Merci à tous pour vos reviews ! Ca m'a fait tellement plaisir ! Ecrire des reviews est le plus beau cadeau que vous pouvez faire à une auteure, vous n'imaginez pas ma stupéfaction et ma joie chaque fois que je voyais dans mes mails "Review Älskande" ! C'est amusant, je pensais que ce serait la mort de Naruto qui provoquerait le plus de mouvement et de review enflammée, et au final c'est sur ce chapitre là que j'ai reçu le plus de review je crois ^^ Mille fois merci !
Ludy : Maintenant, à chaque chapitre que je poste, je guette ta review, je l'attends toujours avec impatience, merci de toujours prendre la peine de m'écrire un petit mot ! Mais c'est tellement frustrant de devoir attendre de poster le chapitre suivant pour pouvoir te répondre ! Tu sais que si tu me tue, je ne pourrais pas écrire la suite ? (oui, je défends ma peau comme je peux, et je trouve que c'est un très bon argument ça xD) Pour le "sadisme", j'avais peur que ça choque, je suis un petit Bisounours dans l'âme, les trucs darks c'est pas vraiment mon style (dans le sens où après je voyais mal comment le faire passer en mode tout gentil, ça ferait à peine schizophrène O.o), du coup j'ai essayé d'éviter.. Mais dans ma tête, j'ai toute une panoplie d'idées de choses plus trashs les unes que les autres que Sasuke aurait pu faire à Barnabas, même si c'est surtout contre Enzo que j'avais une dent (une très grosse !). Pour la grossesse, réfléchis et tu devrais trouver par toi-même la réponse ;-) Un indice, je ne fais pas de "sautes temporelles" (ça a un nom spéciale mais je ne m'en rappelle plus..), c'est-à-dire que tu sait "tout" ce que Ludovic/Sasuke a vécu. Bon, ça va si tu m'aime encore un peu XD J'espère que ce chapitre là te plaira un peu plus et que tu auras moins envie de me tuer !
grenouille : Haha, ça vient, ça vient ! Patiente encore un petit peu ^^ Merci beaucoup ! Oh, c'est trop gentil ça ! Je prends note ! *se met à danser de joie*
Chapitre 16
Un tourbillon d'émotions envahit Sasuke. La joie, le soulagement, l'amour, puissant, dévorant.
Il était vivant !
En deux enjambées, il était contre le blond. Il pressa ses lèvres contre les siennes, retrouvant leur douceur, et lui mordilla tendrement la lèvre inférieur. Naruto ouvrit aussitôt la bouche, agrippant les fins cheveux noirs afin d'approfondir leur baiser, imposant à leurs langues un ballet effréné. Sasuke le repoussa contre le mur, en le tenant fermement par la taille. Son corps était secoué de frissons au fur et à mesure que les mains d'Arthur l'exploraient. Il était enfin là, contre lui, dans ses bras. Il avait l'impression que ses mains étaient partout à la fois, que ses émotions allaient le submerger et le rendre fou, que jamais il ne serait rassasié. Ses propres mains remontèrent, retrouvant avec plaisir le torse musclé du blond, qui gémit de plaisir contre ses lèvres. Ils semblaient soudés, incapable de se détacher l'un de l'autre. Il lui avait tant manqué ! La langue de Naruto descendit dans le creux de son cou, remonta sur sa mâchoire, alors que leurs respirations se faisaient de plus en plus saccadées, puis il l'embrassa de nouveau, avec toujours plus de passion, toujours plus d'ardeur.
