GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.
PARING : DRARRY MOTHER FUCKER !
RATING : Totalement Ma pour ce chapitre
BÊTA : Blitzz, est la meilleure de chez meilleure d'abord ! \O/
NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi.
Bonne lecture ~ !
- Chapitre 54 -
« - C'est malheureusement une potion de boisansoif...
- C'est donc à moi de me charger de cette tâche.
- Albus, non !
- Mes enfants, ne prenez pas cet air sinistre. Je ne peux vous laisser faire ceci à ma place. De plus, j'ai vécu une longue vie. Autant partir pour la bonne cause.
- Monsieur, je pourrais...
- Albus, je...
- Il n'y a rien a redire, Severus. J'ai confiance en vous pour la suite des opérations.
- Je...
- Mais, et Fumseck ?
- Il pourrait en effet m'offrir quelques larmes, mais il faudrait que j'en avale une a chaque gorgée. Et malheureusement, un phoenix ne pleurs pas autant.
- Albus, nous... Harry qu'est-ce que tu- LÂCHE CETTE COUPE !
- RECRACHE TOUT DE SUITE ! »
.
Harry rouvrit les yeux, le cœur battant. Il se revoyait parfaitement dans cette grotte, avec Sirius, Rémus, Severus et Albus Dumbledore, les adultes bataillant pour retenir le Directeur de se sacrifier pour récupérer un des horcruxes de Voldemort. Harry avait bien tenté de faire entendre sa voix, mais rien n'y avait fait. Alors en désespoir de cause, il avait attrapé la coupe, l'avait plongé dans la potion et avait entrepris d'en boire une grande gorgée. Mais à peine ses lèvres avaient-elle touché le liquide que la coupe s'était illuminé d'une lueur verte et Harry avait ainsi goûté pour la première fois à du vin rouge.
Apparemment, Voldemort n'avait pas laissé ses horcruxes à l'abandon, il avait mis une sorte de sécurité, s'il voulait un jour les récupérer. Et visiblement, le bout d'âme qui logeait dans Harry était suffisant pour que le sort le confonde avec Voldemort lui-même.
Suite à cela, Harry avait vomi. Oh, pas à cause du vin, qui était fort bon au demeurant - non, du tout. C'était plus à cause du fait qu'il avait assez de Voldemort en lui pour que le sort le reconnaisse comme tel. Quelles étaient ses actions propres ? Quelles étaient ses idées, ses désirs qui lui étaient uniques ? Et s'il était mort depuis des années et que son "lui" n'était qu'une extension de plus de Voldemort ? Que devenait-il ? Qui était-il ?
Sirius l'avait allumé. Remus s'était mis à pleurer et jamais Dumbledore ne s'était senti aussi vieux qu'en cet instant. Severus... Severus lui avait lancé un regard des plus noirs, pour reprendre ses bonnes vieilles habitudes.
Et quand ils étaient retournés au château, après deux jours intensifs de chasse au trésor, Draco l'avait accueilli aux appartements avec une étreinte inquiète.
.
Maintenant, Harry était allongé dans le lit du Serpentard, Draco dos lui, qui dormait paisiblement. Il était encore tôt d'un autre côté, le soleil n'était pas encore levé. Mais avec ce cauchemar souvenir, Harry ne se sentait pas capable de se rendormir. Alors il bougea doucement contre le lit, juste assez pour glisser son bras dans le creux du cou du Serpentard, son autre bras jeté en travers afin de pouvoir se coller contre son dos, le nez dans ses cheveux. Draco ne se réveilla pas malgré ses mouvements, il bougea juste pour se blottir contre lui, à la recherche de la chaleur. Il poussa un petit soupir bienheureux qui fit sourire le Gryffondor, et ne bougea plus. Harry prit le risque de resserrer sa prise contre lui, juste assez pour l'enlacer vraiment d'un bras, glissant sa jambe entre les siennes.
S'il ne s'endormit pas, la proximité de son petit-ami lui permit de se calmer et de se relaxer assez pour dériver un tout petit peu aux portes des limbes.
