Petit avertissement avant de commencer : âmes sensibles, vous pouvez sortir vos mouchoirs…
Chapitre 8 : My Immortal
You used to captivate me by your resonating light
Now I'm bound by the life you left behind
Your face, it haunts my once pleasant dreams
Your voice, it chased away all the sanity in me
These wounds won't seem to heal
This pain is just too real
There's just too much that time cannot erase
(Evanescence)
oooOOOooo
Assis sur un canapé qui avait connu des jours meilleurs, Red attendait patiemment que son petit génie en informatique fasse le miracle pour lequel il le payait. Comme à son habitude maintenant, Marty Fisher, seize ans seulement, avait réussi à pirater le système de surveillance de l'hôtel sans se faire remarquer. Sur deux écrans devant lui, Red pouvait voir plusieurs vues en noir et blanc de différents étages et couloirs, de pièces et de chambres, ainsi que l'extérieur du « Milagro » dans lequel était retenu Elizabeth Keen.
Sur un troisième écran, l'adolescent grignotait du pop corn en surveillant ses moniteurs, pendant que d'autres informaticiens s'affairaient dans son dos. Parfois, il entrait en souriant des lignes de codes totalement hermétiques pour le commun des mortels, comme s'il faisait une mauvaise plaisanterie. Pour lui, c'était un jeu. Pour Red, c'était le reste de sa vie qui se jouait en ces quelques instants.
« Julian ? »
L'écran bascula vers un autre poste où Julian, le responsable des équipes qui travaillaient pour Red, attendait les ordres de son patron. Ils planchaient tous en priorité sur les failles révélées par le Fulcrum, lorsque Red les avait appelés pour leur donner une nouvelle tâche.
« Oui, Monsieur Reddington ? »
« Je n'ai pas envie que le gamin assiste à des scènes classées Z. Si ça devient trop violent, tu prends le relais, ok ? »
« Pas de problème, je garde un œil sur lui. »
Si quelqu'un était entré dans la petite pièce délabrée, il aurait vu un Raymond Reddington seul, calme en apparence devant un écran où Marty Fisher se shootait aux boissons énergétiques. Ce que le gamin pouvait avaler lui faisait se poser des questions sur le laisser-aller des parents en matière de nutrition, et plus généralement, en matière d'éducation…
« Marty ? Si tu continues à boire cette saloperie, tu vas bientôt ramper au plafond et gratter pour sortir à l'air libre… »
« Oh ? »
C'était quitte ou double. D'habitude, l'adolescent admiratif écoutait religieusement Reddington et ne protestait pas. Mais là, Red sentait que le gamin était à fleur de peau. Le regard de Marty alla vers la cannette dans sa main et hésita.
« Ça me permet d'avoir les idées claires, Monsieur Reddington… »
« Contente-toi de thé ou de café, si tu veux conserver toutes tes facultés et continuer à travailler dans les équipes de Julian. »
Marty comprit le message et jeta la cannette dans une poubelle. Red lui adressa un sourire.
« Je t'ai raconté ce qu'il m'est arrivé en Mongolie ?... Avec Chan, un local qui trafiquait des cigarettes et de l'alcool, nous marchions sur les hauts plateaux depuis plusieurs jours, quand nous avons été pris dans la plus effroyable tempête de neige qu'il m'ait été donné de voir. Le temps de nous mettre à l'abri, nous étions gelés jusqu'aux os et pas moyen d'allumer un feu sous la petite tente… Chan a alors sorti une espèce de tord-boyau de ses sacoches pour nous réchauffer… Il disait que c'était de l'arkhi, de l'alcool de lait de yak distillé, et que celui-là était spécial : il l'avait mélangé avec des herbes locales. A l'entendre, cela aurait suffit à réveiller un mort !... En rigolant, j'ai bu ce truc sans vraiment écouter ses avertissements… Et là, alors que j'étais à moitié ivre, je suis parti… Je suis littéralement… sorti de mon corps… »
Marty le regarda avec effarement, subjugué.
