PARING : Draaaarry~ Et quelques autres couples - c'est bien de le préciser à deux chapitres de la fin xD
RATING : Ma, parce qu'il y a du SESSE ! ( et des fesses )
BÊTA : Blitzz est trooop cool -w-
Bonne lecture ~ !
- Chapitre 61 -
Quand elle transplana, Narcissa prit un cours instant pour laisser la nostalgie l'envahir alors qu'autour d'elle se dressait le village qui avait abrité ses frasques adolescentes. Mais très vite, son regard fut attiré par bien autre chose.
- Draco ! Clama-t-elle alors que son cœur s'emballait.
Le visage de son fils s'éclaira alors qu'il l'apercevait, dans sa belle cape d'hiver que Narcissa reconnaissait ayant appartenu à Sirius il fut un temps.
Laissant derrière elle la sang-pur de vieille famille pour ne laisser que la mère, elle s'approcha à grands pas pour enlacer fermement son enfant et le tenir contre son cœur.
Elle sentit le jeune homme se crisper puis se détendre contre elle, lui rendant son étreinte en passant les bras dans son dos.
- Bonjour... hm...
Narcissa sourit tristement et le relâcha pour pendre son visage en coupe.
- Qu'importe ce que dit un bout de papier. Tu peux m'appeler comme tu le désires, mon petit dragon.
Le regard de Draco s'illumina et il sourit légèrement.
- Bonjour mère, dit-il doucement en déposant un léger baiser sur sa joue. Comment allez-vous ?
Le cœur de la femme fondit entre ses côtes et son sourire éclatant n'avait rien de feint, comme à peine une heure plus tôt.
- Je me porte bien. Quant à toi, je vois que tu t'acclimates très bien, j'en suis très heureuse.
Elle observa son fils quelques instants et des larmes impromptues emplirent ses yeux.
- Je suis si contente de te voir, mon petit Dragon, dit-elle d'une voix serrée.
Elle le prit de nouveau contre elle et son garçon caressa doucement son dos pour la consoler.
- Ne pleurez pas, mère. Vous l'avez dit vous même, je vais bien, je vais même très bien.
Narcissa souriant quand elle se détacha.
- Tu as raison, il n'y a point à s'attrister. Mais je suis tout de même profondément désolé de ce qui vous arrive, les enfants, qui que vous soyez, vous n'auriez pas dû vous trouver transporter dans la guerre que nous adulte avons commencé, dit-elle ensuite gravement.
Draco secoua la tête.
- Ce qui est fait est fait, mère, dit-il philosophiquement. Nous ne pouvons revenir sur le passé.
Il jeta un coup d'œil par-dessus son épaule et Narcissa fronça légèrement les sourcils.
- Quelque chose ne va pas ?S'inquiéta-t-elle rapidement.
Draco sourit rapidement.
- Non, tout va bien. Je prévenais juste les personnes avec qui j'étais venu que tout allait bien, justement, dit-il simplement.
Narcissa haussa un sourcil.
- Tu n'es pas venu seul ? S'étonna-t-elle agréablement.
- Ce n'est pas que je n'ai pas confiance en vous, mère, bien au contraire ! Mais Harry et Blaise ne voulaient pas me laisser venir seul. Au cas où, voyez.
Sa mère cligna des yeux et observa son fils le temps d'un instant.
- Harry ? S'étonna-t-elle de nouveau avec une voix douce.
Draco perdit son sourire et pâlit.
- Potter. Je voulais dire... Potter.
La Dame Malfoy connaissait bien son fils - bien entendu qu'elle connaissait son petit Dragon. Ce fut pourquoi elle sourit malicieusement.
- C'est étrange. J'aurais pourtant juré que tu l'avais appelé Harry.
Sous ses yeux ébahis, son enfant si stoïque, si trop bien élevé par Lucius et qui portait un masque d'impassibilité depuis qu'il avait neuf ans, rougit. Narcissa se mordit l'intérieur de la joue pour s'éviter de sourire.
- Ne commencez pas, mère, souffla son enfant en baissant les yeux.
Cette fois-ci, elle sourit un peu plus visiblement et caressa doucement sa joue.
