GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.

PARING : DRARRY MOTHER FUCKER !

RATING : Totalement Ma pour ce chapitre

BÊTA : Blitzz, est la meilleure de chez meilleure d'abord ! \O/

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi.

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 55 -

Poudlard était désormais divisée en quatre.

Pour une fois, ce n'était pas les quatre maisons de l'école ancestrale, non. Il y avait tout d'abord les pro Drarry - contractions de Harry et Draco. « "-, Mais pourquoi toi en premier ? Pourquoi pas Harryco ? " " - ... Sérieusement, tu t'entends parler quelques fois, Potter ? " » -, un nombre impressionnant de demoiselles qui gloussaient quand les "deux princes de Poudlard" étaient côte à côte, clamant qu'il n'y avait rien de plus beau qu'une histoire de haine et d'amour aussi rapide - « " - Ouais, enfin de là à parler d'amour, ils vont un peu vite en besogne je trouve. " " - Et puis rapide, on a mis un an tout de même ! " » -.

Il y avait ensuite les pro c'est-juste-un-pari/blague/coup-de-pub ( " - Coup de pub ? Mais pub de quoi et pour quoi, sérieusement ?! " ), très vite suivit par les "Je-m'en-tamponne-l'oreille-avec-une-babouche " qui étaient de loin les plus agréable, parce qu'ils ne voyaient pas l'intérêt d'avoir leur mot à dire dans cette histoire, leur histoire, qu'elle soit vraie ou non.

Et enfin, les sceptiques. Ceux qui étaient sûrs de sûrs que ce n'était qu'une simple rumeur, que Harry Potter et Draco Malfoy Black ne pouvaient, à aucun moment être en... 'Couple' - a dire avec une grimace dégoutée -. D'après eux, c'étaient mal connaître les deux têtes de mules qu'ils étaient, que c'était totalement irréalisable, pas quand ils étaient de deux côtés différents - ils n'étaient pas Roméo et Julian non plus.

Et aussi étrange que cela puisse paraitre, que ce soit les pro pour, les pro contre, les pro 'grosse-blague' ou pro 'm'en fous', ce qui se passa ensuite fut marqué d'une pierre blanche dans la vie de Harry.

Ou plutôt, ce qui ne se passa pas : la Gazette du Sorcier ne parla pas de lui.

Pas un gros titre, pas un énorme article extrapolé, pas d'édition spéciale, pas même un petit mémo en fin de journal du style « P.S : le Sauveur est Gay et se tape le meilleur partit d'Angleterre. Cordialement, la direction. ». Rien, que dalle, nada, que tchi.

Ça changeait, dit donc.

Draco avait laissé sous-entendre, avec un ricanement mauvais, que les sceptiques n'allaient sûrement pas être ceux qui allaient les balancer à la presse, et les pro Drarry ( « " - Non, vraiment ce nom, je peux pas. " " - Ferme la, Potter. Apprécie plutôt. " » ) les trouvaient trop tout pour qu'on vienne les embêter en les étalant dans les choux gras.

- Si j'avais su qu'il ne fallait que ça pour être tranquille, j'aurais commencé à sortir avec toi dès la première année, avait grogné Harry.

Et Draco avait ricané comme une hyène.

.*.

- Mione, je croyais que la technologie Moldus ne fonctionnait pas près de la magie, s'étonna Harry en clignant des yeux.

Hermione hocha la tête, un sourire resplendissant sur ses lèvres et sautillant sur place.

- La technologie pure et dure. Par exemple, je suis pratiquement sûre qu'on n'aura jamais accès à internet à Poudlard.

- Inter quoi ? geignit Ron en fronçant les sourcils.

- C'est une sorte d'énorme bibliothèque numérique qui... Et le numérique c'est... Oh et puis zut, j'ai rien dit.

Elle caressa doucement le dispositif à côté d'elle et Harry haussa un sourcil.

- Je croyais que tu allais nous emmener au cinéma... Dans le monde moldus. Pas ramener le cinéma dans le monde sorcier, s'amusa-t-il.

La jeune femme se mordilla la lèvre.

- Oui, je sais. Mais je me suis dit qu'un film pourrait nous faire du bien. Tu sais, nous détendre pour ceux qui connaissent le monde moldu, et faire découvrir aux sorciers purs et durs notre propre magie, s'amusa-t-elle en jetant un regard à Draco et Blaise qui lorgnaient le dispositif d'un œil mauvais.