« Comment c'est possible, ça ? »
« J'ai fait un voyage astral. J'ignore combien de temps ça a duré… Peut-être quelques secondes ou quelques heures…Je n'avais jamais fait une expérience mystique pareille… C'était magique… »
« Et vous avez vu quoi ? »
« Principalement des couleurs et des impressions. Surtout des impressions. C'est difficilement descriptible. Tout était plus… vivant comme amplifié. Comme si les éléments avaient un pouls qui battait en harmonie avec l'univers, et que j'avais la chance d'en faire partie… Quand j'en ai parlé à Chan, il m'a dit qu'il fallait l'avoir vécu pour comprendre… »
L'adolescent l'observait à présent avec envie.
« Vous vivez toujours des aventures incroyables, Monsieur Reddington, alors qu'il ne m'arrive jamais rien… »
« Quand j'avais ton âge, ma vie était très paisible… Sauf quand Amanda Kingfisher s'en mêlait… »
« C'était votre petite amie ? »
Reddington se mit soudain à rire de bon cœur.
« Ma prof de piano… C'était une excentrique qui vivait dans un bric-à-brac inqualifiable, sourde comme un pot sur ses vieux jours, mais il ne fallait surtout pas lui en parler, ça la mettait dans une rage folle !… Elle ne voulait rien entendre… La musique était toute sa vie, et moi, j'en profitais bien évidemment, je ne jouais que ce qu'il me plaisait… Reddington secoua la tête et soupira. « … J'étais bon, tu sais ? Je me suis toujours demandé si, après tout, elle ne le faisait pas exprès… J'étais son élève préféré… Parfois, il m'arrive de regretter ce calme relatif, mais pas aujourd'hui… » Il consulta sa montre. « … Où en-es tu avec la vidéo ? »
« Encore quelques minutes… »
En réalité, le criminel bouillonnait intérieurement au moins autant que l'adolescent quelques minutes auparavant. Il détestait ces instants où il était forcé d'affronter sa culpabilité, et surtout, où il ne contrôlait rien. Il avait beau se répéter que Marty savait ce qu'il faisait, que Marty avait brillamment fait ses preuves, que Marty maîtrisait la situation… Il mettait la vie d'Elizabeth, et accessoirement la sienne, dans les mains d'un gamin de seize ans, situé à trois mille cinq cents kilomètres de là ! Si on lui avait raconté ça quinze ans auparavant, il aurait sans doute ri au nez de son interlocuteur…
« Ça y est, Monsieur Reddington. J'ai la boucle redondante. Quand je la lancerai, vous aurez dix minutes… un peu plus, si personne ne remarque la répétition des images. »
« Du moment que l'effet de surprise dure le plus longtemps possible... Tu as du nouveau sur la cible ? »
Le gamin zooma et l'intérieur d'une pièce au second étage apparut sur l'un des écrans. On y voyait Elizabeth allongée sur le lit, attachée par les poignets, en petite nuisette noire très transparente qui révélait la moindre de ses formes. Dans d'autres circonstances, Red aurait apprécié la vue. Mais pas maintenant. Le soulagement de savoir Elizabeth vivante, avait laissé la place au professionnel calculateur et détaché, concentré sur son opération de sauvetage.
Présentement, Elizabeth avait la tête tournée vers la droite, vers la fenêtre. Il y avait quelqu'un dans la pièce à qui elle parlait. Red pouvait voir l'ombre de cette personne qui s'étirait et se déplaçait, et il n'aimait pas ça.
L'individu entra finalement dans le champ de vision de la caméra, et Red serra aussitôt les poings inconsciemment. Il ne distinguait pas son visage mais l'homme avait indéniablement une baguette ou une cravache à la main.
« Monsieur ? Il a... ? »
L'incertitude dans le ton du gamin alerta Red. Même si Marty était déluré pour son âge, ce genre de scènes ne faisait pas partie de son quotidien d'élève appliqué.
« J'ai vu, Marty… Il ne l'utilisera pas. On ne lui pardonnerait pas d'abimer la marchandise… »
Red aurait aimé ressentir l'assurance qu'il insufflait dans les mots adressés à l'adolescent. Julian entendit aussi les paroles de Red et alla taper sur l'épaule de Marty en lui faisant signe de lui laisser la place. Le jeune homme obtempéra mais resta à proximité, curieux. Julian lui ordonna alors d'aller prendre l'air quelques minutes. Ce qu'il alla faire, en traînant des pieds.
