GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.
PARING : Draaaarry~ Et quelques autres couples - c'est bien de le préciser à quoi, trois chapitres de la fin ?
RATING : Ma, parce qu'il y a du SESSE ! ( et des fesses )
BÊTA : Blitzz, est trooop cool -w-
NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi.
Bonne lecture ~ !
- Chapitre 60 -
Harry cligna des yeux.
- Comment ça, "dans deux semaines" ? S'étonna-t-il.
Face à lui, la jeune femme ricana en haussant un sourcil.
- C'est ce que j'ai dit Potter, oui. Par Morgana, apprends à écouter, soupira-t-elle outrancièrement.
À la droite de Harry, Draco grogna.
- Parkinson.
La Serpentarde ravala une grimace.
- Oui, c'est bon.
Le Gryffondor déglutit et secoua vivement la tête, les yeux écarquillés.
- Non. Non ! Il ne peut pas attaquer dans deux semaines !
Parkinson soupira et croisa les jambes, l'observant dédaigneusement.
- Tu crois vraiment que le Lord prend en compte tes petits désirs ? Railla-t-elle.
- Je m'en fous, Voldemort ne peut pas attaquer aussi tôt ! Clama le Gryffondor en se levant.
Il vit distinctement la Serpentarde frissonner et pâlir.
- Potter. Je me fous que tu n'aies aucun instinct de conservation, mais si tu pouvais considérer les gens qui sont autour de toi, ce serait une bonne chose ! S'énerva-t-elle.
Harry la fusilla du regard.
- Tu es idiote d'avoir peur d'un simple nom !
La Serpentarde se redressa, du venin au bord des lèvres et des éclairs dans les yeux.
- Et toi, tu-
- Arrêtez vous deux ! Nous ne sommes pas là pour ça ! Clama soudainement Draco.
Parkinson et Harry se fusillèrent du regard le temps d'un instant avant que le Gryffondor ne fixe son petit ami pour éviter de s'énerver.
Draco avait raison, bien entendu. Ils n'étaient pas là pour s'étriper, mais pour juger du bien-fondé des informations que Parkinson pouvait leur donner. Les deux amants s'étaient concertés et avaient prévenu Severus, qui voulait prévenir Dumbledore. Mais Harry voulait prendre les choses en main. Alors il avait pris Théo à part, demandant son avis. Malheureusement, le Serpentard ne savait pas quoi penser de sa camarade de classe. Elle cachait trop bien ses émotions, apparemment.
Harry et Draco s'étaient en tout cas mis d'accord : ils rencontreraient Parkinson dans une salle de classe vide ; Hermione, Ron, Blaise et Neville en renfort, à seulement trois minutes de la classe, avec la carte du maraudeur pour "observer" ce qui s'y passait. Ils comptaient aussi ne rien lui dire sur l'Ordre, sur Severus, sur Nott, en bref, elle serait celle qui parlerait et ils écouteraient pour voir ce qu'elle avait à offrir, et si elle était sincère.
Dès qu'elle était arrivée, Draco lui avait donné quelques gouttes de veritaserum - merci beaucoup Severus, bien qu'elle pensait que c'était Dumbledore qui leur en avait trouvé -, Harry avait posé quelques questions, Draco les siennes ; puis quand les effets de la potion s'étaient dissipés, le Serpentard avait déclaré à sa camarade de classe qu'ils allaient lancer un Legiment pour être définitivement sûr. Elle n'avait pas été ravie, pas du tout d'ailleurs, mais elle avait accepté de baisser un tout petit peu ses barrières pour qu'ils puissent rentrer dans son esprit. Harry n'en avait pas du tout besoin, bien entendu, mais il ne fallait pas qu'elle connaisse son potentiel exact, juste au cas où - et cacher son habilité derrière le sort qui en découlait, c'était l'excuse parfaite.
Et ils en étaient là. En effet, Parkinson n'était toujours pas ouverte aux sangs-mêlés, ni au né-moldu et encore moins aux moldus, qu'elle trouvait définitivement inférieurs ; mais comme elle l'avait déjà dit à Draco, plus le temps passait, moins elle trouvait d'intérêt dans les actions de Voldemort. Surtout que la plupart, voire presque l'intégralité des familles de sangs purs anglaise était du côté de Voldemort, mais ce dernier était en train de causer leur perte, et il s'en fichait : Le père de Vincent Crabbe était devenu catatonique suite à trop d'Endoloris, et Voldemort avait simplement dit que l'homme n'avait qu'a mieux respecter ses ordres.