- Tu as l'air heureux. Tu as fait tes propres choix, c'est quelque chose de profondément ancré dans la famille Black, et tu tiens de Sirius pour ça, s'amusa-t-elle. Donc... Harry Potter, hm ? Qui l'aurait cru.
Draco lui jeta un petit regard pour juger de ses pensées et sourit doucement.
- Pas nous en tout cas, souffla-t-il dans un rire.
Elle hocha la tête et sortit de sous sa cape le sac qu'elle avait rempli à Gringotts.
- C'est pour lui que tu voulais que j'aille dans le coffre de ma sœur, n'est-ce pas ?
Draco hocha vivement la tête, l'œil pétillant.
- Vous avez réussi ? S'enquit-il.
- Que crois-tu, Draco ? S'amusa sa mère en haussant un sourcil. Tu ne tiens pas tout de ton géniteur, susurra-t-elle enfin.
Elle sortit presque religieusement la coupe de Helga Poufsouffle du sac qu'elle avait pris pour la transporter.
- Je ne pensais pas que ma sœur avait de telles beautés dans son coffre... mais je suppose qu'il vaille mieux que je ne sache pas pourquoi, n'est-ce pas ?
- En effet, vous ne voulez pas, Lady Malfoy.
Ladite Malfoy se tourna légèrement pour voir un jeune homme s'approcher. À peine plus petit que son Dragon, des cheveux hirsutes noirs comme les plumes d'un corbeau et des yeux verts magnifiques, Narcissa n'eut aucun de mal à le reconnaitre. Elle hocha légèrement la tête dans sa direction.
- Lord Potter, dit-elle simplement.
Le Gryffondor sourit légèrement et se pencha vers elle dans une courbette sans forme mais avec un véritable fond.
- Madame.
Elle ne manqua pas le regard que les deux garçons échangèrent un instant et elle sentit son cœur se gonfler. Trouver l'amour dans une situation pareille était le plus beau signe d'espoir qu'on pouvait avoir. Narcissa baissa la tête vers le sac et le tendit légèrement vers le Survivant.
- Je crois que ceci est pour vous.
Le regard de Potter s'illumina en l'apercevant et religieusement, il récupéra le sac. Dès qu'il l'eut en main, il sembla se dégonfler, visiblement soulager.
- On l'a enfin... Soupira-t-il avec un sourire.
- C'est bien elle ? S'enquit Draco, les sourcils froncés. Pas une lueur ?
- Crois-moi, je suis devenu un expert : c'est la vrai, et c'est exactement ce que l'on cherchait.
Le jeune homme se tourna vers la Dame de bonne famille et s'inclina de nouveau.
- Merci infiniment d'avoir pris ce risque pour nous, madame Malfoy. Je sais à quel point cela peut être difficile de-
Elle leva la main pour l'arrêter.
- Cessez, Monsieur Potter, dit-elle fermement. J'ai fait un choix il y a bien longtemps et malgré les conséquences que ça a pu engendrer, si c'était à refaire, je ne pense pas que j'agirais autrement.
Elle sourit, fataliste.
- Mais si j'ai pu vous aider d'une quelconque manière, c'est une bonne chose.
Parce qu'elle ne pourrait jamais être officiellement avec eux. Cette guerre l'avait pendant un temps intéressée, elle avait été pendant un temps plus que d'accord avec les dires du Lord Noir. Mais si aujourd'hui, ce n'était plus le cas, elle aimait toujours profondément son mari, et si pour lui ce mariage n'avait été qu'un contrat en plus à honorer, c'était pour elle la possibilité d'épouser celui pour qui elle se languissait depuis des années. Malgré la non réciprocité de leurs sentiments, elle était une femme fidèle, et ne de voyait nulle part autre qu'auprès de son époux. En tant que femme de bonne famille. Effacé et silencieuse, inerte. Un joli bijou à présenter à tous. Dans une salle de bal comme sur un champ de bataille.
- Promettez-moi juste de protéger mon petit, sourit-elle tristement.
- Mère, grogna son fils.
Mais le Survivant la considérait gravement et hocha la tête.
- Je veille personnellement sur lui, madame. Il ne lui arrivera rien.