Il sentit aussi l'exact moment où son amant s'éveilla. Tout d'abord, Draco frissonna et un long soupir quitta ses lèvres pour s'échouer sur son oreiller et la main de Harrry qui s'y reposait. Un sourire se dessina sur ses lèvres et il rouvrit les yeux alors que Draco bougeait contre lui. Le Serpentard s'étira un instant avant de rouler sur le lit, bougeant lentement et difficilement, encore engourdi de sommeil. Ses yeux à peine entrouverts, brumeux, le distinguèrent à peine et Draco lâcha un petit souffle semblable à un petit miaulement qui arracha un froncement de sourcil attendri à Harry. Le Serpentard se rallongea, à peine conscient de sa présence... ou tout du moins inconsciemment conscient de sa présente, puisqu'il se blottit contre lui, le visage dans son cou et ses jambes entremêlées aux siennes ; sa main gauche s'accrochant à son haut de pyjama et il retomba dans le sommeil.
Harry haussa les sourcils, surpris, puis il soupira en souriant, bougeant pour embrasser tendrement les cheveux blonds. Il glissa doucement son bras un peu engourdi, puisque Draco était allongé dessus depuis quelque temps déjà et plia son coude qui craqua. Puis il glissa ses doigts dans les cheveux du Serpentard, massant doucement son crâne, dessinant du bout du doigt le creux de son oreille alors que son autre main venait jouer avec celle de Draco, posée sur son torse.
Ainsi, il sortit Draco du sommeil petit à petit - il connaissait assez le Serpentard pour savoir qu'il n'était pas du matin, qu'il n'était pas bon de lui parler un peu trop fort avant son premier thé matinal, et qu'il détestait sans aucun doute être réveillé en sursaut.
Draco frissonna de nouveau et enfonça un peu plus son visage dans son cou. Harry sentit ses lèvres bouger contre sa peau et passa son nez contre la tempe du Serpentard.
- Hey...
Draco bailla, mais en se détacha pas, et sa voix perça enfin, un murmure rocailleux.
- Je vais peut-être te garder... comme polochon dans lit.
- Tu as bien dormi ? S'enquit le Gryffondor avec un sourire.
- Hm... oui, beaucoup, répondit le jeune homme d'une petite voix.
Il s'étira enfin, quittant le cou de Harry, pour mieux poser sa tête sur son épaule. Le jeune homme souffla un rire et s'approcha pour poser ses lèvres sur son front. Draco garda les yeux fermer le temps d'un cours instant puis cligna des paupières, enroulant une main autour de sa nuque pour l'attirer à lui et l'embrasser.
Un baiser lent, doux et tendre, qui submergea Harry d'une vague d'affection, de tendresse et d'émotion. Du désir bien entendu, beaucoup de désir, mais surtout quelque chose de... plus fort, de plus puissant encore. Et son cœur n'en battit que plus vite. Les dents de Draco agrippèrent sa lèvre inférieure alors que sa cuisse pressait son entrejambe, et par Merlin, Harry se retrouva à gémir. Le Serpentard, ce scélérat, sourit contre sa bouche alors que ses mains commençaient à caresser son corps. Le Gryffondor poussa un halètement et l'entoura pour le rapprocher contre lui, les membres tendues, sa peau bouillante avide de plus de Draco. Mais si le Serpentard se contentait de le caresser par-dessus le tissu de son pyjama, Harry avait besoin de bien plus.
Le gémissement de surprise qu'il arracha au Serpentard quand il glissa sa main dans son pantalon de soie pour enlacer son membre tendu, le fit sourire. Et Draco se vengea en lui mordant la lèvre, l'attirant au-dessus de lui pour passer ses mains sous son haut, griffant son dos et le faisant frissonner.
Ses hanches tressautèrent de plaisir et il serra l'érection du Serpentard en représailles. Ce dernier sursauta et se détacha pour lui lancer un regard noir, mais avec un effet bien amoindri par son regard brumeux de plaisir, ses cheveux totalement débraillés sur l'oreiller et son visage rougi. Harry se pencha pour mordre doucement la pommette rosie qui se trouvait juste là, sous son nez, et le mouvement qu'il fit arracha un gémissement réprimé au Serpentard. Le Gryffondor concentra toute son attention sur lui, expérimentant et listant toutes les réactions qu'il arrachait à Draco. Ses tressaillement, ses gémissement, les pressions qui forçaient Draco à se mordre la lèvre pour réprimer un bruit un peu trop fort, ou quand il ne pouvait s'empêcher de fermer les yeux sous le plaisir.
