GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.

PARING : DRARRY MOTHER FUCKER !

RATING : M voire Ma

BÊTA : Blitzz, est la meilleure de chez meilleure d'abord ! \O/

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 46 -

- Je crois que nos filleuls commencent sérieusement à se tourner autour, déclara Sirius en se délestant de sa cape, souriant doucement.

Il sourit d'un air un peu plus amusé quand il entendit un soupire derrière lui – petit bruit dans lequel il pouvait clairement percevoir un regard exaspéré levé vers le ciel.

- Il faudrait vraiment que tu arrêtes de les embêter avec cette histoire, Black, grogna Severus Snape en s'approchant.

Il gronda un peu plus en se penchant pour rattraper les affaires que Sirius avait négligemment posé sur son canapé et se redressa pour les accrocher au porte-manteau prévu à cet effet. Dans le processus, il fusilla l'ancien Gryffondor du regard, qui ricana en lui faisant un clin d'œil. Severus détourna le regard et s'approcha de sa cheminée pour sortir du petit meuble juste à sa droite, une belle bouteille en verre remplis de liquide ambré.

- Eh bien pour une fois, je suis très sérieux, mon petit Sev', s'amusa Sirius en s'approchant lui aussi.

Severus haussa un sourcil en lui jetant un regard - sans pour autant le reprendre quant à son surnom - et l'observa s'avancer.

- Comment cela ?

Sirius haussa les épaules et retira doucement la bouteille d'alcool des mains de Severus pour la poser sur le meuble. Il sortit ensuite un verre et le remplis d'une dose généreuse avant de le glisser vers le potionniste avec un sourire charmeur. Ce dernier l'attrapa sans le remercier, mais son regard était moins froid, arrachant un sourire intérieur à l'animagus. Il reporta son attention sur le propre verre qu'il était en train de se servir.

- Il se pourrait bien que Harry m'ait partagé quelques pensées qu'il aurait eu envers ton magnifique filleul.

Il partit s'installer dans un des fauteuils des appartements de Severus qui l'observa, la hanche pressée contre sa desserte, son verre à la main. Sirius commença à siroter son propre verre, suivit de Severus qui le fixait toujours. Ils restèrent en silence quelques instants avant que l'ancien Gryffondor ne rit doucement.

- Il se pourrait donc que nous soyons amené à passer beaucoup d'autre Noël ensemble, s'amusa Sirius en levant son verre presque terminé dans un toast.

Severus leva de nouveau les yeux au ciel en soupirant.

- Tu seras donc mon fournisseur en Whisky pur-feu, il n'y a pas d'autre moyen, gronda-t-il doucement.

Sirius rit à gorge déployée et capta le sourire rapide qui illumina les lèvres de l'autre homme, alors qu'il venait lui aussi s'installer sur les canapés devant la cheminée, croisant ses longues jambes face à Sirius. Lui laissa son regard dériver le long de sa silhouette et se lécha les lèvres. Severus fit mine de ne rien voir mais, eh. L'ancien Gryffondor le connaissait très bien.

L'animagus termina son verre en une gorgée, le regard pétillant. Il se leva et le posa sur la table pour continuer d'avancer vers un potionniste qui se crispa, son verre presque terminée pressée contre ses lèvres, le regard fixe sur sa personne. Sirius sourit un peu, un frisson le parcourant et délicatement, il prit le verre des doigts de Severus pour le poser à côté du sien. Le Directeur de Serpentard haussa un sourcil en se redressant, mais ne l'empêcha de grimper sur ses jambes maintenant décroisées, et Sirius s'installa confortablement sur ses cuisses. Peut-être pensait-il que l'ancien Gryffondor prenait un peu trop ses aises, mais il n'avait que faire de ce qu'il pensait et à chaque fois qu'il pouvait approcher le Serpentard sans se faire rembarrer était une petite victoire. Son unique main vint doucement voler sur le torse du Potionniste, qui ne le quittait pas de ses yeux noirs profonds.

- On peut trouver un autre arrangement, sinon, souffla doucement Sirius avec un sourire taquin.

Severus haussa un sourcil.