Le regard que lança son enfant à l'homme qui avait tant de fois fait face au Lord pour toujours s'en sortit, conforta Narcissa dans son choix.
La belle dame attrapa alors son garçon pour l'attirer à elle et lui offrir une dernière étreinte avant de le laisser de nouveau derrière. Mais encore plus qu'auparavant, elle sentait avoir fait le bon choix, et que son enfant creusait sa propre route vers le bonheur, même si elle n'en faisait plus partir.
N'était-ce pas là, désir de toute mère ?
.*.
Draco observa Harry déposer délicatement la coupe sur le bureau du directeur et frissonna.
La coupe en elle-même était magnifique, mais quand on pensait à ce qu'elle était réellement désormais, elle perdait beaucoup de sa valeur. Le Serpentard avait un peu de mal à réaliser que face à lui, juste là, à porté de main, se trouvait un bout de l'âme du Lord Noir, et que Harry avait porté en lui une autre partie de cette âme maudite. Draco observa le profil de son amant.
Narcissa était repartie, Blaise était allé retrouver Hermione, qui avait passé la journée à chasser ceux qui allaient s'occuper des plus jeunes lors de l'évacuation pour leur donner les passages secrets à utiliser ; et Harry et lui étaient venus jusqu'à Dumbledore avec le dernier horcruxe qu'ils pouvaient détruire dans l'instant, que le directeur puisse s'en débarrasser. Ce dernier observa les deux jeunes gens d'un air soulagé.
- Je ne suis pas sûr que je veuille savoir comment vous avez réussi à vous la procurer, déclara le vieil homme en se levant pour récupérer la coupe.
Il regarda Harry, qui secoua la tête avec un doux sourire sur les lèvres.
- Rien de trop illégal, ne vous en faites pas, s'amusa le Gryffondor.
Le regard de Dumbledore pétilla un instant et baissa son regard vers l'horcruxe.
- Veux-tu être présent pour sa destruction ?
Draco se prépara à quitter le bureau du directeur pour aller dans leurs appartements et se reposer un peu avant d'aller diner ; mais Harry glissa sa main dans la sienne et secoua la tête avec un sourire.
- Non. Je pense que je vais laisser les adultes s'occuper de ça, dit-il simplement.
Le Serpentard le regarda mais son amant n'y fit pas attention, saluant plutôt le directeur pour ensuite quitter son bureau, la main de Draco toujours dans la sienne.
À mi-chemin de leurs appartements, Draco arrêta tout de même Harry pour l'attirer contre lui et déposer un léger baiser sur ses lèvres. Harry sourit contre sa bouche et plissa des yeux.
- En quel honneur m'embrasses-tu à la vue de tous ? S'amusa-t-il à mi-voix.
Draco haussa les épaules en glissant ses mains autour de sa taille. En effet, il y avait quelques élèves qui passaient dans le couloir, et les murmures et autres gloussements leur parvenaient parfaitement, mais le Serpentard n'en avait que faire. Harry secoua la tête, amusé, et déposa à son tour un léger baiser sur ses lèvres, caressant doucement son cou.
- Fort bien.
Dans les appartements, Harry s'installa sur le canapé et y attira Draco pour pouvoir se blottir contre lui.
- Merci d'avoir contacté ta mère pour nous aider, dit-il doucement.
Draco resserra ses bras autour de lui et passa sa main dans ses cheveux. Ils étaient devenus très tactiles et très tendres l'un avec l'autre, et si Draco s'était précédemment moqué des couples qui se conduisaient ainsi, il retirait tout ce qu'il avait dit jusqu'alors. Parce que se câliner avec Harry Potter sur un canapé, ou se réveiller contre lui, c'était la meilleure chose au monde. Avec le chocolat.
- Je n'étais pas sûr qu'elle nous aide, tu sais, avoua-t-il enfin.
- Mais elle l'a fait. Et grâce à elle, on est près. Enfin... Presque.
Le Serpentard soupira et embrassa sa tempe.
- Ne pense plus à cela. Plus maintenant.
- C'est dans quelques jours.
- Je sais.
Un petit silence s'installa avant que Harry ne rit silencieusement contre lui.