- Qu'est ce que c'est que ça... Gronda le Serpentard blond.

D'autres murmures d'approbation se firent entendre. Hermione sourit et posa les mains sur ses hanches.

- Ceci, mes très chers amis, est ce que les moldus appellent un projecteur. Ça permet de diffuser des films, une succession de photographies qui raconte une histoire. Une heure et demie, deux heures pour les plus... Longues, sourit-elle.

- Et il y a du son ! S'exclama une petite sang-mêlé de troisième année à Serdaigle avec un sourire.

Hermione hocha la tête avec un sourire de la même taille.

- Je me suis dit que ce serait une bonne idée pour se détendre. Alors, pour ceux qui connaissent le monde moldu, j'ai quelques bobines de films... Je vous laisse choisir, d'accord ? Les sorciers... eh bien, apprenez un peu, s'amusa-t-elle.

Les élèves enjoués se rapprochèrent du sac sans fond que la jeune femme avait posé sur une table et ils commencèrent à défaire le paquet, déposant sur la table de larges boites rondes contenant sûrement les bobines de films ; alors que Hermione se rapprochait du projecteur. Il était gros mine de rien, et Harry se rapprocha, les sourcils froncés.

- Mione, mais d'où te viens tout... ça, marmonna-t-il en montrant de la main le projecteur et les bobines autour desquels les élèves s'agglutinaient, les élèves sangs-purs de Serpentards écoutaient en cherchant à ne pas paraître excités et émerveillés les explications de ceux qui savaient ce dont ils avaient affaire.

Ce soir-là, alors qu'il y avait toujours de plus en plus de personnes qui venaient les voir pour travailler leurs sorts de défenses - et les plus âgés avaient compris qu'il y avait aussi bien plus derrières ces petits cours du soir - Hermione avait décidé qu'ils avaient besoin d'une petite pause, d'un moment détente, leur avait-elle dit.

La jeune femme se tourna vers lui avec un sourire.

- C'est le père qui l'a trouvé et qui l'a étrangement parfaitement remis en état, expliqua-t-elle. Il n'avait aucune idée de ce que c'était cet été quand je suis venu, mais... Enfin, je t'ai dit à quel point ça m'avait obsédé quand j'étais petite.

Elle haussa les épaules et fit un sourire contrit.

- Ça fait quelque temps que ça me trotte en tête, soupira-t-elle. J'avais d'abord pensé à nous faire sortir dans le monde moldu un samedi, tous les trois. Mais bon, avec ce qui s'est passé lors de votre dernière virée...

Elle jeta un coup d'œil à Draco, qui regardait les enfants s'exciter autour des bobines.

- Enfin bref. J'en ai parlé au Directeur, pour voir s'il était possible que Monsieur Weasley le rapporte ici. Il a joué avec pour savoir comment ça fonctionnait, et il a trouvé un moyen que la magie remplace l'électricité normalement utiliser. Je me suis dit...

Elle se mordilla la lèvre, ses doigts caressant une des jambes du trépied.

- C'était une mauvaise idée, n'est-ce pas ?

Harry secoua vivement la tête en souriant.

- Bien au contraire, ça peut être génial !

Il observa la machine et haussa un peu les sourcils.

- Wha, quelle bête, tout de même, commenta-t-il.

La Gryffondor sourit de nouveau et son regard pétilla de plaisir.

- Oui ! Je n'ai aucune idée d'où il l'a trouvé, mais c'est un vrai projecteur de cinéma, parfait pour du 35mm, clama-t-elle en cajolant la machine.

Harry sourit et secoua la tête, attendrie de la voir aussi passionnée.

- Et les films ? De vieux films en noir et blanc ?

Elle secoua la tête.

- Non. Quand j'ai vu cette beauté dans la cabane de Monsieur Weasley, j'ai tout de suite contacté mon oncle. C'est... c'est un peu lui qui m'a donné le goût pour le Cinéma, il travaille dans l'un d'eux, c'est un projectionniste. Quand j'étais petite, il m'emmenait dans la cabine et je l'observais plus chouchouter sa machine que le film qu'il projetait. Alors je lui ai demandé s'il avait quelques bobines en plus...

Elle se racla la gorge et rougit.

- Bon... En vérité, ce n'est pas très légal. Normalement, les films ne sont que loués par le cinéma, et peut-être que... que mon oncle se fait des copies pas très légales pour sa collection personnelle.

