Me revoilà pour le chapitre 8 ! Normalement, vous allez être contents, il est plus long que la moyenne, et... ^^

Ludy : C'est vrai que le chapitre 7 ne fait pas beaucoup avancer l'histoire, mais je ne voulais pas que tout aille trop vite non plus. Je me rappelle que j'avais eu du mal à trouver l'inspiration pour l'écrire ^^" (c'était il a quelques mois maintenant, au tout début des grandes vacances je crois !). A l'inverse, j'ai écrit celui-ci en une après-midi mdr Pour Arnaud et Loïs, ça ne sert aucunement l'histoire, on est d'accord, mais j'avais envie de les mettre ensemble lol J'espère que tu ne seras pas déçue de l'anniversaire ! Pour Ludovic, il va encore falloir attendre un peu. Mais quand il se souviendra... Quand il se souviendra, ça va barder ^^ Merci beaucoup pour tes encouragements ! J'ai enfin réussi à finir le chapitre 16, sur lequel je bloquais depuis la rentrée ! *cri de joie* Et encore et toujours merci pour tes reviews, ça me fait chaud au coeur !


Chapitre 8

Les regards de travers faussement discrets commençaient à se faire de plus en plus rares, et seul Gwenvael avait encore de temps en temps une attitude suspecte. Ludovic avait appris à ignorer tout cela, il ne cherchait même plus à comprendre. Le cerveau humain était un grand mystère pour lui, et tant qu'il pouvait vivre sa petite bonhomme de vie tranquillement, il se fichait royalement de l'opinion des autres gens. Il avait toujours d'excellentes notes, un lit confortable, de quoi manger, une vraie famille, et un ami qu'il appréciait sincèrement, que demander de plus ?

Il avait habilement esquivé la visite de l'entreprise en se faisant inviter par Gwenvael. Il détestait mentir, c'est pourquoi il avait supplié son meilleur ami de l'inviter chez lui ce mercredi après-midi et pas un autre. Il n'avait absolument aucune envie de retourner de si tôt dans une pièce où son frère et son secrétaire avait très certainement fait... ce genre de choses. Il passa sa main dans ses cheveux en poussant sans bruit la porte devant lui, et se concentra sur ce que faisait son ami avec son ordinateur. En voyant l'écran, ses yeux s'écarquillèrent de stupeur et sa bouche forma un rond parfait. Il la referma et la rouvrit plusieurs fois, comme un poisson hors de l'eau, avant de réussir à produire un son.

- Ce... C'est... Tu... Je rêve ?

Gwenvael se retourna dans un sursaut, en tentant maladroitement de tourner son écran.

- Tu as vu ?

Le brun s'approcha et se saisit de l'écran, n'en croyant pas ses yeux.

- Putain la vache c'est bien ce que je crois ? Mais t'as fait ça comment ?

Le châtain était clairement mal à l'aise.

- C'est juste une question de quelques petits paramétrages, quelques algorithmes pour trouver les différents mots de passes et choper le réseau, et c'est bon...

Ludovic releva la tête vers lui, sidéré.

- Mais c'est les dossiers de la police ! T'as tout ! Les suspects, les comptes-rendus, les interrogatoires, les noms des criminels, ce qu'ils ont fait, les victimes, qui a porté plainte et en quels termes, c'est un truc de ouf ! Un machin pareil, ça doit être hyper sécurisé ! T'as pas peur qu'ils s'en rendent compte et qu'ils remontent jusqu'à toi ?

Son ami eut un petit sourire, à la fois fière et embarrassé.

- Ils ne le peuvent pas.

- Comment ça ?

- Et bien pour faire simple, pour qu'ils puissent remonter jusqu'à moi, il faut deux choses : un, qu'ils s'en rendent compte, hors je suis un véritable fantôme, j'ai fait en sorte que les systèmes chargés de détecter chaque ouverture de dossier m'ignorent, donc ils n'ont aucun moyen de savoir que je suis allé visiter tout ça à moins que tu n'aille leur dire, et je ne suis même pas sûr qu'ils te croient, étant donné qu'il n'y a aucune preuve matérielle. Sauf si tu es en train de me filmer, évidemment, mais j'ai la prétention de me considérer comme ton meilleur ami et je te fais confiance. J'ai peut être tord, mais bon, passons.