- N'es-tu pas attendu auprès de ton lycan de meilleur ami ? S'enquit-il de sa voix grave et profonde.

Sirius ricana en agitant la main à côté de lui.

- Naaah, il survivra sans moi.

L'ancien Gryffondor fixa son ancien ennemi en plissant des yeux, se rapprochant assez pour se coller à lui. Severus n'avait fait aucun mouvement pour le déloger de ses jambes, et continuait de le fixer d'un air farouche. Sirius frissonna - quelques année plus tôt, il n'aurait jamais pensé apprécier plus que de raison ce regard sur le visage de Servilus, mais beaucoup de choses étaient passées depuis et - Par Merlin, il adorait ça, maintenant. Severus releva le visage pour ne jamais briser leur contact visuel alors que Sirius se collait enfin totalement contre lui, une main dans son cou.

- Qu'est-ce que tu fais, Black ? Demanda-t-il à voix basse.

Sirius fit une moue amusée.

- Hm, je crois que j'essaye de te voler un baiser, s'amusa-t-il.

- Encore un ? Demanda Severus d'une voix presque blasée.

L'ancien Gryffondor souffla contre sa bouche en riant un peu.

- Toujours, Sevy', murmura-t-il avant de l'embrasser.

Il sourit un instant contre ses lèvres en sentant Severus se détendre instantanément sous lui. Quelle n'avait pas été la surprise de Sirius la première fois qu'il l'avait embrassé - ... Enfin, non. Plutôt la seconde, parce que la première fois, Severus lui avait envoyé son poing dans le museau. Mais ça valait largement le coup. Depuis, Sirius avait freiné des deux pieds pour que Severus ne prenne pas le large, l'évitant comme la peste. Et la seconde fois... Par Merlin, la seconde fois, il l'avait prit un peu moins par surprise ; mais il faut dire qu'ils s'étaient à moitié jeté l'un sur l'autre.

Après la surprise et un sursaut de combativité passionnée, Severus s'était laissé laissé couler contre lui, comme une brioche toute chaude à peine sortie du four, tout croquante à l'extérieur et moelleuse et sucrée à l'intérieur.

Et peut-être que Severus allait le tuer s'il découvrait un jour comment Sirius le qualifiait intérieurement.

Mais pour l'instant, Sirius préféra glisser sa main à l'arrière de la nuque du Serpentard et se presser un peu plus contre lui, alors que Severus soupirait contre ses lèvres, vibrant presque contre son torse. L'ancien Gryffondor joua de ses lèvres contre les siennes, explorant sa bouche avec douceur comme il l'avait déjà fait quelques fois auparavant. Severus pencha la tête tout en l'enlaçant, passant ses bras dans ses dos pour le serrer contre lui. Sirius s'écarta le temps d'un cour instant pour reprendre son souffle, et les lèvres de Severus caressa les siennes alors que ses doigts crochetaient le tissus dans son dos.

- Pourquoi tu fais toujours ça ? Marmonna Severus contre ses lippes.

- Hmhm ? Fredonna Sirius en picorant sa bouche, les yeux clos et un sourire sur les lèvres.

Severus soupira et le repoussa un peu mais Sirius refusa de bouger. Il rouvrit les yeux et renifla, se redressant tout en souriant. Le Potionniste le fusilla un peu du regard mais l'étincelle dans ses yeux était tout ce qui faisait la journée de Sirius dernièrement.

- Et si tu nous laissais... l'opportunité d'essayer, hm ? S'enquit-il à voix basse, le coeur battant.

Severus s'enfonça dans son fauteuil pour bien le voir, fronçant les sourcils.

- Pardon ?

Sirius leva les yeux au ciel et haussa les épaules.

- Au delà du sexe, j'entends, clarifia-t-il.

Cela faisait quelques temps déjà qu'il espérait pouvoir lui demander sans crainte. En vérité, caché aux regards de leurs filleuls lors du Nouvel an, ils avaient exploré une version plus... Charnelle de leur relation - si relation ils avaient à l'époque. C'était une passade libidineuse, le développement soudain de toute cette rage qu'ils avaient eu pour l'autre dans leur passé ; cette rage n'avait plus lieu d'être, mais qui était d'une certain manière toujours présente et qui avait besoin d'être extériorisée, au moins une dernière fois.

