Bonjour.. (non pitié pas les tomates pourries, svp).
Je souhaite tout d'abord m'excuser pour le très long retard (sans entrer dans les détails, j'ai eu une grosse panne d'inspiration). Je ne ferai plus de promesse quant à l'arrivée des prochains chapitres, parce que ça me bride plus qu'autre chose, et au final je procrastine et envoie promener les délais. Voilà (enfin) le chapitre 10, avec mes excuses et AUCUNE date prévue pour le suivant (même si je cherche à me faire pardonner orz). Pour info, les chapitres 9 et 10 ne devaient en faire qu'un à la base mais vu qu'il était trop long seul, il a été divisé.
Bonne lecture
Disclaimer : J. K. Rowling, ne me foudroyez pas, s'il vous plaît.
Chapitre 9 : Interrogations et confidences, un début de vacances plutôt émotif.
Theonia s'écarta, le teint écrevisse, et Lily se laissa emmener par la tornade Serpentard jusqu'à Pré-au-Lard et jusqu'au train, traînant sa lourde valise derrière elle.
Quand ils trouvèrent le compartiment où se trouvaient déjà Rose, Hugo et Adrian, Justine lâcha enfin le bras de Lily, et la laissa poser son bagage. Avant de promptement se faire emmener par la rousse dans le compartiment d'à côté.
- Amoureuses ?
Lily s'était imaginée avoir un discours plus virulent, plus surprenant, qui forcerait Justine à tout lui déballer. Mais à la place, il n'y a que ce mot qui était sorti, sur un ton surpris, loin d'être menaçant.
Comme prévu, Justine sourit ironiquement.
- Ah oui, cette histoire de perte de mémoire due à l'abus d'alcool, ça ne doit pas t'arranger...
- Justine, j'ai une baguette, et comme tu le sais, je n'hésite pas à m'en servir.
- Du calme, Gryffie, tu sais comment ça marche, les services entre élèves.
- Ok, ok. Qu'est-ce que tu veux ?
- Que tu m'écoutes parler, je ne peux dire ce que j'ai à dire à personne d'autre.
- Donc tu me demandes de me comporter en amie, et je te demande de faire de même. Bon sang, Justine, lâche le morceau, tu sais très bien que tu peux compter sur moi.
- Bah tu es tellement collée à Withdrawn, les derniers temps, que je ne sais plus trop quoi en penser...
Lily lui servit un regard noir magistral.
- Et quand tu étais collée vingt-quatre heures sur vingt-quatre à Lysander, tu crois que c'était comment ?
La première réaction de Justine fut de détourner le regard, gênée, puis elle se reprit et dit, avec un sourire sardonique :
- Tu veux dire que c'est comparable ?
Lily se contenta de la fixer, comme en attente, en réussissant, par miracle, à ne pas rougir.
- Bon, d'accord, je vais te dire ce que tu veux, mais promets moi de ne rien dire au sujet de ce que je vais te confier à mon sujet.
- Justine, nous sommes amies, je ne devrais pas avoir à faire de Serment Impardonnable avec toi, tu devrais avoir confiance en moi.
- Ok. D'accord. D'accord, tu as raison. Je crois que je suis amoureuse de Joann...
- PARDON ?
- Moins fort, Lily, tu veux ?
- Désolée, mais... Mais c'est un sacrée révélation. Tu es avec Lysander, je te signale.
- Je sais. Crois-moi, ce n'est pas simple du tout. Mais Joann est toujours là pour moi, on est très proches et... Je suis presque sûre que je veux plus que de l'amitié avec lui.
Lily prit le temps de réfléchir, voyant clairement que Justine, une fois n'est pas coutume, était très mal à l'aise, presque les larmes aux yeux.
- Tu en as parlé à Lysander ?
- Non. Tu le connais, il est toujours dans son monde...
- C'était ça qui t'avait attirée, à la base, je te rappelle.
- Je sais ! Je t'ai dit que c'était compliqué, Lily. Je ne veux pas quitter Lysander et en même temps je veux être avec Joann. Mais je ne peux pas me contenter de la situation actuelle.
- Tu ne veux pas le quitter parce que tu tiens encore à lui ou parce que tu ne veux pas te retrouver seule au cas où Joann te dirait non ?
