GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.

PARING : DRARRY MOTHER FUCKER !

RATING : Ma mes loutins :P

BÊTA : Blitzz, est trooop cool -w-

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi.

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 57 -

Harry prit une grande inspiration alors que la tension grimpait sous sa peau. Il déglutit avec difficulté et Samatha Thomas s'arrêta à côté de lui, posant une main sur son épaule.

- Est-ce que tu te sens bien ? S'enquit-elle d'une voix douce.

L'élève de Gryffondor se frotta la tête et essaya de sourire - mais malheureusement, cela ressemblait plutôt à une grimace.

- Je... oui ?

Il ne savait pas, il n'en savait rien. Samatha posa son bras sur son épaule pour le serrer contre elle le temps d'un instant et Harry se détendit sans même le réaliser. Elle rit un instant contre lui.

- Hm, ce n'est pas un comportement très... professionnel que je tiens là, s'amusa-t-elle.

Harry rit un son tour et se détacha.

- Merci, sourit-il.

Son medecin sourit doucement et le guida dans la pièce. C'était une des chambres de l'hôpital tout ce qu'il y avait de plus simple, mais l'oncologue avait ramené tous les appareils qui pouvaient leur servir, et Dumbledore et Severus avaient posé des sorts de repousse Moldus sur la porte. A côté du lit, un défibrillateur et une machine qui, comme l'avait expliqué Samantha, allait prendre sa tension et ses pulsations cardiaques. D'un côté du lit, Sirius, Dumbledore, Remus et Severus observaient la soeur cracmol d'Amelia Bones - Nina Bones, infirmière de son état, arranger les instruments et les seringues - DES SERRINGUES - sur un chariot. Harry eut un mouvement de recul et se sentit pâlir à cause de l'énorme aiguille qu'elle était en train d'arranger sur le plateau.

Mais Sirius se rapprocha pour l'attirer contre lui dans un coin de la pièce.

- Eh poussin, mon petit poussin...

Son parrain l'attira contre lui et le serra très fort, tremblant. Harry soupira contre son épaule et ferma même les yeux.

- Ça va bien se passer, mon poussin, ne t'en fait pas, ça va bien se passer, marmonnait l'ancien Gryffondor dans ses cheveux.

Harry sourit rapidement.

- Est-ce que tu es en train d'essayer de me convaincre que tout va bien se passer, ou tu essayes de te rassurer toi-même ?

- Mais chut, tais-toi ; si quelque chose ne va pas avec ce que nous offre le monde moldu, Sev, Rem, Albus et moi serons là pour te ramener, d'accord ? Marmonna l'homme contre lui.

Son filleul prit une grande inspiration et hocha vivement la tête.

- Hm...

Sirius le lâcha enfin et regarda son visage d'un air sombre.

- Est-ce que tu as... tu as prévu des mots, pour les autres... Au cas où ? S'enquit-il d'une voix serrée.

Harry déglutit et secoua la tête en détournant le regard.

- Je... Je ne peux pas. Je préfère ne pas y penser. Si... Si ça tourne mal... tu sauras quoi dire, je ne m'en fais pas.

Le visage de Sirius se décomposa et Harry s'en voulut de lui laisser un tel fardeau... Mais en réalité, il ne voulait pas y penser. Pas un seul instant.

Il voulait juste... En finir. Une bonne fois pour toutes, quelle qu'en soit l'issue. Sirius l'attira de nouveau contre lui, Harry sentait son cœur battre d'une manière désordonnée dans sa cage thoracique et l'ancien Gryffondor renifla contre son oreille.

Le jeune homme ferma les yeux en soupirant douloureusement.

Ne pas pleurer. Il ne devait pas pleurer...

Pas maintenant, pas du tout.

- Nous sommes près, Harry, les interrompit Samantha d'une voix conciliante.

Harry et Sirius se regardèrent un instant puis se détachèrent totalement, que le jeune homme puisse s'avancer vers le lit. La présence de toutes ces machines autour de lui l'angoissait un peu, mais il ne dit rien. Il suivit plutôt Samatha dans la petite salle de bain attenante pour qu'il se change et enfile une de ces horribles blouses d'hôpital. Puis il prit une inspiration tremblante et se glissa sous les draps. Samantha lui sourit doucement en le raccordant à toutes les machines et lui enfila une petite machine au doigt. Puis l'infirmière planta une aiguille dans l'intérieur de son coude, mettant un petit bout de scotch pour que ça reste en place.