Harry observa son amie, qui rougit un peu plus fort.

- Ah, ne dis rien ! Papa et maman m'ont déjà fait la leçon, dans la lettre qu'ils m'ont adressée quand Sirius m'a ramené les bobines hier... Grimaça-t-elle.

Le Gryffondor sourit un peu plus fort et leva les mains devant lui.

- Aucun commentaire, promis. Je n'ai rien dit.

Elle lui lança un regard entendu et rouvrit la bouche pour répliquer quand les portes de la salle sur demande s'ouvrirent avec un grand bruit, les faisant tous sursauter.

- Aha ! Soirée ciné, youhou !

Harry cligna des yeux.

- Sirius ?

Son parrain lui offrit un magnifique sourire éblouissant, plein de quenottes toutes blanches. Contre son torse, un énorme saladier et derrière lui, un Remus qui levait les yeux au ciel en souriant d'un air désabusé, deux autres saladiers dans les mains.

- Vous avez choisi ce qu'on va regarder ? S'enquit l'ancien Auror manchot en relevant le saladier contre lui, faisant sauter quelque chose du saladier et Harry sourit.

Son parrain avait fait des tonnes et des tonnes de pop-corns.

Les enfants de tout âge observaient leurs deux professeurs - bien que tous considéraient Sirius plus comme leur oncle embêtant et intrusif, mais tellement marrant - s'approcher.

- Vous allez regarder avec nous, professeurs ? S'étonna l'un d'eux.

Remus sourit doucement et Sirius hocha vivement la tête.

- Pensez-vous ! La mère de Harry nous a convertis il y a des années ! S'exclama Sirius en souriant.

Harry sourit en levant les yeux au ciel et se rapprocha, alors que le manchot se plaignait du manque de confort pour leur petite soirée film.

- Au fait, j'ai demandé la permission au directeur, vous avez la permission de minuit et Remus et moi vous raccompagnerons ce soir ! Déclara ce dernier en posant le saladier de pop-corns sur une table qui venait d'apparaître.

De nombreux coussins étaient désormais éparpillés sous le sol face à un large écran tendu, qui servirait d'écran. L'ancien Gryffondor sourit alors que son filleul s'approchait de lui et l'attira contre son torse pour lui claquer un baiser sur la tempe.

- Hey mon petit Hérisson, comment s'est passée ta journée ?

Le jeune homme sourit et ferma les yeux quelques instants.

- Ce fut une très bonne journée, merci de t'en inquiéter. Mais tu n'es qu'un sale petit cachotier, tu nous fais des coups en douce avec Hermione, le tout dans notre dos ?

Son parrain se mit à rire - enfin, aboyer, le regard pétillant.

- Oh allez, je suis sûr que tu es contente.

Harry ne répondit pas verbalement, mais son sourire disait tout.

Les Serpentards et autre sang-purs ne dirent rien alors que les sangs-mêlés se mettaient enfin d'accord sur un film que Harry ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Avec une incroyable rapidité et une incroyable efficacité, les élèves s'installèrent comme une pie de chiots sur les coussins, les uns sur les autres et les uns contres les autres, sang-mêlés contre sang-purs contre né-moldus. En cet instant, il n'y avait plus de maisons de Poudlard, plus de sang, plus de statuts ; juste une bande de gamins de tout âge prêt à vivre une expérience inconnus pour certains. Hermione s'installa afin de pouvoir être le plus près possible du projecteur, après avoir installé la bobine dans la machine d'une main de maître. La jeune femme agita sa baguette et la machine se mit en route, l'ampoule s'alluma, alimentée de magie, et la bobine se mit à tourner.

Le générique commença et le silence se fit. Un autre sort pour lire la piste audio et un dernier pour teindre les lumières.

.

Harry s'était avachi sur un coussin, mais Draco s'était glissé derrière lui. Au début, comme tous les autres, il s'était tu ; mais plus le film avançait, plus il reniflait dédaigneusement. " - C'est totalement improbable. " ; " - Mais c'est impossible, ça ! " ; " - N'importe quoi ! " déclarait-il de temps en temps. Le Gryffondor ne faisait que sourire, sachant parfaitement qu'il pestait contre la simple technologie moldue. Sans qu'ils ne le réalisent vraiment, les portes s'ouvraient souvent pour laisser entrer toujours plus d'élèves qui s'installaient auprès des autres. Les sorciers restaient bouche bée devant la technique que les moldus avaient réussi à développer sans l'aide de la magie ; les né-moldus suivaient l'histoire en silence. Seul Draco grognait encore, mais Harry savait : C'était juste pour la frime, pour éviter d'avoir à encenser quelque chose de moldu, il avait toujours un certain standing à tenir, une réputation.

