Décidément, deux retards de suite.. Je m'excuse sincèrement, j'espère pouvoir rapidement reprendre le rythme normal de publication !

Merci pour vos reviews, qui m'ont fait très plaisir ! Je suis rassurée de savoir que chez vous, il n'y a pas eu de dégâts ^^ Les réponses à ceux qui ne sont pas inscrits :

Ludy : Leur relation va s'arranger, ne t'inquiète pas, et très très bientôt (on s'en fiche que ce soit pas français, tu as compris l'idée mdr). Pour ce qui est de la "lâcheté" de Sasuke, c'est surtout de la peur, et ne t'inquiète pas, ça va s'arranger aussi (forcément, ça va de pair avec l'évolution de leur relation). Pour Arthur, ça peut sembler bizarre pour le moment, mais c'est la dernière personne pour laquelle tu as du souci à te faire XD Et comment ça cruelle ? Moi ? Mais je ne vois pas du tout en quoi ! Haha, sache que les poupées vaudoux à mon effigie sont interdites, parce que tu n'as pas fini de m'incendier pour mes fins de chapitres (mais celui là c'est une fin normale normalement. Pas de trucs bizarres qui te feront hurler, promis !). C'est vraiment génial qu'il n'y ai pas eu de dégât chez toi, tu ne t'imagines pas à quel point j'étais soulagée à chaque fois que je recevais une review avec "aucun dégât chez moi" ^^ Ca peut paraître stupide, mais j'ai vu ce que ça fait chez certaines personnes et... bref. Chez moi, rien du tout ! A pars la coupure d'électricité, rien, même les tuiles n'ont pas bougées alors que dans tout le village ou presque, elles se sont envolées au moins en partie ! Vive les vieilles maisons lol Merci ^^


Chapitre 7

Il jouait distraitement avec son écharpe tout en marchant. Il y a plus d'une semaine, un certain Jules lui avait demandé des nouvelles d'Arthur, comme s'il était censé le connaître. Seulement, il ne connaissait personne de ce nom. Gwenvael avait eu une réaction vraiment étrange quand il avait demandé qui était cet Arthur, et il se rendait bien compte que quelque chose clochait ces derniers temps. Ses parents le couvaient presque, son frère ne cessait d'insister pour aller le chercher au lycée, son meilleur ami le fixait parfois pendant de longues minutes, les sourcils froncés, pour ensuite essayer de faire comme si de rien n'était, on lui parlait d'un Arthur qu'il n'avait jamais vu de sa vie, il avait une cicatrice qui sortait de nulle part, et sur sa porte il y avait une marque étrange, comme une marque de bronzage. Sur une porte. On voyait clairement qu'un espace de la taille d'un poster verticale était d'une belle teinte préservé, alors que le restant de la porte avait une peinture légèrement délavée par les rayons du soleil et de la lune, seulement il n'avait aucun souvenir d'un quelconque poster à cet endroit, et sa famille ne semblait pas en savoir plus que lui.

Ludovic s'arrêta, hésitant un instant avant de pénétrer dans l'immense bâtiment. Il avait appris que son frère était le PDG d'une grande entreprise, spécialisée dans les armes, ce qui l'avait quelque peu surpris. Il savait son frère très intelligent, tout comme il savait que son poste était important, mais à ce point !

- Monsieur, vous désirez ?

La jeune hôtesse à l'accueil était plutôt mignonne, des cheveux roux flamboyants, et elle le dévorait de ses grands yeux verts, attendant sa réponse. Il eut une moue désintéressée et répondit de son ton le plus courtois et distant possible :

- Voir Monsieur Ilops. Je suis attendu.

Elle eut une expression surprise et se mit à regarder quelque chose sur son ordinateur.

- Excusez-moi, vous êtes ?

- Ludovic Ilops, son petit-frère.

La pauvre hôtesse se mit alors à rougir, et bafouilla :

- Oh pardon, je... Euhhh... Vous voulez que je vous indique le chemin ?

Elle s'était déjà levé. Ludovic la regarda faire, se demandant ce qu'il avait dit pour que l'hôtesse perde autant ses moyens. Il tenta de la rassurer comme il pût, désolé de la voir se mettre dans cet état :

- Non non, ne vous dérangez pas ! Ne vous inquiétez pas, il m'a expliqué le chemin.

