GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.

PARING : DRARRY MOTHER FUCKER !

RATING : Ma mes loutins :P

BÊTA : Blitzz, est trooop cool -w-

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi.

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 56 -

La main de Draco glissa sur l'intérieur de sa cuisse en une légère caresse et Harry se mordit la lèvre à sang pour réprimer un gémissement. Il se refusa de garder les yeux fermés trop longtemps pour ne pas perdre l'instant présent, ne pas se laisser trop submerger par la passion et le désir : il voulait offrir autant qu'il recevait. Alors il se redressa pour attirer son amant à lui en délogeant sa main pour le faire tomber sur lui, l'embrassant en mordant ses lèvres. Il verrouilla ses bras autour de lui pour le faire tomber sur son corps, échangeant leur position en les faisant rouler entre les draps. Il sourit doucement alors que Draco riait légèrement en l'embrassant à son tour. Harry se pencha sur lui et ils s'embrassèrent à perdre haleine.

Les deux jeunes gens luttèrent un instant pour avoir le dessus sur l'échange, jusqu'à ce que Harry immobilise les avant-bras du Serpentard au-dessus de sa tête, bougeant langoureusement contre lui. Il sourit un peu plus fort en sentant contre ses lèvres l'accroc dans la respiration de Draco et l'échange se fit plus chaud, plus langoureux et plus profond. Le plaisir les emportaient et les guidaient tous deux vers des contrées si souvent explorées et qui pourtant se trouvaient être si magnifiques, beaucoup plus belles et plus lumineuses, plus splendides maintenant qu'ils s'y conduisaient tous deux.

Draco étouffait ses gémissements en se mordant férocement les lèvres, alors que Harry prenait un malin plaisir à jouer de son corps comme d'un instrument de musique. Et le Serpentard le lui rendait bien, au moins tout autant, si ce n'était plus. Ils gémissaient, haletaient en cœur, glissaient l'un contre l'autre, s'en donnant à cœur, se donnant à l'autre sans une arrière-pensée, sans aucun doute.

Le monde s'écroula dans une explosion de couleur et Harry gémit peut-être plus qu'il ne l'aurait dû, son cerveau s'engourdissant de plaisir et des étoiles dansaient devant ses yeux. Mais contre sa hanche, il sentait que Draco ne l'avait pas suivi dans la jouissance. Alors doucement, tandis que le Serpentard très fier de lui allait se redresser, Harry le maintint contre le matelas en posant une main sur son torse. Il l'embrassa profondément pour détourner son attention avant de glisser sa main le long de son torse pour enrouler sa main autour de son érection. Draco soupira dans sa bouche quand Harry caressa son membre de toute sa longueur. Le Gryffondor quitta ensuite ses lèvres et baisa son torse avec tendresse ; sa main toujours attentionnée autour de son sexe bandé. Le blond bougea contre lui, à la recherche de plus de contact, mais Harry souffla contre un de ses tétons.

- Chut, lui murmura-t-il avec un sourire taquin.

Il continua de descendre sur son corps pour déposer un léger baiser sur le haut du membre de Draco, qui sursauta en lâchant un petit bruit. Puis Harry le perdit totalement en faisant passer sa langue sur sa peau tendue, le prenant ensuite doucement en bouche. Il ferma les yeux en souriant autour de son membre quand Draco gémit de plaisir, enfouissant sa main dans ses cheveux pour gratter son crâne.

Pendant de longs instants, Harry s'attela à la tâche, concentrant toute son attention sur le plaisir de son petit ami qui ondulait et respirait fort et vite. Harry n'était plus vraiment inexpérimenté dans le jeu de la fellation, et comme l'avait si finement pensé Rickers, il avait mis tout son cœur dans l'apprentissage et Rickers l'avait bien... 'dressé'. Alors le Gryffondor ferma les yeux et inspira profondément l'odeur de Draco avant de le prendre un peu plus dans le fond de sa gorge.