Il ne pouvait décemment pas...

- Non, mais là, c'est vraiment n'importe quoi ! Grogna Draco contre l'oreille de Harry.

Ce dernier retint un rire, mais Draco le sentit tout de suite - Harry était tout de même dos contre son torse dans le noir - et il lui frappa doucement dans les côtes.

- Accepte un peu l'idée que tu ne sais rien du monde moldu, Malfoy ! Commenta Harry en riant, tout en murmurant.

- D'accord, mais même là c'est trop gros, Potter ! Gronda-t-il.

- Il a raison tu sais, Harry !

Les deux amants tournèrent la tête vers leur gauche pour voir Dean qui, sans quitter l'écran des yeux, s'était penché vers eux.

- Maman est médecin. Et on ne peut pas regarder un film où il y a un passage médical sans qu'elle ne commente une "ignominie médicale" comme elle l'appelle. Je ne te raconte pas le jour où dans un film, un gars faisait un arrêt cardiaque et qu'il se le remettait en route tout seul*.

Draco ricana contre l'oreille de Harry, commentant un « N'iiiimporte quoi ! » et Dean partagea son premier rire avec le Serpentard, mais Harry n'y prêta pas attention.

Il ne pouvait plus réfléchir correctement. Son esprit s'était focalisé sur les dires de son camarade de classe. ' Arrêt du cœur ' ; ' remettre en route ' - Son propre cœur battait frénétiquement dans la cage thoracique, un bruit perçant à ses oreilles le rendait sourd. La solution avait été sous ses yeux dès le début, il se souvenait de nombreux films et autres émissions de télévision dont il avait réussi à entendre quelques passages, collé à la porte de son placard. C'était... C'était parfait !

L'adrénaline pulsa dans ses veines et il se crispa. Draco le sentit bien sûr et se pencha à son oreille, ses lèvres caressant sa peau.

- Est-ce que tout va bien ? Lui murmura-t-il.

Le jeune Gryffondor sursauta en revenant au moment présent. Il commença à gigoter contre son petit-ami - sérieusement, ils avaient totalement glissé durant le film, Draco l'avait enlacé et le maintenait contre son torse. Le Serpentard resserra d'ailleurs sa prise le temps d'un instant autour de lui, avant de le laisser se défaire.

- Qu'est-ce qu'il y a ? S'enquit-il à voix basse, et Harry entendit à peine son froncement de sourcil dans sa voix, trop concentré sur ce qu'il venait de réaliser.

- Il faut que j'y aille ! Continua-t-il de s'agiter.

Difficilement, il réussit à se dépêtrer des bras de son amant et fit grogner toutes les personnes qui étaient autour d'eux alors qu'il quittait la chaleur des coussins. Mais à peine avait-il posé un pied hors de cette pile d'élèves qu'il y retourna - de nouveaux grognements - pour se laisser tomber sur Draco, l'embrassant passionnément.

- T'es génial, je t'adore ! Lui souffla-t-il contre les lèvres.

Et de nouveau, il fut parti, laissant un Draco éberlué, qui clignait des yeux de surprise, et un Dean silencieusement hilare, mais très heureux de voir son ami aussi léger et heureux avec quelqu'un, aussi serpentard qu'était Draco Black.

.*.

Le Directeur ne dormait pas encore puisque quand Harry demanda d'un air surexcité à la gargouille si le directeur pouvait lui donner une entrevue, cette dernière pivota pour le laisser passer et le Gryffondor entra en trombe dans le bureau, sans même toquer, sans même s'annoncer. Dumbledore était installé à son bureau et l'observa entrer avec fracas. Et avant même qu'il ne puisse ouvrir la bouche, le Survivant lâcha.

- Un arrêt cardiaque !

Le Directeur de Poudlard cligna des yeux derrière ses lunettes en forme de demi-lune et laissa le jeune homme reprendre son souffle - il avait couru depuis de la salle sur demande. Il fit apparaître un verre d'eau qu'il posa sur son bureau, devant une des chaises où Harry se laissa tomber.