Ils s'étaient abandonné à l'autre quelques autres fois, sporadiquement ; Sirius venait un soir sans s'annoncer, Severus grognait de le voir ici, ils s'échangeaient quelques noms fleuris puis terminaient tous deux sous les draps.

Mais aussi étrange que cela pouvait paraître, Sirius voulait plus. Oui, l'ancien harceleur de Severus voulait l'avoir dans son lit ainsi que dans sa vie. Pouvait-on faire plus piteusement guimauve.

- Et dans quelle version de cette réalité penses-tu que c'est une bonne idée, hm ? Demanda le professeur de Potion en haussant les sourcils.

Sirius se racla la gorge en haussant les épaules, tripotant les boutons de la robes de Severus.

- Pourquoi pas, après tout ? Répondit-il à voix basse.

- Black... soupira Severus en fermant les yeux.

L'ancien Gryffondor souffla un peu exaspéré et se pencha pour l'embrasser de nouveau afin de détourner son attention. Après tout, quelle idée avait-il eu de poser cette question.

- Lit, tout de suite, marmonna-t-il ensuite, quittant les jambes de Severus tout en le tirant par le col de sa robe de sorcier.

Si Severus fut surprit de la demande de Sirius, s'il voulut le repousser, s'il voulut mettre fin à... Qu'importe ce qui se passait entre eux, il n'en fit rien et poussa plutôt l'ancien Gryffondor entre ses draps pour le draper de son corps et l'enfermer dans une bulle de luxure. Et Sirius s'en contenta.

.*.

Trois jours. Il ne fallut que trois jours à Sirius et Remus pour recréer une grande carte de l'Angleterre style carte du Mauraudeur. Ils s'étaient tout d'abord concentrés sur le sort de localisation et d'identification de personne pour que cela ne cible qu'une seule signature magique. Ils avaient eu plusieurs faux pas, mais entre chaque cours, à chaque fois que Harry venait les voir, ils avaient une nouvelle carte avec une nouvelle personne pistée. Ils avaient même réussit à mettre la localisation exacte sur la petite étiquette.

En cet après-midi de premier mercredi pluvieux de mars, Albus Dumbledore fit parvenir à Harry un mot pour lui dire qu'ils y étaient parvenu et qu'il était attendu à l'heure du thé dans la salle que Sirius et Remus utilisaient depuis quelques jours.

.

Harry déglutit difficilement et eu un rire nerveux, les yeux écarquillés.

- Est-ce que... aha. Rem, est-ce que tu es sûr de la fiabilité de cette carte ?

À peine avait-il posé la question qu'il se fustigea. Bien sûr que Rem savait ce qu'il faisait. Lui et Sirius avaient trop travaillé sur le bon fonctionnement de ce procédé pour lui permettre d'être peu fiable.

- Je... Je vais arranger ça, perça la voix du lycan à sa droite et Harry sentit bouger à sa gauche.

C'est bien ce que je craignais... Murmura alors le Directeur, confirmant des doutes du plus jeune sorcier. Tout s'effaça autour de lui. Il avait l'impression que quelqu'un venait de le plonger dans un bain d'eau glacée, qu'un petit rigolo venait tout juste de le pousser dans le lac noir, à tel point qu'il sentit ses poumons se vider sous la pression. Plus rien n'existait à part ces quelques lettres sur ce parchemin qui brillaient comme pour le narguer.

" Harry Potter, Écosse "

Il se sentit défaillit un instant mais son cerveau ne l'enregistra pas, trop obnubilé par autre chose, par ÇA, juste devant lui : Il était un horcruxe. Il était un réceptacle pour cette horreur de sous homme, de ramassis de l'humanité.

- ... y ... ry... Harry !