Harry tenta bien de rester concentrer, mais quand Draco enfoui sa main - sa longue main, avec ses si longs doigts - dans son pantalon pour lui prodiguer le même traitement, avec un regard l'air de dire " Moi aussi je sais le faire ", le Gryffondor décrocha un peu. Mais il était hors de question que Draco ne gagne cette fois-ci, et ce qui devait être leur doux premier moment intime se transforma dans un combat de force, celui qui procura le plus grand plaisir à l'autre, celui qui fera jouir l'autre en premier. Un combat de force, ou une danse bancale où le plaisir primait sur tout autre chose. À peine le temps de se découvrir, la faim était plus forte.
Et quand le monde se réduisit à un flash blanc, Harry s'abandonna peut-être pour la toute première fois, dans les bras de Draco, qui s'était forgé un chemin vers son cœur à coup de poings, de tours vicieux en premier, puis par des sourires, et des petites attentions, des regards entendus et son éternel avis d'être le centre du monde.
Et peut-être, seulement peut-être était-ce le cas pour Harry. Tout du moins, en grande partie.
.*.
- Si ce genre de réveil devient une habitude, je signe tout de suite.
Harry ricana alors que Draco s'étirait à côté de lui, comme un chat reput après un gros bol de crème bien chaude. Avec un petit geste de baguette et un murmure, le Gryffondor les nettoya, les laissant frais et propres. Draco lui jeta un coup d'œil et croisa ses bras derrière sa tête.
- On devait parler, je crois, déclara-t-il ensuite d'une voix détachée.
Harry hocha la tête et soupira en s'allongeant contre lui.
- Ce n'est pas un plan tordu pour visiter ta tête, dit-il enfin.
Le front contre son torse, il ferma les yeux quand Draco passa ses doigts dans ses cheveux.
- J'aimerais ne pas avoir douté, mais... C'est plus fort que moi, tu es si... Différent quand tu es avec moi, souffla le Serpentard.
Harry soupira en rouvrant les yeux.
- Je... Si tu me trouves trop collant, il faut que tu me le dises. Par Merlin, tu m'as toujours dit les pires horreurs, je peux encaisser, venant de toi, grinça-t-il des dents.
Un goût amer l'envahit, la torpeur et euphorie post-orgasmique n'aura pas duré longtemps.
- Non, je... Étrangement, ça ne le dérange pas. Bien au contraire. Et je n'y suis pas habitué.
Harry tenta de retenir un sourire triomphant, mais n'y arriva pas.
Seulement, la situation lui revint très vite en mémoire et il ferma les yeux.
- Je... Qu'est-ce que je dois faire pour que tu cesses de penser que je veux rentrer dans ta tête ? Demanda-t-il en cherchant lui même une réponse.
Draco cessa de passer ses doigts dans ses cheveux et inspira.
- Rentres-y, justement, lâcha-t-il soudainement.
Harry rouvrit les yeux et se redressa, surpris.
- De quoi ?
Draco le regardait l'air sombre et grave, le visage calme et très sérieux. Le Gryffondor déglutit difficilement en s'asseyant sur le lit, observant son amant.
- Je vais baisser toutes mes défenses d'occlumentie et tu vas faire un petit tour dans mon esprit.
- Mais, je... Non ! S'offusqua-t-il en secouant la tête.
Draco fronça les sourcils.
- Je ne veux pas entrer dans ta tête ! Et je ne veux pas non plus que tu me laisses entrer dans ta tête par obligation !
- Je préfère avoir le contrôle sur ce genre de choses.
- Mais je sais que tu ne veux pas que je rentre dans ta tête ! Continua de refuser Harry.
Le Serpentard soupira et se redressa à son tour.
- Pourquoi ? Tu as peur de ce que tu pourrais y trouver ?
Harry fronça les sourcils et ouvrit la bouche, prêt à s'énerver, puis se reprit. Draco était fébrile, c'était son système de défense. Le Gryffondor n'avait pas à le prendre pour lui-même.
- Draco, ne joue pas à ça avec moi, soupira-t-il en passant une main sur son visage. Je sais que tu ne veux pas que je pénètre ton esprit et que je perçoive clairement chacune de tes pensées et de tes souvenirs.
Draco l'observa un instant avant d'humidifier les lèvres.
- Non, c'est vrai. Il y a un nombre assez impressionnant de choses que j'aimerais que tu ne saches pas sur moi. Mais je préfère qu'on en passe par la.