Son sourire rassurant et encourageant détendit la jeune femme, qui le laissa s'en aller sans plus lui poser de question. Il était quelque peu étonné de ne pas avoir eu à présenter de justificatif afin de prouver son identité, mais il se rassurait en se disant qu'il ressemblait énormément à son frère. L'ascenseur ouvrit ses portes sur le dernier étage, là où se trouvait le bureau de son aîné. Il traversa un salon à la décoration simple mais efficace, sans fioritures, se dirigeant droit sur la porte du bureau, légèrement entrouverte. Sa main se figea dans les airs, son poing à quelque millimètres seulement de la porte, prêt à toquer. Il lui semblait avoir entendu quelque chose. Un rire cristallin.

- Arnauud ! Arrête, ton frère va arriv...

La voix était une sorte de gémissement amusé, très certainement étouffé dans un baiser. Il ne pût s'empêcher de jeter un coup d'œil par l'entrebaillure de la porte, et ce qu'il vit le statufia sur place. Son frère... Son frère était en train d'embrasser fougueusement un jeune homme, le bloquant contre un mur. Il quitta la bouche de son amant pour l'embrasser sur le bord de la mâchoire, le cou, pendant que ses mains se faisaient baladeuses sur le corps frémissant de plaisir et d'impatience. Les mains de l'autre homme s'accrochaient à son cou, puis ses épaules ou son dos, tandis qu'il lui rendait son baiser avec entrain.

- Loïs...

Ludovic sursauta, comme électrocuté. Il recula précipitamment, il n'avait absolument aucune envie de voir ce qui allait se passer ! Un long frisson le parcourut. Il n'avait jamais entendu cette voix là dans la bouche de son frère, c'était un murmure rauque de désir et tendre à la fois, une manière de prononcer ce prénom qui signifiait aussi bien "Je t'aime à la folie" que "Je vais te faire hurler de plaisir dans quarante-cinq secondes". Il sentit le rouge envahir ses joues. Bon sang, son frère était gay ! Et il allait très certainement se taper son copain là tout de suite maintenant dans son super bureau de PDG ! Sans se soucier le moins du monde que lui, il était dans le salon et il entendait absolument tout. Les deux respirations s'étaient accélérées, mais le compagnon de son frère laissait échapper de petits gémissements beaucoup trop érotiques au goût de Ludovic, qui se précipita sur l'ascenseur. La visite de l'entreprise de son frère se ferait un autre jour !

Les portes se refermèrent enfin, et il sentit qu'il descendait les étages. Il tenta de calmer les battements de son coeur et de faire comme s'il n'avait strictement rien vu d'anormal. Il jura. Il n'y avait pas de caméras de surveillance dans ce genre de bâtiment ? Si c'était le cas, il espérait sincèrement que le mec chargé de la sécurité était constipé et qu'il n'était pas devant ses écrans en ce moment. Il sortit à pas vifs, sans faire attention aux gens qui l'entouraient, et rentra directement chez lui. Allongé sur son lit, les yeux rivés au plafond, il réfléchissait à ce qu'il venait de voir. Comment allait-il réagir quand son frère rentrerait du travail ? Qu'allait-il lui répondre quand, inévitablement, il lui demanderait pourquoi il n'était pas venu le voir à son travail ? "Ben tu vois, t'étais en train de te taper un mec, qui avait carrément l'air d'aimer ça, alors je me suis dit que j'allais pas vous déranger !" Comme s'il pouvait sortir une chose pareille. Dire qu'il était embarrassé aurait été un euphémisme, il était mortellement gêné ! Aussi bien pour lui que pour son frère, ou cet inconnu. Et il avait aussi une petite pensée pour celui chargé de la sécurité. Il n'aurait qu'à prétendre qu'il avait été retenu au lycée, et agir comme s'il n'avait rien vu de douteux, dans la mesure de ses faibles capacités d'acteur...