Rassuré, Red put se concentrer sur les images troublantes à l'intérieur de la chambre. A cette heure de la journée, il y avait peu de clients pour les filles qui en profitaient pour se reposer. Peut-être était-ce un homme de San Castillo ? Client potentiel ou pas, Red n'allait certainement pas laisser ce dernier poser ses sales pattes sur Elizabeth, et encore moins lui faire de mal. Il ajusta son oreillette et s'adressa à l'un de ses associés à l'extérieur :
« Javier ? On lance l'assaut, dès que tu as un angle de tir. »
« Bien, Monsieur. »
« Julian, tu me tiens informé de tout ce qui se passe, et notamment comment les choses évoluent dans cette chambre. »
« Entendu. »
Red sortit de la pièce avec son fusil à pompe à la main. Il portait aussi un pistolet dans un holster à la ceinture. Il rejoignit rapidement son équipe de cinq hommes et ils attendirent le feu vert de Javier, planqués dans l'arrière-cour d'une maison contigüe à l'hôtel.
« Monsieur ? Ici Javier, tout est paré. »
« Julian, lance la boucle maintenant. »
« C'est parti, Monsieur Reddington. »
« A toi de jouer, Javier. »
Dans le silence qui suivit, il y eut deux plops étouffés pour qui voulaient les entendre. Absolument pas perturbés par ces bruits inhabituels, les oiseaux continuaient de chanter autour d'eux. Javier et son compagnon venaient de se débarrasser silencieusement des gardes situés dans le jardin.
Reddington et ses cinq hommes pénétrèrent dans l'enceinte voisine en passant par-dessus le mur. Quatre des complices de Red s'occupèrent de cacher les corps, pendant que le cinquième ouvrait la porte d'entrée avec un passe. Après un signe de tête vers Red, il s'engagea dans un couloir sombre, suivi par le criminel, et les quatre hommes derrière lui.
En sourdine, ils entendaient de la musique sud-américaine, des rythmes de samba. Il y avait aussi la télévision, des discussions animées, entrecoupées de rires sonores et de cris enthousiastes. Chacun vaquait à ses occupations.
« Je vous ai en visuel, Monsieur Reddington. Allez au bout du couloir et tournez à gauche… »
Ils avaient visualisé le plan mais il était convenu que Julian les guiderait et les avertirait en cas de danger. Le plus silencieusement possible, le groupe avança. Un des hommes resta au rez-de-chaussée à surveiller, prêt à intervenir.
« Maintenant, prenez l'escalier… Et tournez à droite… Non ! Attendez ! Un homme vient de sortir d'une chambre !... »
« Il vient vers nous ? » Demanda Red tout bas, en se préparant à intercepter l'individu, quel qu'il soit.
« Non, il part dans l'autre sens... Monsieur Reddington ? »
« Oui, Julian ? »
« Si vous pouviez vous dépêchez, le gars dans la chambre… »
« On peut y aller, Julian ? » Le coupa Red.
« Attendez… »
Mais Red ne l'écouta pas. Il tourna le coin suivi par ses hommes. Heureusement, l'individu ne les vit pas et poursuivit tranquillement son chemin. A mi-couloir, ils avisèrent l'escalier et montèrent au second étage. Un homme resta en faction, prêt à intervenir si jamais ça tournait mal.
« Etat de la boucle ? »
« Encore quatre minutes… Personne en vue, allez-y ! »
Red et son groupe avancèrent rapidement jusque devant la porte de la chambre de Liz.
« L'homme est toujours à l'intérieur, Monsieur Reddington. »
« Où est-il ? »
« Près du lit. Il…euh… »
L'informaticien s'interrompit. Des images passèrent dans la tête de Red.
« Que fait-il, Julian ? »
« Il… Il promène la… cravache sur elle… Mais il l'a déjà utilisée… »
La mâchoire serrée, Red regarda l'homme en face de lui et hocha la tête. Ce dernier prit son élan et défonça la porte d'un coup de pied.