Harry la laissa faire en fermant les yeux, le cœur battant, et la machine qui prenait les pulsations de son cœur bipa de plus belle. Une main fraiche passa dans ses cheveux et le jeune homme se détendit un tout petit peu sous la touche de son parrain.

Samatha attira son attention et lui expliqua ce qu'ils allaient faire. Il l'écouta, il essaya tout du moins. Vraiment, il y mettait du cœur, mais il angoissait beaucoup trop pour comprendre autre chose que " par intraveineuse ", " douloureux " et " Est-ce que tu es près ? "

Il cligna des yeux et entrouvrit la bouche.

- Euh, je... oui. Oui, c'est bon, allons-y, déglutit-il avec difficulté.

Il ferma les yeux pour éviter de la voir faire et attendit, doucement.

Il essaya de s'endormir plutôt que de sentir son cœur s'arrêter. Ce fut en partir le cas, mais il sentit ses membres s'engourdirent, son cœur tressauter et il s'évanouit.

Son cœur s'arrêta.

.*.

Il n'y a pas de mot assez fort, ou même aucun mot qui existaient pour décrire ce qu'il pouvait vivre... Ou plutôt ne pas vivre, justement. Il savait qu'il venait de mourir, et le monde se résuma à ce trou noir sans aucune sortie, juste un vide sans fond, ni haut ni bas, ni rien, comme le jour où sa transe l'avait emmené nulle part.

Mais en plus vide encore. En plus froid. En plus... définitif.

La fameuse lumière blanche, comme un cliché ancestral, puis plus rien.

.

Deux bras l'enlaçaient tendrement et son visage était pressé contre une poitrine douce, une main jouait avec les mèches de ses cheveux. Il rouvrit les yeux, réalisant seulement qu'il était en train de pleurer. Il bougea un peu le visage, pour pouvoir respirer, mais il n'en avait même pas besoin en fait. C'était plus par commodité, par habitude. Un réflexe étrange. La main dans ses cheveux glissa sur sa nuque et un pouce retraça les dessins de son oreille. Il frissonna

- Bonjour, mon cœur, lui souffla une tendre voix.

Harry sentit sa gorge se serrer et il sourit contre le tissu doux d'un pull léger.

- C'est un beau rêve, marmonna-t-il d'une voix étranglée.

Deux rires lui répondirent et une autre main passa dans son dos, doucement.

- Si seulement, rétorqua une voix plus grave, joueuse.

Harry renifla, mais refusa de quitter les bras de Lily Evans Potter, qui le serrait doucement contre elle. Ils étaient affalés sur le sol, Harry penché contre l'apparition de sa mère et elle le tenait tout contre sa poitrine, caressant ses cheveux et ses épaules. Derrière lui, il sentait une autre présence, l'apparition de son père qui se tenait à genoux tout près d'eux, les protégeant de son corps en passant une main douce dans son dos. Harry se retrouvait ainsi là, un endroit qu'il ignorait et qu'il ne voulait pas connaître au fond, entouré de ses deux parents - ou de leur apparition, qu'importe -, bercé par leur parfum et leur simple présence.

Ils restèrent ainsi enlacés un temps indéterminé, les minutes s'écoulant comme des heures, et les heures comme des secondes.

Puis Harry renifla une dernière fois et se détacha enfin pour essuyer ses yeux. Un frisson le traversa et il garda la tête penchée sur le sol, incapable de faire face à ses apparitions. Mais quand Lily caressa doucement sa joue pour prendre son menton entre deux doigts délicats et relever sa tête pour le regarder dans les yeux, Harry haleta et un poids quitta son torse. Il sourit, un peu tremblant, mais enfin soulagé, de quelque chose qu'il n'avait pas réalisé l'étouffer depuis des années. C'était vraiment sa mère qui était face à lui, et c'était vraiment son père qui l'aidait à se redresser pour l'attirer à lui, lui offrant une étreinte d'ours. Il ferma les yeux et sourit doucement.