Il passa sa main dans ses cheveux, penchant la tête en arrière, pour faire le vide, mettre ces images de côté, puis il saisit son sac de cours et s'attaqua à ses devoirs. Une heure plus tard, ils étaient finis, son sac était prêt pour le lendemain, comme sa tenue, et il se tenait devant sa bibliothèque, cherchant quel roman il pourrait bien entamer. Il jeta finalement son dévolu sur une BD humoristique, Guilde Noob. C'était débile, mais c'était drôle, il n'y avait pas spécialement à réfléchir et le tout était truffé de clin d'œil pour ceux qui étaient un tantinet observateur. Il s'amusait souvent à ne regarder que les personnages secondaires afin de deviner à qui ils faisaient référence. Il repéra un Indiana Jones, suivit d'un Albator. Quelques pages plus loin, il vit Dark Vador avec une sorte de Naruto caricaturé. Le bruit caractéristique de la porte d'entrée l'arracha à sa lecture. Son frère était là. Il ne vivait plus chez eux, mais il avait prit l'habitude de manger là chaque soir. Il tenta de replonger dans sa BD, sans succès. Un retentissant "A table !" de sa mère le résigna à sortir de sa chambre. Il s'installa et salua son frère le plus naturellement possible.

- Pourquoi tu n'es pas venu ? Je t'ai attendu !

- Désolé, j'ai été retenu au lycée, et comme il était tard j'ai pensé que tu aurais déjà quitté ton travail et je suis rentré directement.

Pourvu que ça passe, pourvu que ça passe. Son aîné fit une moue boudeuse.

- Un sms n'a jamais tué personne. Demain sans faute hein ? Je veux que tu vois là où je travaille, tout le dernier étage nous est réservé, à mon secrétaire et moi !

Ludovic retint un soupir de soulagement. C'était passé. Son frère avait avalé son excuse sans même émettre un soupçon. Et le gars avec lequel il l'avait vu était donc son secrétaire. Il repensa au vieux stéréotype du patron qui couche avec sa jeune et jolie secrétaire, de préférence blonde, et il ne pût s'empêcher de se dire que cette fois-ci il s'agissait d'un jeune et beau secrétaire, apparemment châtain. Un petit sourire naquit lentement sur ses lèvres, alors qu'il essayait tant bien que mal de ne pas exploser de rire.

- Euhhh.. Frérot, ça va ?

La voix d'Arnaud le ramena brutalement sur terre. Il ne devait surtout pas se douter de quoi que ce soit ! Il reprit une expression plus calme et sérieuse et répondit d'un ton évasif, avec un sourire qui se voulait rassurant :

- Oui bien sur ! Je suis juste un peu fatigué.

- Alors dépêche-toi de finir ton assiette et va te coucher ! lança sa mère.

Il ne se le fit pas dire deux fois. Un quart d'heure plus tard, il était sous la douche, laissant l'eau chaude glisser sur sa peau et le détendre. Il observa pour la énième cette cicatrice qui lui barrait le bas-ventre. Il avait beau fouiller dans sa mémoire, il n'en avait aucun souvenir avant que Gwenvael ne la remarque en sport. Pourtant, une cicatrice pareille n'apparaissait pas du jour au lendemain ! Et ne guérissait certainement pas en instantané non plus; pour avoir laissé une ligne aussi nette, elle avait dû être particulièrement profonde. Il claqua sa langue contre son palais, agacé. Se torturer l'esprit ne servait à rien, il ne se rappelait pas, et de toute évidence son entourage lui cachait quelque chose. Une part de lui voulait à tout prix savoir, mais une autre part vouait une confiance aveugle à sa famille, et il ne pouvait s'empêcher de penser que s'il ne lui disait rien, c'était qu'il devait y avoir une bonne raison. Il se sécha rapidement et se coucha tel quel, les cheveux encore mouillés, des images de sa cicatrice succédant à celles de son frère embrassant un autre homme.

...

- Punaise mais puisque je te dis que c'était juste comme ça, au cas où !

- Ça fait une semaine que chaque soir, quand je rentre, j'ai déjà mangé, et aucune assiette ne m'attend, et là comme ça, tu décrète que je te fuis et tu me prépare à manger ! Comment est-ce que tu savais que je n'aurais pas mangé ? C'est Kakashi qui te l'a dit ? Bon sang, tu es beaucoup de choses, mais pas devin, ça non !

Naruto leva les yeux au ciel, exaspéré, et céda.

- Ok, c'est bon, calme toi, t'as gagné. Kakashi est passé.

- Et il t'a dit que je te fuyais.

C'était plus une affirmation qu'une question, prononcée d'un ton accusateur.

- Non ! Il m'a juste dit que tu n'aurais pas mangé parce qu'il ne pouvait pas te tenir compagnie cette après-midi, et quand je lui ai demandé ce que vous faisiez de si géniale pour que tu y ailles tous les jours, il m'a répondu que vous passiez le plus clair de votre temps à lire chacun de votre côté ! J'en ai conclu que tu me fuyait, et je veux savoir pourquoi ?! Qu'est-ce que je t'ai fait ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?

