PARING : Drarry, pour le dernier chapitre, bien entendu.

BÊTA : Blitzz m'a suivit pendant cette longue aventure, et elle est géniale -w- Merci beaucoup à elle.

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ATTENTION : Fanfiction . net a planté quand j'ai posté le chapitre 61 ! Il se peut que vous ne l'ayez pas lu ! Allez y jeter un coup d'oeil avant de lire celui-ci ! ATTENTION !

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voilà, c'est tout ;)

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 62 -

Le roulement des vagues était une berceuse à laquelle il aurait pu se laisser succomber si l'angoisse ne tiraillait pas ses entrailles.

Il ne voulait pas quitter son petit coin de paradis, pour rien au monde. Il ne voulait pas partir et était bien décidé à ne pas quitter sa cahute au bord de l'eau, à moitié enfoncée dans la mer, sur pilotis. Lui, les pieds frôlant l'eau, appréciait le paysage, tout simplement.

- Harry ? Tu n'es pas encore près ?

Il soupira et ferma les yeux.

Il entendit Draco venir jusqu'à lui et réussir à s'asseoir à ses côtés.

Les deux jeunes adultes restèrent ainsi à observer le paysage, dans un silence paisible simplement percé par les bruits de l'océan, du vent et des oiseaux qui s'éveillaient. Le soleil se levait paresseusement et Harry soupira d'aise en posant sa tête sur l'épaule de son amant. Ce dernier passa un bras dans son dos pour le serrer doucement contre lui.

- On n'est pas bien, là ? Demanda-t-il doucement.

Draco souffla un rire et embrassa le haut de son crâne.

- Si, on est bien, répondit-il paisiblement. Mais il va tout de même falloir que tu t'habilles, on va finir par être en retard.

Harry grogna et ferma les yeux en enfonçant son visage dans l'épaule de l'ancien Serpentard.

- Je n'ai pas envie d'y aller, marmonna-t-il d'une voix éteinte.

- Je sais, mais il le faut, ça fait un an aujourd'hui.

- Non mais sérieusement, clama Harry en se redressant.

Il tourna la tête vers Draco, son Draco, et l'observa le temps d'un instant.

- Tu as vraiment envie de revivre ça, toi ?

Le blond s'humidifia les lèvres sans rien dire. Il glissa juste sa main dans la sienne et serra doucement ses doigts.

- Qui, de ceux qui étaient là ce jour là, a envie de revivre tout ça ?!

- C'est ce que les gens d'Angleterre attendent.

- Ah ouais ? Et ils étaient où tout ceux là, quand moi j'attendais ne serait qu'un signe de présence, hein ?

Harry prit une grande inspiration et ferma les yeux en serrant les dents.

- Je n'ai aucune envie de voir les visages souriants de ceux qui se sont cachés et terrés ce jour-là, ni de voir les regards vides ou hantés de ceux qui ont tout vécu de plein fouet. Parce que c'est à peine si on va parler de ceux qui ne peuvent pas être là. De Chourave, qui est morte en protégeant des septièmes années de Serpentard qui combattaient avec nous. Ta mère, qui ne mérite pas d'être en prison. De Neville, qui a tout perdu de sa vie, de sa mémoire, et Luna, qui l'a perdu et qui est obligé de souffrir en silence en le voyant en aimer une autre. Pansy, qui a sauvé la vie de Ron, et qui l'a payé en étant maintenant six pieds sous terre. À Dumbledore, qui n'a pas survécu à ses blessures. À Severus, qui devrait être en train de nous botter le cul pour nous empêcher de vivre comme des ermites et qui n'a rien à faire dans ce lit d'hôpital, dans le coma depuis un an ; et Sirius qui ne quitte jamais son chevet. Et Blaise, qui cherche par tous les moyens de faire rentrer dans le crâne dur et buté d'Hermione qu'il s'en fiche qu'elle ne puisse plus marcher, qu'il l'aime toujours et que ça ne change rien ; et elle, qui pense que son fauteuil la réduit à un poids mort, qui est si éteinte depuis un an et qui ne fait plus rien, si ce n'est rester cloîtrée chez ses parents. Et Ron et Ginny, qui s'occupent de Molly devenue complètement folle. Et la tombe d'Arthur et de Charlie, que les jumeaux n'arrivent plus à aller nettoyer, parce que ça fait trop mal et-

Draco le prit contre lui alors que sa voix se brisait et qu'il éclatait en sanglots. L'ancien Gryffondor l'agrippa fortement en pleurant amèrement, de colère et de douleur, d'injustice et de dégoût.

- Calme-toi, chéri, calme-toi, ça va aller... Lui murmurait doucement Draco en le berçant contre son torse.

Harry renifla et grogna, désormais en colère contre lui-même.

- J'en ai marre...

Draco ne dit rien et embrassa doucement son front, essuyant ses larmes qui coulaient sur ses joues et embrassa délicatement ses lèvres.

- Je sais... Je sais, murmura-t-il enfin.

Harry ferma les yeux et pressa son front contre le sien.

- Je suis désolé, souffla-t-il d'une voix éteinte.

- Je sais, ce n'est rien, sourit tristement Draco.

Harry glissa son visage dans son cou et soupira douloureusement. Draco passa doucement ses doigts dans ses cheveux et embrassa sa tempe.

- Alors voilà ce qu'on va faire, murmura l'ancien Serpentard.

Il repoussa doucement Harry pour le regarder dans les yeux.

- On va y aller. Parce que si on y va pas, on va avoir des ennuis et ça va nous coller à la peau pendant encore longtemps, tu les connais, expliqua-t-il.

Harry soupira.

- Je sais... Concéda-t-il.