Justine ouvrit de grands yeux, comme surprise que Lily puisse être aussi perspicace – ce qui lui valut un regard noir de l'intéressée.
- Sûrement les deux.
- Parles-en à Lysander, dis lui que tu ne sais plus très bien où tu en es, que tu veux une pause, quelque chose comme ça. Mais ne vas pas jouer avec ses sentiments, ça ne fera que le blesser.
- Je sais, je sais.
- Si tu sais tout, pourquoi tu tenais tant à m'en parler ?
- OK, c'est bon, rigola Justine suite au soupir exaspéré de son amie. Je vais agir. Suivre tes conseils. Et toi, alors, avec Withdrawn, c'est quoi l'histoire ?
- J'en suis amoureuse, je suppose, répondit la rousse, hésitante. Mais je ne crois pas que ce soit possible entre nous.
- Quoi ? Tu déconnes, la nuit dernière, vous avez passé les trois quarts du temps l'une contre l'autre, à vous bécoter comme pas possible...
Si Lily avait eu le cœur fragile, elle aurait fait une crise cardiaque.
- RÉPÈTE ?
- Vous vous embrassiez comme si vous dépendiez l'une de l'autre, à un moment, j'ai fait un pari avec Joann au sujet de jusqu'où vous iriez.
Lily ne put s'en empêcher. Elle rougit tant qu'elle ne put que se cacher le visage dans ses mains, en désespoir de cause, tandis que le sourire de Justine s'agrandissait.
La rousse prit deux grandes inspirations, baissa les mains, et reprit la parole, le regard placé sur le mur du compartiment, loin au-dessus de celui de son amie.
- De toute manière, elle ne s'en souviendra pas.
- Quoi ? A cause de l'alcool ?
Boulette. Lily n'était pas censée parler du problème de Theonia. Elle se rattrapa donc comme elle put.
- Oui, et puis pour plusieurs raisons, ce n'est vraiment pas possible qu'on forme un couple.
- Eh bien, pour quelqu'un d'aussi éloquent sur les conseils amoureux, tu te démerdes plutôt mal quand il s'agit de toi. Va lui parler, abrutie !
- Dit-elle...
Elles rirent et décidèrent de revenir dans le compartiment où les autres les attendaient.
Scorpius était en grande conversation avec Joann, discutant apparemment des vacances de Noël. Hugo s'était endormi, et Rose et Adrian intervenaient parfois dans la discussion. Sa cousine se tourna vers Lily quand elles entrèrent :
- Ah, Lily, on parlait du repas de famille. Comme Scorpius est invité en tant que probable futur membre de la famille, ses parents ont été aussi invités, et du même coup la famille Greengrass.
- Wow, Malefoy, Potter, Weasley, cocktail explosif, si on en croit nos parents, répondit Lily, abasourdie.
- Précisément ! Répondit Joann. Pas question pour moi de venir en sachant ce qu'il va probablement se produire. Une explosion monumentale, la naissance d'un nouveau Seigneur des Ténèbres, ou que sais-je ? Je refuse l'invitation, et ce ne sera pas compliqué de convaincre mes parents que ce serait une très mauvaise idée de faire le contraire.
Ainsi, entre deux fous rires, ils continuèrent de planifier leurs vacances et Noël, sans repenser à ce qu'il s'était passé à Poudlard.
Quand le train s'arrêta à King's Cross, les jeunes gens saluèrent Joann, Justine et Adrian, qui partaient de leur côté, rejoignant leurs parents respectifs un peu plus loin. Scorpius embrassa tendrement Rose en lui murmurant quelque chose, sous le regard quelque peu embarrassé de Lily, à qui il fit ensuite signe de le suivre. La mère de Rose devant les chercher et les emmener à cause de l'indisponibilité des Potter, ils avaient un peu de temps devant eux.
Lily suivit le jeune Malefoy jusqu'à un coin de la gare isolé, où il lança un Silencio. La rousse se dit alors que ce devait être important. Et à en juger par le regard inquiet du blond, elle avait vu juste.
- Potter, il faut vraiment que tu réfrènes tes impulsions.
- Pardon ? Tu m'as emmenée à part pour me faire la morale ?