Et quand Draco tenta de le repousser en balbutiant des mots sans vraiment de sens, Harry eu la satisfaction de ne pas s'écarter pour accueillir la jouissance du Serpentard sur sa langue, tandis que Draco poussait un long gémissement de plaisir étranglé, le corps tendu comme un arc et les mains enfouies dans les cheveux de son homme.

Le silence qui suivit ne fut troublé que par la respiration erratique de Draco, quelques fois ponctué de légers gémissements à peine audibles, tandis que Harry embrassait sa hanche avant de grimper sur son corps pour embrasser sa joue et se laisser tomber sur le matelas à côté de lui. A peine fut-il étalé entre les draps que son petit ami se terra contre lui, le torse se soulevant toujours brusquement alors qu'il cherchait son souffle.

- Tu es... incroyable, haleta-t-il.

Harry sourit en secouant la tête et glissa sa main dans ses cheveux humides pour maintenir sa tête et embrasser son front. Ils restèrent enlacés quelques instants avant que le Serpentard ne se mette à frissonner, le plaisir et l'adrénaline quittant son corps petit à petit. Harry se détacha pour attraper sa baguette et l'agita au-dessus d'eux pour les nettoyer et Draco rabattit les draps sur eux. Ils s'enlacèrent de nouveau, Harry s'allongeant contre le Serpentard en fermant les yeux, soupirant d'aise.

Il sentit Draco rire contre lui et le jeune homme releva la tête pour l'observer, intrigué. Le Serpentard souriait d'un air un peu mesquin.

- Qu'est-ce qui te fait sourire comme ça ? S'enquit-il en haussant les épaules.

- Je me dis juste que...

Le Serpentard se lécha les lèvres et baissa le regard sur lui.

- Je n'y avais jamais pensé, mais nos câlins sous les draps sont au moins aussi passionnés que nos bagarres de nos premières années, si ce n'est plus...

Il se lécha doucement les lèvres en fixant son amant, l'air d'un chat gourmand et l'œil pétillant, alors que sa main caressait doucement son dos.

- Je ne vais décidément jamais te laisser quitter notre lit, déclara-t-il d'une voix basse et profonde, érotique.

Harry frissonna et ferma les yeux en se mordant la lèvre pour cacher son sourire. Non pas à cause du sous-entendu sexuel, ni même à cause de sa voix qui promettait mille et une passion, mais surtout à cause du "notre" que Draco avait glissé sans même y penser à deux fois. Que voulez-vous, Harry avait un fond romantique et ouais. Cette petite attention, ce petit lapsus lui faisait plus plaisir et le faisait plus craquer que n'importe quelle richesse que Draco aurait pu se procurer avec ses manies Serpentardes. Parce que pour l'instant, c'était toujours le lit de Draco dans lequel ils étaient.

Harry avait toujours le sien, dans la chambre juste à côté. Il dormait très souvent ici, avec Draco, mais... Mais ils faisaient officiellement 'chambre à part'. Ils avaient chacun un lit, leurs lits. Mais avoir LEUR lit ?

- Harry ? Chuchota doucement Draco contre lui.

Le Gryffondor rouvrit les yeux pour voir le serpentard le fixer, le regard un peu soucieux. Mais avant que son amant ne lui demande ce qu'il avait pour arborer un tel air un peu perdu ainsi qu'être totalement silencieux, Harry se redressa dans le lit pour l'embrasser doucement. Draco fondit contre ses lèvres, glissant ses mains dans son cou pour se presser contre lui. Ils s'embrassèrent tendrement, fermement enlacés.

- On devrait y aller, murmura Harry contre ses lèvres en souriant doucement.

- Et puis quoi, encore ? Répondit Draco avec un même sourire en grimpant sur ses hanches.

Le Gryffondor rit doucement, mais réussit tout de même à se débarrasser d'un Serpentard un peu trop affectueux... Oui, bon, au bout de plusieurs longues minutes, certes.

Rien de mieux pour bien commencer la journée.

.*.