Ses muscles se détendirent petit à petit, et la douleur qui lui comprimait la poitrine depuis ce jour, le jour où Naruto était mort, celui où tous ses souvenirs lui étaient revenus d'un bloc, s'apaisa enfin. Elle était toujours là, l'angoisse sourde de le perdre à nouveau, de revivre ça, mais il savait qu'avec le temps, la blessure cicatriserait. Ce n'était plus une plaie ouverte, une souffrance constante qui le suivait partout, à laquelle il ne pouvait échapper. Il appuya son front contre celui de l'homme qu'il aimait, et se mit alors à pleurer, de soulagement, de la terreur qui l'avait habité ces derniers jours, craignant qu'il ne soit mort dans ce monde aussi, de culpabilité de ne pas s'être souvenu plus tôt. Toutes les émotions qu'il avait soigneusement barricadées s'échappèrent d'un coup, et il serra Arthur dans ses bras comme un naufragé, refusant de le laisser s'éloigner, de ne plus sentir le contact de sa peau. L'horrible peur, vicieuse, que tout cela ne soit qu'un rêve le hantait malgré lui. Le blond lui rendit son étreinte, avec force, ses propres larmes se mêlant à celles de Sasuke.
- J'ai cru que je ne te reverrai jamais. Que j'étais devenu fou, ou que j'allais le devenir, murmura t-il.
- Je suis désolé.
Ludovic s'excusa dans un sanglot, le remord pesant sur ses épaules maintenant que la douleur l'avait laissé en paix.
- De quoi ?
- De ne pas avoir réussi à empêcher tout ça ! La condamnation, l'enlèvement, de ne pas m'être souvenu plus tôt, de...
Naruto le fit taire d'un baiser délicat, d'une tendresse infinie. Le brun releva des yeux brillants de larmes, et il pût à nouveau expérimenter que les mots étaient bien peu de choses. L'amour qui noyait les deux lacs d'azur du blond valait tous les discours du monde. Ils auraient tout le temps de parler, de partager leurs souvenirs, maintenant. Il n'y avait aucune rancœur, juste de l'amour, et la joie de se retrouver. La simple présence de Naruto suffisait à l'apaiser. Il lui caressa doucement la joue, dessinant du pouce l'endroit où aurait dû se situer les trois griffures, en formes de moustaches de chat, si caractéristiques de l'homme qu'il était à Konoha.
- Tu... Tu te souviens vraiment, hein ?
L'angoisse que Sasuke perçut dans ces mots lui fit l'effet d'un électrochoc. Il ne supportait pas que Naruto souffre, d'une quelconque manière. Leurs émotions étaient liées, si l'un ressentait une émotion trop vive, l'autre la ressentait aussitôt. Sans le quitter des yeux, il rapprocha son visage, se délectant de l'impatience qu'il percevait chez son amant, souffrant de la peur qu'il devinait. Enfin, leurs lèvres se touchèrent, et il l'embrassa lentement, sans fermer les yeux. L'angoisse fut rapidement voilée de désir, et lorsque le blond voulut prendre les commandes du baiser, il se recula, un petit sourire aux lèvres.
- Bisou magique, chuchota t-il. Et ce n'est pas parce qu'on n'est plus à Konoha que les règles ne sont plus les les mêmes, ajouta t-il d'un air de faux reproche. Si tu veut que je puisse me contrôler un minimum, tu sais ce qui est interdit !
En voyant le visage de Naruto s'illuminer, Sasuke sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. Dieu qu'il l'aimait ! Le blond se jeta sur lui sans prévenir et l'embrassa à en perdre le souffle et la raison. Il se sentit aussitôt réagir, perdre pied, et s'agrippa au cou de Naruto en ne pouvant retenir un gémissement de plaisir.
- Ce qui est interdit, c'était bien ça, on est d'accord ? lui demanda le blond, le souffle court.
Sasuke hésita un instant entre l'étriper sur place, et le déshabiller sans se soucier de l'endroit. Une voix amusée l'empêcha de réfléchir plus longuement à la question :
- Eh ben, ça c'est du baiser ou je m'y connais pas !
Le jeune couple se tourna vers le nouvel arrivant en sursautant. Ou plutôt, les nouveaux arrivants pour être exact. Philippe, qui avait parlé, était nonchalamment adossé au mur de la cellule, un sourire narquois aux lèvres, et Arnaud et Charles se tenaient juste devant la porte, l'air surpris. Eux venaient tout juste d'arriver apparemment, ce qui ne semblait pas être le cas de Philippe. Il ne lui manquait plus que le paquet de pop-corn. Arthur vira au rouge pivoine, ne sachant comment réagir, alors que le regard de Sasuke ne perdait pas sa lueur amusée, heureuse :
- Commentaires interdit.
