougit un peu, mais sourit malicieusement.
- Ça m'arrive des fois.
- Et chaque élève de première année se verrait attribuer un parrain de... Sixième année. Qu'importe la maison dans laquelle ce parrain serait et qu'importe la maison dans laquelle le première année terminerait, l'aîné prendrait soin du cadet jusqu'à la fin de ses études...
Le Gryffondor sourit et plissa des yeux en observant son camarade Vert et Argent.
- Est-ce qu'on est en train de réformer le système scolaire ?
Draco sourit un peu narquoisement.
- Je crois bien, oui.
- Bon, bah on a plus qu'à gagner cette guerre et faire un coup d'état pour mettre tout ça en place ! S'amusa le Gryffondor.
- C'est vrai qu'il n'y a 'que' ça à faire, s'amusa lui aussi Draco en levant les yeux au ciel.
Neville se mit à rire et Draco se retrouva à sourire lui aussi.
- Bonjour les garçons !
Draco et Neville cessèrent leur marche et se retournèrent. Le Serpentard se crispa et referma sa main autour de sa baguette qui était glissée dans la poche interne de sa cape d'école et Neville fit un pas en arrière alors que Luna s'approchait, tirant derrière elle...
- Luna... Nott... Salua Neville avec une pointe de surprise dans la voix.
Le Serpentard tiré par la Serdaigle fixait le sol sans relever la tête, peut-être docile dans la poigne de la jeune femme blonde, mais son visage montrait que ça le dérangeait d'être là. Draco referma ses doigts sur sa baguette et la sortit définitivement, gardant son bras contre son flanc, mais les muscles bandés, prêt à attaquer. Mais Luna fredonna doucement en s'arrêtant devant eux. Elle les regarda tour à tour en chuchotant des murmures incompréhensibles. Elle se retourna, posant ses mains sur les épaules du jeune Serpentard, qui lui lança un regard noir.
- Tu sais ce que tu as à faire. Mais si tu veux, le couloir est par là, montra-t-elle de la tête derrière l'épaule du garçon.
Draco vit son ancien camarade de chambre grincer des dents et son regard se fit froid.
- Tu es chiante, Lovegood, pesta-t-il à mi-voix.
Elle lui sourit et hocha vivement la tête, faisant danser ses boucles blondes partout autour d'elle.
- Je sais.
Nott sursauta quand elle se mit à le tripoter - comment qualifier son comportement autrement ? Elle faisait courir ses mains sur le corps du Serpentard qui écarquilla les yeux, ses pommettes rougissant un tout petit peu.
- Mais qu'est-ce que... ! S'offusqua-t-il.
- Aha ! Clama la Serdaigle en brandissant la baguette du Serpentard.
- EH !
Elle sautilla en arrière pour l'empêcher de la récupérer et sourit de toutes ses dents. Draco et Neville les regardèrent faire, tous deux interloqués, et les mouvements de la jeune femme furent si fluides et presque irréels que Draco réalisa qu'elle lui avait aussi pris sa baguette seulement quand elle la brandit à son tour.
- Luna ! S'exclama-t-il en faisant un pas vers elle.
Mais elle leva la main, son regard perdu dans un de ses moments « Loonesque » et secoua doucement la tête.
- Je préfère vous retirer ceci. Parce que sinon, vous allez vous envoyer des sorts avant même d'ouvrir la bouche. Vous savez, pour une faire une chose incroyable !
Elle se pencha en avant et murmura d'un air complice.
- Discuter. Comme des adultes, s'amusa-t-elle.
Elle prit le bras du Gryffondor contre elle et hocha la tête, levant les deux baguettes dans sa main.
- Je serais au bout du couloir avec Nev'. Vous discutez, vous réalisez, et seulement quand je serais sûre que vous vous êtes compris, je vous les rendrais.
- Luna...
- C'est mon nom, Draco, c'est bien vrai. Mais je vous connais-
- Tu ne me connais pas ! Gronda Nott, les yeux plissés.
- -et si vous êtes armés tous les deux, le coupa-t-elle comme si elle ne le réalisait pas, vous serez trop obnubilés par votre défense contre un sort potentiel venant de l'autre pour véritablement vous écouter. Alors s'il vous plaît, les garçons. Faites-moi confiance.
Draco jeta un regard à Nott et le trouva en train de se mordiller la lèvre, le regard braqué sur le sol et les sourcils froncés.
Inquiet et intéressé, voire même interloqué, Draco hocha doucement la tête sans quitter Nott du regard.