Le brun eut une expression douloureuse. Peinée.

- Justement rien ! T'es trop parfait, c'est ça le problème ! Tu n'as rien fait de mal, tout est de ma faute, et de ma faute à moi uniquement, mais il faut que je sois loin de toi, tu comprend ? Tu peut comprendre que si je te fuie, parce que oui je te fuie, c'est qu'il y a une bonne raison ? Contrairement à ce que tout le monde pense, je ne suis pas un monstre sans coeur, désolé de faillir à ma réputation ! Je suis comme tout le monde, ok ? J'ai mes peurs, mes faiblesses, je passe mon temps à faire des erreurs, je suis particulièrement pathétique, alors pour une fois dans ta vie laisse-moi tranquille ! Parce que si tu continue à me courir après, tu ne me sauvera pas de ma propre connerie comme tu sais si bien le faire, mais tu me feras plonger dedans à pieds joints, et je veux pas ! J'en ai marre de souffrir, tu piges ?!

Il avait crié la dernière phrase. Il arrivait à saturation. Il était déchiré entre une furieuse envie d'étrangler le blond sur place, et une non moins furieuse envie de l'embrasser jusqu'à en perdre le souffle. Deux émotions pour le moins contradictoires, et qui le détruisaient complètement, parce qu'il ne voulait en ressentir aucune. Des larmes de rage et d'impuissance se mirent à rouler sur ses joues pâles.

- Putain merde, fait chier !

Il les essuya d'un geste brusque, et s'en alla sans un regard en arrière. Il ne supporterait pas de rester plus longtemps en compagnie du blond, il le rendait fou. Le simple fait d'être avec lui suffisait à l'envoyer sur un petit nuage cotonneux où il souffrait le martyr. Et il ne voulait ni être sur un petit nuage cotonneux, ni souffrir le martyr. Tout ce qu'il voulait, c'était qu'on lui fiche la paix, qu'on le laisse seul. Il ne voulait plus rien ressentir, mais il était bien trop faible. Dès qu'il était concerné, les choses devenaient inévitablement terriblement compliquée. Rien ne pouvait jamais être simple dans sa vie, il n'aurait pas pu avoir une vie normale, grandir entouré d'une famille aimante, être ami avec Naruto et plein d'autres gens, tomber amoureux d'une gentille fille, un truc bateau, tout simple, tout gentillet quoi. Non. Il fallait que la vie s'amuse à lui mettre des bâtons dans les roues, et à lui faire des croche-pieds quand il était à bout de forces, pour ensuite lui mettre une montagne sur les épaules histoire d'être sûre qu'il ne se relève pas, en mode "Attend il bouge encore !"...

Il vit une maison plutôt haute, et en escalada la façade, se perchant sur le toit. Le paysage était magnifique, la forêt d'or et de bronze s'étendait à perte de vue. Il se calma petit à petit, réalisant que son comportement était tout de même excessif. Il n'en doutais plus maintenant, il aimait Naruto, il avait besoin de lui, de sa présence, de son insouciance, et être constamment loin de lui lui faisait mal, mais il refusait de se l'admettre, il voulait toujours lutter contre ce sentiment. Il ne voulait pas perdre son unique ami, et il était sûr que Naruto le repousserait s'il venait à connaître ses sentiments.

Néanmoins, Kakashi était d'une rare bonté envers lui, l'air de rien, depuis une semaine il le soutenait dans l'ombre, glissant une petite phrase de soutien par-ci par-là. Il soupira et passa sa main dans ses cheveux, ce qui le fit sourire. C'était un tic nerveux qu'il avait adopté de Ludovic, il ne le faisait pas avant de faire ces rêves étranges. Il repensa à son dernier songe. Avait-il déplacé ce qu'il voulait vivre avec Naruto sur son frère et son meilleur ami ? Il entendait encore le rire cristallin, heureux, de Shisui, alors que son frère l'embrassait goulûment. Les deux étaient morts depuis longtemps maintenant, et même si ce rêve était un vieux souvenir mélangé à ses doutes, il ne saurait jamais si ces deux là s'étaient réellement aimés autrement qu'en tant qu'amis. Il passa sa journée sur le toit, ne descendant même pas pour manger, et ne rentra que tard dans la soirée. Une assiette l'attendait encore, ainsi qu'un nouveau mot :