- Non, je l'ai fait pour te donner quelques indices au sujet de quelque chose dont je n'ai pas le droit de parler, puisque visiblement il te faut du tangible pour t'empêcher d'agir.
Le blond jeta un regard autour de lui, soupira, et reprit :
- Tu te souviens de la sortie de Pré-au-Lard où Justine a été envoûtée et toi attaquée ? Tout pousse à croire que ce n'était pas du tout du hasard. Je t'ai glissé un mot dans la poche, tu te souviens ?
Lily fronça les sourcils, acquiesça en tentant de mettre de l'ordre dans ses pensées. Comment ça, « pas un hasard » ? Il n'y avait aucune raison qu'elle se fasse attaquer...
- Détruis-le si ce n'est pas déjà fait, je vais te dire le principal : demande à tes parents des informations sur les nouveaux sortilèges et sur les tensions en cours, tu devrais avoir un minimum d'indices à portée. Oh et, tâche de rester en sécurité, tu mettrais en danger de nombreuses personnes en agissant comme tu l'as fait avec Finnigan.
- Qu'est-ce que... Pour les nouveaux sortilèges, j'avais de toute manière prévu de demander, mais... Comment est-ce que je pourrais mettre en danger quelqu'un en faisant taire cet imbécile ?
- Réfléchis, Lily ! Pense à l'état de Justine le mois dernier et fais le calcul !
- Tu veux dire que... N'importe qui pourrait être sous l'emprise d'un nouveau sortilège ?
- Je n'ai rien dit. Je n'ai fait que parler de l'idée d'un cadeau pour Rose avec toi, ici, tu m'as compris ?
- D'accord, très bien, mais...
- Lily, c'est grave, et je ne comprends pas pourquoi les adultes te cachent tout. Mais il ne faut pas qu'ils pensent que tu en sais plus qu'ils ne veulent.
Scorpius interrompit le sortilège les entourant, se composa un sourire charmeur et retourna vers Rose, où les attendait déjà Hermione. Le blond et la mère de sa petite amie se saluèrent d'une poignée de main amicale, avant que le sorcier parte vers son père, assis sur un banc dans l'ombre.
Lily s'approcha du groupe formé par un Hugo à moitié endormi, Rose et sa tante et après de brèves salutations, ils rejoignirent la voiture que Hermione avait acquise pour se déplacer de manière plus pratique avec les enfants du côté moldu.
Lorsque sa tante la déposa chez elle, Lily lui demanda à voix basse si elle pouvait l'aider sur certaines recherches pendant ces vacances. Sa tante lui demanda de quoi il s'agissait, et elle répondit qu'elle tentait de comprendre les nouveaux sortilèges et qu'elle avait pensé que son poste au ministère était donc le meilleur moyen. Hermione sembla réfléchir un instant puis répondit avec un sourire qu'elle l'emmènerait une journée au Ministère pour qu'elle puisse voir de ses propres yeux. Elles planifièrent d'y aller le mercredi de la semaine qui arrivait, et Lily la remercia.
Le lendemain, Lily était debout aux premières heures du jour, ce qui surprit ses parents, tous les deux réunis à table, avec Albus Severus, qui buvait un café, complètement dans le coaltar. Pour preuve, il ne réagit pas du tout quand sa sœur s'assit à côté de sa mère et se servit de la marmelade. La veille au soir, quand elle s'était fait passer un savon, en revanche, il était là et lui jetait un regard supérieur. Ainsi, pour se venger, Lily eut l'idée vicieuse de lui donner un coup de pied violent sous la table afin de le tirer de son demi-sommeil. Mais elle ne le fit pas. La vengeance était un plat qui se mangeait froid, paraissait-il.
- Bonjour Lily, tu es bien matinale, dit son père, semblant enfin réagir.
Lui non plus n'était pas du matin.
- Oui, je voulais me lever tôt pour m'avancer dans mes devoirs pour avoir les vacances libres.