Arnaud et Charles ne parurent pas comprendre.
- Hein ? Pourquoi ?
- Tu veut vraiment savoir frérot ?
Son frère aîné hésita un instant, avant de souffler :
- Oui.
- Il n'y a pas de caméras de surveillance dans ton bureau ?
Arnaud sembla réfléchir un instant, avant de pâlir.
- Tu... Quoi ? Quand ?
Sasuke éclata de rire. Il rayonnait de joie.
- Panique pas ! J'ai fait demi-tour dès que j'ai compris de quoi il retournait, et ce n'était qu'un baiser.
Son aîné hésitait visiblement entre soupirer de soulagement, et crever de gêne à l'idée d'avoir été vu par son petit frère. Il était extrêmement pudique.
- Oui, t'as un malheureux dossier sur ton frère, mais moi je peux parler pour lui !
Le ton de Charles était taquin, presque provocateur.
- A ta place, je ne dirais pas un mot, sourit Sasuke.
Le sourire narquois disparut, laissant la place à un regard interrogateur. S'il savait ! songea Sasuke.
- Ok, personne ne dira rien à tes parents ni à qui que ce soit, et personne ne te taquinera, t'es content ?
La voix de Philippe était légèrement tendue, et le policier fronça les sourcils, optant pour un silence prudent. Sasuke sourit d'un air triomphant, satisfait. Arthur n'était clairement pas à l'aise, le brun voulait laisser à son couple le temps de se retrouver, de se souvenir, de se reconstruire dans ce nouveau monde, avec deux passés différents à gérer, et toutes les complications que pouvaient entraîner les derniers évènements. Aussi, lorsque Henri arriva, il ne se doutait pas un instant de ce qu'il venait de se passer juste avant. Charles s'exclama alors, comme s'il ne s'était rien passé :
- Henri ! C'est bon de te revoir en un seul morceau !
Puis il le prit dans ses bras en une étreinte virile. L'agent infiltré se recula d'un pas, l'air légèrement contrarié :
- Bon sang Charles, je vais faire comment pour expliquer ça moi ? J'étais censé les infiltrer pour donner des informations et qu'on ait enfin des preuves pour les foutre derrière les barreaux, pas six pieds sous terre ! Je viens de faire le tour, le seul qui manque est l'un de leur chef, Enzo Carsin ! Tous les autres étaient là pour une réunion spéciale et vous les avez tous descendu, c'est une boucherie !
- Je ne vous permet pas, nous sommes des professionnels ! C'est propre et net, sans bavure.
Le ton d'Arnaud était sans appel, il sentait le PDG hautain et sûr de lui à dix kilomètres à la ronde.
- Sans bavure ? Et le mec en confettis dans le salon, c'est le Père Noël ? Et vous êtes qui au juste ? Parce que c'est moi qui ait sauvé la vie du gamin, pour des pros, z'êtes pas trop axés prudence !
Charles s'empourpra aussitôt, et bégaya lamentablement :
- Heuuuu... Ce sont... Ils... Monsieur est le PDG d'Hiden Leaf.
- Oh.. Bien sûr. Tous les PDG du monde savent buter plus de mecs en une minute qu'une prostituée en baise dans toute sa vie ! Et je suppose que c'est le monsieur derrière, ex je-ne-sais-trop-quel-super-militaire qui lui as tout apprit ?
Arnaud s'avança dignement, avec une aura de puissance écrasante, et lui colla sa carte sous le nez :
- Si vous avez un jour besoin d'armes, en tant que représentant des Forces de l'Ordre, indiqua t-il, la moquerie à peine voilée.
Henri le fusilla du regard. Philippe ajouta, en levant les mains en l'air comme pour plaider innocent :
- Ce n'est pas moi, mais son père qui lui a tout appris. Moi, je me suis contenté de faire mon service militaire et de faire du Krav Maga depuis mes huit ans.