Il n'était pas idiot. Il savait parfaitement que Théodore Nott faisait partie de ces enfants de mangemorts qui avaient pris la Marque. Le Serpentard ne voulait pas vraiment interagir avec lui, mais le comportement de Luna.. Et la réaction de Nott, lui qui - tout comme Draco - avait reçu une éducation pour le moins... Strict, qui portait aussi bien un masque que lui... C'était intrigant.
Et Luna lui avait retiré sa baguette. Bon, elle LEUR avait retiré leurs baguettes... Mais s'ils devaient se battre à mains nues, Draco savait parfaitement qu'il aurait le dessus. Alors il fit confiance à la jeune femme.
Luna sautilla et hocha vivement la tête à son tour puis tira doucement Neville derrière elle. Le Gryffondor fixa les deux Serpentards, mais Draco attrapa son regard et il hocha la tête, lui confirmant que tout irait bien. Alors le Gryffondor se laissa guider, et Luna et lui se postèrent en bout de couloir. Draco les regarda un instant avant de reporter son attention sur Nott. Il croisa les bras sur son torse et haussa un sourcil.
- Alors ? Susurra-t-il.
Théodore le fixa puis passa une main sur le bas de son visage. Il déglutit et jeta un coup d'œil par-dessus l'épaule de Draco. Celui-ci tourna la tête pour observer Luna hocher la tête dans leur direction, agitant les mains devant elle comme pour dire " Allez ! ". Quand Draco reporta son attention sur son camarade de Serpentard, qui avait les yeux fermés. Ce dernier inspira et expira profondément avant de lâcher rapidement.
- J'ai pris la Marque il y a deux ans.
Draco se crispa et fronça les sourcils. Il savait que Nott avait pris la marque - sans Harry, sans aucun doute qu'il se serait retrouvé dans la même situation. Seulement, si Nott avait été marqué deux ans plus tôt, pourquoi pas lui ?
Puis il réalisa. Sa mère. Elle avait tout fait pour l'emmener à chaque fois hors du manoir cet été là, elle devait savoir... Elle le protégeait, comme toujours.
Et puis surtout, pourquoi Nott le lui disait ?
Théodore rouvrit les yeux et fixa son camarade en déglutissant lentement.
- Et c'est sûrement la pire idée que j'ai eue de ma vie.
Draco cligna des yeux, intéressé et interloqué.
- Tu regrettes ?
Nott hocha doucement la tête.
- Je... - Il inspira - je ne vais pas te mentir, je n'aime pas les moldus et je ne supporte pas plus les sang... les né-moldus. Mais je... je n'arrive pas à me faire à l'idée de...
Il serra les mâchoires, faisant grincer l'émail de ses dents.
- Tout le monde n'a pas ton audace de dire non, gronda-t-il, comme en colère.
Mais Draco voyait bien la douleur et la peur derrière son masque. D'ailleurs, les regards que lançait Nott autour de lui trahissaient l'angoisse qui l'animait.
- Pourquoi tu me dis ça ? Demanda Draco.
Nott braqua sur lui le regard d'un animal traqué et acculé.
- Je... Mais j'en sais rien ! Explosa-t-il soudainement. C'est cette Loufoqua qui m'a traîné jusqu'ici !
Draco plissa des yeux en le regardant trépigner sur place puis Nott le bouscula pour se diriger à grands pas vers Luna et Neville, qui les observaient de loin.
- Tu ne l'as pas choisi, n'est-ce pas ? Haussa-t-il la voix.
Nott s'arrêta, mais ne se retourna pas.
- Je te rappelle que j'ai grandi dans une famille similaire à la tienne. Je sais ce que ça fait.
Il se rapprocha et s'arrêta à côté de Nott. Ce dernier avait la tête penchée vers le sol, les poings serrés.
- Et si je n'avais pas eu de chance, si je n'avais pas eu beaucoup de chance, je n'aurais pas eu le choix moi non plus.
Nott se mit à trembler et Draco continua de l'observer, les mains dans ses poches.
- Quelqu'un a cru en moi. Reste à savoir si tu as ce qu'il faut en toi pour permettre à quelqu'un de t'aider, déclara-t-il d'une voix calme et douce.
Oui, c'était étrange pour Draco d'avoir ce sentiment... Cette pulsion de vouloir aider quelqu'un qui était dans la même situation que lui l'avait été quelque temps plus tôt, qui aurait pu être lui. Il aurait pu se retrouver dans cette situation... C'était viscéral.