- Mais rien ne te force à faire semblant. Tu ne veux pas sourire ? Qu'à cela ne tienne, offre leur le meilleur air dédaigneux que tu puisses me piquer.

Harry rit doucement, et Draco sourit d'un air complice.

- Tu vas monter sur cette estrade, et tu vas nous sortir un beau discours.

- ... J'ai rien préparé... Marmonna piteusement l'ancien Gryffondor.

- Tout ce que tu viens de me dire là : Sors-leur. Explique-leur ce que le monde sorcier à besoin d'entendre.

- Qu'ils ont besoin d'un bon coup de cocaïne ? Railla le brun.

Draco grimaça légèrement et se réinstalla. Harry se redressa, inquiet, mais l'ancien Serpentard continua.

- Non. De psychiatres, clarifia-t-il. Les sorciers de la première guerre en avaient besoin, et Merlin sait à quel point on en a besoin.

Le brun soupira légèrement. Oui, il le savait mieux que personne. Il avait brisé le statut du secret avec un psychiatre américain, quand les cauchemars étaient devenus trop forts et qu'il n'avait pas pu dormir pendant une semaine. Syndrome post-traumatique, qu'il avait dit, comme les soldats qui revenaient du front. Et Harry savait ne pas être le seul dans ce cas.

- Et pendant ce temps-là, moi, je vais voir tous ceux qui étaient là ce soir-là. Et plutôt que de faire la fête avec ceux qui ne savent rien, on va aller s'incruster chez Ron, Ginny et leur maman. Tu iras chercher Hermione, tu ne lui laisseras pas le choix, et on vivra ce funeste anniversaire comme nous, on l'entend, d'accord ?

Harry observa son amant, le cœur gonflé d'amour, et sourit doucement, ému.

- D'accord, souffla-t-il.

Il se leva et aida ensuite Draco à se remettre sur ses deux jambes, lui glissant sa cane dans les mains.

Aucun d'eux n'était sorti indemne de cette soirée, un an plus tôt.

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Quand ils furent prêts à partir, bien trop en retard pour que ce soit acceptable par la bonne société, Harry arrêta Draco en lui attrapant doucement le poignet.

- Est ce que tu m'aimes encore ? Avec mes sautes d'humeur et les flash-back ? Demanda-t-il d'une voix hésitante et douloureuse.

Draco le regarda, surprit, puis claudiqua jusqu'à lui pour l'enlacer et l'embrasser, doucement, presque timidement.

- Et toi ? Tu n'en as pas marre de toujours t'occuper d'un éclopé de même pas dix neuf ans avec une jambe raide ?

Harry écarquilla les yeux et secoua vivement la tête.

- Quoi ?! Non, mais pas du tout !

Draco sourit, conciliant.

- Alors tu as ta réponse, bougre d'idiot, murmura-t-il doucement.

Harry ouvrit la bouche puis la ferma. Il le regarda un instant et souffla.

- Dis-le moi à voix haute.

Il avait besoin de l'entendre, et Draco sembla le comprendre. Il se stabilisa sur ses deux jambes et coinça sa canne sous son bras, puis attrapa son visage en coupe et le fixa dans les yeux.

- Je t'aime, Harry.

Et celui qu'on appelait désormais le Conquérant sentit les barrières d'occlumencie de son amant s'affaisser totalement et il baissa les siennes, laissant toute la tendresse et l'amour que Draco lui portait l'envahir. Il ferma les yeux, assaillit de ses sentiments si forts qui faisaient écho aux siens.

- Moi aussi, murmura-t-il ensuite.

Draco l'embrassa tendrement.

- Prêt ? S'enquit-il.

- L'est-on jamais réellement ? Rétorqua philosophiquement le brun avec un sourire narquois.

Draco reniflant dédaigneusement et ils prirent le portoloin qui les conduiraient en Angleterre, où on attendait l'arrivée de Harry de pied ferme.

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Parce qu'ils auraient encore beaucoup de chemin à parcourir avant de pouvoir mettre toute cette histoire derrière eux, s'ils le pouvaient seulement un jour. Mais au moins, ils étaient ensemble.


FIN


REPONSE AUX REVIEWS :

Gwen : Hellow, et oui, il fallait bien que ça se termine un jour :) J'espère que l'épilogue t'a plus :) Merci beaucoup en tout cas, pour le drarry suivant, j'ignore si et quand je l'écrirais ^^ Enfin, je vous tiendrais au courant .w.

Guest : J'adore vous mettre dans des états pareils *sifflote* Ah, presque désolé :3 Mais faut pas pleurer pour le chapitre 61, voyons. Il faut pleurer pour le chapitre 62, huhuhu~ ( Ca doit être ça, je dois avoir un petit horcruxe en moi ) Merci beaucoup ! :D J'espère que cette fin est bien .w.


Et voilà ! C'est terminé.

C'est. TERMINE ! Ca me fait tout bizarre, croyez moi x_x

Vous pouvez ainsi remercier ma meilleure, qui est sortit un matin de mon lit pour me frapper la jambe alors que je ricanais sadiquement. Parce que oui, je voulais arrêter avant. Normalement, le chapitre 61 était le dernier chapitre, le chapitre 62 n'était pas prévu. En fait, je ne suis pas sûre que ce soit mieux, non ? xD

Qu'en pensez-vous, hm ?

Je ne saurais vous dire quand j'aurais terminé de rattraper mon retard aux reviews, je suis affreusement désolé.

Voilà voilà. Je ne sais pas quoi vous dire de plus... Je n'ai presque plus rien en réserve à vous faire lire, la prochaine fanfiction postée sera un Sterek, dans une semaine, puis Mort, sa Déesse et son Roi, mon crossover Harry Potter / Avengers. J'espère que ça vous plaira et que je vous y retrouverais !

Pleins de bisous, La plume d'Eowin