Ses parents parurent d'autant plus surpris, et cela ne l'étonna pas. Cette décision n'était qu'à moitié vraie. Elle n'arrivait pas à dormir, les questions sur l'avertissement de Scorpius tournant et retournant dans sa tête, sans compter que Theonia lui manquait déjà. Elle avait donc décidé de se lever à son dixième réveil de la nuit, notant avec soulagement qu'il faisait enfin jour. Cette semaine, sa mère restait à la maison, son père prendrait le relais celle d'après. Du coup, il faudrait qu'elle en profite pour leur poser des questions séparément. Quand elle interrogeait son père sur quelque chose et que sa mère était là, il lui semblait que celle-ci contrôlait ce qu'il disait. Et quand elle demandait à sa mère, son père tentait toujours d'intervenir, ce qui faisait qu'à un moment, entre les « chut » et les « laisse-moi parler », il ne restait plus grand-chose de la réponse initiale.
Son père se leva brusquement et déclara qu'il partait. Il embrassa sa femme et ses enfants, enfila un manteau et sortit. On entendit un « CRAC » indiquant qu'il avait transplané. Lily regarda Albus Severus :
- Tu ne vas pas avec Papa ?
- Non, je commence plus tard sur le terrain. Pourquoi ? Je te dérange, sœurette ? Mademoiselle j'adore-me-faire-remarquer-à-l'école ? Répondit-il en haussant un sourcil suffisant.
- Al, tu es prié de te calmer immédiatement.
Le ton de Ginny étant sans appel, comme toujours, il se tut et reporta son attention sur l'exemplaire de la Gazette des Sorciers qu'il tenait au dessus de son bol de porridge. Sur la Une dansaient des sorciers habillés de costumes bariolés sous le titre accrocheur « Satire ou parodie : la performance de la troupe de Vessels est-elle si attrayante ? ». En gros, les journalistes n'ayant plus rien à se mettre sous la dent, les fuites se faisant de plus en plus rares, la majorité des articles n'étaient plus que des reportages ou des débats sur des broutilles.
- Par Merlin, quel ramassis d'âneries, soupira Al en chiffonnant et jetant le journal.
Il se leva, hautain, et sous le regard noir de sa mère, il entreprit sagement de le ramasser et de le jeter proprement dans le feu qui brûlait dans la cheminée derrière eux. Lily se perdit dans ses pensées en observant le papier se consumer, lentement. Quand elle émergea, elle remarqua que son frère était parti et que sa mère la fixait l'air inquiet.
- Quelque chose ne va pas, Lily ?
- Non, non... déclara la jeune fille vaguement avant de décider de passer à l'action. En fait, j'aimerais te parler de certaines choses.
Ginny lui fit signe de la tête de la suivre et elles s'installèrent l'une à côté de l'autre dans le grand canapé en cuir rembourré qui trônait au milieu de leur salon. Lily ne savait pas comment commencer. Après quelques secondes de silence, sa mère intervint :
- Est-ce que ça a un rapport avec tes cheveux ?
Lily ne s'attendait pas du tout à cette question. Elle passa sa main dans le peu de cheveux roux qui lui restait, gênée. Décidément ce geste devenait un réflexe.
- Non, c'était pour le déguisement du bal. Je comptais demander à tante Hermione une potion de repousse-cheveux, mais finalement j'aime assez.
- Tu as raison, ça change et ça te va bien. Et sinon, une raison particulière pour que Hugo ait été le seul garçon de l'école avec un déguisement féminin et toi la seule fille avec un masculin ?
Sous le regard de sa mère, mi-espiègle, mi-sévère, Lily déglutit avec un demi-sourire. Elle ne savait jamais comment réagir dans ces conditions.
- On a échangé. Je pense qu'Hugo ne l'a fait que dans mon intérêt.
- Dans quelles circonstances avoir un déguisement masculin serait-il dans ton intérêt, exactement ?
Lily se tut quelques secondes, détournant ses yeux de sa mère. En se mordillant la lèvre, elle se dit qu'elle avait fait une sacrée bourde en avouant ça, si elle voulait éviter le sujet Theonia.
- Lily Luna Potter, ne me dis pas que tu es amoureuse ! S'exclama soudainement sa mère, faisant sursauter l'interpellée.
Ginny Potter avait un énorme sourire espiègle auquel se disputait une lueur d'inquiétude dans son regard. Sa fille ne sut quoi répondre, ouvrant et fermant la bouche comme un poisson hors de l'eau.
- Je vois. Et qui est l'heureux élu ? Son prénom ? Comment est-il ?