- Je suis tellement contente de te voir, mon petit ! Grogna gentiment son père dans ses cheveux, et le jeune homme rit doucement.

- Oui, enfin j'aurais personnellement préféré qu'il nous arrive tout ridé, fripé avec plus d'un siècle d'histoire à nous raconter ! Rétorqua sa mère.

Harry lui jeta un regard et sourit en voyant la moue sur les lèvres de sa mère. Elle ressemblait à une enfant qui boudait, et Harry réalisa à cet instant qu'ils étaient plus vieux que lui. Trois ans, ils n'avaient eu que trois ans de plus que lui aujourd'hui quand ils étaient morts. Et lui aussi était mort, mais qu'importe après tout. Il s'en fichait un peu, plus rien n'avait d'importance, il n'y avait que ses parents qui comptaient.

- Mais c'est bon, Lily jolie ! C'est temporaire, il reviendra plus tard, profite qu'il soit là ! Bougonna son père.

Harry se détacha en souriant, essuyant de nouveau ses joues - larmes traitresses.

- J'ai... J'ai réussi non, je suis mort ? S'enquit-il d'une voix étrangement neutre pour ce dont il était en train de parler.

Sa mère grimaça et même le regard de son père s'assombrit. Elle posa une main sur son bras et lui une main sur sa nuque et le jeune homme soupira d'aise.

- En effet, mais pas pour longtemps, heureusement, sourit Lily. Tu n'as pas à t'en faire, tu vas bientôt repartir.

Harry perdit son sourire et baissa la tête.

- Mais... Mais je ne veux pas partir, moi... dit-il d'une petite voix.

Il se retrouva très vite dans les bras de sa mère, qui le serrait à lui en couper le souffle - façon de parler, il était mort, il ne respirait plus.

- Non, mon petit cœur, tu ne peux pas rester avec nous, pas encore.

Quand elle le relâcha enfin, son regard était brumeux, mais elle souriait. Elle prit son visage en coupe et le cœur de Harry se serra en constatant que sa mère, la femme qui l'avait mise au monde, était plus petite que lui de quelques centimètres, alors qu'il n'était déjà pas très grand au départ. Cette constatation lui... Lui brisait le cœur. Il n'avait jamais eu l'occasion de la regarder d'en bas, de constater à quel point elle était immense, ni pouvoir se dire qu'elle était la plus belle maman du monde et la meilleure. Il n'avait jamais pu faire rien de tout cela, et son sourire était autant un coup de poignard dans sa cage thoracique qu'une caresse sur son âme en deuil.

- Nous sommes tellement fiers de toi, mon petit cœur, dit-elle d'une petite voix.

James posa son bras sur ses épaules.

- Plus que fier, d'ailleurs, dit-il doucement. Tu es devenu un grand et fier jeune homme, fort et robuste, foncièrement bon et bienveillant.

- Malgré l'enfance plus que désagréable que tu as eue dans ma famille... Je suis désolé à propos de ça, soupira Lily.

Harry secoua la tête et croisa les bras sur son torse.

- Dites pas ça... C'est pas... C'est pas grave, c'est pas important, marmonna-t-il difficilement.

- Si, ça l'est, gronda James en fixant son fils, l'œil grave. Mais malgré tout cela, regarde ce que tu es devenu... On ne pouvait pas plus être fier de toi.

- Mais vous n'êtes pas là, murmura le jeune homme en baissant la tête.

Un silence lourd tomba entre cette famille plus que brisée. La mère de Harry haleta un sanglot et se blottit contre son bébé devenu bien grand. Le cœur de Harry se brisa un peu plus.

- C'est pas... je ne vous en veux pas, hein. Je ... Je ne vous en veux plus en tout cas, avoua-t-il. Parce que maintenant, je sais ce que ça fait d'être dans une guerre... Et vous êtes deux Gryffondors accomplis, je fais la même chose. Je ne peux pas rester les bras croisés sans rien faire.

Son père s'esclaffa.

- Ah ! Du pur jus concentré de rouge et or.