- Ça fait une semaine qu'on ne va plus en cours, et Hermione n'a pas encore crisé.
- Peut-être que l'on devrait vérifier qu'elle n'est pas malade, alors, s'amusa le Serpentard avec un sourire goguenard.
Le Gryffondor enterra son visage dans son torse et rit un peu plus fort.
Draco sourit avec lui et ils restèrent silencieux un petit moment.
Puis la prise que Harry avait autour de lui se fit plus légère alors que le Gryffondor se redressait pour bouger sur le canapé, se rapprochant de son amant. Celui-ci tourna la tête vers lui et fut presque surpris par le baiser que le Gryffondor déposa sur ses lèvres. Doucement, Harry se redressa assez pour venir s'installer sur ses cuisses et même si la position n'était pas la plus adéquate, il ne quitta pas ses lèvres, continuant doucement de les malmener.
Draco sourit contre ses lèvres, ses mains délicatement posées sur ses hanches aguicheuses.
- Hm, je croyais que l'on devait rejoindre les autres pour voir les derniers préparatifs ? Soupira-t-il alors que le désir commençait à enfler dans son corps.
Le Serpentard ferma les yeux quand Harry se coula un peu plus contre lui, embrassant la peau juste sous son oreille.
- Je suis sûr que Blaise les a tenus informés du bon déroulement de la situation.
Un autre baiser et un sourire.
- Et je suis sûr que Hermione, Luna, Neville, Ron et Blaise s'en sortent comme des chefs, ils n'ont pas besoin de nous, murmura-t-il avant de l'embrasser de nouveau.
Draco fit glisser ses mains sous son haut pour poser ses doigts sur la peau chaude et faire quelques dessins, s'amusant des muscles qui y roulaient.
- Est-ce que ça voudrait dire qu'on a un peu de temps pour nous ? S'enquit-il, taquin.
Harry se redressa et sourit, le regard pétillant.
- Eh oui, n'est-ce pas magique ? Après des jours de travail acharné, je pense qu'on mérite une petite pause.
- Rien que nous deux ? S'amusa Draco en picorant ses lèvres.
Le Gryffondor fit un bruit de gorge semblable à un ronronnement appréciateur et l'embrassa plus franchement.
- Ça veut dire que tu vas avoir du temps pour t'occuper de moi ? Murmura enfin le Serpentard en l'observant, son corps quémandant un peu d'attention de son amant.
Le regard du Gryffondor s'embrasa et il se lécha les lèvres.
- Qui suis-je pour refuser une telle demande ? Souffla-t-il avant de plonger sur lui.
Draco répondit à son baiser avec tout autant d'enthousiasme et se laissa surplomber par Harry, qui le poussa contre le canapé, près a accéder à sa requête.
Sur un canapé très confortable, mais peu pratique pour quelques câlins sexués, Harry Potter réussit tout de même à faire miauler le Prince des Serpentards de plaisir en le prenait avec passion, lentement et d'une manière très frustrante, Draco gémit.
Merde, c'était qu'il l'aimait son Gryffondor.
.*.
L'alerte ne fut pas donnée au beau milieu de la nuit, cela aurait été trop facile.
En fait, la nuit venait à peine de tomber, et Voldemort aimait les mises en scène. Ce fut à ce moment là que le château trembla jusque dans ses fondations, surprenant tout le monde, même Dumbledore, même Parkinson.
Certes, ils s'y étaient préparés. Certes, ils savaient ce qui les attendait, mais cela n'empêchait pas les élèves de Poudlard de frissonner d'inquiétude et de peur pour certains sous les bruits et les tremblements du château.
Puis la population étudiante s'était ébranlée. Les plus âgés qui devaient s'occuper des plus jeunes venaient de comprendre, bien que certains s'en doutaient un peu - les plus jeunes tremblaient mais se regroupaient comme Hermione leur avait dit de le faire, et même les plus sceptiques, ceux qui n'étaient pas du tout au courant, suivirent le mouvement. Les professeurs n'eurent même pas besoin de leur dire de garder leur calme, les étudiants plus âgés s'en occupaient. Et ceux qui étaient prêts à se battre, dans un camp comme dans l'autre, se dressèrent comme un seul être.