L'ambiance s'alourdit dangereusement, et Ludovic jeta un coup d'œil peu discret à sa montre :
- On devrait sortir.
- Pourquoi ?
Henri était sur la défensive.
- Parce que.
Et sans autre explication, il entraîna Arthur à sa suite, sortant de la cellule.
- On se retrouve en haut, sortez maintenant, je fais le tour pour vérifier qu'ils ne détiennent personne d'autre.
Les quatre hommes se regardèrent, hésitant, puis obéirent et sortirent de la maison sans poser plus de questions. Quelques minutes plus tard, les deux jeunes gens revenaient, grimpant aussitôt en voiture sans se soucier des protestations des deux policiers, répétant que "on ne monte pas à six dans une voiture cinq places". Ils n'avaient pas dépassés la troisième maison qu'une violente explosion retentit. Philippe pila net, et tous se retournèrent comme un seul homme pour constater que la maison qu'ils venaient de quitter n'étaient plus qu'un amas de débris en flammes. Sasuke et Naruto furent les premiers à se retourner vers la route, un sourire complice aux lèvres, et mirent leurs lunettes de soleil en une parodie des films américains.
- C'était quoi ça ? murmura Henri d'une voix blanche.
Arnaud et le conducteur leurs lancèrent un regard suspicieux, auquel Sasuke répondit par une moue des plus innocentes. Il haussa des épaules, et s'exclama :
- Ben quoi ? Ça doit être une fuite de gaz, un repère comme ça, c'est bourré de munitions, normal que ça pète !
Arnaud siffla :
- Vous avez fait sauté cette maison ?! Bon sang, à quoi vous pensiez ? Et retirez-moi ces lunettes de soleil, il va faire nuit !
- A quoi on pensait ? Tu nous croit aussi stupide Arnaud ? A effacer toutes les preuves. Voilà à quoi on pensait. Une fuite de gaz, Henri était sorti à ce moment là, tout le monde est mort, point, fin de l'histoire. Personne n'ira se plaindre d'être débarrassé de ce genre de type, et aucun de vous n'ira derrière les barreaux pour meurtre, c'est un bon plan non ?
Le ton de Naruto était glacial.
- Rabbat-joie, ajouta t-il d'un air boudeur tout en ôtant ses lunettes de soleil.
Le PDG leva les yeux au ciel d'un air exaspéré.
- Peu discret, mais efficace, admit-il finalement.
Ces mots conclurent le débat, et plus personne ne prononça un mot jusqu'à ce que chacun soit rentré chez soi, exception faite d'Arthur qui suivi Ludovic. Arnaud était également avec eux, et dès que la porte fut refermé, il claqua d'un ton sans appel :
- Bon, maintenant vous m'expliquez.
- Plus tard, répondit Sasuke sur le même ton, en entraînant Naruto à sa suite.
Son frère aîné pesta et jura, puis finit par s'en aller, non sans avoir téléphoner à ses parents pour leur demander de passer chez lui dès qu'ils sortiraient de course. Il connaissait suffisamment ce genre de regard, il n'avait pas besoin d'un dessin pour savoir ce qui allait se passer, et voulait éviter à son petit frère d'être surpris dans les bras de son petit-ami disparu et réapparu comme par magie... Il verrouilla la porte d'entrée et s'en alla d'un pas vif, impatient d'expliquer la gravité de la situation à ses parents. Les hommes là-bas étaient peut être morts, mais leurs ennuis n'en étaient pas terminés pour autant. Ils devaient savoir.
Dès qu'il eut entendu le son de la porte se refermant, Naruto prit la parole, coupant Sasuke dans son élan :
- Je suis en bonne santé, ils ne m'ont rien fait, excepté m'enfermer.
Le brun ouvrit et referma la bouche.
- Mais...
- Pas de mais, je te promet que je vais bien. Par contre je sais que ce n'est pas le cas pour toi.
Ludovic ne pût masquer sa surprise, et il s'exclama :
- Non, non, je vais bien ! Maintenant que tu es en sécurité, ajouta t-il plus doucement.
Naruto se rapprocha de lui et se mit à tirer sur sa chemise :
- Montre-moi ton ventre.