- Non, tu n'as pas tort. Tu es mon meilleur ami, et jamais j'irais raconter ça à qui que ce soit.

Le jeune homme aux yeux nacrés sourit, heureux d'entendre ces mots. Il continua l'air de rien :

- Deux, que mon ordinateur soit... Comment dire ça de manière simple. En gros, chaque ordinateur à une sorte d'adresse, c'est sa signature, ou c'est comme l'adresse d'une maison, ou l'empreinte ADN d'une personne. Et donc pour pouvoir remonter jusqu'à moi, il faut qu'ils identifient l'ADN de mon ordinateur, chose impossible puisque je l'ai effacé pour le remplacer, par...

Il s'interrompit, cherchant ses mots afin de rendre ses explications les plus claires possibles.

- Tu vois les fonds d'écrans qui changent aléatoirement ? Et bien l'ADN de cet ordinateur change aléatoirement, irrégulièrement mais à un rythme suffisamment rapide pour que l'identification d'une seule signature soit quasi impossible, et il peut aussi bien emprunter celle d'un autre ordinateur, ou tout autre objet technologique de ce genre, tablettes, portables, etc... qu'adopter une signature inexistante et créée de toute pièce encore une fois de manière complètement aléatoire. Et qui irait soupçonner un gosse de dix-sept ans d'aller fouiner dans ce genre de dossier ?

Ludovic avait des yeux ronds comme des soucoupes, tout son être exprimait une stupéfaction sans borne.

- ... Oh la vache !

- Je ne vois pas de vache ici, le taquina le châtain.

- Mais pourquoi tu fais ça ? Enfin, t'as pas dû te réveiller ce matin et te dire "Tiens, et si j'allais pirater les données de la police national" !

L'embarras revint au grand galop dans les yeux de nacre.

- Non, bien sur que non... C'est... Compliqué. Je sais que quelqu'un a qui je tiens énormément a été enlevé, et a été retrouvé, mais je ne sais pas si la police a pu identifier les coupables, ni s'ils sont en prison ou toujours en cavale...

Ludovic sentit une pointe de jalousie naître en lui. Il ne pût s'empêcher de remarquer :

- Tu dois effectivement beaucoup aimer cette personne pour prendre de tels risques. Et alors, que disent les dossiers ?

- Je n'ai encore rien trouvé. Mais ça ne saurait tarder.

- Tu me tiendra au courant alors ! Et c'est qui cette personne ?

- Je... C'est encore un souvenir assez douloureux, j'ai vraiment cru que je ne le reverrai plus jamais... Excuse-moi, mais je n'ai pas vraiment envie d'en parler...

Le brun fit de son mieux pour ne rien laisser paraître. Il connaissait Gwenvael depuis des années maintenant, et il savait que quand il voudrait en parler, il le ferait, et pas avant. Il se força à sourire :

- Je comprends, t'inquiète. Dis, tu m'apprendras ?

- T'apprendre quoi ?

- À être aussi bon que toi en informatique !

Son ami eut enfin un sourire franc. Quelque chose brillait dans ses yeux, une lueur que Ludovic n'avait pas vu depuis bien longtemps, et il fut heureux de la retrouver. Il avait toujours su qu'il était féru d'ordinateur, mais il le prenait juste pour un geek accro aux jeux vidéos, il n'avait jamais soupçonné que le châtain soit aussi doué.

- Ça risque d'être long.

- J'ai tout mon temps.

Ils eurent un sourire complice, et la première leçon de piratage informatique de Ludovic commença.

...

Une armée de pic-verts s'acharnaient sur son crâne. Et on en avait profité pour lui mettre de la mélasse dans la bouche. Oui, ça devait être ça. Des pics-verts et de la mélasse. Il tenta de se redresser tant bien que mal, mais il avait l'impression que quelqu'un avait décidé d'encourager tout ses membres à faire une révolution. Ça devait être un coup des pics-verts. A tout les coups, c'était eux. Ils étaient vraiment cruelles, et ils continuaient de s'acharner impitoyablement sur sa pauvre tête.

- Ah, t'es réveillé ? Eh les gars ! Ça y est, Sasuke s'est réveillé !

Il gémit. Pourquoi est-ce qu'il hurlait comme ça ? Ça résonnait...