Hermione les avait regardés avec un petit sourire amusé toute la matinée - matinée où ils n'avaient eu que des cours en commun - et Harry n'avait qu'une seule envie : rouler des yeux, enfoncer son coude dans ses côtes et peut-être rougir un peu aussi. Mais ça, la jeune femme n'avait pas à le savoir. Et puis, Draco se trimballait toujours dans les couloirs comme s'il en était le conquérant, un sourire supérieur sur les lèvres. De plus, une petite lueur dansait dans ses prunelles quand son regard tombait sur Harry, lui arrachant un frisson violent.

Depuis que le Gryffondor avait fait ce petit tour dans sa tête, visitant chaque recoin de son esprit avec douceur et légèreté, ils n'avaient pas reparlé de ce que Harry avait vu, de ce que Draco avait ressenti, de ce qu'ils avaient partagé à cet instant. Mais les deux jeunes gens étaient encore plus proches qu'ils ne l'avaient été jusqu'alors. Jamais Harry ne s'était senti aussi bien : il... il appréciait vraiment Draco. Ce dernier le calmait énormément et son âme était bien moins torturée à ses côtés.

Rien ne pouvait mieux aller dans la vie de Harry.

Au repas pourtant, Minerva McGonagall se rapprocha de la table des Serdaigle avec un air grave, donnant une lettre à l'élève de sa maison sans un mot, si ce n'était un regard sombre et un hochement de tête. Harry fronça les sourcils en acceptant la missive, le cœur battant qui remontait le long de sa trachée pour se coincer dans sa gorge.

A ses côtés, Draco l'observait sans rien dire, mais sa cuisse pressa agréablement contre la sienne, attirant l'attention du Gryffondor sur lui. Le Serpentard haussa un sourcil et Harry sourit légèrement en glissant la missive dans sa cape.

" Harry, il y a eu des avancées significatives sur ce dont nous avons parlé il y a deux jours. Tes cours de cet après-midi sont annulés, rejoins-moi dans mon bureau le rapidement possible - D. "

- Je dois y aller, répondit-il plutôt à la question silencieuse de Draco.

Ce dernier haussa un sourcil, mais hocha la tête.

- On se voit tout à l'heure en potion ?

Harry s'humidifia les lèvres et secoua la tête.

- Je ne crois pas.

Il glissa discrètement sa main contre celle de Draco, une touche légère et intime, serrant doucement ses doigts.

- À ce soir, lui murmura-t-il et Draco hocha la tête en le regardant partir de la grande salle.

.

Harry ferma les yeux et éternua en sortant de la cheminée, la cendre pénétrant ses sinus et le dérangeant plus que tout. À ses côtés, Sirius vint contre lui pour l'aider à débarrasser le plancher, permettant à Dumbledore de sortir à son tour de la cheminée.

Le Gryffondor frissonna alors que l'odeur d'antiseptique le prenait à la gorge.

- Est-ce que tout va bien ?

Le jeune homme hocha la tête pour rassurer son parrain et réussit même à sourire malgré le nœud qui scellait son ventre, tordant ses tripes, une sueur froide glissant le long de sa colonne vertébrale.

Ça allait très vite. Peut-être un peu trop vite... Deux jours plus tôt, il avait pensé à cette idée presque farfelue de se tourner vers la médecine moldue pour tenter de se débarrasser de l'horcruxe qu'il y avait en lui ; et aujourd'hui à peine, il se retrouvait dans la succursale de l'hôpital moldu dans lequel travaillait la mère de Dean. Dans cette pièce protégée et cachée derrière un charme de dissimulation qui faisait croire à tout moldu que ce n'était qu'une pièce de stockage comme les autres, il y avait une cheminée qui, comme tous les autres hôpitaux du pays, était reliée à Saint-Mangouste, pour plus de sécurité - quelques cracmols et quelques sorciers travaillaient dans les institutions moldues pour couvrir les sorciers, et c'était le cas pour les hôpitaux, si un sorcier avait un accident dans le monde moldu.