- Mon ventre ? Pourquoi ? Attend !
Sasuke se débattit, essayant d'empêcher le blond de le déshabiller. Arthur lui fit un croche-pied, et ils s'écroulèrent tous les deux par terre, complètement empêtrés. Sasuke n'avait sa chemise retirée que d'un bras, et il tenait toujours fermement le col de Naruto, qui se maintenait d'une main au dessus du brun, l'autre étant restée accrochée au poing serré qui l'avait entrainé dans la chute.
Leurs regards se croisèrent, et Ludovic comprit qu'il avait à la fois perdu et gagné. La main de Naruto descendit doucement, caressant son bras dénudé, et il se pencha pour déposer un tendre baiser sur ses lèvres. Sasuke lâcha le col du blond et fit glisser sa main dans sa nuque, le tirant à lui. Un seul regard avait suffi à l'embraser tout entier. Il savait ce qui allait arriver, et l'espérer autant qu'il le redoutait. Est-ce qu'Arthur allait prendre peur et se défiler ? Est-ce que Naruto l'aimait toujours ? Est-ce qu'il ne lui en voulait pas d'avoir été aussi impuissant face à son injuste condamnation ?
Cette fois-ci, il se laissa ôter son haut sans mot dire. Ils s'embrassaient avec tendresse et douceur, savourant l'instant présent, cherchant à le faire durer le plus longtemps possible. Soudainement, Naruto se redressa, et tendit la main à Sasuke pour l'aider à se relever. Puis avec un clin d'œil coquin, il s'assit sur le lit et attira le brun vers lui. Sasuke avait le coeur qui battait si fort qu'il était persuadé que tout l'immeuble devait l'entendre cogner dans sa poitrine. Il grimpa à califourchon sur le blond, reprenant aussitôt possession de ces lèvres bien trop tentantes. Leurs sexes gonflés de désir s'effleurèrent accidentellement à travers le tissu du jean, et Naruto donna instinctivement un coup de hanches en gémissant. Avec un sourire en coin, Sasuke fit glisser le haut du blond, puis redescendit lentement ses mains, suivant du bout des doigts sa colonne vertébrale, se régalant des frissons qu'il provoquait chez son amant. Naruto le repoussa alors doucement, et se remit debout. Il embrassa le brun dans le cou, descendit sur la clavicule, et il continua sa lente descente en la ponctuant de petits baisers qui envoyaient des papillons voleter dans le ventre de Sasuke. Ce n'est que lorsque le blond se trouva à genoux devant lui, en train de défaire prestement sa ceinture, qu'il comprit.
- Attends Naruto, tu... Ahh !
Il lâcha un cri de plaisir en sentant la bouche du blond se refermer sans préavis sur son sexe tendu. Il ferma les yeux sous l'assaut du plaisir, s'agrippant instinctivement aux soyeuses mèches blondes. Son pantalon et son caleçon étaient tombés à ses chevilles, et Naruto le retint d'une main sur ses fesses, alors qu'il avalait sa verge. Sasuke gémit et se força à rouvrir les yeux. Il voulait voir Naruto, il voulait le voir en train de lui faire une fellation, il voulait voir quelle expression il pouvait faire dans ce genre de situation, alors qu'ils n'avaient même pas pris la peine d'éteindre la lumière. Sous son regard ébahi, il vit le blond mettre deux doigts dans sa bouche, doigts qu'il sentit contre son membre. Il se mordit la lèvre pour s'empêcher de passer son temps à gémir, mais la sensation de la bouche chaude était incroyable, et savoir que c'était Naruto qui lui faisait ça, l'homme qu'il aimait, l'envoyait sur un nuage de bonheur dont il ne voulait redescendre pour rien au monde. Les doigts disparurent, et avant que son cerveau embrumé par le plaisir n'ai le temps de se demander où ils étaient passés, il sentit l'index d'Arthur le pénétrer, se glissant aisément dans l'anneau de chair, presque aussitôt suivi par son majeur. Sa respiration était bruyante, saccadée, et il réalisa que le blond avait cessé son lent mouvement de va et vient sur son sexe, afin d'observer ses réactions.