Il n'y avait rien de plus à dire.
Maintenant que Harry et Draco étaient sûrs des intentions de la Serpentarde - ou plutôt des aspirations de la jeune femme qui ne concordaient plus avec les projets de Voldemort - cette dernière leur disait tout ce qu'elle savait. En échange, elle obtenait un contrat magique qui garantissait sa mise sous la protection de Harry Potter après la guerre, et une garantie que Pansy Parkinson ne se retourne pas contre eux au dernier moment, le contrat l'empêchant de parler à qui que ce soit de ce qui c'était passé ici.
Sauf que.
- Deux semaines... soupira Harry en se laissant tomber sur la chaise.
Parkinson renifla dédaigneusement et Draco soupira.
- Potter, ne fais pas comme si nous n'étions pas au courant.
La Serpentarde laissa échapper un regard surprit, d'autant plus que Harry grogna.
- Je sais, je sais ! Mais tout de même, je ne pensais pas qu'il allait agir aussi tôt ! Je ne le pensais pas assez... près, soupira-t-il finalement.
Parkinson les observa tour à tour.
- Il aurait pu attaquer depuis une semaine déjà, déclara-t-elle ensuite.
Draco et Harry reportèrent leur attention sur elle.
- Comment ça ? S'enquit Draco.
Elle dodelina de la tête.
- Je ne connais pas tous les marqués qu'i l'école. Quelques uns... En fait, ceux qui, comme moi, avaient pour mission de trouver un moyen de faire rentrer les mangemorts dans l'enceinte de l'école.
Harry grimaça.
- Et depuis une semaine, j'ai de mon côté réussi ma mission.
Draco fronça les sourcils.
- Et ?
- Et j'ai gardé l'information pour moi, grimaça-t-elle.
Le Gryffondor et son amant se regardèrent.
- Pourquoi ? S'étonnèrent-ils.
Elle soupira en levant les yeux au ciel, visiblement peu envieuse de parler.
- Disons que je commençais à... à douter. Attaquer l'école, c'est mettre en danger la nouvelle génération de sorciers, et c'est sensé être la préoccupation première du Lord : rendre toute sa grandeur au monde sorcier.
Elle frissonna.
- Si on tu les jeunes, qu'est-ce qu'il nous reste ? Dit-elle enfin, avec presque une petite voix.
Draco l'observa un instant.
- Quels sont les autres marqués que tu connais ?
Elle se mordilla la lèvre puis soupira avant de leur parler d'un élève de quatrième année de Poufsouffle, venant d'une famille de Serpentard, qui en voulait au monde entier pour avoir terminé dans ce qu'il considérait comme la pire maison de toutes. Ses parents étaient des suivants de Voldemort sur le retard, n'ayant pas participé à la première guerre mais qui s'étaient réjouis du retour du Lord Noir et qui étaient très actifs depuis. Et Rickers, de Serdaigle, qui avait pour mission donnée par Voldemort de trouver un moyen de baisser les défenses magiques de l'école. Comme si un gamin pouvait faire face à la puissance et l'ingéniosité du grand Albus Dumbledore. Qu'importe.
Harry leva les yeux au ciel alors qu'il entendait l'émail des dents de Draco gémir.
- Ce connard de fieffé...
- Malfoy, soupira-t-il, un peu amusé.
Le Serpentard renifla dédaigneusement et croisa les bras sur son torse. Parkinson les observa, amusé.
- Oh, désolé de te l'apprendre, Potty, ton ex-dégoulinant n'est qu'un mangemort, désolé pour toi.
Harry haussa les épaules.
- Oh, mais je le savais, susurra-t-il.
La Serpentarde perdit son sourire supérieur et haussa les sourcils, surprise. Sans son air renfrogné, elle avait l'air plus jeune et était presque jolie.
- Vraiment ? S'étonna-t-elle sincèrement.
- Ce n'est pas parce que je suis un Gryffondor que je suis un parfait idiot.
- C'est pourtant la définition d'un Gryffondor, non ? S'amusa Draco.
- Oh, mais je t'ai sonné, toi ?