- Tu n'es pas...
- Harry. S'il te plait. Je te fais assez confiance pour savoir que tu n'utiliseras jamais ce que tu peux apprendre contre moi.
Harry fronça les sourcils.
- Je fais jamais ce genre de choses.
- Je sais.
L'air grave de son amant le fit frissonner.
- C'est... Comme avec le remboursement des jumeaux. S'il te plait.
Harry ferma les yeux et soupira.
- D-D'accord, céda-t-il enfin avec une petite voix.
Draco hocha la tête.
- Bien. Parfait.
Harry l'observa un instant alors qu'il sentait, même si ses propres protections étaient bien en place, que Draco baissait les siennes pour tendre son esprit vers le sien. Mais le Gryffondor ne le regarda pas dans les yeux, fixant ses lèvres ne tentant pas de lire son esprit.
- Tu sais, je... Je ne suis pas très à l'aise avec ça quand même. Je... Je tiens à toi, et je n'ai pas besoin de ça pour avoir confiance en toi.
Draco prit une petite inspiration, mais Harry ne lui laissa pas le temps de réagir. Il se pencha plutôt et, son regard planté dans celui de son amant, il l'embrassa doucement.
Bien que, sachant de source sûre que son habilité ne permettait qu'à un esprit extrêmement expérimenté ou a un autre legimen naturel de percevoir la légère caresse que faisaient ces derniers quand ils sondaient un esprit, Harry pouvait dire que Draco lui laissait le total champ libre. Il n'y avait rien sur son passage et Harry put tout voir.
De son enfance solitaire sous le joug d'un père dominateur, à l'angoisse qu'il avait ressenti quand Harry se battait sur le chemin de travers, par les quelques Noël joyeux passés avec Severus, ses doutes sur la marque qui dataient de sa troisième année - la troisième année ! - et enfin son attachement grandissant pour Harry et ses doutes profondément ancrés dans sa personnalité, les causes d'une éducation stricte basée sur le pouvoir, l'obligation de savoir les informations compromettantes de tout le monde pour pouvoir s'en servir - et le fait que tout le monde pouvait faire comme lui, savoir ses occupations, ses pensées, ses doutes et ses émotions pour pouvoir s'en servir contre lui.
Tout en ne cessant de l'embrasser, Harry quitta son esprit. Le regard de Draco n'avait pas quitté le sien, tout avait été fait en quelques secondes, à peine.
Le Gryffondor caressa doucement le cou de son amant en soupirant d'aise, puis quitta ses lèvres pour se réinstaller contre lui. Il vérifia que ses défenses n'avaient pas été altérées par son geste, mais rien n'avait bougé. Il passe un bras en travers du torse de Draco et ferma les yeux.
- C'est bien, déclara-t-il.
Draco ne bougea pas quelques instants avant de passer de nouveau sa main dans ses cheveux.
- Ah oui ?
- Hmhum, fredonna Harry. On a les mêmes attentes, c'est une bonne chose.
Il sentit plus qu'il n'entendit le Serpentard prendre une rapide inspiration, la retenir, avant de soupirer. Sa main épousa sa nuque et ses doigts caressèrent sa peau.
- Une bonne chose, en effet, accorda-t-il avec un sourire dans la voix.
Harry hocha la tête et décida de s'expliquer.
- Avec Mickael, j'expérimentais, j'apprenais et je découvrais. Mais avec toi... Enfin, ce qui s'est passé sur le chemin de Traverse m'a brutalement ramené à la réalité, soupira-t-il. Et je ne veux rien regretter, je ne veux pas... Je ne veux rien risquer, tenta-t-il d'expliquer maladroitement.
Mais la main de Draco qui se mit à dessiner sur son dos et le baiser qu'il déposa légèrement sur son crâne repoussa toutes ses craintes. Draco ne dit rien, tout comme Harry n'avait pas commenté ce qu'il avait bien pu voir dans son esprit. Parce qu'il comprenait.
Draco comprenait.
.*.
Harry fronça les sourcils alors que Draco grinçait des dents à ses côtés. Le Gryffondor se rapprocha et passa doucement ses doigts contre le dos de la main du Serpentard.
- Quoi ?
- Rien, répondit le blond très sèchement.