Lily serra les dents. Devait-elle avouer à sa mère ce qu'elle n'avait eu aucun mal à admettre pour soi-même ? Ce n'était pas du tout comparable. L'avis de sa mère comptait plus que tout. Il fallait qu'elle sache.
- Ce n'est pas un garçon...
Ok, vu la tête incrédule que tirait sa mère, ce n'était visiblement pas le meilleur moyen de faire son aveu. Lily fut prise d'un coup de stress violent, son cœur battant la chamade, mal à l'aise. Elle se leva très vite et s'excusa auprès de sa mère, les larmes aux yeux.
Ginny lui saisit la main :
- Mais qu'est-ce qui te prend ? Pourquoi est-ce que tu t'excuserais d'être amoureuse ?
La jeune fille pensa d'abord que sa mère n'avait pas compris, et resta dos à elle, son poignet toujours dans la main de son aînée, retenant ses larmes. Elle n'avait pas calculé qu'elle serait aussi émotive à ce sujet.
- Est-ce que je t'ai déjà raconté que j'avais pensé être amoureuse d'Hermione à une époque ?
Ginny fit un clin d'œil à sa fille, qui avait fait volte-face, éberluée.
- QUOI ? S'exclama-t-elle, oubliant toute notion de politesse.
Ginny éclata de rire :
- Tu ne t'en doutais pas, pas vrai ?
- NON ! Comment j'aurais pu ?!
- Mais c'est un secret, personne dans la famille ne le sait, alors promets-moi de ne pas en dire un mot. Et j'aime ton père.
- Oui, c'est promis... À condition que tu ne dises rien non plus pour moi.
Elles échangèrent un regard complice, la mère fière de sa fille.
- Tu voulais me parler d'autre chose, non ?
Lily décida de ne pas briser ce moment de complicité et secoua la tête négativement :
- Non, non.
Plus tard dans la soirée, après avoir passé la journée à errer entre le salon, la cuisine et sa chambre, Lily se laissa tomber sur son matelas, un bras sur ses yeux, se disant que finalement, la journée n'avait pas été si mal et que les vacances commençaient plutôt bien, d'autant qu'elle avait terminé tous ses devoirs.
Le lendemain, alors qu'elle avait encore trouvé le moyen de se disputer avec Albus Severus – une histoire de confiture qui avait fait lever les yeux au ciel Ginny – Lily posa la question qui la taraudait et l'empêcherait de toute façon de dormir, même si le jour suivant elle irait au Ministère de la Magie.
- Maman, si je veux trouver des informations précises sur un sujet précis dans des livres, où est-ce que tu me conseillerais d'aller ?
- Tu as déjà été à la bibliothèque de Poudlard ?
- Oui...
Elle ne mentionna pas les ouvrages trouvés dans la Salle sur Demande, même si elle savait que sa mère connaissait la fameuse salle, puisqu'elle s'y était abritée lors de sa sixième année. Ginny lui donna plusieurs adresses, notamment sur le Chemin de Traverse puis l'envoya dans la bibliothèque personnelle de Harry, qui avait commencé à engranger des livres en partie grâce à Hermione. Avant que sa mère close la conversation, Lily intervint :
- Au fait, Maman, qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi toi et Papa êtes si occupés en ce moment ?
Ses parents avaient toujours été aussi honnêtes que possible sur leurs activités, et pourtant Ginny eut l'air gêné, comme si elle ne pouvait pas tout dire. Elle répondit néanmoins :
- La faction qui est contre les nouvelles lois sur les Sangs-Purs et les nouveaux sortilèges, ceux qui sont en gros mécontents de la façon dont la politique est gérée est de plus en plus virulente dans ses actions, donc nous sommes mobilisés pour enquêter sur leur identité et pour les arrêter. C'est compliqué, parce qu'il faut faire en sorte d'écarter les journalistes et les éventuels curieux.
- Oh je vois.
Lily voyait surtout que sa mère ne lui disait pas tout. Mais elle n'allait pas insister, pas maintenant. Elle ne fit pas mention des soupçons de Scorpius, comme celui-ci le lui avait demandé.
Maintenant, elle attendait le mercredi avec une hâte sans bornes. Peut-être trouverait-elle des indices par elle-même ?