- Hey, ça va ? Kiba t'a mis au défi de boire un verre de saké cul sec, et depuis tu cuves sur mes genoux.

Ohhh Naruto ! Il ricana. Y avait que Naruto pour beugler comme ça dans les oreilles des gens. Il sentit que le blond l'aidait à s'assoir convenablement, dans la mesure du possible. Attendez... "Mes genoux" ? Il prit sa tête entre ses mains.

- Putain Naruto dit aux pics-verts de dégagez où je les fout vivant au four... Et c'est qui qui m'a foutu de la mélasse dans la bouche ? grogna t-il d'une voix pâteuse.

Ah. Naruto venait de lui embrasser le front. Une douce chaleur se répandit en lui, alors qu'il se disait que quand même, le blond aurait pu mieux viser. Un baiser sur les lèvres, c'est mieux. Il sentit un souffle chaud contre son oreille, signe que Naruto chuchotait. Pourtant, il était sûr qu'il hurlait...

- Bisou magique, les pics-verts ont disparu ! Allez, bois ça, tu te sentira mieux après.

Le brun avala sans méfiance le contenu de la tasse qu'on lui présentait... et se jeta sur la bassine que Naruto lui tendait gentiment pour vomir tripes et boyaux. Il entendit un petit rire à la fois satisfait et compatissant :

- Tu vois, t'avais raison Sas'ke ! Rien de mieux que le café bien noir pour dessaouler rapidement !

Le regard assassin auquel il eut droit pour toute réponse n'eut comme résultat que de le faire rire encore plus. Soudain, ledit Sasuke sembla réaliser quelque chose et s'exclama :

- Les pics-verts ont disparu ! Et la mélasse aussi !

Tout le monde se tourna vers lui, mort de rire. Il avait les cheveux en pétards et l'expression de celui qui vient de découvrir l'eau chaude, un sourire béat aux lèvres. Ravi, le brun se mit à rire à son tour. Un rire léger, enfantin, qui s'élevait dans l'air comme une mélodie enchanteresse. Tout les bruits autour cessèrent. C'était la première fois que l'on entendait le rire de l'impassible Sasuke Uchiha.

- C'est génial ! Merci Naruto !

Et sans autre forme de procès, il serra le blond dans ses bras afin d'exprimer sa reconnaissance.

- Mouchoirs siouplé !

A la requête de Naruto, tout le monde sembla revenir à la vie.

- Quoi ? Tiens, pourquoi ?

L'Uzumaki eut un sourire complice.

- Pour mon nez.

- Ton nez ?

- Hémorragie nasale dans 3... 2... 1... Maint... !

Il ne termina jamais son mot. Sasuke, les yeux brillants de malice et de joie venait de lui embrasser le bout du nez. Il s'écria, tout content :

- Bisou magique !

Le blond en était muet. Une flamme que personne ne lui connaissait brûla un instant dans ses yeux, et il se saisit de la tasse de café qu'il remplit de nouveau afin de reprendre contenance.

- Tiens Sas'ke, bois.

Le jeune homme, qui sautillait partout comme un gosse de cinq ans, leva vers lui de grands yeux innocents et étonnés.

- Mais pourquoi ? Les pics-verts sont plus là !

Face à tant de logique, personne ne sut quoi répondre. Sakura tenta :

- Pour me faire plaisir ?

Il la regarda comme s'il la découvrait pour la première, et lâcha du même ton qu'un petit qui refuse un jouet parce qu'il veut celui là et pas un autre :

- M'en fiche de te faire plaisir. Moi je veux faire plaisir qu'à Naruto !

Les efforts de ce dernier étaient visible à l'œil nu. Tout son être semblait répéter en boucle "Self-control, self-control, self-control".

- Alors bois pour me faire plaisir ! S'il-te-plait.

Et le brun saisit la tasse et l'avala d'une traite. Pour ensuite se précipiter de nouveau sur la bassine, toujours posée sur la table basse juste devant le canapé où il avait comaté sur les genoux de Naruto. Puis il disparu longuement aux toilettes, et quand il revint, tout le monde pouvait de nouveau voir le Sasuke Uchiha qu'ils connaissaient. Par-ci par-là, on entendait encore quelques "Bisou magique !" fuser.

- Tu peut m'expliquer ce qu'il s'est passé ? J'ai bu ! Alors que je sais très bien que je ne tiens absolument pas l'alcool !