La voix de Sirius le ramena sur terre et il rouvrit les yeux. Il était en train de s'appuyer sur la table face à lui, les poings serrés en de sacrés boules blanchâtres. Il tremblait de tous ces membres et sa tête était pleine d'idées qu'il ne savait plus appartenir à qui. Lui ou Voldemort ? Ses envies, ses désirs, toutes ses actions, étaient-elles les siennes, ou celles de quelqu'un d'autre. Sirius et Remus tentèrent de lui parler mais Harry secoua la tête. Il n'avait envie de parler à personne, de ne rien écouter, de ne rien entendre. La main de Sirius se posa sur son épaule mais il le repoussa, les yeux rivés sur la carte.

Les bruits autour de lui, étouffés qu'ils étaient, lui apprirent tout de même que son parrain et l'ami de ce dernier lui parlaient, qu'ils allaient trouver quelque chose, que Dumbledore allait trouver un moyen de le sauver, qu'ils allaient travailler dessus.

Harry cligna des yeux et inspira doucement.

Avec une lenteur incroyable, alors qu'une torpeur l'envahissait et le rendait amorphe, il se repoussa de la table en bois et se détourna.

- Je pense que je vais aller me coucher, s'entendit-il dire d'une voix calme.

Oh oui, il était calme. Très calme. Pourquoi ne le serait-il pas ? Après tout, il ne venait pas d'apprendre qu'il était... quelque chose, avec quelqu'un d'autre dans sa tête. Ce n'était pas grave voyons. C'était...

Il se glissa dans tout Hogwarts sans même le réaliser, flânant dans les couloirs, les membres lourds et l'esprit vide. Il arriva dans les appartements avec cette même lenteur qui semblait ne pas vouloir le lâcher depuis qu'il avait quitter le bureau de Dumbledore.

Harry prit une nouvelle inspiration et se laissa tomber dans un des canapés des appartements. Il se laissa aller entre les coussins, croisa les jambes devant lui et lia ses doigts sur son abdomen en fixant le plafond aux moulures splendides aux jonctions des murs et du plafond.

Sans prévenir, toute la situation lui sauta dessus et il ferma les yeux alors que sa gorge se bloquait.

Il s'enfonça dans son fauteuil tout en s'enfonçant aussi dans sa déprime. Quelles étaient les actions qui n'avaient jamais été totalement siennes ? Il repensa à ces dernières années, à sa chance incroyable. Et si tout cela n'était qu'un jeu pour Voldemort ? Et si il jouait avec lui depuis le début ? Et ses désirs ? Il avait apprécié Mickaël. Beaucoup. Mais il n'avait ressentit que... Quelque chose avec Draco, et seulement avec lui. Et si tout cela n'était qu'un subterfuge du seigneur des ténèbres, que soudainement le Sauveur tombe sous le charme du fils - certes, renié, mais la progéniture tout de même - de son bras droit ?

Harry eu envie de vomir.

- Potter, je crois que tu avais rendez-vous avec Granger et Weasley, non ? Parce que là, ils paniquent totalement.

Le Gryffondor rouvrit les yeux et cligna des paupières en observant Draco rentrer dans les appartement avec nonchalance. Le blond ne le regarda pas, ayant simplement vu sa présence et se dirigea vers l'étage pour y déposer ses affaires. Harry observa son cheminement et son regard glissa sur sa chute de reins et les mouvements de ses hanches alors qu'il grimpait les escaliers. Harry ferma de nouveau les yeux et se frotta le front, se fustigeant intérieurement. Il l'avait encore fait. Et si jusque là, ses regards traînant sur la silhouette des autres hommes et notamment celle de Draco ne l'avaient jamais heurté plus que le simple « Mais arrête de mater Draco, c'est Draco, par Merlin ! Tu le détestes depuis des années, tu ne peux pas soudainement retourner ta chemise ! Même si tu souhaites retourner son pantalon... MERLIN, POTTER ! » - Mais aujourd'hui... Aujourd'hui ? Il avait tout simplement envie de s'arracher les yeux, la langue, les oreilles.

- Potter, tout va bien ?