- Voudrais-tu rependre depuis le début, s'il te plait ? L'invita-t-il avec un petit sourire.

Harry avala tout son verre d'eau d'une traite et reprit doucement sa respiration.

- Un arrêt cardiaque, répéta-t-il alors plus doucement. Pour... Pour moi.

Le Directeur fronça les sourcils.

- De quoi parles-tu exactement, Harry ? S'enquit-il d'une voix douce.

Le Gryffondor tremblait, encore excité de l'idée qu'il avait eue et qu'il avait véritablement besoin d'expliquer à quelqu'un. Sauf que son esprit était sans dessus dessous justement, tout partait dans tous les sens et il n'arrivait pas à rester concentré le temps d'un seul instant.

- Pour... l'horcruxe qui est en moi.

Il fit une grimace.

- Je sais que vous chercher un moyen de m'en débarrasser sans que je sois obligé de mourir. Mais, s'il y avait un moyen magique, vous l'auriez trouvé depuis le temps, expliqua-t-il.

- Harry... tenta d'intervenir le Directeur mais ce dernier leva la main pour continuer de parler.

- Je commence malheureusement à me faire à l'idée qu'il n'y a pas d'autre issus, que pour que Voldemort meure, je dois mourir aussi.

Le Directeur, la mine sombre, déglutit difficilement et Harry trembla un peu plus.

- Mais je ne veux pas. Bien sûr que je ne veux pas mourir. En arrivant à Poudlard, je me suis dit que j'allais pouvoir enfin commencer à vivre, vous voyez ? Et puis, je me suis rendu compte que je ne pourrais véritablement commencer et apprécier de vivre que quand Voldemort serait mort. Mais pour cela, je dois mourir. C'est un cercle sans fin.

Dumbledore ferma les yeux.

- Harry... Crois-moi. Nous sommes en train de chercher un moyen de t'en débarrasser tant pour autant que tu sois obligé de mourir, soupira-t-il.

- Je sais, monsieur, répondit le jeune homme en passant la main sur son visage. Mais s'il y avait un moyen magique, vous l'auriez trouvé depuis le temps, redit-il.

Dumbledore le regarda et secoua doucement la tête.

- Il n'y a pas de moyen d'arrêter un cœur humain et le remettre en route avec la magie, n'est-ce pas ? Continua Harry très sérieusement.

Le directeur le fixa et hocha la tête.

- A quoi penses-tu exactement, Harry ? S'enquit-il d'une voix sombre et soucieuse.

Harry se redressa dans son siège et se frotta les mains.

- Et si on se tournait vers les méthodes moldues ? La mère de Dean est médecin, je sais qu'il y a des moyens de faire repartir un cœur humain qui s'est arrêté, et je suis sûr qu'on peut aussi arrêter le cœur en premier lieu.

Le Directeur réfléchit un instant en se frottant la barbe, ses yeux bleus perçants fixés sur le Gryffondor, qui gigota un peu sous la puissance de son regard.

- Ça ne nous coûte rien de nous renseigner.

- Harry...

- Non ! Clama le jeune homme en fronçant les sourcils. J'en ai marre de devoir jongler entre tous ! Je n'en peux plus de devoir regarder mes amis, regarder Sirius, regarder Draco ! et les voir aussi confiants pour la suite, ils sont sûrs que je vais défaire Voldemort, parce que je ne suis pas seuls, et ils pensent tellement à l'avenir ! Et moi, dans tout ça ?! J'acquiesce, je leur souris sans pouvoir leur dire que personnellement, je ne peux pas me projeter aussi loin ! Que ça s'arrête tout de suite, par Merlin !

Il avait terminé par crier, et avait encore plus envie de crier, de hurler de frustration. Il se sentait incapable d'expliquer correctement ce qu'il ressentait, et il avait presque envie de pleurer. De frustration, une nouvelle fois.

- D'accord Harry, tempéra Dumbledore en levant les mains devant lui. Je vais me charger de contacter Madame Thomas pour toi, et je te tiendrais au courant demain, d'accord ?

Le jeune homme réalisa alors qu'il avait le souffle cours, il haletait et des étoiles dansaient devant ses yeux.