Red pénétra le premier dans la pièce et s'arrêta net en cherchant frénétiquement des yeux Elizabeth et l'homme… mais le lit était vide. Il n'y avait personne. Il était seul.
« Julian ?… Où sont-ils ? Où est-elle ? »
« Vous êtes entré ? Je ne vous vois pas, Monsieur Reddington. »
« Tu es sûr que c'est la bonne pièce ? »
« Affirmatif. »
Red avisa alors le petit objet noir posé sur l'oreiller et s'approcha. Il s'en saisit et le reconnut immédiatement. C'était la puce de géo-localisation d'Elizabeth, celle qu'il lui avait implantée dans le bras lui-même. Marty ne s'était pas trompé.
Alors qu'un rire masculin éclatait soudain dans le silence derrière lui, Red comprit qu'on s'était joué de lui. Il se retourna vers l'origine du rire, un téléviseur avec une webcam qui filmait le moindre de ses mouvements.
« Ah ! Monsieur Reddington… »
Le visage hilare de Josh Marshall s'encadrait dans l'écran. Il savourait visiblement sa bonne plaisanterie avec délectation.
« L'amour vous ferait-il perdre la tête ?... On le dirait bien… »
La trahison de son associé ne semblait pas le perturber. Red resta impassible, concentré sur Elizabeth.
« Où est-elle, Marshall ? »
« Quelque part en attendant d'être amenée au Directeur. Elizabeth Keen ne sera bientôt plus que de l'histoire ancienne… Tout comme vous… » Marshall haussa les épaules. « … Felipa est sur le chemin du retour. Elle aurait aimé vous dire adieu, mais l'occasion est trop belle… » Il brandit un boîtier dans sa main. « … Souriez, Reddington, vous êtes filmé… »
Red comprit ce qui allait se passer. Sans même réfléchir, il se jeta délibérément vers la fenêtre pour sauver sa peau. La formidable déflagration qui suivit dans la seconde le catapulta en avant…
oooOOOooo
Depuis qu'Elizabeth s'était réveillée, elle avait vécu un véritable cauchemar.
En reprenant conscience dans une chambre inconnue, elle s'était rendue compte qu'elle était allongée sur un lit, entravée. Liz ne portait sur elle qu'un string et une nuisette transparente qui ne cachait rien des courbes de son corps. Après avoir tenté en vain de se débarrasser de ses liens, la jeune femme avait commencé à crier dans l'espoir que quelqu'un l'entende enfin et vienne la délivrer.
Le type au regard libidineux était alors entré dans la chambre avec une cravache. Il lui avait parlé en espagnol, en lui demandant d'arrêter de hurler comme elle le faisait. Il avait continué à parler et, rapidement, elle avait compris à son ton, aux choix des mots insultants qu'il utilisait en se délectant, à la façon dont ses yeux la dévoraient, qu'il avait l'intention de l'avilir et de la violer.
Elle n'avait pas cédé d'un pouce, ne lui avait montré aucune peur, même quand il avait commencé à la caresser lentement du bout de la cravache. Sans doute s'attendait-il à quelqu'un d'implorant, qui aurait supplié pour sa vie ? Elizabeth avait serré les dents et avait pensé à Red, à sa force dans les situations difficiles, en essayant d'y puiser de la détermination et du courage.
L'homme l'avait ensuite brutalement retournée sur le ventre et frappée sur l'arrière des cuisses et les fesses. Les coups n'avaient pas été d'une grande violence, mais méthodiques, faits pour durer. Elle les avait supportés pendant de longues minutes, encore et encore, en essayant de se détacher, de ne plus penser, jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus et craque finalement…
L'homme avait osé ricaner. Elizabeth avait alors retrouvé toute sa combativité et lui avait craché dessus. Il s'apprêtait à lui faire payer chèrement son insolence lorsque Marshall était entré dans la pièce pour faire cesser la mascarade.
« Ça suffit, Ojito ! Laisse-la tranquille, on a eu ce qu'on voulait ! »
« Pas moi ! Cette chienne mérite que je la… »
« Stella t'attend dehors pour ça… Et sois gentille avec elle. Si tu la maltraites, tu auras affaire à moi, c'est compris ? »
L'individu jeta un regard mauvais sur Elizabeth et sortit à contrecœur, en laissant Marshall seul avec elle.