Harry rouvrit lentement les yeux pour trouver Draco à ses côtés, les mains sur les hanches et le regardant avec les sourcils haussés. Le Gryffondor l'observa en se mordillant l'intérieur de la joue, incapable de lui répondre convenablement. Au contraire, il se redressa soudainement sur ses pieds et s'écarta. Qu'est-ce qu'il pouvait dire ? Qu'est-ce qu'il allait faire ? Aucune idée. Il fallait qu'il sorte, qu'il prenne l'air, qu'il trouve quelque chose à faire pour se changer les idées, maintenant, tout de suite. Il resta quelques secondes immobile, le regard dérivant face à lui. Puis il s'élança, bien décider à aller mourir de froid dans le parc. Au moins, ça détruirait l'horcruxe qui était en lui. L'horcruxe.

Il était un horcruxe. Un putain d'horcruxe.

Son visage se plissa de dégoût et il secoua la tête.

- Hé Potter ! L'interpella Draco alors qu'il se dirigeait vers la sortie.

Harry ne lui prêta aucune attention jusqu'à ce que Malfoy s'approche et l'attrape par le bras.

- Tu nous fais quoi là ?

- Lâche moi, tout de suite, pesta Harry en serrant les mâchoires.

Il fallait qu'il sorte, tout de suite. Il se sentait bouillir intérieurement, il ne savait pas s'il arriverait à se contrôler. Malfoy ne lui avait rien fait, rien du tout, mais soudainement, il était de nouveau Malfoy, plus Draco, et Harry avait cette soudaine envie de le frapper.

Cette bouffée de haine qui n'était pas la sienne.

Il écarquilla les yeux en hoquetant et tenta de se débattre mais Malfoy fut plus rapide et plus fort. Il le repoussa contre le mur en tenant son col, les sourcils froncés et l'œil suspicieux. Harry quant à lui sentit une colère et une haine incontrôlable se propager dans ses veines, ses poings blanchirent et ses articulations craquèrent. Il commença à trembler et sa vision périphérique commença à disparaître. Il n'entendait même plus Malfoy lui parler, il n'avait plus qu'une seule envie, lui faire avaler ses dents, le décoiffer, l'égorger et se badigeonner de son sang pour acquérir sa puissance, toujours plus de puissance. Harry leva son bras, près à le frapper, mais un sursaut de lucidité le traversa et pour désamorcer cette soudaine envie, il réussit à desserrer son poing, et attrapa Malfoy par la nuque pour l'attirer et poser brutalement ses lèvres sur les siennes.

Harry sentit Malfoy sursauter contre lui et ça sembla décupler sa rage. Il planta ses ongles dans sa nuque pour l'empêcher de reculer et Malfoy posa ses mains sur son torse pour mettre un peu d'espace entre eux. Mais à peine avait-il posé ses mains sur ses flancs que Harry soupira d'aise, la bulle de rage explosant dans son torse pour le submerger d'une agréable bouffée d'euphorie. Le contact des lèvres de Draco contre les siennes remonta d'agréables souvenirs dans son esprit et il se détendit, se calmant soudainement. Les mains de Draco tremblèrent contre son torse et le Serpentard soupira à son tour en se rapprochant. Il se colla contre Harry en passant ses bras dans son dos, croisant ses mains dans le creux de ses reins. Le Gryffondor détendit sa prise autour de la nuque du Serpentard et ils cessèrent enfin de s'embrasser.

Harry rouvrit les yeux et planta son regard dans celui brumeux de mercure liquide. Ils se fixèrent un instant avant que Draco ne se glisse contre lui en penchant la tête, capturant de nouveau les lèvres de Harry qui ferma les yeux. Il enlaça ses épaules en soupirant, passant ses doigts dans ses cheveux en se délectant de la douceur de ses mèches. Le jeune homme joua quelques instants avec ses cheveux avant d'inverser leur position et de plaquer doucement Draco contre le mur en picorant ses lèvres. Le Serpentard resserra sa prise autour de ses hanches en lâchant un petit bruit qu'Harry trouva fort agréable à l'oreille alors qu'il le pressait un peu plus contre le mur. Le contact de son corps contre le sien lui arracha un frisson alors que Draco caressait sa langue de la sienne. Ils s'embrassèrent de longues minutes, l'esprit de Harry s'engourdissant sous l'émotion qu'il ressentait en tenant Draco si intimement contre lui.