Harry haussa un sourcil et s'arrêta de marcher dans le couloir, retenant Draco par la manche.
- OK. Non, il n'y a pas rien. Dis-moi ce qui ne va pas.
Draco lui jeta un regard froid qui se réchauffa en le regardant.
- Maintenant, insista Harry en plissant des yeux.
Le Serpentard soupira et détourna la tête.
- Rickers, gronda-t-il simplement.
Le Gryffondor ouvrit la bouche de surprise.
- Attends... Tu es jaloux là, non ? S'amusa-t-il.
À peine quelques minutes plus tôt, alors que Harry avait donné rendez-vous à Draco au deuxième étage, en face des toilettes de Mimi pour qu'ils aillent dans la Grande Salle déjeuner ensemble, Rickers l'avait trouvé. Harry l'avait tout de suite repoussé - et puis quoi encore ?! -, mais une pensée du Serdaigle lui était parvenue, aussi forte qu'une Lune dans un ciel clair ' Reviens-moi'. Alors pas curiosité, le jeune homme était allé faire un tour dans son esprit.
Oh certes, le mangemort de vocation n'avait pas changé, loin de là. Il prônait toujours les idéaux de Voldemort et était très fier de la marque qu'il portait. Sauf que d'une manière assez ubuesque, John Rickers s'était retrouvé à s'attacher à celui qu'il n'avait approché au départ que pour mieux le servir sur un plateau d'argent à son maître.
Sauf qu'aujourd'hui, il avait l'espoir vain de faire revenir Harry à ses côtés, et pouvoir convaincre Voldemort qu'il n'était pas obligé de le tuer et de laisser Rickers le 'dompter' comme il pensait l'avoir déjà fait. Il espérait sincèrement pouvoir se faire une place dans les proches de son si adoré Maître, avec Harry à sa botte en tant que conjoint quand le Grand Lord Voldemort instaurera son règne mondial.
Oui, tout à fait oui.
Si Harry avait essayé de s'en débarrasser sans faire de vague, c'était sans compter sur Draco qui arriva en trombe, remettant Rickers à sa place avec sa langue acerbe et son petit sourire supérieur, lui balançant toutes les pires horreurs enrobées d'une épaisse couche de courtoisie et de courbettes aristocrate.
Cet homme était incroyable. Non, vraiment, Harry avait adoré. Son petit côté Serpentard qui ressortait, sûrement.
Harry tira la main de Draco pour attirer son attention sur lui.
- Hey. Tu n'as pas a être jaloux, dit-il doucement.
- Je ne suis pas jaloux ! Tonna le Serpentard en le fusillant du regard.
Harry haussa un sourcil.
- Enfin... Reprit Draco. Peut-être bien. Mais rien qu'un peu, cracha-t-il, les mâchoires serrées.
Harry sourit un peu.
- Bon, d'accord, oui, bien, voilà. Content ?!
- Hm, assez oui, fredonna le Gryffondor avec un sourire plus franc. Mais eh, comme je te l'ai dit il y a un moment déjà, c'est avec toi que je sors.
- Je sais, bouda - enfin, un Malfoy ne boudait pas si on en croyait Draco - le jeune homme avec une grimace. Mais les autres ne le savent pas.
Le Gryffondor soupira en secouant la tête.
- Tu es incroyable.
- C'est toi qui es incroyable, oui ! Est-ce que tu as remarqué le nombre de personnes qui te tournent autour ?! Bien sûr que non, voyons ! Tu es trop aveugle !
Harry cligna des yeux, surpris.
- Wahou. Ça, c'est violent.
Draco grogna et Harry grimaça.
- Je n'y peux rien moi. Et crois-moi que s'il n'y avait pas les mangemorts à mes trousses, s'il n'y avait aucun risque que Voldemort veuille t'avoir pour mieux m'atteindre...
- Et inversement avec Lucius, marmonna le Serpentard.
- Je t'embrasserais devant toute l'école, histoire de t'estampiller "À moi" et que les damoiseaux cherchent à t'attraper, continua Harry avec un petit sourire mesquin.
Draco renifla, amusé. Puis il ravalant visiblement un sourire et hocha la tête.
- Je sais. Je sais, on en a déjà parlé. Mais cela n'empêche...
- Tu crois que ça m'amuse ? Je vois bien les petits regards que te lance ce cinquième année de Serpentard, hein, railla Harry avec tour de même un goût amer dans la bouche.