Parkinson ferma les yeux et ferma fermement la bouche, le coin de ses lèvres incurvé.
- Hm... Moi qui croyais que ce n'était qu'une rumeur idiote...
Les deux garçons se tournèrent vers elle et la jeune femme sourit franchement en levant les yeux au ciel.
- Vous êtes vraiment en couple... Incroyable.
- Ferme là, Parkinson.
L'air taquin qu'elle avait sur ses traits n'avait rien de mesquin, rien de... pourrit. C'était plus comme un sentiment qu'elle ne pouvait refréné, même en bonne Serpentarde, et Harry se retrouva à rougir et gigoter sur sa chaise.
- Hm, on va pas en faire tout un plat, c'bon, on n'est pas là pour ça, marmonna-t-il, gêné.
Draco joua des sourcils vers lui avec un air entendu, et Harry eut soudainement envie de lui lancer un sort de chatouille. Juste pour voir.
- Vous êtes dégoulinant de mièvrerie, renifla dédaigneusement la Serpentarde.
- On ne t'a pas sonné, Parkinson, grogna Harry en la fusillant du regard.
- Eeeet je pense que l'on va s'arrêter la, déclara Draco d'une voix forte.
Le Gryffondor et la Serpentarde se fusillèrent encore un instant du regard avant que Harry ne soupire.
- Comment Vol... IL compte s'y prendre ? Réengagea-t-il la conversation.
Ils discutèrent de la situation difficile encore un instant, elle détaillant son plan. Cela faisait déjà une semaine qu'elle était venu à bout du puzzle qu'avait été la réparation des deux armoires communicantes, l'une dans Poudlard, l'autre dans une boutique sur l'allée des embrumes.
" - D'ailleurs, vous n'imaginez pas à quel point c'est difficile de trouver un créneau pour y travailler, puisque votre "groupe d'étude" monopolise la salle vas-et-vient quasiment toute la semaine.
- Désolé de t'empêcher d'envahir l'école !
- Ferme-là, Potter. "
Mais si en théorie, elle savait désormais ce qu'elle avait à faire, elle ne l'avait pas mis en pratique, parce que les mangemorts de l'autre côté sauraient que cela fonctionne, et Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom avancerait son attaque. Deux semaines, c'était... la date limite qu'il leur avait fixée.
Elle leur lista ensuite qui elle soupçonnait d'être marqué, qui elle pensait être fervent adepte et qui avait des doutes. Puis elle déclara qu'elle les tiendrait au courant si elle avait d'autres renseignements qui pourraient leur servir. Enfin, elle prit congé avec une dernière grimace dédaigneuse pour la forme, son contrat en main - et un deuxième contrat, identique au premier, allait terminer chez Gringotts, ceux qui veillaient toujours au bon déroulement et application des contrats, quels qu'ils soient.
Harry resta assis sur sa chaise un long moment après sa sortie. Il n'eut que vaguement conscience que leurs amis étaient venus voir s'ils allaient bien, et que Draco leur disait gentiment de leur laisser un petit moment.
Au final, quand le Serpentard retourna auprès de son amant et qu'il s'accroupit face à lui pour attirer son attention, Harry le regarda très calmement.
- Ça te dit, on reste dans les appartements ? Dobby va nous ramener quelque chose à manger, sourit-il doucement.
Son petit ami l'observa un moment avant de hocher la tête sans rien dire.
.
Dans la pénombre de la chambre de Draco, bien à l'abri dans ses bras, Harry se permit de trembler de peur. Avec Draco, il pouvait être qui il voulait, ;avec Draco, il n'avait pas besoin d'être tout le temps le héros intrépide, tout comme Draco n'avait pas besoin d'être le sang-pur insensible et stoïque. Ici, ils pouvaient se laisser aller, faire tomber le masque pour l'un, être toutes ses facettes pour l'autre. Ici, Harry avait le droit d'avoir peur. Alors Draco ne dit rien et le serra simplement contre lui.
Tendrement enlacés après une étreinte chaude, douce et langoureuse, leur peau nue l'une contre l'autre, les deux jeunes gens reprenaient leur souffle et leur esprit.
- Deux semaines, Draco... Souffla enfin Harry. Tu te rends compte ? Deux semaines.
- Je sais, déclara ce dernier calmement.