Après le repas, Dumbledore avait accueilli Harry dans son bureau, une lettre à la main. La mère de Dean avait très rapidement répondu aux questions et interrogations des deux sorciers, et leur avait proposé de venir directement en parler en personne, pour éclaircir la situation. Harry frissonna un peu plus fort et déglutit difficilement alors que les sorciers se faisaient un chemin hors de la pièce, accueilli par une magnifique femme noire en blouse blanche, un sourire doux sur les lèvres et un clipboard coincé sous son bras.

- Monsieur Dumbledore, c'est un plaisir de vous rencontrer en personne, déclara-t-elle d'une voix claire et impétueuse, douce, mais sirupeuse.

Harry sourit en plissant les yeux. Elle serra la main du Directeur.

- Docteur Samantha Thomas, enchantée, se présenta-t-elle.

Son sourire éclatant brilla un peu plus en croisant le regard de Harry, après avoir serré la main de Sirius.

- Et tu dois être Harry Potter, enchantée. Dean m'a beaucoup parlé de toi.

- Je n'en doute pas un instant, madame, répondit le jeune homme avec une grimace.

La femme rit doucement et hocha la tête.

- J'ai cru comprendre que tu es les Beatles à toi tout seul du monde sorcier, railla-t-elle, et Harry rit plus franchement.

- Oui, quelque chose comme ça, s'amusa-t-il.

La doctoresse hocha la tête puis observa autour d'elle.

- Je vous propose d'aller dans mon bureau avant que quelqu'un ne vous voie. Ce n'est pas que vous ne vous êtes pas bien 'déguisés', si je puis dire, mais si la sécurité vous trouve, j'aurais à répondre à des questions auxquelles je me dérogerais bien. Suivez-moi, je vous pris, les invita-t-elle avec un sourire.

Les trois sorciers la suivirent donc à travers les couloirs si blancs, et Harry s'étonna à voix haute que lesdits couloirs soient si vides dans un hôpital comme le sien. La doctoresse sourit.

- Nous sommes dans le couloir du service coma de l'hôpital, il y a beaucoup moins de passage que dans les services palliatifs ou même les urgences, expliqua-t-elle une fois qu'ils furent enfin dans son bureau. Ils avaient croisé quelques infirmières et des internes, mais l'air grave qu'elle avait arboré avait repoussé la curiosité des personnes.

Ils s'installèrent et la doctoresse leur servit une tasse de thé. Puis elle entra directement dans le vif du sujet.

- Alors. Je dois reconnaître que j'ai été plus que surprise quant à vos questions sur la médecine... Comment dites-vous déjà ? Moldue ?

Le Directeur hocha la tête en souriant.

- Exact.

- Dean m'a un peu parlé de tout ce que la magie peut faire, c'est incroyable d'ailleurs.

Son regard se fit un peu triste, mais elle secoua la tête pour sortir de ses idées noires et Harry grimaça intérieurement. Bien entendu, savoir tout ce que la magie pouvait faire sans qu'elle ne puisse l'utiliser tous les jours pour sauver ses patients, ça devait être désagréable. Triste un peu aussi.

- C'est pourquoi je ne vois pas ce que mes compétences peuvent exactement vous donner que la magie ne puisse pas, sourit-elle d'une manière un peu contrite.

Sirius soupira, Harry ferma les yeux et Dumbledore se redressa.

- Malheureusement pour cela, il va falloir que nous prenions certaines... dispositions, pour éviter que vous fuitiez, voyez, déclara-t-il calmement.

La mère de Dean se frotta les mains et les posa sur son bureau.

- Je suis soumis au secret médical, vous savez. Si je prends l'un de vous comme patient, tout ce que vous me direz, révélerez, je n'en parlerais à personne. C'est notre déontologie, vous savez, expliqua-t-elle tout aussi calmement.