Il regarda son enfant avec un sourire plein de tendresse et de fierté. Et un peu de taquinerie aussi.

- Et toi, tu as une pointe d'argent et vert, hm ? S'amusa-t-il.

Harry se sentit rougir, mais haussa les épaules.

- Hm... L'argent va très bien avec le rouge. Et l'or va très bien avec le vert, se justifia-t-il.

James rit et secoua la tête en ébouriffant les cheveux de Harry.

- Je ne dis pas le contraire.

Le cœur du Gryffondor s'allégea de nouveau. Ils savaient, et... et ce n'était rien.

- Vous.. vous voyez tout de ce qui se passe en bas ?

Les deux 'adultes' se regardèrent et hochèrent la tête.

- Bien que je n'aime toujours pas Servillus - aoutch !

Lily fusilla son époux du regard en ramenant le coude qu'elle avait enfoncé dans ses côtes contre elle. James ronchonna en se frottant le torse, boudant comme Harry le faisait très souvent. Le jeune homme sourit.

- Bien que James ait quelques différends avec mon meilleur ami... Eh bien, même lui reconnait qu'on lui doit beaucoup.

- C'était quand même un grand connard jusqu'au début de l'année !

- Il a sauvé ton meilleur ami, gronda Lily en plissant des yeux.

- Ouais, enfin Siri le lui rend bien, dans la sécurité des appartements de ce Serpy !

Lily fit un sourire narquois, et Harry réalisa qu'elle n'avait pas été la meilleure amie d'un Serpentard pendant des années pour rien. Ils avaient fait un cas de conscience partagée, après tout.

- Ça te tue, que ton meilleur ami soit amoureux et heureux, hein ?

- Duh ! Je suis déjà mort, Lily jolie ! Chantonna James en agitant les bras au-dessus de lui.

Et Harry éclata de rire, le coeur gonflé d'un amusement qu'il n'avait pas eu l'occasion de connaître. Jusqu'à aujourd'hui. Lily se hissa sur la pointe des pieds et embrassa doucement son front.

- On est si fiers de toi ! Il y a tellement de choses qu'on aimerait te dire, mais par où commencer ? Se lamenta-t-elle en fronçant les sourcils.

- Bah déjà, on t'aime très fort, quoi qu'il arrive, s'exclama James avec un grand sourire.

Harry sourit doucement.

- C'est... C'est déjà beaucoup, soupira-t-il d'aise.

L'émotion l'étreignait, il se sentait si bien, et Harry ferma les yeux un instant pour savourer cette sensation.

- Tu n'as rien à craindre. Je sais que tu t'en sortiras face à Voldemort, continua son père en pressant son épaule.

- James, ne parlons pas de ça !

Harry observa sa mère bouleversée.

- Ça fait déjà assez mal comme ça de se dire qu'on n'est pas présent pour notre bébé, je ne veux pas qu'on pense au fait qu'il va devoir faire face à l'autre !

Son fils prit sa main dans les siennes et la leva à ses lèvres pour la baiser.

- Ça fait du bien d'avoir de vos encouragements, maman, sourit-il doucement.

Lily écarquilla les yeux et posa sa main sur ses lèvres tremblantes. Harry, perdu, jeta un regard à son père.

- Q-Quoi ?

Lily se mit à pleurer et à rire en même temps, souriant derrière sa main.

- Redis-le moi encore ! Plaida-t-elle et Harry comprit.

Il sourit, un peu hésitant.

- Maman ? C'est ça ?

Elle hocha vivement la tête et l'attira de nouveau contre elle.

- Ce que je peux t'aimer, mon lapin !

- Ah non, vous n'allez pas vous y mettre, vous aussi ! Pesta doucement Harry, et James ricana.

- Ah, cette tendance qu'à Siri...

Les trois se regardèrent en souriant, complices.

- J'aurais tellement aimé que Sirius s'occupe de toi... Soupira James.

Harry grimaça.

- On ne peut pas changer le passé...

- Je pense que c'est ce qui a poussé Siri a accepter aussi vite le jeune Draco auprès de lui, expliqua doucement Lily en caressant le bras de son mari.

Le jeune homme les regarda tous deux.