Parce que Draco aussi était poursuivi par des célibataires, ahahaha. Après tout, malgré le fait qu'il ne soit plus un Malfoy, il était un Black, une famille encore plus vieille et respectée que son nom précédent. Il restait un très bon parti. Et les regards qu'il récoltait faisaient grincer des dents le Gryffondor.
Il était un peu possessif, d'accord ?
Draco secoua la tête.
- Écoute, ne te préoccupe pas de moi, d'accord ?
Harry soupira en souriant et se rapprocha pour caresser doucement sa main, discrètement.
- Si, je m'inquiète un peu. Mais bientôt, ne t'en fais pas.
Quand il sera sûr qu'il ne restera que lui, Nagini et Voldemort comme horcruxe, il se permettra de, peut-être, revendiquer Malfoy comme siens.
- Hm. Quand on s'annoncera, on fera les choses en grand, décida Draco avec un petit sourire narquois.
Harry grimaça.
- Tu es sérieux ?
- Très, s'amusa Draco de son air défait.
- Et pourquoi pas.. Juste un petit truc, ce n'est pas un mariage non plus, grogna -t-il.
- Je ne fais jamais dans le petit, Potter, renifla Draco dédaigneusement.
Harry allât rétorqué, mais une voix chantante le coupa.
- Bonsoir les garçons.
- Oh, Luna. Hey, comment vas-tu ? Sourit tout de suite le Gryffondor.
- On ne peut mieux, sourit la jeune femme en les regardant. Je constate avec plaisir que c'était vraiment une bonne idée de t'amener Théo ce jour-là, Draco.
Les deux garçons se regardèrent, perdus.
- Euh... Pardon ? S'étonna le Serpentard.
- Vous savez, le monde n'est qu'une succession de causes et d'effets qui ne reposent que sur le léger battement d'aile d'un papillon, souffla-t-elle d'une voix rêveuse.
Harry cligna des yeux.
- Euh... D'accord. Si tu le dis.
Elle lui sourit.
- Ne te l'avais-je pas dit ? La fine crème d'Angleterre.
Chantonnant, la jeune femme les devança et de sa démarche dansante, elle passa les portes de la grande salle. Harry la regarda disparaître et un sourire se dessina sur ses lèvres. Il se tourna vers Draco, qui fixait toujours là où elle avait disparu d'un air dubitatif. Les paroles de la jeune Serdaigle revinrent en mémoire de Harry, des mots qui dataient de plusieurs mois déjà.
- Oui. Elle me l'avait dit, en effet, murmura-t-il.
Draco se tourna vers lui.
- Hm ?
Harry secoua la tête et sourit tendrement avant de s'approcher et de l'embrasser tendrement, le coeur battant et la tête pleine d'émotions. Ils s'embrassèrent de longs instants qui pourtant ne leur suffit pas et quand le Gryffondor se détacha enfin, Draco se raclage la gorge avant de passer une langue sur ses lèvres, les joues un peu roses.
- Tu sais que d'ici, la moitié de la grande salle t'a vu m'embrasser.
Harry se figea et cligna des yeux.
- Hm. En effet.
- Hmhm. Et où est passée ton envie de faire profil bas ? S'étonna Draco.
Harry inspira et haussa nonchalamment les épaules.
- Hm. Sûrement quelque part avec mon bon sens et mon instinct de survie, qui ont tous deux prix des vacances quand je suis rentré à Poudlard.
Draco rit un peu.
- Je peux dire adieu à mon annonce en grande pompe, soupira-t-il, l'air faussement déçu.
- Je crois, oui, acquiesça Harry avec un sourire. Alors... Près pour ça ?
Le Serpentard ne lui fit qu'un clin d'oeil avant de passer en premier les portes de la grande salle. Harry ferma les yeux et secoua la tête, puis prit une inspiration pour se donner du courage et le suivit.
Désolé pour le non postage hier :/ J'étais malade et quand je suis rentré hier, vers 18h, je me suis écroulé pour ne me reveiller qu'aujourd'hui. Dooonc, désolé.
Alors, ce passage un peu caliente, avec la réconciliation - sans explications, ceeerteuh - ? J'espère que ça vous plait toujours :) Chapitre un peu plus léger, si on veut...
Plein de bisous~ 'Win