Harry frissonna alors qu'il fixait les portes de Poudlard, maigres protections au vu de ce qui se trouvait de l'autre côté. Son regard était vide, il se tenait droit mais pourtant en retrait, son esprit refusant d'assimiler que ça y est. Ça se terminait ce soir, tout se terminait ce soir, il n'y avait pas d'autres options ; mais Harry n'arrivait pas à le réaliser. Il avait bien conscience qu'autour de lui, la défense de l'Ordre et celle de Poudlard s'activaient, il avait vaguement entendu que les Aurors avaient été prévenus et qu'ils étaient en chemin, mais il n'arrivait à comprendre.
Et puis il fut là, juste à côté de lui. Draco. Le temps d'un cours instant, le Serpentard lia sa main à la sienne pour caresser doucement ses doigts avec les siens, peut-être pour l'apaiser, peut-être pour lui dire « je suis là ».
Oui, il était là. Malgré les longues années précédentes, malgré leurs disputes, malgré leur passif assez explosif, il était là et si quelques années plus tôt, quelqu'un lui avait dit qu'en effet, Draco Malfoy se tiendrait à ses côtés, fier et royal pour le dernier face à face qu'il aurait avec Voldemort, il ne l'aurait sûrement jamais cru. Et pourtant... Et pourtant. Il était bien là, sa présence insufflant en Harry le courage qu'il n'avait pas réalisé manquer. Et le Gryffondor se sentit s'écrouler mentalement.
Ça y est, c'est maintenant.
Il revoyait toutes ces dernières années, ce qui l'avait conduit à être là, debout face à ces portes : la découverte de son véritable héritage, les premiers pas balbutiants et bancales dans le monde magique ses premiers affrontements, avec Draco, tout comme avec Severus et enfin face à Voldemort. Ses premières joies entre ses murs, ses premiers amis, ceux qui avaient mis du temps à se dévoiler, les premières catastrophes, et Voldemort, toujours là, qui attendait son heure, son heure qui était maintenant.
Et Harry voulait fuir. Il voulait prendre ses jambes à son cou, quitter l'Angleterre, trouver un petit terrier et s'y enfouir pour ne plus mettre le museau dehors. Il se mit à trembler.
- Harry ?
Sa main attrapa le poignet de Draco qui frôlait le sien depuis quelques instants et se détourna des portes qui tenaient, mais pour combien de temps encore ? Le Serpentard, s'il fut surpris, ne laissa rien paraître et se laissa tirer par un Harry fébrile, dont le regard cherchait frénétiquement quelque chose, passant sur les personnes qui s'agitaient sans les voir. Quand enfin le Gryffondor – mais pouvions-nous encore parler de maison de Poudlard, Poudlard qui allait sûrement tomber ce soir ? - s'arrêta, Draco se rapprocha.
- Harry...
Sa voix était soucieuse et inquiète, mais présente, avec lui. Et Harry avait envie de sangloter de joie d'avoir la chance de l'avoir à ces côtés maintenant d'avoir eu la possibilité de pouvoir découvrir le véritable Draco derrière le Malfoy, même pour une seule année. Ces derniers mois avaient été compliqués, à grand renfort de cris et d'affrontements, de rires et de sourires complices, de cœur qui s'emballe et de passion entre les draps, sur leur canapé, dans un couloir sombre de pierre des mois vivants.
Et Draco qui le regardait, sans prêter attention à l'endroit où Harry les avait conduits, un de ces couloirs sombres, comme hors du temps. Le jeune homme avait juste envie de se coller au mur, de se fondre dans la pierre et d'emporter son amant avec lui, qu'ils restent là et ignorant, en sécurité. Mais c'était beaucoup trop demander. Beaucoup, beaucoup trop.
Alors Harry sourit, tremblant, et fit ce qu'il voulait : il colla son dos au mur et attira Draco contre lui pour l'enlacer, enfouissant son nez dans son cou tout en fermant les yeux pour respirer à pleins poumons son odeur et s'en gorger. Pour s'en souvenir. Son amant se coula contre lui, ses mains dans son dos pour le serrer contre son torse, fort mais pas autoritaire, un rocher dans une tempête auquel s'accrocher, son rocher.