- Vous... Vous voyez Dray, aussi ? Demanda-t-il d'une petite voix.

Sa mère sourit doucement et James tenta de sourire. Le cœur de Harry se serra, mais la rousse, donna un coup de coude dans le torse son époux - encore une fois.

- Ne te fis pas à ton père, je l'aime bien ce gamin, moi, sourit Lily.

Harry soupira un peu. Elle se pencha vers lui, complice.

- Il fait juste la tête, parce qu'il est blond. Et les Potter ont toujours été bruns. vous avez une chance sur deux d'avoir des enfants blonds, la même pour les enfants bruns et seulement une chance sur trois d'avoir des petits rouquins. Et ça, ça ne plait pas à ton père, lui susurra-t-elle comme un secret.

James renifla et Harry le fixa.

- Mais sinon...

L'ancien chef de famille Potter regarda son fils une seconde et se dégonfla tout de suite, perdant son attitude un peu grognante et sourit.

- Il est pas si mal, pour un ancien Malfoy, ronchonna-t-il pour la forme.

Lily secoua la tête en levant les yeux au ciel.

- Pfff, n'importe quoi. Il l'a mauvaise parce qu'au fond, il l'aime bien. Mais ne le reconnaîtra jamais, s'amusa-t-elle.

- Nanananana, singea James en boudant.

Harry se mordilla la lèvre pour s'empêcher de rire. Lily poussa doucement son mari en souriant.

- Oh, allez. Tu l'as dit toi-même, il est bon pour Harry.

Elle reporta son attention sur son enfant en souriant.

- C'est un bon garçon. Un peu... Un peu perdu, certes, mais il n'a pas un mauvais fond. Et il tient à toi, au moins autant que tu tiens à lui. Il est bon pour toi, répéta-t-elle en caressant sa joue.

Le Gryffondor ferma à demi les paupières en pensant à Draco, et sourit.

- Je... Je tiens beaucoup à lui.

- Alors dis-le-lui, on ne le dit jamais assez dans une vie, sourit-elle.

- Ta mère a raison. Comme toujours, rétorqua James.

Le visage de ce dernier se perdit un instant dans ses souvenirs apparemment, avant qu'il n'observe son fils.

- Hm, quand tu retourneras là-bas, tu pourras... Dire à Remus et Sirius d'arrêter de s'en vouloir ? Et de leur remercier pour ce qu'ils font depuis qu'ils t'ont retrouvé.

- Et la même chose à Severus, d'accord ?

Harry entrouvrit la bouche.

- Mais... Mais déjà ?

James sourit un peu tristement.

- Tu es déjà là depuis un moment. Il faut que tu te laisses guider pour repartir, ou tu resterais ici à jamais.

- Mais c'est bien ici, papa. Je suis avec vous...

Lily caressa sa joue, mais secoua la tête. James embrassa son front, droit sur la cicatrice et Harry ferma les yeux en soupirant.

- Tu dois vivre, mon cœur, soupira Lily.

- Et tu auras des centaines d'histoires à nous raconter quand tu reviendras, comme l'a dit ta mère.

Le jeune homme sentit une vague de chaleur l'entourer, mais ses membres devenaient de plus en plus froids.

- On sera toujours là pour toi, quoi qu'il arrive, murmura James.

Et Harry n'eut pas la possibilité de rouvrir les yeux pour les voir une dernière fois avant que son esprit n'explose de douleur.

.*.

Le retour à la réalité ne se fit pas comme il l'aurait pu imaginer, à ouvrir les yeux et redresser la tête comme sortant d'un cauchemar, ou sortant de l'eau. Ce fut plutôt comme si son corps n'était plus que du liquide tiède et agréable, qui se solidifiait peu à peu alors que son esprit se reconnectait à chacune de ses terminaisons nerveuses.

Ce n'était pas comme si c'était douloureux. C'était... Incommodant, certes ; mais ce n'était pas douloureux en lui-même. C'était même plutôt doux, lent et supportable. Son esprit revenait à lui, et plus il reprenait conscience avec son corps, plus quelques douleurs s'éveillaient - ou plutôt, en avait-il enfin conscience.