Naruto sourit, et lui expliqua calmement ce qu'il s'était passé.

- Tu es arrivé à la soirée en même temps que tout le monde, sans chercher à m'éviter. On a mangé, le repas puis le super gâteau d'anniversaire de Sakura, franchement si tu t'en rappelle pas c'est con, parce qu'il était trop bon ! Bref, on a mangé le gâteau, on a déballé les cadeaux, enfin, Sakura a déballé ses cadeaux. Et elle a particulièrement apprécié le tien, je sais pas où t'as déniché ça mais elle était aux anges !

- Et toi, tu lui a offert quoi ?

- Tu évite ma question, ria le blond. Je lui ai offert un parfum. Très original, je sais, mais bon je sais qu'elle l'aime bien celui-là. Ensuite, la fête a vraiment commencé, tout le monde s'est mis à boire, et, comme je te l'ai dit à ton réveil, Kiba t'as mis au défi de boire un verre de saké cul sec. Et tu l'a fait. Tu t'es endormi presque aussitôt en confondant mes genoux avec un oreiller, et la suite tu l'a connais.

Gêné, le brun demanda :

- Et... J'ai dormi longtemps ?

- Une heure, à peine.

- Désolé...

Sasuke qui rit, qui fait le môme, puis qui s'excuse ! Il n'était définitivement pas dans son état normal.

- C'est pas grave ! Tu sais, il y a pire que t'avoir en train de faire la sieste sur mes genoux. Et je t'avouerais qu'il y a difficilement mieux, ajouta t-il avec un clin d'oeil provocateur.

Ce à quoi Naruto ne s'attendait pas, par contre, c'était que le brun rougisse jusqu'à la pointe des cheveux.
Dans sa tête encore embrumée par l'alcool, les pensées de Sasuke se bousculaient. Tout le monde dansait au rythme endiablé de la musique, et il se laissa entraîner par l'effet de groupe. Devait-il avouer ses sentiments à Naruto ? Est-ce que c'était ça ce que Kakashi voulait dire par "suivre la voie de son coeur" ? Le blond dansait juste à côté de lui, et Sasuke pouvait sentir son regard brûlant sur lui. Une horloge indiquait trois heures du matin. Combien de temps la fête allait-elle encore durer ? Il était mis au supplice, être si proche de celui qu'il aimait sans rien pouvoir faire le rendait fou. Soudainement, toutes les lumières s'éteignirent et la musique se coupa. Quelques cris de surprises fusèrent. Et l'alcool aida beaucoup Sasuke. Il attrapa Naruto qu'il savait être contre lui, à sa droite, et l'embrassa. Il se contenta d'abord de presser ses lèvres contre les siennes, sans obtenir aucune résistance. Il lécha et mordilla gentiment la lèvre inférieur du blond, qui compris le message et écarta docilement ses lèvres, laissant leur langue entamer un langoureux ballet. Naruto attrapa alors la nuque du brun, exerçant une agréable pression dessus afin que leurs bouches restent soudées, et prit les commandes du baiser. Lorsque la lumière revint enfin, en même temps que l'assourdissante musique, ils étaient tout les deux l'un en face de l'autre, les joues roses et le regard bouillonnant de désir, aussi surpris l'un que l'autre. Naruto fut le premier à se ressaisir.

- Suis-moi, ordonna t-il en se saisissant de la main du brun.

Ce dernier se laissa entraîner hors de la salle, trop choqué par son propre acte, et par la réaction du blond, pour réagir. Son cerveau ne se décida à faire son job que lorsque la porte d'entrée de l'appartement dans lequel ils venaient d'entrer claqua.

- Mais... C'est ton appart' ?!

- Quelle perspicacité, souffla Naruto tout contre ses lèvres. Pourquoi est-ce que tu as fait ça ?

- Fait quoi ?

- Ça.