Draco posa sa main sur l'épaule du jeune homme, qui se laissa faire.
- Au début, Il nous a dit de ne rien changer, de ne rien faire tant qu'il serait hors du Royaume Uni, commença-t-il à voix basse. Pendant un an, c'était rien. Je crois toujours, j'y crois toujours, mais... Il est revenu et... Et ce qu'Il nous a demandé de faire...
- ... Qu'est-ce que vous devez faire ? Demanda doucement Draco en se rapprochant un peu plus.
Théodore se pencha inconsciemment contre lui, comme s'il cherchait son soutien.
- Je dois recruter. Mais comment... Comment recruter des gens quand on croit à ce qu'on prêche, mais... mais qu'on a réalisé que ce n'était pas la bonne chose à faire ?
La voix cassée du jeune homme arracha un frisson au Serpentard qui serra doucement son épaule. Nott leva la main et se frotta le visage.
- Et puis je dois...
Il frissonna et Draco fronça les sourcils.
- Quoi ? Qu'est-ce que tu dois faire de plus ? S'enquit-il doucement.
- Je... Ton père m'a demandé de m'occuper de toi... Souffla Théodore Nott derrière sa main avec un spasme incontrôlable.
Draco se crispa lui aussi et déglutit.
- Alors pourquoi tu n'as rien fait ?
Nott tourna la tête vers lui, le visage décomposé et hanté.
- Et comment j'aurais pu ... ? L'honneur d'une famille, c'est important, mais... Mais je ne suis pas un barbare, on ne met plus à mort pour une vulgaire histoire d'honneur ! S'offusqua-t-il d'une voix brisée.
Il déglutit.
- Et puis, je te dois beaucoup pour ces dernières années. On n'est pas amis, mais t'as toujours pris soin de nous...
Il ferma les yeux et serra les dents. Draco l'observa, touché par sa détresse et par son honnêteté.
- Est-ce que tu es prêt à tourner le dos à ta famille ? À tes amis ?
Nott eut un rire étranglé un peu amer.
- Qu'est-ce que tu crois ? Entre Crabbe et Goyle qui sont les nouveaux bourreaux du Lord et Pansy qui devient de plus en plus intenable en essayant de lui plaire... Et puis, c'est ma famille qui m'a mis dans cette position...
Draco hocha lentement la tête.
- Est-ce que tu veux sortir de là ?
Nott secoua la tête.
- C'est trop tard, marmonna-t-il. Je suis marqué maintenant.
Il grimaça douloureusement.
- Comme du bétail...
- Viens, ordonna Draco en le poussant un peu devant lui.
Nott se laissa faire, plus amorphe encore que lorsque Luna l'avait amené ici. Draco passa d'ailleurs à côté d'elle et récupéra leurs deux baguettes, puis il attira Nott jusqu'au bureau du Directeur. Théodor, toujours amorphe, ne sembla se réveiller qu'au moment où, après que Draco ai demander à Dumbledore qu'il voulait le voir, la gargouille gardant le bureau du Directeur pivota pour laisser apparaître l'escalier. Théodore regarda l'entrée face à lui et inspira doucement avant de s'engager dans les escaliers. Mais à la deuxième marche, il s'arrêta et se retourna vers Draco, le visage froissé.
- Il faut que tu trouves Potter... Déclara-t-il enfin.
Draco, qui était prêt à le suivre, sentit une sueur froide le traverser.
- Pourquoi ? Demanda-t-il d'une voix un peu forte.
Il avait un très mauvais pressentiment.
- Parce que si Pansy, Crabbe, Goyle et moi avons été introduits par nos parents, Rickers s'est présenté de lui-même pour supplier d'être marqué.
Qu'est-ce qu'il disait... Un très mauvais pressentiment.
REPONSE AUX REVIEWS :
Flo : EH OUI ! Potter avec Rickers ; ) Ils sont mignons, hein ? 8D Hein ? Hein ? Mouahahaha *fière d'elle * Mais non, pas encore Draco, tu me connais =w= J'aime être en mode méchante. Et c'pas vrai, je ne te brises pas le cœur ;D Je ne suis pas si sadique, tu me connais, héhéhé.
Mais Neville est cool, hein ? ;D Il est trop, je l'adore -w- Ouiii, Blaise est de retour :P Et oui, je le case avec Mione :D
Alors ce chapitre ? :D Hein, hein ?
... * regarde à droite* Hum...
*regarde à gauche * Huuuuuum...
*kof kof * BON, bah moi je dois aller repasser mes lacets... Humphr. * fuis *