Ils restèrent là, enlacés en silence, Harry les yeux toujours clos et collé au mur de pierre, respirait l'odeur de son amant, qui le tenait tendrement contre son torse, le protégeant du monde en faisant barrière. Et Harry se sentait bien mieux, plus rien n'avait d'importance, Draco allait bien, contre lui.
- Tu te souviens comment on en est arrivé là ? Lui murmura-t-il doucement.
Le blond le serra un instant contre lui, passant doucement son nez dans ses cheveux, tout près de son oreille. Il fredonna un instant.
- Avec beaucoup de difficultés ? Proposa-t-il et Harry sourit.
Le jeune homme se redressa mais refusa de s'éloigner pour autant, s'écartant juste assez pour voir le visage de Draco. Ce dernier le regardait avec un petit sourire amusé, mais la gravité de la situation se reflétait dans ses yeux, lointain écho de réalité. Le Gryffondor secoua doucement la tête en répondant à son sourire avant de se rapprocher pour l'embrasser doucement, juste une caresse. Draco ferma à demi les paupières, soupirant doucement d'aise contre ses lèvres.
- Peut-on prétendre pour quelques instants que je suis un Poufsouffle ? Demanda Harry contre lui.
Draco hocha la tête.
- Je pense que la situation te le permet, murmura-t-il à voix basse.
Harry frissonna, un instant de réalité reprenant ses droits. Mais il se serra un peu plus contre Draco, refusant d'écouter les ordres qui perçaient leur bulle, là où la lumière s'étalait et qui voulait les atteindre, eux plongés dans ce couloir sombre.
- Je t'avais lancé un défi, rappela-t-il avec un chuchotis.
Le regard de Draco s'illumina un instant et il hocha la tête, un petit sourire sur les lèvres qu'il posa sur la bouche du Gryffondor, taquin.
- Hm, je m'en souviens oui. Une défaite aussi cuisante que toutes nos faces à faces sur le terrain de Quidditch, ronchonna-t-il.
Harry rit en fermant les yeux, le cœur battant. Ça, c'était son homme. Il acquiesça.
- Tu as perdu, en effet. Et tu me dois toujours une faveur.
Le silence lui répondit et son cœur se serra.
- Harry... murmura Draco.
Mais le Gryffondor secoua un peu la tête, refusant d'ouvrir les yeux. Il n'aurait jamais le courage de le faire sinon, il fallait que Draco le laisse terminer. Ses mains naviguèrent contre le Serpentard pour prendre son visage en coupe, enlacer sa nuque et l'attirer vers lui, que Harry puisse poser son front contre le sien. Encore un peu, encore un tout petit peu.
- Faveur que je ne t'ai jamais réclamée. Tu es quelqu'un qui tient parole, Draco. Tu as beaucoup de défauts, mais tu honores toujours tes dettes et tes paroles. Alors là, sur le champ de bataille, à l'extérieur...
Où nous allons risquer nos vies.
- Tu te débrouilles, mais tu restes en vie.
Il eut enfin le courage de rouvrir les yeux, tombant sur le regard gris sombre que Draco posait sur lui, soucieux. Harry déglutit.
- Tu fais ce que tu veux, mais voilà ma faveur, mon gage. Tu restes en vie.
Sa voix n'avait pas tressailli à la fin, elle n'avait pas tremblé et il n'avait pas la gorge serrée et le cœur en vrac. Draco l'observa quelques instants, tant d'émotions passant dans son regard, avant qu'il n'embrasse sa joue, ses pommettes, ses lèvres.
- C'est très Poufsouffle, en effet, murmura-t-il contre sa bouche.
Il l'embrassa ensuite profondément, assez passionnément pour que Harry soit oublieux de tout ce qui pouvait les entourer, le temps que la langue de Draco cajole la sienne avec tendresse. Sans même qu'il ne le réalise, Harry s'accrochait à son amant à en froisser ses vêtements et arracher ses cheveux. Il desserra sa prise sur le haut de son amant mais ne pu se résoudre de lâcher les cheveux qu'il avait attrapés de sa main droite, qui gardait le Serpentard tout contre lui.