- On ne sera jamais près à temps, murmura le Gryffondor.
- Si, on le sera, répondit-il.
- Tu ne peux pas en être aussi sûr, surenchérit le premier.
- Neville est, pour un Gryffondor, un incroyable stratège. En quinze minutes, les lieux seront vides.
- On a pas encore choisi les points de chute définitifs.
- On le fera demain.
- Ce n'est pas encore sécurisé.
- Ça viendra.
- Tant que ce ne sera pas fait, on ne pourra pas faire les portoloins. On ne sera jamais près à temps.
- ... Harry... soupira enfin Draco.
Le jeune homme ferma la bouche et se tut, resserrant juste un peu son emprise autour du Serpentard. Ce dernier caressa doucement ses cheveux.
- Et si tu laissais les adultes faire leur travail, pour une fois ?
Harry eut un rire amer.
- Ouais, ce serait bien une première, ricana-t-il difficilement.
- Tu ne peux tout contrôler.
Le Gryffondor se dégagea de ses bras pour se redresser, enlaçant lâchement ses jambes pliées.
- Oh crois-moi, je le sais depuis bien longtemps. Mais là...
Harry écarquilla les yeux et haleta.
- Oh non...
Draco soupira et se redressa à son tour, caressant doucement son épaule.
- Harry, s'il te plaît, tu ne peux pas...
- Non non, tu ne comprends pas !
Il se tourna vers Draco, la panique commençant à l'étreindre.
- On a pas fini de détruire les horcruxes ! Souffla-t-il, terrorisé.
Draco entrouvrit la bouche.
- Quoi ? Mais je croyais que... Que tu étais le dernier, non ?
- Non, non, pas du tout ! J'étais... L'avant... avant dernier plus dur à détruire ! Il manque Nagini, Voldemort bien entendu.. Et la coupe. De Helga Poufsouffle...
Le Gryffondor gémit et se prit la tête entre les mains, le regard hanté.
- Vous ne pouvez pas... la récupérer ? Demanda doucement le Serpentard, même si c'était une question inutile.
Draco savait parfaitement que s'ils ne l'avaient pas encore détruite, c'était pour une bonne raison. Harry secoua lentement la tête.
- Elle est à Gringotts... Dans un coffre.
Il ricana amèrement, le désespoir commençant à l'envahir.
- Je peux pas... Je ne pourrais pas revivre ça une nouvelle fois... pas encore...
Il tourna un peu la tête pour regarder désespérément Draco qui l'écoutait patiemment, l'air grave.
- Tu imagines ? Dans deux semaines, par Merlin et toutes autres divinités qui pourraient veiller sur nous, j'arrive à tuer Voldemort. J'arrive à détruire Nagini. Et pouf, la coupe est toujours intacte, et tout recommence. Il revient, une nouvelle fois, il se créer de nouveaux horcruxe, comme il s'est créé Nagini quand il est revenu, et ça recommence, encore et encore...
Harry ferma douloureusement les yeux alors que des larmes envahissaient son regard, brûlant ses paupières d'amertume.
- Faut que ça s'arrête... Faut que ça s'arrête... Gémit-il.
Il frissonna quand Draco se rapprocha pour l'enlacer tendrement, mais le tenant fermement contre lui. Et le Serpentard le laissa pleurer contre son épaule, le laissant avoir peur, le laissant paniquer, le laissant s'effondrer pour mieux se relever après.
Parce que Draco était là pour lui.
Parce qu'il était là, et qu'il le sera toujours.
.*.
- Dans quel coffre la coupe est-elle enfermée ? S'enquit Draco.
Harry grimaça.
Aucun d'eux n'était allé en cours aujourd'hui, ils avaient trop à faire. La veille, Pansy Parkinson leur avait déclaré qu'ils n'avaient que deux semaines pour boucler leurs affaires et être près.
Aucun d'eux ne se sentait près, mais tous tenaient bon.
Harry, Hermione, Ron, Luna, Neville, Draco, Blaise. Tous savaient désormais pour les horcruxes. Tous savaient désormais qu'ils n'avaient que peu de temps pour être près, et tous suaient sang et eau pour que tout se passe sans anicroche. Ils s'étaient installés dans les appartements des deux amants pour une complète isolation du monde extérieur, afin d'être le plus concentré possible, et même Hermione y mettait tout son cœur, les cours séchés relégués en arrière arrière arrière plan, en pleine nuit, plein brouillard et derrière un mur.