Quand il sentit enfin son corps dans sa totalité, il réalisa que sa poitrine lui faisait mal, ses membres étaient lourds et courbaturés, ses veines le brûlaient un peu, plus comme si elles étaient trop petites pour laisser passer le sang qui aurait dû y circuler. Mais c'était une gêne plus qu'une douleur insoutenable.

Harry ouvrit les yeux avec beaucoup de difficulté. Il n'avait pas vraiment conscience de son environnement, si ce n'était qu'il était allongé. Puis les bruits commencèrent à percer le silence, les uns après les autres, forçant le passage dans le coton dans lequel sa tête était plongée jusqu'à ce que ça résonne désagréablement à ses oreilles, prêt à lui percer les tympans.

Un bip électronique, qui rappelait incessamment et douloureusement sa présence. Quelques bruits étouffés, bien plus loin, et un bruit de... De plastique, quelque chose comme ça. Sa vue lui faisait encore défaut, tout flou que c'était, et il gémit d'inconfort. Ce n'était même pas à cause de la lumière, c'était même plutôt tamisé.

- Harry ?!

La voix de Sirius claqua près de son oreille et le jeune homme plissa des paupières.

- Si...

Sa gorge était comme gonflée, aucun son ne semblait vouloir en sortir. Sa bouche était sèche, comme pleine de sable. On s'activa au-dessus de lui et très vite, le jeune homme reconnu son parrain penche au-dessus de son lit, et Sirius posa ses lunettes sur son nez. Il se pencha et appuya sur un bouton avant d'offrir un sourire tremblant à son filleul, le regard brillant et humide.

- Hey... Comment tu... Comment tu vas ? Comment tu te sens ?

Harry ouvrit la bouche, de plus en plus conscient de tout ce qui l'entourait.

- S... Soif, réussit-il à soupirer.

- Oui, oui, bien entendu, je reviens, murmura doucement Sirius.

Il quitta son champ de vision et Harry déglutit en entendant des bruits de verre à l'autre bout de la chambre. Il y eut aussi des murmures, trop bas pour qu'il ne puisse entendre véritablement, et très vite, Sirius fut de retour avec un verre d'eau dont il glissa la paille dans sa bouche.

- Prends ton temps, vas-y doucement, ne va pas te noyer, lui murmura doucement son parrain.

Harry déglutit avec difficulté, mais l'eau le désaltéra et il soupira d'aise quand Sirius repoussa le verre.

- Harry ?

Le jeune homme tourna la tête alors que Severus se penchait sur lui, passant sa baguette au-dessus de son corps, le bout brillant d'une lueur rosâtre. Le professeur des potions, le visage plissé et grave jusqu'alors, se détendit considérablement alors que son sort de diagnostic prenait fin. Il plongea son regard dans celui de son élève, qui commençait à bouger sous les draps pour reprendre possession de son corps encore engourdi.

- Comment te sens-tu ? S'enquit-il, visiblement soucieux.

Harry réussit à s'humidifier les lèvres en se redressant.

- Je... suis encore un peu vaseux...

Il leva la main pour tendre les doigts vers la table de nuit, et Sirius porta de nouveau son verre jusqu'à ses lèvres. Le Gryffondor vit dans un coin de la pièce Remus qui dormait toujours, très mal installé sur un des sièges d'hôpital. Deux autres sièges, collés l'un à l'autre, avaient dû accueillir Sirius et Severus le temps que... que...

- Qu'est-ce qui s'est passé ? S'enquit Harry d'une voix beaucoup plus claire.

Il était enfin alerte et réalisait que quelque chose n'allait pas. Ils étaient arrivés peu avant midi à l'hôpital, mais il faisait sombre derrière les stores tirés et si Remus dormait, c'était que Sirius et Severus l'avaient fait aussi.

Mais avant qu'il ne puisse poser plus de questions, la porte de la chambre s'ouvrit pour laisser entrer Samatha et l'infirmière. Les deux femmes sourirent en le voyant et la mère de Dean se rapprocha.

- Eh bien Harry, contente de te voir de nouveau parmi nous, sourit-elle.