- Je comprends, les medecins de notre monde font la même chose, l'aspect magique en plus, bien entendu. Vous pouvez toujours choisir de briser votre serment, mais pas nos médicomages. La magie enchaîne totalement le patient à son médecin, et ce dernier est physiquement incapable de parler, même s'il le voulait. Mais voyez-vous, au-delà de vos envies et de votre bonne volonté, la magie permettra à qui le voudra d'aller fouiller directement dans votre tête pour trouver ce qu'ils voudront. Vous devez comprendre que notre monde en ce moment, n'est pas au beau fixe, soupira Dumbledore.

La doctoresse cligna des yeux, surprise, mais hocha la tête.

- Je... Je vois. Qu'est-ce que... vous comptez faire, alors ?

- Un sort indolore, qui peut tenir sur quelqu'un sans magie comme vous, expliqua Sirius.

- Cela ne vous engage en rien, vous serez juste dans l'incapacité de parler à quelqu'un d'autre que nous, de ce que nous allons aborder, et personne ne pourra pénétrer votre esprit pour y trouver les informations qu'ils veulent.

Madame Thomas inspira doucement et pencha la tête sur le côté, croisant ses doigts sur son dossier face à elle.

- Indolore, vous dites ?

- Totalement, madame, affirma Sirius en hochant la tête. J'ai été, pendant un temps... euh, l'équivalent d'un policier sorcier. Et c'était un sort que nous avons utilisé quelques fois sur des moldus qui avaient été témoins d'un accident magique assez conséquent, et quand nous avions besoin qu'ils témoignent, nous usions de ce sort pour qu'aucune intimidation ne soit faite, ou altération des souvenirs. C'est un sort rapide, net, et il peut être défait rapidement à tout moment par celui qui l'a posé.

- Alors très bien, lâcha le médecin avec un hochement de tête.

Harry cligna des yeux.

- Qu-Quoi, juste comme ça ? S'étonna-t-il.

La mère de Dean se tourna vers lui et sourit.

- Je suis médecin avant tout. Et j'ai déjà été sur un champ de bataille. La guerre me fait peur, bien entendu, mais mon devoir avant tout.

Le Gryffondor se redressa en fronçant les sourcils.

- Ah ?

Elle hocha gravement la tête.

- Guerre du Golfe, Tempête du Désert, de Novembre 1990 à Mai 1991, dit-elle d'une voix sombre.

Harry frissonna. Il se souvenait parfaitement de cette histoire, après tout, Vernon lui avait reproché le départ des troupes anglaises dans le Golfe, qui avait été annoncé deux jours après que Hagrid soit venu jusque sur cette petite île pour lui donner sa lettre. Comme s'il avait été l'annonciateur de la fin du Royaume Uni, comme si ça avait été la faute de Harry, qu'il était la cause de toutes les peines du monde. Alors le Gryffondor hocha la tête et la mère de Dean sourit doucement.

Si Dumbledore et Sirius ne comprenaient pas véritablement, ce n'était pas grave, Harry leur expliquerait plus tard.

- Alors, comment est-ce qu'on fait ? S'enquit la doctoresse en se redressant.

Les sorciers s'observèrent et Sirius se leva. Il expliqua en détail le sort et les implications, lui exposant comme une sorte de ... contrat, qu'elle sache bien dans quoi elle s'engageait. Samatha acquiesça à tout ce qu'ils lui expliquèrent et le sort fut mis en place par Sirius, avec Samatha et Harry comme bénéficiaire, Dumbledore et Sirius dans le secret aussi, leur magie tissée dans le sort pour qu'ils puissent parler librement tous les quatre.

- Je rajouterais Severus et Remus plus tard sûrement, expliqua l'ancien Auror en hochant la tête, se rasseillant.

Dumbledore sourit doucement puis expliqua la situation à la doctoresse - plus exactement, chirurgienne du cœur depuis quelques années -. La guerre, la tension, le rôle de Harry, la mort présumée de Voldemort pendant des années, puis son retour en force, et elle hochait la tête en déclarant que oui, Dean le lui avait expliqué un peu, survolant le tout. Puis le Directeur entra dans le sujet qui fâche : Comment Tom Jedusor avait survécu, et comment Harry et lui étaient liés depuis des années, les horcruxes.