"Je suis désolé, j'espère que tu pourras me pardonner. S'il-te-plait, ne pars plus toute la journée comme ça, je ne sais pas pourquoi tu veux t'éloigner de moi, mais si tu en as tant besoin que ça, je ne te courrait pas après, promis. Je ne veux seulement pas que tu te mettes en danger, je tiens sincèrement à toi. J'ai demandé à Kakashi s'il accepterait d'être ton nouveau "gardien", et il m'a répondu que oui, à condition que ce soit toi qui le lui demande.
Encore une fois, pardon de t'avoir fait souffrir.
Ton ami, Naruto."

Ce type avait un don pour toujours toucher la corde sensible. Il savait que le blond devait réellement s'en vouloir de l'avoir mit dans cet état, et il culpabilisa aussitôt. Naruto n'avait rien fait de mal, c'était lui, et uniquement lui, qui foutait toujours tout en l'air. Il se laissa tomber sur sa chaise, et se mit à manger mécaniquement. De Naruto, il pensa à Arthur, toujours aux mains de ces malades, puis à Ludovic. Ils avaient tout les deux cette même cicatrice étrange, et il ne savais toujours pas d'où elle venait... Il sourit d'un air narquois, se moquant de lui-même. Il donnait tant d'importance à un simple rêve !

Le lendemain, il alla voir Kakashi, qui accepta de remplacer Naruto sans poser de questions. La semaine passa tranquillement, les deux hommes s'entendaient particulièrement bien et devinrent de plus en plus complices, comme un père et son fils. Le jour de l'anniversaire de Sakura arriva enfin. Sasuke avait promis qu'il viendrait, et il tiendrait sa promesse, même si cela signifiait passer sa soirée en présence du blond. Son cadeau était emballé, il était prêt. Il lança gaiement :

- A tout à l'heure Kakashi !

- Stop !

Le brun s'immobilisa instantanément.

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

- Ton écharpe !

Le ninja lui passa l'écharpe autour du cou en un geste affectueux, et le poussa gentiment vers la sortie.

- Aller, amuse-toi bien !

- Merci !

- Oh, et... Sasuke.

- Oui ?

- Il faut toujours suivre son coeur. Peut importe le chemin que tu choisira, tu devras affronter des épreuves. Mais si tu as suivi ton coeur, tu sauras que ce pour quoi tu te bat en vaux la peine. Le coeur est bien plus fort, et il te permet de rester debout dans la tempête. La raison, non.

Le plus jeune était bouche bée.

- Mais... Mais si le coeur veux nous emmener sur une voie qu'on sait mauvaise ?

Le ninja sourit.

- Le coeur a ses raisons que la raison ignore. C'est une phrase connue, tu devrais la connaître. Ta raison te dit qu'elle est mauvaise, ton coeur te dit que c'est la bonne. La vie n'est jamais facile, pour personne.

Les yeux d'encres se voilèrent de larmes.

- J'ai déjà suivi mon coeur. Et mon frère est mort. Vous pensez sincèrement que c'était la bonne voie ?

- C'est ce qu'Itachi voulait, mourir de ta main. Il a tout fait pour. C'était une manière pour lui d'expier ses fautes, mais il a été égoïste et t'a laissé supporter ce poids seul. Tu n'as pas à t'en vouloir pour ça. Que te dictait la raison à ce moment là ? De rester à Konoha, bien sagement ? Tu n'aurais jamais su la vérité, tu aurais passer ta vie à souffrir à cause de la trahison de ton frère, et ce dernier aurait passé sa vie à souffrir à cause de ses actes. La vérité peut être douloureuse, mais elle vaut bien plus que le mensonge.

Le brun ne sut que répondre. Il n'était qu'un enfant à l'époque, son innocence et son insouciance lui avaient été arraché bien trop tôt.

- Aller, file t'amuser, tu n'as pas d'heures à respecter ! Et souhaite un joyeux anniversaire à Sakura de ma part.

- Promis. Je n'oublierais pas.


Je sais, ce chapitre est assez court, et je m'en excuse, mais le prochain devrait valoir le coup à tous les niveaux ;-) Et si vous pouviez me dire ce que vous pensez du nouveau résumé, ce serait super gentil svp ! Je ne suis vraiment pas douée, surtout avec le nombre de caractères aussi restreint ^^"..