Voici enfin le chapitre 10 ! Pardon pour le retard !
J'ai reçue une review d'une personne sans pseudo pour le chapitre 8, alors voici ma réponse : Désolée, pour les folies côté sexe, c'est pas que je n'ai pas envie d'en écrire hein, mais le scénario ne s'y prête pas trop.. Pour l'anniversaire de Sakura, j'avoue que je ne l'aime pas, alors je n'avais pas envie de décrire sa fête d'anniversaire XD C'est vraiment puérile comme réaction, mais bon. Pour Ludovic, il ne s'en rappelle pas encore, patience..! ^^
Ludy : Je ne le prends pas mal du tout, j'en étais consciente, mais je l'ai gardé quand même, et tu comprendras pourquoi à la fin de ce chapitre ;-) Le plus dur reste à venir, c'est peu de le dire ! J'espère que la suite te plaira toujours autant ^^
Chapitre 10
Trois heure. Cela faisait trois heure. Trois heure que son frère le trimbalait de bureaux en bureaux, s'extasiant devant les prouesses de la technologie. Ici, on s'occupait de tout préparer, l'usine était à quelques kilomètres de là. Ici, on créait, perfectionnait, modélisait. Ici, les bureaux étaient spacieux et lumineux. Ici, la machine à café n'était jamais en panne. Ah, non, pardon. Ici aussi, la machine à café pouvait tomber en panne, en attestait la petite feuille scotchée sur la machine qui balançait son "H-S" griffonné à la va-vite à la tête des employés en manque de caféine. Ludovic lâcha un soupir exaspéré. Son frère était débordant d'enthousiasme, et Loïs le suivait partout, le couvant d'un regard énamouré quand il pensait que personne ne le voyait, adoptant une attitude réservée et sérieuse, très professionnelle, quand il se savait observé. Il avait eu le droit à une visite in-té-grale. Même les remises et l'espèce de placard qui contenait l'imprimante du coin nord-est du bâtiment 3 y étaient passés. Gwenvael était parti en week-end chez ses grands-parents, plein de remords car il abandonnait son pauvre meilleur ami à un triste sort.
-...stolets sont de plus en plus performants. Ils permettent de tirer plus loin, avec plus de précisions, et nos meilleurs ingénieurs travaillent à un équilibre parfait du poids et de la taille. Ces pistolets sont bien sûr réservés à une élite pouvant s'offrir ce genre d'arme. L'Amérique est évidemment notre client numéro 1, puisque les gens y sont tous armés, mais le Japon, l'Italie et la Russie sont également d'excellents clients, très demandeurs de ce genre d'armes précises, légères et discrètes...
Il déconnecta pour la énième depuis le début de la visite. Son aîné, d'ordinaire réservé, avait un débit apparemment intarissable lorsqu'il s'agissait d'armes. Ludovic avait en effet découvert qu'Arnaud était certes PDG, mais pas de n'importe quelle boîte. Non, Monsieur Arnaud Ilops était le PDG de H.L, Hiden Leaf, l'une des entreprises d'armes les plus réputées au monde. Rien que ça. L'entreprise avait un pied un peu partout dans le monde, ou plutôt une tentacule, ce qui faisait d'HL une gigantesque pieuvre possédant une part non négligeable du marché des armes. Ludovic venait de visiter le siège de l'entreprise, là où toutes les grandes décisions étaient prises, là où tout se jouait véritablement. L'ensemble était composé de trois bâtiments, reliés entre eux, qui formaient un U. L'entrée principale était celle du bâtiment centrale, le numéro 1, encadré à sa droite du bâtiment 2, où l'on réfléchissait à l'ergonomie et la performance, et à sa gauche du bâtiment 3, où était géré tout ce qui touchait aux finances, tel que le coût des matériaux utilisés, etc. Le bâtiment centrale, lui, concentrait l'élite de l'élite, qui validait ou rejetait les propositions des autres entreprises ou des bâtiments 2 et 3, et possédait un étage supplémentaire : l'étage du PDG et son secrétaire. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent avec un petit "Ding !" sonore, ramenant le brun à la réalité.
-... Et voici donc le dernier étage, là où Loïs et moi travaillons.
"Et pas que..." songea Ludovic.
- Voici donc le salon, là où j'accueille les personnages les plus importants avec lesquelles il nous est donné de travailler...
" Sans déconner, j'étais pourtant persuadé que tu y accueillait des livreurs de pizza !"