« Je ne vous dirai pas que je suis désolé pour le traitement que vous a fait subir cette brute, c'était nécessaire… Puisque Reddington semble accourir à chaque fois que vous êtes en danger, nous en avons profité pour le piéger. Je ne suis pas porteur de bonnes nouvelles… »
Il lui tendit la tablette sur laquelle il lança une vidéo. Elizabeth vit Red entrer dans une chambre, chercher quelque chose des yeux, puis se saisir d'un petit objet. Elle le vit ensuite s'approcher d'une télévision, puis se tourner vers une webcam, avant de regarder à nouveau l'écran. Après quelques instants, il se précipita vers la fenêtre, puis soudain de la neige apparut sur l'écran.
« Il y a une demi-heure, une explosion a soufflé l'endroit où il se trouvait. Il n'y a aucun survivant. »
Elizabeth leva brièvement les yeux vers Marshall, puis elle repassa la vidéo en observant tous les détails qui lui auraient échappés.
« Vous aurez beau regardé, ça n'en changera pas l'issue finale. Raymond Reddington est mort. »
« Je ne vous crois pas. »
« Je m'en doutais un peu… Reconnaissez-vous ceci ? Nous l'avons trouvée dans les décombres. »
Il lui tendit l'objet. Elizabeth ravala un gémissement de bête blessée en reconnaissant la Rolex Pepsi de Red. Le boîtier semblait intact. Seul le cadran avait souffert et était fendu. Depuis qu'il était sous les tropiques, le criminel la portait constamment dans sa poche pour la protéger de la transpiration. Cette montre était un objet qu'il avait gagné lors d'un pari et dont il lui avait raconté l'histoire un soir. Elle savait qu'il y tenait énormément. A ce souvenir, elle sentit les larmes lui monter aux yeux et la réalité la frappa : il était impossible que Red ait survécu à cette explosion.
« Vous pouvez la garder. Elle est arrêtée sur l'heure de son décès. »
A ces mots, tout bascula dans l'esprit d'Elizabeth. La souffrance physique et l'humiliation furent remplacées par une peine et une douleur si lourde qu'elles occultèrent tout. Elle sentit littéralement son cœur se briser, comme si on le lui avait arraché de la poitrine. Des images de Red, tout ce qu'il représentait pour elle, l'envahirent : ses postures, ses expressions faciales, ses manies, sa voix… tout lui revint avec une soudaine acuité et un désespoir sans nom.
Cette fois, elle ne put retenir le sanglot qui la transperça.
Un sourire satisfait aux lèvres, Marshall lui révéla son destin. Le soir même, elle allait partir pour les Etats-Unis pour être remise entre les mains du Directeur. Elle serait rapidement traduite devant un tribunal, jugée pour terrorisme et condamnée à mort pour les assassinats des quatorze agents de la CIA et le meurtre du Ministre de la Justice des Etats-Unis. D'ici là, elle serait enterrée dans un trou jusqu'à ce qu'elle disparaisse, sans que personne ne se soucie d'elle.
Red et elle avaient échoué dans leur combat contre la Cabale, mais elle n'en avait que faire. Plus rien ne comptait en dehors du fait que Raymond Reddington, l'homme dont elle était tombée amoureuse, était mort en essayant de la sauver. Toute sa raison de vivre s'était envolée. Elle prit alors douloureusement conscience de la place exacte que Red occupait dans son univers.
Quand Marshall fut parti, elle laissa couler les larmes librement sur ses joues. Elle pleura ce qui aurait pu être, et ce qui ne sera jamais…
A suivre…
Le chapitre est volontairement plus court pour une question de rythme et se termine sur un cliffhanger. Cette fois-ci, ça explose vraiment ! Dans 'Praetorius', il n'y avait pas eu d'explosion, alors comme ça manquait, vous y avez droit ici.
Pauvre Red !
Les deux méchants ont-ils gagné ?
Lizzie va-t-elle réussir à se tirer seule de ce mauvais pas ?
Vous le saurez… Laissez-moi un petit commentaire.