Il n'aurait jamais pensé que Draco puisse être aussi doux avec un amant. Leur moment précédent avait été... bestial, précipité, engendré par une panique qui les avait rendu totalement fou pendant un instant. Là, c'était totalement différent, c'était... Voulu. En toute connaissance de cause. Harry Potter embrassait Draco Malfoy en le voulant, et ce n'était que lui qu'il le voulait, pas cette chose qui le parasitait.

Harry se détacha de Draco et garda les yeux fermés en pressant son front contre le sien. Draco était redevenu Draco, ce n'était plus Malfoy. Il n'avait plus envie de le frapper. Sa haine s'était estompée quand le Serpentard avait répondu à cette étrange attaque.

Le Gryffondor frissonna alors que Draco caressait doucement sa chute de reins. Harry l'avait embrassé pour désamorcer sa folie haineuse et le Serpentard avait répondu à ce baiser avec une douceur incroyable. Draco ne méritait pas ça, pas du tout.

- Bordel de merde, grinça-t-il des dents.

Harry se détacha précipitamment et secoua la tête en se passant les mains dans les cheveux.

- Je suis désolé, souffla-t-il en se détournant et quittant les appartements avec rapidité.

.

Il avait embrassé Draco avec de si mauvaises intentions... Mais qu'est-ce qu'il lui avait prit ?! Draco n'allait jamais vouloir lui reparler après ça, il avait tout foutus en l'air. Pourquoi agissait-il toujours sans réfléchir ? Se demanda-t-il en glissant sa tête sous ses couvertures.

Il n'avait même pas attendu que Ron et Hermione réalisent que c'était bien lui qui venait de traverser en courant la salle commune, allant s'enfermer dans le dortoir des Gryffondor qu'il avait déserté depuis le début du mois.

- Qu'est ce qu'un traître comme toi fait là ? !

- Dégage Seamus, je suis pas d'humeur.

- Monsieur Harry Potter n'est pas d'humeur, c'est étonnant. Et pourrais-je-

- Je t'ai dit de dégager ! Lui hurla Harry en se redressant et le fusillant du regard.

Il eu cette satisfaction ... Malsaine de voir Seamus détaler comme un lapin sans demander son reste. En effet, c'était malsain, mais... Il voulait être seul. Totalement seul.

.*.

Ron avait bien vu le visage décomposé de Harry alors qu'il passait en coup de vent devant eux. Le roux s'inquiéta tout de suite pour son ami mais laissa Hermione s'occuper de lui. En effet, à peine la porte fut-elle claquée qu'elle se leva pour fixer du regard le dortoir des garçons.

- Je vais y aller, murmura la jeune femme.

Ron hocha la tête, décidant de la laisser faire. Après tout, il n'était pas très doué pour parler. Il vivait dans une famille de garçons et seuls les jumeaux parlaient librement de leur sentiments. Alors en parler avec quelqu'un d'autre, même si c'était Harry... Ron savait que Mione s'en sortira bien mieux que lui à ce jeu là.

Il vit Hermione commencer à grimper les escaliers quand Seamus la bouscula dans sa précipitation de quitter les dortoirs. Ron grimaça. Harry n'était pas seulement bouleversé pour quelque chose, il était en plus énervé. La douceur de sa meilleure amie l'aidera sans aucun doute.

- Ce mec est taré ! Cracha Seamus en parlant de Harry.

Ron leva les yeux au ciel en soupirant. Ce mec n'apprendra jamais de ses erreurs. Certes, c'est lui qui avait dit que Harry était un traître en premier mais... Mais il ne savait pas et il regrettait. Il l'avait dit une fois et ne l'avait jamais redit, trop honteux. Mais Seamus...

Ron soupira en le regardant passer devant lui d'un pas énervé pour quitter les dortoirs des Gryffondor. Mais arrivé au tableau qui pivota pour laisser entrer Ginny, il s'arrêta et cria.

- ALERTE, SERPENT DANS LA TOUR !

Ron tourna la tête et aperçut Malfoy froncer les sourcils en regardant celui qui venait de crier. Ron grogna et se leva.