- Les canapés sont en cuir, évidemment, et ont été fabriqués à quelques kilomètres d'ici, par des artisans français. Comme tu as pu le remarquer, nous prônons la qualité française et le travail français. Le bureau de Loïs est en chêne, et est tout d'un bloc, je te laisse imaginer la taille de l'arbre qu'il a fallut couper pour le fabriquer !
"Pourquoi, on écrit moins bien sur un bureau en contre-plaqué acheté chez Ikea ?"
- Aux fenêtres, c'est un verre très particulier, extrêmement solide, le même que celui utilisé dans les grands buildings où les murs sont entièrement vitrés.
"C'est marrant ça, j'aurais juré que vous auriez utilisé du simple vitrage pourtant !"
Il allait exploser. Mais qu'est-ce qu'il en avait à faire du bois utilisé pour le bureau ou de la qualité des fenêtres ? Après lui avoir fait toute l'histoire des sanitaires, son frère se dirigea enfin vers son bureau, la dernière pièce à visiter. Au moment de franchir le seuil, Ludovic marqua un temps arrêt. C'était ici, contre le mur à sa droite qu'il les avait vu. Qui sait ce qu'ils avaient fait ensemble une fois qu'il était parti ? Il tenta de penser à autre chose, trop tard. Une image de Loïs, s'accrochant au cou de son frère, les jambes enroulées autour de sa taille, le dos collé au mur, pendant qu'Arnaud les emmenait au septième ciel s'imposa à son esprit. Foutu cerveau. Il vira lentement au rouge pivoine, tentant désespérément de se concentrer sur l'exaspérant discours pour chasser les images moins de 18 ans qui dansaient, ou plutôt copulaient, dans sa tête.
- Ludovic, tu te sens bien ? Tu es tout rouge !
Et merde, grillé. Une excuse, vite !
- Je... Je ne me sens pas super bien, j'ai un peu chaud.
Le secrétaire mit immédiatement une main sur leurs deux fronts, comparant les températures. Il fronça les sourcils, prit une expression inquiète, et finit par dire :
- Je pense que tu as de la fièvre, tu devrais rentrer tout de suite et te reposer un peu.
- Quoi ? Oh je suis désolé frérot, je n'avais même pas remarqué ! Je suis vraiment un frère indigne ! Je vais demander à Sébastien, mon chauffeur, de te ramener.
- Panique pas Arnaud, je vais l'accompagner, occupe toi d'appeler Seb pendant ce temps là.
Et sans plus attendre, le châtain l'entraîna dans l'ascenseur. Dès qu'il fut certain d'être hors de portée de voix, il se mit à rire.
- Ma parole, tu es encore meilleur comédien que ton frère ! J'ai cherché tout le long un moyen de mettre fin au supplice, mais tu étais tellement impassible, rien à faire ! Heureusement que tu est devenu un peu rouge, parce que sinon tu aurais eu le droit à comment il a eu chacun des tableaux présents dans son bureau, etc, il y en aurait encore eu pour au moins une heure !
Ludovic poussa un soupir de soulagement.
- Désolé, j'avais pas fait gaffe que ça te gavait autant que moi. Je retiens, la prochaine fois je fais semblant de me tordre la cheville dans les premiers escaliers qu'on monte !
Il rit à son tour.
- Tiens, Seb est déjà là ! Tu peut lui demander de te déposer ou tu veux, si tu lui demande il ne dira rien à ton frère, déclara t-il d'un ton complice.
Une demi-heure plus tard, il était dans sa chambre, affalé sur son lit, perdu dans ses pensées. Si elle avait été profondément ennuyeuse, cette visite lui avait néanmoins permis de déconnecter de ses questionnements quotidiens. Il avait de plus en plus nettement le sentiment que quelque chose lui échappait. Comme si tout le monde autour de lui savait quelque chose qu'il ignorait. Et il détestait ça. Il soupira en se relevant, se torturer l'esprit ne l'avancerait en rien. Si on lui cachait quelque chose, il devait y avoir une bonne raison, et tout vient à point à qui sait attendre, comme disait le dicton. Il attrapa une serviette, et se dirigea vers la salle de bain : une douche l'aiderait certainement à se détendre.
...
- Chéri, je suis rentré !
- Bon retour à la maison.
Naruto s'avança vers lui, le regard indéchiffrable, un sourire aux lèvres.
- La mission s'est bien passée ?
Sasuke accrocha son manteau, et se débarrassa rapidement de ses chaussures.
- Comme sur des roulettes, ce n'était qu'une bande de petits voyous qui s'amusaient à vandaliser des boutiques. On les a attrapé rapidement et sans trop de soucis, le seul problème c'est que c'était loin...