En croisant le regard de Sasuke, Naruto sentit son coeur faire un bond. Plaisir, désir, amour, noyaient ses yeux d'encre, mais il en voulait plus. Il voulait le faire hurler de plaisir, le rendre fou, lui faire l'amour jusqu'à ce qu'ils n'en puissent plus. Il retira doucement ses doigts, faisant gémir le brun, et le pénétra à nouveau, avec lenteur, s'assurant qu'il ne souffrait pas.
- Arthur, arrête...
La voix suppliante le fit tressaillir, et il cessa aussitôt. Est-ce qu'il lui avait fait mal ? Une angoisse sourde le prit à la gorge, il ne voulait pas que son amant souffre, encore moins par sa faute.
Tremblant, Ludovic se passa une main sur le visage, et fit se relever Naruto. Il n'en pouvait plus des préliminaires, le blond le rendait fou, il le voulait lui, il voulait son sexe en lui, pas juste ses doigts. Il voulait l'entendre gémir de plaisir, il ne voulait pas être le seul à profiter. Il le repoussa fébrilement sur le lit, et ordonna d'une voix où perçait son impatience :
- Allonge-toi.
Il vit la crainte dans le regard d'Arthur, et il regretta aussitôt le ton qu'il avait employé. Il se pencha pour l'embrasser, à califourchon sur lui, et chuchota en souriant :
- A mon tour de passer aux commandes.
Bien qu'il se soit débarrassé de ses derniers vêtements, Naruto, lui, avait toujours son pantalon. Ludovic entreprit donc de l'en débarrasser, et le blond soupira de soulagement lorsque son sexe fut enfin libéré du jean devenu trop serré. Sasuke resta un instant ainsi, immobile au dessus de Naruto, contemplant son corps nu de tout son saoul. Il se lécha la lèvre supérieur, autant d'impatience que dans un tic nerveux, et vint se positionner. Lentement, il s'empala, et il ignora la douleur sourde pour ne retenir que son plaisir, et celui de Naruto. Lorsque le membre fut entièrement en lui, il adressa un sourire heureux au blond. Son coeur était plus léger qu'une plume, il aurait voulu rester ainsi pour l'éternité. Son sourire s'élargit au souvenir de leur première fois. Il n'avait pas été capable de réellement participer, ils n'avaient pas fait l'amour. Naruto lui avait fait l'amour, c'était différent, et à ses yeux, cela comptait beaucoup.
Le blond se retira doucement, pour le pénétrer à nouveau, maintenant un rythme très lent, afin de ne pas le blesser, et il soupira d'aise.
Cette fois-ci, il n'y avait plus vraiment de pseudo rapport de force. Ils faisaient l'amour ensemble, et chacun se souciait sincèrement du plaisir de son partenaire. Ils y allèrent doucement, tendrement, découvrant ensemble des horizons nouveaux, un bonheur qu'ils ne pensaient pas imaginable. Un orgasme puissant les emporta enfin, et Sasuke cria de plaisir. C'était puissant, intense, dévastant tout sur son passage pour ne laisser qu'une délicieuse sensation de plénitude. La douleur refoulée qui brillait dans les yeux de Naruto depuis son enlèvement, des semaines auparavant, disparut enfin, et il aida son amant encore tremblant de l'orgasme qu'il venait d'avoir à s'allonger, déposant un tendre et chaste baiser sur ses lèvres gonflées de plaisir. Ils finirent par s'endormir dans les bras l'un de l'autre, épuisés, couverts de sueurs, mais heureux.
N'hésitez pas à laisser des reviews !
Et je vous préviens ici (vous allez me haïr... Ne me tue pas Ludy hein !), mais le chapitre 18 n'a pas encore été lu par mes amies (qui me servent de "béta-correctrices" même si elles sont plus souvent en mode "la suiiiite !" lol), et je n'ai même pas commencé une phrase du chapitre 19... Je suis désolée d'être aussi lente, j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop ^^"..