Et le blond l'embrassa. Sasuke sentit le désir monter en lui à une vitesse affolante, il était bien trop doué pour les baisers ! Ce qui signifiait qu'il devait très certainement être bien trop doué ailleurs... Il tenta vainement de chasser cette idée de son esprit, idée qui ne l'aidait en aucun cas à garder le contrôle de son corps. Lorsque leurs bouches se séparèrent, le brun rompit immédiatement l'espace entre elles. L'alcool et l'amour aidant, il n'était plus que désir. Pourquoi lutter alors qu'il en crevait d'envie, et qu'au vu de la manière dont réagissait Naruto, il en crevait d'envie aussi ? Le blond les guida vers sa chambre, sans jamais interrompre la délicieuse danse de leurs langues. En sentant le lit contre ses mollets, Sasuke grimpa dessus, tirant à lui Naruto par le col. Il se retrouva allongé, l'Uzumaki à califourchon au dessus de lui, le regard brûlant de cette flamme qu'il lui avait déjà vu un peu plus tôt dans la soirée. La voix déjà rauque de désir, le blond murmura :

- Tu es sûr de vouloir continuer ? Après ce sera trop tard, je ne pourrai plus faire machine arrière.

Avec un sourire provocateur, Sasuke appuya sa main sur l'entre-jambe devant lui, arrachant un gémissement de plaisir à son aimé, et demanda, goguenard :

- Parce que tu penses sincèrement pouvoir faire machine arrière maintenant ?

Les yeux bleus se noyèrent dans ceux d'encres sous lui.

- Tu l'auras voulu.

Il ôta d'un geste rapide son maillot, et leurs bouches se retrouvèrent, s'explorant de nouveau comme si elles se découvraient pour la première fois. Les mains de Naruto se faufilèrent sous le t-shirt du brun sous lui, pendant qu'il embrassait le bord de sa mâchoire, descendant dans son cou. Sasuke lui rendait ses caresses, faisant courir ses mains sur le dos de son amant, les muscles puissant roulant sous ses doigts selon les mouvements du blond. Il était sur un petit nuage, sans aucune notion du temps ni de l'espace, le plaisir et le désir lui embrouillant l'esprit plus sûrement que l'alcool encore dans ses veines. Une vague de plaisir l'envahit soudain, le faisant frissonner. Il soupira d'aise, alors que le sexe de Naruto frottait lascivement contre le sien douloureusement tendu. Il le vit attraper quelque chose dans le tiroir de sa table de chevet, puis la délicieuse sensation s'arrêta, lui arrachant un grognement mécontent. Amusé, le blond chuchota :

- Sois patient...

Son souffle vint chatouiller la zone ultrasensible de ses parties génitales, le faisant frémir. Il redressa soudainement la tête en sentant quelque chose de tiède et gluant contre son intimité.

- Détend-toi, souffla Naruto.

La sensation était étrange, un peu gênante, mais pas désagréable. La surprise, l'amour, le désir, toutes les émotions qu'il ressentait en ce moment formaient un tourbillon dans ses yeux noirs, qu'il ancra dans ceux azurs. Sans le lâcher des yeux un seul instant, le blond ajouta un deuxième doigt. Il attendit quelques instants, puis entama un lent va-et-vient, s'assurant que son amant ne souffrait pas. Sasuke l'encouragea d'un signe de tête, sa respiration de plus en plus saccadée, et il ajouta un troisième doigt. Il le prépara longuement, avec soin, jusqu'à ce que le brun, n'y tenant plus, gémisse :

- Bordel Naruto... Tu comptes attendre encore combien de temps ?

Il rit, un petit rire soufflé, et chuchota, s'amusant à rester le plus proche possible de la verge désespérément tendu pour la taquiner de son souffle :

- Jusqu'à ce que tu me le demande...

- Ahh ! Jusqu'à ce... Jusqu'à ce que je te demande quoi ?

Le plaisir qu'il ressentait lui faisait peu à peu perdre pied, mais ce n'était pas suffisant.

- Tu le sais très bien... Je veux être sûr que tu le veuille vraiment, que tu ne le perçoive pas comme si je te forçait...

Le brun se mordit la lèvre inférieur. Ça ne lui ressemblait pas, être ainsi, offert, complètement dominé. Mais tout ce qu'il était capable de faire efficacement se résumait à s'agripper aux draps sous lui. Il murmura, supplia presque :

- S'il-te-plaît Naruto...

Une langue aventureuse passa sur son sexe, le faisant gémir de plus belle.

- Ah.. Non.. Naruto, s'il-te-plaît... Tes doigts... C'est pas suffisant.