Ils avaient commencé par le plus urgent : Le choix définitif des lieux qui allaient servir de point de chute pour l'évacuation des élèves. Ils s'étaient tous mis d'accord pour des lieux isolés avec un grand périmètre permettant une bonne visibilité alentour, pour avoir le temps de fuir en cas de besoin. Quand Hermione avait fait une première liste d'endroit qui pouvait servir, Sirius s'était démenée et avait parcouru l'Angleterre pour en trouver des encore meilleurs. Il leur avait fourni un dossier détaillé d'une trentaine d'endroits dégagés, qui pouvait facilement disparaître d'une carte s'ils étaient mit sous le sors d'un secret, avec un descriptif détaillés des lieux, des arrangements, des plans clairs ainsi que des photos. Puis, quand leur choix fut arrêté, Hermione et Luna s'étaient penchées sur la confection des messages d'accueil et d'urgence qui y seraient répartis.
Une fois que ce fut fait, Harry était allé jusque dans le bureau de Dumbledore pour lui donner la liste des points de chute primaires puis les secondaires - ceux dans lesquels les différents groupes iraient si leur première position était compromise - , que celui-ci s'occupe de créer les portoloins adéquates. Le Directeur l'avait regardé gravement, demandant silencieusement si les jeunes gens ne voulaient pas plutôt laisser les adultes s'en occuper. Mais Harry avait secoué la tête.
Les adultes avaient fait en sortes que cela devienne leur combat à eux aussi. Parce qu'aucun ne savait encore comment parvenir à convaincre les plus jeunes d'obéir à ceux qu'ils avaient choisis pour évacuer les élèves. Certes, ils avaient créé des groupes suivant les affinités et les paliers de confiances que les plus jeunes accordaient à d'autres, mais rien n'était sûr. Les jeunes septième année espéraient juste que tout irait bien et que peu d'élèves ne feront la sourde d'oreille.
Hermione avait prévu, lors d'une session d'étude la semaine prochaine, soit seulement une semaine avant la date prévue de l'attaque, de prévenir les élèves : Si un jour, l'alarme de Poudlard - qu'aucun élève depuis des siècles n'avait entendu - raisonnait soudainement, ils devaient calmement se regrouper avec leurs amis, quelque soit leur maison et âge, et que si un élève plus âgé venait les trouvait avec un brassard, ils devaient le suivre. Elle ne dirait rien de plus, mais c'était déjà beaucoup. Sans aucun doute que Voldemort allait savoir qu'il se tramait quelque chose dans le jour qui suivrait, mais ils n'avaient pas le choix. C'était ça, ou laisser le sort dans les mains du Destin, et vu comment ça avait tourné pour Harry, ce dernier n'était pas vraiment 'chaud' pour y aller sans une préparation minime.
C'était Neville qui s'était proposé pour aller voir les différents élèves qu'ils avaient décidés être dignes de confiance.
Quand les portoloins seront faits, les informations rassemblées par Sirius seront détruites et Harry, Hermione, Neville, Ron, Draco, Luna et Blaise iront aux différents endroits de chutes, chacun le siens, pour y placer le sort de fidélitas que Dumbledore avait pris soin de leur apprendre dès que Neville en avait émit l'idée, ainsi qu'un périmètre large d'anti-transplanage.
Puis ils iraient donner l'adresse chacun à une personne, sans leur dire quoique ce soit, si ce n'est de s'en souvenir pour le moment venu. Les Portoloins - de larges bouts de longues cordes pour que chaque élève puisse en attraper un bout - leur seraient donnés en même temps que les adresses des points de chute, et les passages secrets qu'ils allaient emprunter pour quitter l'enceinte du château, pour pouvoir les utiliser.
Tout était très compliqué, et très... Tout devait être réglé comme du papier à musique. Au moindre faux pas, tout s'écroulait, et une vingtaine d'élèves ne seraient pas évacués. Heureusement, ceux qui allaient s'occuper des plus jeunes ne savaient pas qui étaient les autres, alors si par malheur, le choix des septième année n'était au final pas judicieux, le reste pouvait fonctionner sans anicroche.