- Mais tu ne peux pas te taire deux minutes, Seamus ! Pesta-t-il en lui lançant un regard noir.

Le Gryffondor le fusilla du regard et montra Malfoy d'un geste du bras.

- Ah c'est vrai qu'en tant que meilleur ami du taré, tu l'es tout autant que lui !

- Et si tu allais cueillir des sumac vénéneux autre part, Seamus ? Susurra Ginny en posant les mains sur les hanches.

En sous effectif malgré le silence de Malfoy, Seamus tourna les talons et quitta la tour des Gryffondor. Ron ricana puis se tourna vers sa sœur en souriant, amusé.

- Cela dit, tu as cherché un peu la petite bête en le ramenant ici.

La jeune fille haussa les épaules.

- Il avait l'air d'un petit chiot perdu.

- Pardon ? S'étonna Malfoy d'une voix glaciale en haussant un sourcil.

- Mais un chiot racé, ne t'en fait pas, sourit la jeune fille d'un air canaille.

Quelques fois, Ron se demandait si elle n'aurait pas su trouver sa place auprès des Serpentard... Le jeune roux secoua la tête d'un air faussement désabusé et se tourna enfin vers Malfoy. Depuis quand n'avait il pas eu envie de l'étriper déjà ?

- Ce que ça peut être rouge et de mauvais goût, ce n'est même pas étonnant, soupira le Serpentard en lançant un regard critique autour de lui.

Bien, on remettait les compteurs à Zéro, il avait envie de l'étriper maintenant.

- Je peux savoir ce que tu as fait à Harry pour qu'il soit dans cet état ? Lui demanda-t-il plutôt.

Malfoy lui lança un regard noir.

- Alors il est bien là.

- Qu'est ce que tu lui as fait ? Redemanda Ron sans lâcher le morceaux.

- Et pourquoi ce serait moi qui lui aurait fait quelque chose, d'abord ? Grinça t-il des dents.

Ron le jaugea du regard quelques instants avant de hocher la tête.

- Ok.

Il montra l'escalier qui menait au dortoir des septièmes année.

- Il est là haut, Mione est avec lui.

Il se détourna, allant se réinstaller dans le fauteuil qu'il avait quitter.

- Tu me l'abîmes pas trop, hein ?

Malfoy soupira.

- Très bien, la belette.

Étrange comment Ron ne s'en offusqua pas cette fois-ci...

.*.

- Tu n'as fait que fuir ?

- Hm...

- Harry... Des mots, s'il te plaît

- Mot.

- Ne joue pas à ça, Harry.

Le jeune homme ne l'écouta pas, restant enterré sous les couvertures.

Il ne lui avait pas dit ce qui c'était passé. Que ce soit avec Sirius et Remus que avec Draco. Enfin... Elle l'avait comprit. Et d'où sortait ce ' Tu l'as enfin embrassé ? ' d'eux trois, elle était celle qui avait encore un peu plus de mal avec l'homosexualité, elle n'aurait pas du être aussi... Calme et détendue par rapport à ça.

- Doooonc, tu as fuit. Tu regrettes ?

- Mais pas du tout ! S'insurgea Harry. C'est le contexte qui était mauvais. Ce n'était pas vraiment le bon moment ! Je l'ai embrassé mais... J'avais autre chose en tête, c'était...

Il soupira.

- C'est compliqué.

Sous les draps, il n'entendait pas la porte s'ouvrir, il ne vit pas Hermione tourner la tête et sourire, et surtout il ne vit pas Draco écouter la conversation et sourire avec l'air d'un chat près à se délecter d'un bol de lait chaud écrémé.

- Bon, tu m'énerve Harry. J'ai des choses à faire, quand tu voudras me parler, tu le feras. En attendant, je vous laisse.

Sous les draps, Harry fronça les sourcils.

- Comment ça, tu NOUS laisses ? S'enquit il en retirant le draps de sur sa tête.

Mais Hermione avait déjà déserté et Draco s'avançait. Harry grogna un peu en le voyant faire, s'enterrant un peu plus dans le matelas.