Le jeune homme répondit à son sourire, un peu hésitant. Severus s'écarta pour les laisser les deux femmes s'approcher pour vérifier qu'il allait bien.

- Est ce que...

Il frissonnant alors que l'infirmière vérifiait ses constantes.

- Est ce que ça a fonctionné ? S'enquit il.

- Ça, on ne peut pas encore le savoir, Dumbledore nous le dira tout à l'heure quand il arrivera, ils du retourner à l'école.

Harry cligna des yeux.

- ... combien de temps ?

Severus grimaça, Sirius ferma douloureusement les yeux et Samantha sourit d'une manière indulgente.

- Ton cœur s'est arrêté pendant trois minutes et quarante-huit secondes, nous avons eu énormément de mal à te faire revenir, Harry. Et tu ne t'es pas réveillé tout de suite, tu as passé...

Elle regarda sa montre.

- Dix neuf heures et quarante trois minutes dans le coma, dit elle doucement.

Harry eut du mal à déglutir.

- Whoo... Euh... D'accord... Mais... Mais ça va mieux maintenant, non ?

Samantha sourit.

- Oui maintenant tout va bien. Tes constantes sont bonnes, je te ferais tout à l'heure un check up plus approfondi, mais tu es lucide, tu n'as pas l'air d'avoir de séquelles. Comment te sens-tu ? Réellement, qu'est ce que tu sens ?

Le jeune homme inspira doucement et se concentra. Il bougea un peu chacun de ses membres, vérifiant qu'il sentait tout ; il ferma ensuite les yeux pour plonger en Transe et soupira de soulagement en arrivant de nouveau dans sa chambre d'enfance, celle qu'il avait durant la première année de sa vie. Il n'avait pas encore bien rangé son esprit, alors il avait gardé l'apparence de cette chambre, qui le sécurisait et le calmait. Il vérifia ensuite ses protections d'occlumentie, qu'il du renforcer un peu. Et sa magie chantait doucement dans ses veines.

Il rouvrit les yeux et sourit.

- Je me sens bien. Un peu... Fatigué et engourdit, mais ça se dissous peu à peu.

- Ta magie ? S'enquit Severus.

Harry hocha la tête.

- Tout va bien.

Sirius se rapprocha et lui prit la main.

- Ne me refais plus jamais ça, d'accord ? J'ai cru te perdre...

- Désolé, Siri, grimaça le jeune homme en se frottant le front.

Sirius secoua la tête en souriant et raffermit sa prise sur sa main.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Tu te souviens de quelque chose qui t'aurait empêché de revenir ?

Harry passa sa langue sur ses lèvres et secoua doucement la tête.

- Hm... Non, je n'ai aucun souvenir. Je sais juste que...

Il ferma à demi les paupières et sourit doucement.

- Je me sens bien, comme... enfin apaisé.

Il haussa les épaules.

- Mais mise à part ça, le trou noir.

S'il s'était passé quelque chose durant ces quelques heures de coma, c'était totalement parti désormais. Peut-être cela reviendra-t-il avec le temps, qui sait ?

Pour l'instant, Harry se sentait plus que bien et n'avait qu'une seule envie, se reposer dans les bras de son amant.


REPONSE AUX REVIEWS :

Flo (55) : ( La réponse n'est pas venue, en fait xD ) Mais pourquoi on appelle pas ça Harryco, déjà ? xD Je trouve ça trop cool !

Ouiii, séance ciné ! \O/ Je suis contente de ce j'ai trouvé, oui xD *chantonne* ( On est tous un peu Draco au fond :D ) - Oui, merci Dean ! Aha ! Je trouve pas ça super simple non plus x)

Exactement ! u_u *s'assied pour protéger ses fesses* D'uh. AH ! Adopter des petits humains avec des bouts de chaires qui bougent partout, des trucs appelés bras et jambes... oui, on verra ça quand je serais ménoposé, ok ? :p Pleins de poutoux ! ;)


Tadaaaaa ! \O/ Bref. Ça vous a plus ? Ce n'était pas trop... hm, triste ?

On s'approche de la fin, on s'approche de la fin !

Je vous embrasse et vais essayer de récupérer mon retard dans les reviews ^^

xoxo, 'Win