L'aventurière abandonna son exploration, et les doigts le quittèrent. Le blond souffla tout contre son oreille :

- Je t'aime Sasuke.

Et sans lui laisser le temps de comprendre sa phrase ni de réagir, il le pénétra tendrement, avec une lenteur toute calculée. Le brun décida alors que les draps, c'était sympa, mais on faisait mieux, et s'agrippa au cou de Naruto, étouffant ses gémissements contre ses lèvres. L'Uzumaki accéléra le rythme, obtenant des cris de plaisir, et il répéta :

- Je t'aime Sasuke.

La première fois, l'information n'avait pas atteint son cerveau, perdu dans les méandres du plaisir. Cette fois-ci, elle l'atteignit. Naruto lâcha un cri de surprise et de plaisir en sentant brusquement le brun se resserrer autour de lui. Il serra les dents, tentant de retenir ses gémissements.

- Tu... Tu viens de dire quoi ?

Sasuke le dévorait de ses grands yeux inquiets, noyés dans le plaisir. Naruto sentit que son coeur ratait un battement. Oh oui, pour l'aimer, ça il l'aimait. Il en était fou amoureux, et ses perles azurées reflétaient l'intensité de ses émotions, alors qu'il fondait sur la bouche offerte. Il répéta encore, pour la troisième fois :

- Je t'aime. Je t'aime à la folie Sasuke.

Il était d'une beauté à couper le souffle, ses cheveux noirs épars, les joues rosit de leurs ébats, et cette expression sur le visage, l'expression d'une joie intense, immense. Il rit, d'un rire cent fois plus beau que celui qui lui avait échappé à l'anniversaire, et Naruto crut que son coeur allait s'arrêter pour de bon. Quelques larmes roulèrent sur les joues du brun, souriants. Des larmes de joie, de soulagement, d'un plaisir trop intense.

- Moi aussi je t'aime, Naruto, souffla t-il dans un sourire.

Ç'en fut trop pour lui. Dans un dernier et vigoureux coup de reins, il atteignit enfin l'orgasme, presque en même temps que Sasuke. Ils restèrent un long moment immobile, le souffle court, chacun plongé dans les yeux de l'autre, n'osant y croire. Naruto se retira enfin, et serra le brun dans ses bras, le tenant tout contre lui.

- C'est pour ça que tu me fuyais ?

- Oui...

Ils chuchotaient, préservant la magie du moment. Sasuke sentit que le blond resserrait son étreinte.

- Pardon..

Le blond déposa un petit baiser sur ses lèvres.

- Tu n'as pas à t'excuser. Par contre, je vais devoir aller remercier Kiba de t'avoir fait boire.

Le brun eut un petit rire.

- La prochaine fois que tu me fais boire du café noir, je sais pas ce que je te fait. C'est efficace, mais juste horriblement immonde et désagréable.

Il releva la tête, surpris du silence, et croisa le regard brûlant de Naruto.

- Ne ris devant personne d'autre que moi.

Il l'interrogea du regard, cherchant le rapport.

- Si tout le monde savait à quel point tu es mignon quand tu ris comme ça, tout les mecs de Konoha et des alentours deviendraient aussitôt gay et on aurait un gros problème de naissances.

Le blond avait dit tout ça d'un ton très sérieux, et Sasuke sentit des bulles de rires se mettre à pétiller dans son cerveau.

- Et pour le café noir, si à chaque fois tu profite d'une coupure d'électricité pour m'embrasser comme tu l'a fait et que ça termine comme ça, je crois que je vais t'en faire boire tous les jours !

Toujours un ton aussi sérieux, comme s'il expliquait une théorie complexe et indispensable à la survie de l'humanité. Les bulles éclatèrent, et le brun fut secoué d'une vrai crise de fou rire, devant un Naruto qui n'avait rien vu venir. Il gronda, faussement fâché :

- Ma parole, mais tu veux un second round !

Sasuke lui lança un coup d'oeil taquin, et se colla un peu plus contre lui.

- Qui sait ?

- Tu l'aura voulu !

Et le blond se jeta voracement sur sa proie, ravie et on ne peut plus consentante.


Alors ? Qu'est-ce que vous avez pensé du chapitre ? Et du lemon ? ^^" C'est le moment un peu stressant où j'attends votre verdict.. J'espère sincèrement que ça vous aura plu en tout cas !