Au bout d'une bonne heure d'explication, ils se turent enfin et Samatha les observa tour à tour, s'attardant un instant sur Harry. Puis elle soupira et se laissa aller dans son fauteuil.

- Je... Whaou. C'est... Incroyable, souffla-t-elle.

Harry hocha vivement la tête.

- On s'est déjà débarrassé de quelques-uns, mais celui qu'il... qu'il y a moi, c'est ce qui m'inquiète le plus, ricana-t-il amèrement.

Elle l'observa, un sourire contrit sur les lèvres.

- Oui, je peux l'imaginer.

Elle se frotta le visage en réfléchissant.

- On pense que... Que pour le détruire, il faut que d'une manière ou d'une autre, je meure, commenta Harry.

Le médecin frissonna et grimaça.

- Eh bien, il y a... Il y a beaucoup de choses qui doivent entrer en compte... Je ne connais rien à la magie, mais si vous le dites, ça doit être cela, tenta-t-elle.

Elle se frotta les mains.

- Savez-vous si... Si un poison ferait l'affaire ? J'entends par là inoculer quelque chose et l'antidote peu de temps après ?

Le regard de Sirius s'illumina, sûr d'avoir trouvé une solution, mais Harry secoua la tête, défaitiste.

- Non... Ça ne fonctionnerait pas.

- Mais Harry, ce serait la pirouette parfaite ! S'exclama Sirius en le regardant.

Le jeune homme se frotta le bras en grimaçant.

- En deuxième année, rappela-t-il, et le regard de Dumbledore s'alluma de compréhension. Je me suis battu contre le basilic - un des serpents les plus venimeux du monde sorcier, expliqua-t-il pour la doctoresse - et j'étais... sûrement en train de mourir. J'ai été sauvé par des larmes de phénix, l'antidote, mais l'horcruxe n'a pas disparu pour autant.

Il sentait presque sa cicatrice pulser sur son bras, mais ce n'était qu'une illusion. Il haussa les épaules.

- Alors je ne pense pas qu'il y ait plus fort que cela, soupira-t-il.

Le Médecin le regarda et hocha la tête d'un air grave, comprenant.

- D'accord, je crois que je comprends.

Elle prit une grande inspiration.

- Je comprends aussi la situation, et c'est un cas... c'est un cas d'école que vous me proposez là. " Est-ce que pour sauver une vie, je suis prête à mettre autant en danger cettedite vie ? "Posa-t-elle comme dilemme.

Harry frissonna alors qu'elle le fixait.

- J'ai prêté serment, d'aider toute vie qui se présentait à moi. Mais pour pouvoir te sauver, il faudrait pour cela que je t'aide d'abord à mourir, pour te ramener après. C'est...

Elle grimaça.

- C'est si simple comme dilemme... Enfin, presque.

- Il doit bien y avoir un moyen d'arrêter le cœur et de le redémarrer tout de suite après ? S'enquit rapidement Harry en se redressant.

La doctoresse le fixa en silence quelques instants.

- Il en existe plusieurs, en effet. La digitaline en fait partit.

Elle prit une grande inspiration avant de soupirer doucement.

- Il y a différentes écoles qui existent, les médecins cherchent encore à comprendre comment le cerveau fonctionne - mais tous s'accordent à dire que le cerveau peut tenir trois minutes sans oxygène avant que des séquelles ne soient irréversible.

Harry hocha la tête, grave et le cœur au bord des lèvres.

- Donc, trois minutes sans que le cœur ne batte, d'accord.

Elle grimaça.

- Mais c'est... une procédure pour le moins... dangereuse, il ne faut pas se leurrer. Même dans un environnement aussi sécurisé et encadré qu'un hôpital, il y a toujours un risque. Et faire cesser de battre un cœur pendant au moins deux minutes...

Elle secoua la tête.

- On ne sait pas ce qui pourrait se passer. Tu pourrais avoir des séquelles, on ne peut jamais savoir.