Dumbledore glissa vers lui son verre qu'il venait de remplir d'une portion de potion apaisante, et Harry ne se fit pas prier pour le vider d'une gorgée. Il n'eut besoin que de quelques secondes pour que cette dernière face effet et il soupira de soulagement sous le regard soucieux du Directeur.

- Très bien. Dès que j'aurai une réponse de Madame Thomas, je te fais venir ici. Nous allons trouver une solution, je te le promets.

Le jeune homme hocha légèrement la tête, le cœur serré et la tête vide. Il se sentait triste et fatigué, il voulait juste... juste...

- Tu devrais retourner à cette soirée cinéma, le jeune Black y est, n'est-ce pas ?

Harry hocha la tête, un peu plus alerte. Il se redressa et le salua d'un petit signe, le Directeur le regarda partir sans rien dire, mais le regard soucieux.

Il mit plusieurs minutes à retrouver son chemin jusqu'à la salle sur demande. Il trainait des pieds non pas parce qu'il ne voulait pas y aller, retrouver Draco, bien au contraire. Mais toute cette... Ces... toute cette situation le minait, comme à chaque fois qu'il y pensait. C'était catastrophique. Alors Harry accéléra le pas, et quand il passa les portes de la Salle sur demande, il soupira d'aise et de soulagement. La pièce était toujours plongée dans le noir et un nouveau film était un train de passer sur l'écran de fortune.

Doucement et silencieusement, le Gryffondor se rapprocha de la pile des élèves et repéra la blondeur de son amant. Doucement, il se rapprocha d'eux et dérangea les personnes pour se rapprocher de son petit ami. Ce dernier tourna la tête et son regard s'illumina alors qu'il voyait Harry faire son chemin jusqu'à lui. Le Gryffondor ne réprima pas son sourire de soulagement alors qu'il se laissait tomber contre lui, lui arrachant un souffle un peu étouffé.

Sans lui laisser le temps de comprendre, Harry se blottit contre son torse, enfouissant son nez dans son cou et n'ayant aucun projet pour s'en défaire. Hors de question, il était trop bien installé. Et puis, il en avait besoin. D'ailleurs, Draco le sentit. Le Serpentard passa une main dans ses cheveux, ses lèvres volant sur son front, puis il l'enlaça.

- Ça va mieux ?

Harry sourit doucement contre sa peau, la tendresse étreignant son cœur. Il hocha doucement la tête et se terra un peu plus contre lui. Plus aucun des deux ne fit attention au film qui passait, ils étaient aussi insensibles aux regards que leur lançaient les autres élèves autour d'eux, alors que tous deux restaient l'un contre l'autre, tendrement enlacé, Draco penché au-dessus de lui en le tenant contre son torse, le protégeant du monde entier. Et Harry, tout contre lui et respirant à même ses lèvres, soupira en fermant les yeux, le cœur battant en rythme avec celui de son amant. Il ne s'était jamais senti aussi bien, aussi à sa place qu'en cet instant.


* Alors ça, je sais, c'est totalement anachronique, c'était dans un des derniers James Bond, avec Daniel Craig.


REPONSE AUX REVIEWS :

Flo (51) : Ah que coucou ! \O/ Ça faisait longtemps ^w^

C'est vrai que je me suis un peu concentré sur les dégâts matériels dans sa lettre xD

Eh bien, comme tu peux le voir, le ciné est venu jusqu'à eux ^^ J'avoue que je suis très fière de mon idée ! :D Je suis contente que ça te plaise :P

Mais ne t'en fais pas, voyons ! ^^ Oh ! Il faut que tu me racontes tout ça alors ! Skype, un de ces soirs ! :D

Je ne vois pas DU TOUT ce que tu veux dire *sifflote*

( J'adoptes quand quoi ? :/ )

Flo (54) : Tu es trop forte :3

N'est-ce pas, que Neville est trop cool ? :3 Le nouvel AD, c'est un petit truc en plus, une bulle en dehors du temps et de ce qu'il y a au dehors :D Je dois reconnaître qu'en fait, Harry ne gère rien du tout. Il capote, le pauvre.

( Zut, je vais aller voir ça ) Pleins de bisous ! \O/


Voilà voilà ! Mouahahahaha, alors ? Qu'est-ce que vous en dites ? J'aime beaucoup leur relation, à Harry et Draco :)

Boooon... Je vais retourner écrire, j'espère que cela vous a plus !

A lundi pour la suite, j'espère !

Je vous embrasse ^^

xoxo, 'Win