Ce dernier passa doucement une main sous sa chemise pour caresser doucement le creux de ses reins, dessinant de légères arabesques sur sa peau à l'aide de son pouce. La tension quitta peu à peu Harry, qui soupira doucement. Draco le berça contre lui, d'une tendresse dont il avait déjà fait preuve mais si rarement, que l'émotion étreignit le jeune homme.
- C'est d'accord, Harry. Je te le promets, murmura-t-il enfin.
Et Harry put enfin respirer. Draco embrassa sa joue en caressant ses cheveux, ses lèvres restant longtemps contre sa peau.
- Tu m'avais parlé de prendre ta retraite...
Le Gryffondor ferma les yeux en souriant, un peu fébrile, et hocha lentement la tête.
- Alors dès qu'on a terminé ici, on va se trouver une petite île, on va se construire une bicoque dessus et on se boira des cocktails sur des transats. Et je te ferais l'amour sur le sable, entre les vagues et l'écume, sur le lit qu'on aura tous les deux choisi on ne mangera que du fast-food moldu, parce que ton amour pour les fish and chips est presque malsain. Et on regardera le coucher de soleil en mangeant du chocolat, et j'honorerais ton corps, encore, jusqu'à ce que tu en oublies ton nom et que tu n'en puisses plus, lui murmura Draco en le serrant contre lui.
Cette fois-ci, Harry sanglota réellement et Draco passa doucement sa main dans son dos pour le consoler, tout en lui promettant en murmures des choses de plus en plus folles, l'embrassant entre chaque proposition, jusqu'à ce que Harry rit alors que le Serpentard disait vouloir lui offrir les attributs de Voldemort en pendentif et ses yeux en boucles d'oreilles, pour rappeler au monde qu'on ne touchait par à Harry Potter sans y perdre quelques membres en chemin.
- OK, on va s'arrêter là, monsieur le Poufsouffle-qui-s'ignore, ricana Harry, le cœur plus léger.
- Reste poli, Potter, renifla Draco en lui lançant un faux regard noir.
Mais son sourire et la tendresse dans ses gestes terminèrent de calmer le Gryffondor. Ce dernier sourit et attira son amant contre lui.
- Mais ça ressemble à un plan, chuchota-t-il contre ses lèvres.
Draco fredonna en l'embrassant, et tous deux souriaient doucement.
- C'en est un. Un plan que je compte bien suivre à la virgule près, lui confia-t-il.
- Ça me convient, répondit Harry.
Ils s'enlacèrent de nouveau pour respirer ensemble et profiter de la présence de l'autre. Et Harry se sentit enfin près. Alors ils se détachèrent et la main de Draco enlaçant fermement la sienne, ils bougèrent pour quitter le couloir. Mais avant de retourner dans la lumière, là où les affrontements les attendaient sans aucun doute, Harry fut pris d'une dernière pique d'angoisse. Il retint Draco pour l'attirer vers lui et l'embrasser comme il ne l'avait jamais fait.
- Je t'aime, osa-t-il enfin avouer contre ses lèvres.
Draco lui offrit un clin d'œil tout en l'embrassant à son tour, plus calme, plus posé, promettant une stabilité tant désirée et à peine frôlée pour l'instant.
- Je sais, lui répondit-il avec son sourire mutin.
Et Harry, le cœur léger et secoué de rire, se dit qu'il devait peut-être engueuler Hermione pour avoir montré à Draco la trilogie Star Wars, parce que ses références et ses déclarations d'amour laissaient vraiment à désirer.
L'enfer s'ouvrit alors sous leurs pieds.
Et voilà, par tous les dieux... C'était le dernier chapitre. Enfin, presque, il ne manque plus que l'épilogue. Voilà voilà... Ça fait bizarre, non ? Qu'en pensez-vous ? Alors, alors ? Hein, hein ? *^*
Je pense que je vais poster la fin dans deux, trois jours. Samedi ? Ça vous dit ?
Je vous embrasse !
xoxo, 'Win
P.S : j'ai posté le chapitre cette nuit,mais pour une raison que j'ignore, le mail de notification n'a pas été envoyé. Alors je le reposte. Enjoy !