- Hm. C'est une Judas, marmonna-t-il en croisant les bras sur son torse.

Draco se rapprocha et s'assit sur le bord de son lit en jetant des regards autour de lui. Puis il porta son attention sur Harry et haussa un sourcil.

- Je dois avouer que ce que tu viens de me faire était un coup de maître. Très Serpentard comme démarche, j'ai tendance à l'oublier.

Harry lui jeta un coup d'œil et fronça les sourcils.

- De quoi tu parles ?

Draco eu un petit sourire mesquin.

- Le détournement de conversation comme tu l'as fait, m'embrasser pour m'empêcher de te faire cracher le morceau. Sauf que vois-tu, je sais resté les pieds sur terre et je n'ai pas oublié.

Le Gryffondor leva les yeux au ciel.

- Ce n'était pas un détournement de conversation ! Pas...

Il resta la bouche ouverte quelques instants puis la referma avant de soupirer.

- C'est... Ce n'est pas vraiment ça, marmonna-t-il en sentant ses joues s'échauffer.

Draco eu un ricanement.

- Ce n'était pas un détournement de conversation ?

- Non ! S'insurgea Harry en se redressant dans son lit, fusillant le Serpentard du regard.

Draco haussa un sourcil en souriant narquoisement.

- Alors tu m'as embrassé en toute connaissance de cause ?

- Exactement !

Un moment de silence avant que Harry n'écarquille les yeux.

- Je... Non !

Le Serpentard sourit de plus belle et Harry rougit en lui frappant l'épaule.

- Tu m'as piégé !

- Bien sûr, que croyais-tu, se venta Draco.

Harry soupira et détourna le regard.

- Hm...

Un silence s'installa dans le dortoir et l'esprit de Harry s'égara en se fustigeant quant à la facilité avec laquelle Draco l'avait piégé.

- Alors voilà ce qu'on va faire. Samedi, il y a une sortie à Près-au-Lard. Et tu viens avec moi.

Le Gryffondor tourna la tête vers lui en haussant un sourcil, décontenancé.

- ... Alors toi, au lieu de proposer un rencard, tu l'imposes ?

- Parce que ça t'étonnes, peut-être ? S'amusa Draco avec un faible ricanement. En tout cas, ça laisse deux jours à Granger et Weaslette pour te préparer et toi pour te faire à l'idée.

Il se leva et épousseta sa chemise.

- Il va s'en dire que je n'accepterais aucun lapin.

Harry le regarda un instant en essayant de réprimer un sourire.

- Tu peux compter sur moi, dit-il d'une faible voix.

- Je m'en doutais.

Dans un dernier hochement de tête, Draco quitta le dortoir des Gryffondors et Harry se laissa aller dans les draps, le regard braqué sur le plafond.

Wha. Est-ce que... Est-ce qu'il sortait désormais avec Draco Malfoy ?


REPONSE AUX REVIEWS :

Flo : Héhéhéhé, les messages interposés, c'est cute hein =w= ?

Flirt flirt fliiirt =w= et pas seulement, tu as vu ? ;D

Hm, je ne sias pas combien de temps dur le sort... C'est une bonne question xD

Ouiii, la carte aux horcruxes... huhuhu... *se marre* *ouais, ok, c'pas marrant*

( La réécriture du panda stagne totalement. C'est une horreur. Pffeu.

Je te papouille ! Gros cââââlin !


BIM-EUH ! DAMNED ! On l'attendait, hein ? JE VOUS AVAIS DIT, QUE VOUS KIFFEREZ CE CHAPITRE ! \O/ Avouez, vous l'aimez. AVOUEZ ! Je le sais, mouahahahahaha ! Je l'aime ce chapitre... -w- Il est écrit depuis le chapitre... 12, a peu près, et j'étais teeeellement contente d'enfin arriver à coller avec ce moment... Bref ! Vous avez aimé quand même, non ? Un peu ? :3 J'ai toujours pas dormit, je craque mon slip, dites rien, no comment, chuuut xD

Je vous embrasse ! Et vous dit à jeudi pour la suite !

xoxo, 'Win