Le sourire du blond s'agrandit, et dès que son aimé se redressa, il le colla au mur, plaquant ses lèvres contre les siennes.
- Toi aussi tu m'a manqué, chuchota t-il, avant de reprendre possession de la bouche du brun.
Sasuke se laissa faire avec plaisir, s'accrochant d'une main au t-shirt du blond, et laissant l'autre venir se glisser dans ses cheveux. Ce n'était pas parce qu'il était coincé contre le mur qu'il ne pouvait rien faire pour autant. S'amusant d'avance de la réaction qu'il allait provoquer, il glissa son genoux entre les deux jambes devant lui, et remonta doucement, exerçant une légère pression sur l'entre-jambe de son amant. Les yeux bleus azur s'écarquillèrent de surprise, et un gémissement franchit la barrière de ses lèvres pour finir étouffé par leur baiser. Il profita aussitôt de ce bref instant pour inverser leurs positions, retenant les poignets de Naruto au dessus de sa tête, contre le mur. Il se pencha, traçant un sillon brûlant sur la mâchoire, descendant lentement dans le creux du cou, qu'il mordilla tendrement. Puis il le lâcha et recula, satisfait, un sourire provocateur aux lèvres.
- C'est pas tout mais j'ai faim !
L'expression indignée qu'il obtint valait tout l'or du monde. Les yeux encore assombris de désir, et la bouche ouverte sur un cri de protestation muet. Il entendit un rire enfantin s'élever dans les airs. Son propre rire. Cela faisait deux mois qu'il était sur un petit nuage avec Naruto, le bonheur total, et il commençait à s'habituer à rire, sourire, à être heureux. Il l'aimait à la folie, sa présence était une drogue dont il ne pouvait plus se passer. Une semaine de mission lui avait semblait être des siècles, le blond lui avait terriblement manqué. Il déposa un petit bisou sur sa joue, et répéta, sur un ton d'excuse :
- J'ai vraiment faim. J'étais pressé de rentrer et du coup je ne me suis pas arrêté pour acheter à manger sur le chemin du retour...
Naruto souffla, boudeur.
- Je vois qu'on me préfère de la nourriture !
Il lui attrapa le bras et l'entraina dans la cuisine, son entrain déjà retrouvé.
- Regarde ce que j'ai préparé ! J'y suis depuis ce matin ! J'ai fait les ramens moi-même, je n'ai même pas été les acheté chez Ichiraku !
Une lueur inquiète traversa son regard.
- Par contre, j'ai voulu tester une nouvelle épice pour aromatiser le riz, je sais pas si tu vas aimer...
Sasuke lui sourit, rassurant, tout en s'installant à table et en se servant généreusement.
- Pas de soucis, vu comment j'ai les crocs, je ne vais pas me formaliser d'un petit changement de goût !
Un instant plus tard, un sifflement admiratif retentissait.
- C'est trop bon ! C'est quoi ton épice ? Avoue Naruto, tu veux me rendre obèse ?! Regarde mon ventre, depuis qu'on est ensemble, il s'arrondit de jour en jour. Avec tes petits plats, je vais vraiment finir par perdre mes abdos super musclés et mon ventre extra plat !
Naruto se détendit visiblement, et son habituel sourire revint aussitôt se coller sur son visage, en même temps que son rire franc qui alluma des paillettes de bonheur dans les yeux du brun.
- Je ne me fais aucun souci pour ton ventre ! L'épice, c'est du...
Il ne termina pas sa phrase. Ils se regardèrent, la même lueur d'inquiétude dansant dans leurs yeux. Quelqu'un venait d'entrer dans leur appartement en crochetant la serrure. Des années et des années d'entraînement leur avait permis d'entendre le léger cliquetis malgré la conversation. Sasuke se releva en silence, sa main glissant lentement vers son kunai. Des hommes masqués envahirent alors la pièce, venant de toute part, et avant même que l'un des deux n'ait le temps de faire le moindre mouvement, Naruto était plaqué contre un mur, l'un des ANBU Racine lui liant les mains dans le dos. Sasuke bondit pour lui venir en aide, mais trois ninja le retinrent, et il entendit une voix lui souffler dans l'oreille :
- On est ici sur ordre de l'Hokage. Reste calme, on veut Naruto, pas toi.
Il s'immobilisa.
- Qu'est-ce que vous lui voulez ?