Harry ne pouvait se permettre de penser au fait que plusieurs d'entre eux pouvaient être des mangemorts en puissance - parce que s'il n'avait pas été un legimens naturel, il n'aurait jamais deviné que Rickers était un mangemorts, il n'avait pas... le profil, si le Gryffondor pouvait parler de la sorte.
.
Ce dernier se secoua pour revenir sur terre et grimaça un peu plus en s'étirant, son dos criant sa douleur par des vagues désagréables dans sa nuque, ses épaules et le bas de son dos - ah non, cette partie là, c'était Draco.
- Hm, quoi ?
Le Serpentard sourit un instant en voyant l'air un peu endormi de son amant. C'était la fin d'après midi, ils avaient presque terminé de tout revoir une dernière fois. Ils commençaient tous à fatiguer, aussi, mais ça, c'était autre chose. Maintenant, ils allaient entrer dans les sujets qui fâchaient réellement.
- Dans Gringotts, elle est dans quel coffre, la coupe ? Répéta doucement le Serpentard.
Harry soupira et se frotta les yeux.
- Pas le plus simple à infiltrer, hm. C'est celui de Bellatrix Lestrange, soupira-t-il enfin.
Tous ceux présents grimacèrent - cambrioler Gringotts ? Il fallait être fou, c'était totalement impossible, mais admettons l'improbable idée qu'ils le puissent. Mais aller cambrioler le coffre de Bellatrix Lestrange ? Ils étaient fous, suicidaires, mais pas à ce point. Il y avait une limite, un peu de bon sens que diable !
- Je pense que j'ai un moyen, commenta enfin Draco en fixant son amant, surprenant tout le monde.
.*.
Elle releva la tête, le menton et le nez bien en l'air alors qu'elle faisait son chemin jusqu'aux pupitres, où les gobelins de Gringotts étaient penchés. Elle n'avait cure des murmures qui enflaient sur son passage, elle était en mission, elle n'était pas là pour réfuter les commérages. De toute manière, le petit peuple pouvait bien pinailler, elle avait sa conscience pour elle. Et puis de nouveau, elle n'était pas là pour ça.
Doucement, elle fit son chemin jusqu'aux pupitres, attirant sur elle l'attention d'un gobelin qui lui lança un regard mauvais.
- Nom, prénom, numéro du coffre et motif de votre visite, grogna le petit être grisâtre.
- Narcissa Malfoy, numéro de compte 713.8, je viens retirer une forte somme d'argent, déclara-t-elle en croisant les mains devant elle.
Le gobelin hocha la tête.
- Clé, s'il vous plaît.
Elle glissa ses doigts dans sa cape pour en sortir la petite clé de leur coffre commun, à elle et son mari. Puis elle déglutit.
- J'aimerai aussi avoir accès au coffre de Bellatrix Lestrange, je vous pris.
Ce n'était pas du minaudage pour la galerie. Si son époux reconnaissait difficilement le respect qui était dû à ceux qui pouvaient immobiliser le pays en un seul claquement de doigts, le respect dont faisait preuve Narcissa était réel. Il ne fallait pas jouer avec les Gobelins, ou gare à vous. Et Narcissa n'en avait que trop conscience.
Celui qui allait s'occuper de ses comptes aujourd'hui reporta son attention sur elle et haussa un sourcil - ou l'équivalent d'un haussement de sourcil gobelins.
- Pourquoi cela ?
- Hm, je dois retirer un objet précieux de ce coffre, dit-elle doucement.
- Ce n'est pas votre coffre, déclara-t-il.
- Je sais, dit-elle simplement. Si vous aviez l'obligeance de regarder les détails du coffre Lestrange, je suis sûr que tout serait bientôt plus clair.
Le gobelin l'observa un instant avant de claquer des doigts, faisant apparaître plusieurs rouleaux de parchemin. Narcissa déglutit discrètement et croisa de nouveau ses mains, stoïque alors qu'intérieurement, elle était nerveuse.
- Hm, je vois que vous avez une dérogation, dit enfin le gobelins après une minute le nez plongé dans les parchemins.
Narcissa hocha la tête.
- Oui. Elle a été mise en place il y a longtemps. Si malheureusement ma sœur et mon beau-frère se retrouvaient en... mauvaise posture, que le ministère ne puisse pas interférer avec... la fortune familiale, termina-t-elle avec un sourire de bienséance.