- Mais en théorie, c'est possible ?! Insista le Gryffondor en fronçant les sourcils.

La chirurgienne soupira.

- C'est tout à fait possible, déclara-t-elle enfin.

Harry soupira de soulagement.

- Mais... Interrompit-elle en levant un doigt, je me sentirais bien plus à l'aise si je n'étais pas seule. Il me faudrait une infirmière.

- Et comment lui expliqueriez-vous qu'elle devra vous assister pour arrêter le cœur d'un patient ? Railla Sirius.

- Je peux lui expliquer à moitié, déclara-t-elle en croisant les mains devant elle. Je pense notamment à une infirmière qui travaille dans cet hôpital. Dean m'a parlé un jour d'une de ses camarades de classe, à Poufsouffle il me semble. Il se trouve que sa mère est une... Une fille née dans une famille sorcière, mais qui n'a pas de magie, expliqua-t-elle.

- Une cracmol ? S'étonna Dumbledore.

- Exactement, c'est ce mot là, claqua-t-elle des doigts avec un sourire. Alors elle sait autant que moi, voire plus du monde magique. L'avoir avec moi pour la démarche me rassurerait.

Harry observa Dumbledore et Sirius un instant, et l'ancien Auror soupira.

- Bien, je l'intégrerais au sort avant la démarche, conclut-il.

Harry déglutit difficilement.

- Alors c'est bon... On va m'arrêter le cœur pendant trois minutes en espérant que ça détruise l'horcruxe qui est en moi...

- Et nous n'avons aucune garantie, grogna son parrain.

- C'est déjà mieux que tout ce dont nous avions pensé jusqu'alors, conclut Dumbledore gravement.

- C'est quitte ou double, soupira le Gryffondor en se frottant les yeux.

La doctoresse se pencha en avant pour presser gentiment son poignet.

- Ce n'est pas une démarche bénigne, Harry. Si tu n'es pas sur de toi, nous pouvons attendre que vous trouviez un moyen magique de...

- NON !

Tous sursautèrent et l'observèrent. Harry ne put même pas rougir tant la situation l'angoissait.

- Je... J'en ai marre d'attendre, de ne pas savoir. Le doute me ronge et je n'ai vraiment pas envie d'attendre le dernier moment pour savoir si je dois mourir pour qu'il ne revienne plus. Je ne veux pas lui laisser la possibilité de me tuer lui-même ou de revenir de nouveau, déclara-t-il d'une voix serrée.

Dumbledore posa une main sur son épaule.

- D'accord Harry.

Le jeune homme prit une inspiration tremblante.

- Il faut qu'on le fasse le plus rapidement possible, conclut-il en fermant les yeux.

Un silence lourd s'installa et quand il rouvrit les yeux, il fixa la chirurgienne.

- Quand est-ce qu'on pourrait le faire ?

- D'ici deux jours, je pourrais avoir une salle prête pour toi.

Harry hocha vivement la tête et soupira doucement.

.

Le soir même, après cette longue journée assez éprouvante pour ses nerfs, Harry attira Draco à lui pour l'embrasser avec tout le désespoir qui l'animait en ce moment. Le Serpentard le garda contre lui toute la nuit, le laissant se blottir contre lui et sa chaleur ; Serpentard qui, malgré sa curiosité, ne fit que le serrer tendrement contre lui sans poser aucune question.


REPONSE AUX REVIEWS :

Flo (51) : ( La réponse arrive demain ! Promis ! )


DAMNED ! J'avais oublié que ce chapitre était kinky au début xD - Je suis désolé pour le chapitre posté tard - genre 23h57 xD Mais j'étais perdu dans la lecture des derniers chapitres de cette histoire !

J'ai plein de bêta ! \O/ Du coup, les chapitres de Nouveau Cycle viendront les samedi, et mon Crossover HPxAvengers est en train d'être corrigé ! Je suis impatiente de vous la faire lire !

Enfin bref.

Que pensez-vous de ce chapitre ?

Je vous embrasse ^^

xoxo, 'Win