Sa voix n'était qu'un grondement, sourd et menaçant. Naruto avait fini par arrêter de se débattre et de protester, et celui qui le tenait contre le mur lâcha enfin d'un ton accusateur :
- Uzumaki Naruto, vous êtes en état d'arrestation pour les meurtres de cinq villageois.
Il aurait préféré que le sol s'effondre sous ses pieds. Ç'aurait été moins douloureux. Naruto ? Un assassin ? S'il tuait, c'était pour une mission, parce qu'il n'avait pas d'autres choix. Pas comme ça, gratuitement. Et encore moins des habitants de Konoha. Il ne comprenait plus rien, et vu l'expression abasourdi du blond, lui non plus.
- Hein ? C'est une blague ? Des meurtres ? Y a eu des meurtres dans Konoha ?
- Jolie tentative de faire croire à ton innocence, mais tu ne nous auras pas. Tu nous as bien fait courir, bravo, mais le jeu est fini maintenant. Et tu as perdu.
- Non, attendez, il y a une erreur !
Les ANBU Racine ne l'écoutait plus, pas plus que Sasuke. Ils emmenèrent celui qu'ils affirmaient être coupable de meurtres, laissant le brun seul, et perdu. Le claquement de la porte se refermant sur le groupe le tira de sa torpeur. Naruto était innocent, ça allait de soi, rester à le prouver avant qu'il ne soit trop tard. Il attrapa la première paire de chaussures qui lui passait sous la main, et jura en se rendant compte que c'était les plus longues à enfiler. Une fois les lacets fait, il couru d'une traite jusqu'au bureau de l'Hokage, dans lequel il entra sans prendre la peine de frapper, en ouvrant la porte à la volée. La jeune femme releva la tête, surprise.
- Sasuke ? Qu'est-ce qu'il se...
- C'est moi qui devrais poser la question !
Il avait presque crié. Le regard de l'Hokage se durcit, et elle lui répondit d'une voix calme mais qui ne permettait aucune discussion, détachant soigneusement chaque syllabe :
- Naruto est un assassin.
- Vous savez aussi bien que moi que ce n'est pas vrai ! Naruto n'a pas tué ces gens, on ne savait même pas qu'il y avait eu des meurtres avant que les Racine n'arrivent !
Son expression s'adoucit légèrement et se fit plus compatissante, plus compréhensive.
- Je comprends ta douleur, Sasuke, mais c'est un fait. Naruto a tué ces villageois. Il sait très bien cacher son jeu, il l'a toujours su. Sous ses airs d'enfant innocent se cache un monstre.
Ses yeux s'écarquillèrent d'horreur et il sentit que tout son sang désertait son visage. Ce n'était pas possible. Pas Tsunade. Elle ne pouvait pas croire que Naruto était réellement le coupable. Il sentit une main se poser sur son épaule et la serrer doucement, en un geste maladroit de réconfort.
- Je sais que c'est dur. Sois fort. Tu n'y est pour rien, il a choisi cette voie seul.
Il se retourna vivement, les larmes menaçant de déborder de ses yeux encore plus sombre qu'à l'accoutumée.
- Non, pas toi aussi, balbutia t-il. Pas toi Kakashi, tu peut pas croire une chose pareille.
Le seul œil visible du ninja reflétait toute la tristesse qu'il ressentait en cet instant. Il prit le plus jeune dans ses bras, semblant autant chercher à le consoler qu'à se consoler lui.
- On ne peut rien y faire. On n'a pas d'autre choix que de l'accepter.
- Non, non, non ! Jamais !
Il repoussa brutalement Kakashi, s'arrachant à son étreinte, et se dirigea vers la sortie. Il sentit qu'il le retenait par le bras, et il se retourna, le regard mauvais.
- Quoi ?, cracha t-il. Si c'est pour m'expliquer à quel point j'ai tord et vous avez raison, tu peux économiser ta salive.
Il était injuste, il le savait. Kakashi souffrait aussi, tout comme Tsunade, mais aucun des deux ne ressentait ne serait-ce qu'un millième de la douleur et de la terreur qui lui tordait les tripes et lui donnait envie de vomir. Naruto était innocent, et il était le seul à encore y croire.
- Ne sors pas. Pas maintenant. Tout le village est de sorti, c'est le concours à qui sera le plus langue de vipère. Le Conseil du Village est en train de statuer sur son sort, tout ce que l'on peut faire est attendre.
- Attendre et prier pour que sa mort sois rapide et pas trop douloureuse ?, siffla t-il, amer.
- Attendre et prier pour que sa mort sois rapide et pas trop douloureuse, confirma gravement l'homme en face de lui.