Le gobelin ne répondit pas à son sourire et Narcissa sentit le sien faiblir.
- Très bien.
La sang-pur sentit son cœur faire une embardée.
- Dans ce cas là, tout est en règle. Malgré l'évasion de Madame Bellatrix Lestange, née Black, cette dernière est toujours considérée comme une fugitive. La dérogation n'ayant jamais été inversée, votre mari a les pleins droits sur le coffre les Lestranges. Malheureusement, ce dernier étant toujours, lui aussi, recherché par le ministère, ses droits vous sont relégués. Si vous voulez bien me suivre.
Le gobelin descendit de son pupitre et commença à se diriger vers les coffres, Narcissa sur les talons. Cette dernière n'en revenait avec quelle facilité elle était parvenue à ses fins.
Au milieu du couloir pourtant, devant une porte, il se tourna vers elle.
- Auriez-vous, par hasard, la clé de ce coffre ? S'enquit le gobelin en haussant un sourcil.
Narcissa sourit, en bonne femme respectable.
- Comme vous l'avez dit plus tôt, ma sœur est une fugitive, si j'avais eut quelconque contact avec elle, j'en aurais immédiatement informé les autorités compétentes. Or, ce n'est pas le cas. Je n'ai donc pas de clé.
Le gobelin hocha la tête et claqua des doigts, ouvrant la porte et une petite clé dorée voleta jusqu'à ses doigts crochus. Il observa la Dame Malfoy.
- Gringotts garde un double des clés de chaque coffre, en cas de perte ou autre, vous comprenez bien entendu, déclara-t-il plus qu'il ne s'enquit.
Elle hocha simplement la tête sans rien dire. Les gobelins n'étaient pas des voleurs, et si cette information n'était pas de notoriété publique, ça n'allait pas être elle qui allait lancer la rumeur.
Narcissa Malfoy, née Black, suivit patiemment le gobelin dans tout Gringotts. Ils passèrent par le coffre Malfoy, bien entendu, et elle récupéra un peu plus que la somme que son époux l'avait envoyé quérir, pour payer les frais de la clinique pour leur nouvel héritier. Le cœur serré en pensant à son enfant, Narcissa retint un soupir et se dépêcha de sortir de ce coffre malheureusement presque vide. Lucius avait depuis longtemps investi plus qu'il ne l'aurait dû dans cette guerre, qui n'en finissait pas. La sang-pur observa un instant cette voûte qui fut un temps remplie et magnifique, et qui désormais semblait bien vide.
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Le gobelin la conduisit ensuite dans une voûte où elle n'était allée qu'une seule fois, celle de sa sœur et de son époux. Avant d'ouvrir le coffre, le gobelin se tourna vers elle.
- Bien. Suite aux restrictions du ministère, et du statut de votre sœur et de son mari, pas plus de cent gallons ne peuvent être retirés à la fois. De plus, si votre sœur vient en ces lieux pour retirer de l'argent, nous ne sommes pas tenus de prévenir le ministère, nous préférons amplement rester en dehors des affaires sorcières qui n'est pas monétaire. De plus, votre dérogation ne nous oblige pas de tenir informer Madame Bellatrix Lestrange de votre visite entre ces murs.
Il la fixa alors qu'un sourire mesquin se dessinait sur ses traits.
- Mais vous le saviez, j'en suis sûr, susurra-t-il.
La sang-pur déglutit et hocha un peu sèchement la tête. Ils savaient, en partie, ce qu'elle était venue faire ici. Après tout, c'était eux qui avaient relégué la lettre qui lui quémandait de venir en ces lieux. Le gobelin, le regard pétillant de malice entendue, se détourna et glissa la clé dans la serrure du coffre. Un peu de magie gobeline, et la porte se déverrouilla. Narcissa prit une inspiration et, prenant son courage à deux mains, pénétra le coffre.
Elle avait une coupe à récupérer.
Narcissa, le retour~ Alors, qu'est-ce que vous en pensez ? :) Parkinson se bouge, tout le monde se bouge, la guerre arrive ! Damned, ça me fait bizarre... Plus que deux chapitres...
Je vais essayer de récupérer mon retard. Je vous embrasse !
xoxo, 'Win