C'en fut trop pour lui. Il craqua.
Les larmes dévalèrent ses joues pâles, et il pleura longuement contre le torse de celui qui l'avait déjà aidé tant de fois dans les moments difficiles. Tout son corps était secoué de violents tremblements, et ses sanglots furent rapidement coupés par des hoquets. Le désespoir s'insinuait en lui tel un serpent vicieux, il savait, il sentait que c'était fini. Qu'il avait perdu. Les deux heures qui suivirent furent les plus longues de toute sa vie. Tsunade avait rejoint les deux membres du Conseil, et pendant ce temps il agonisait à petit feu, redoutant le moment où l'on viendrait les avertir qu'ils avaient tranché. Il était en état de choc. Il frissonnait encore par moment, mais ne pleurait plus. Il lui semblait qu'il n'avait plus de larmes, que sa peine était trop immense, trop intense pour que quoi ce soit ne sois suffisamment fort pour l'exprimer.
- Tout le monde doit se rendre immédiatement sur la place du village.
Il regarda le nouveau venu d'un air hagard, et le suivi docilement. Il n'était plus capable de réfléchir correctement, tout ce qu'il parvenait encore à souhaiter était de se réveiller de cet horrible cauchemar. Tout les villageois étaient rassemblés sur la place, au centre duquel avait été installé un échafaud. Un frisson de terreur lui parcouru l'échine. On allait pendre Naruto. On allait le pendre en place publique, comme dans le Moyen-Âge de ses rêves étranges où il s'appelait Ludovic. Il le vit. Il avait le dos droit mais les yeux vides. Naruto. Ils allaient tuer Naruto. Homura, Koharu et Tsunade montèrent à leur tour sur l'échafaud, afin d'être surélevé par rapport à la foule. Le vieux conseiller fut le premier à prendre la parole :
- Villageois de Konoha. Nous vous avons réunis ici afin de juger un crime terrible, une abomination... L'un d'entre nous, un villageois, a sauvagement assassiné cinq de nos camarades, de nos proches. Fort heureusement, la qualité d'investigation et la sagacité des ANBU Racine ont permis de mettre la main sur le criminel avant qu'il ne frappe de nouveau. Nous avons décidé d'en faire un exemple, afin que chacun retienne que le meurtre n'est en rien anodin. Personne n'a le droit d'ôter une vie sans motif valable. Le meurtrier, Naruto Uzumaki, sera donc pendu ici même, et il sera fait de même à tous ceux qui oseraient tenter de marcher dans ses pas.
Il se tourna vers un homme masqué, un ANBU Racine.
- Exécutez le condamné.
Naruto fut poussé en avant, et l'homme glissa la corde autour de son cou, l'ajustant soigneusement. Sasuke se précipita, repoussant frénétiquement les gens sur son passage, il pouvait encore arriver à temps, il pouvait encore empêcher ça. Une poigne ferme le retint. Il se débattit en hurlant :
- Vous vous trompez, Naruto est innocent ! Vous faites erreur !
Kakashi lui plaqua une main sur la bouche pour le faire taire, et ne le lâcha pas même lorsqu'il le mordit avec force. Les perles azurs de Naruto semblèrent reprendre vie un instant et s'accrochèrent presque désespérément aux onyx de Sasuke, qui ne cessait de se débattre avec force. Le blond lui sourit tristement et articula quelque chose silencieusement.
Puis l'homme poussa sur le levier.
Le plancher sous les pieds de Naruto disparu instantanément. Sasuke ferma les yeux. Il maudit ses oreilles surentraînées qui captaient le grincement de la corde oscillant lentement, avec, à son bout, le corps de celui qu'il aimait et qu'il ne cesserait jamais d'aimer. La voix de l'homme s'éleva, dénuée de toute émotion, un simple constat :
- C'est bon. Il est mort.
Une douleur lancinante lui déchira alors la poitrine, et il hurla le nom de celui qu'on venait de lui arracher, son esprit rejouant sans cesse ses dernières paroles : Pardon. Je t'aime.
Je sais, vous me détestez. Moi aussi je me suis haï en écrivant ces mots. Mais ! C'est une Happy End, je vous le promets, alors attendez encore un peu avant de faire des poupées vaudoux à mon effigie, hein ! Et non, Naruto ne ressuscitera pas (ceux qui m'ont lu en "avant-première" l'ont cru, et je ne veux pas que vous ayez de faux espoirs)...
Je vais essayer de ne pas être en retard pour le prochain chapitre, promis ! ^^"
