Je m'excuse platement pour mon retard.. Ça devient vraiment une sale habitude, mais j'ai des "vacances" de Noël plus que chargées ^^"... Voilà donc (enfin !) le chapitre 17, j'espère qu'il vous plaira, et bonne nouvelle, j'ai commencé le 20, et je compte le terminer d'ici la fin des vacances !
Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d'années (avec seulement 2 jour de retard pour Noël lol) et une excellente année 2016 ! J'espère que vous avez été gâtés à Noël ^^ Bonne lecture !

Ludy : Ohhh merci ! J'espère que ça va mieux pour ta grippe, c'est vraiment horrible d'être malade.. *lis la suite et pousse un soupir de soulagement* Tant mieux si j'ai encore un peu de sursit XD Heureusement que j'ai réussi à trouver de bons arguments alors ! Ton message est super gentil, merci beaucoup ! J'espère que la suite te plaira toujours autant ! Merci, je vais essayer de profiter des vacances pour m'avancer un peu, c'est vraiment la honte comment j'écris lentement... Bonne lecture !


Chapitre 17

- Limonade cactus pour monsieur, et coca pour vous, récita la serveuse tout en déposant les boissons devant eux.

Elle s'éloigna après un petit signe de tête, s'approchant d'une autre table pour prendre leur commande. Sasuke sirota une petite gorgée de sa limonade en silence, tout en observant les réactions d'Arthur devant son coca. Ça faisait un bout de temps qu'il n'en avait pas bu, et il affichait une expression d'extase, ne cachant rien de la joie qu'il avait à retrouver un goût autrefois familier. Le blond reposa son verre, et leva la tête, croisant les yeux d'encres de celui qu'il aimait, et qu'il avait fait souffrir. Une bouffée de nostalgie l'envahit, et il lâcha sans préambule :

- Le Conseil m'a peut-être condamné, mais je suis réellement innocent. J'ai tout découvert en même temps que toi. Je suis désolé de... Que...

Il bégaya, cherchant ses mots, ne sachant comment formuler sa pensée.

- Je suis désolé que tu ai subi ça, qu'ils t'aient obligé à voir ça...

Sasuke sentit son coeur se serrer douloureusement au souvenir de ce jour. Celui où il avait vu Naruto être pendu pour des meurtres qu'il savait qu'il n'avait pas commis.

- On s'excuse quand on est responsable, Naruto. Tu es une victime dans cette histoire, c'est eux qui devraient s'excuser.

Arthur baissa la tête, hésitant, et Ludovic comprit qu'il voulait lui demander quelque chose mais n'osait pas. Un sourire attendrit naquit progressivement sur ses lèvres. A Konoha, Sasuke était différent de celui qu'il était maintenant, et il était en couple avec Naruto. Dans ce monde, il avait été une autre personne, qui ne considérait Arthur que comme un ami, un excellent ami certes, mais un ami tout de même. Et maintenant, il devait gérer deux passés radicalement différents, et il arrivait encore à avoir l'unique personne dont il avait besoin à ses côtés. Arthur était comme lui, il était à la fois Arthur et Naruto, il avait deux passés à gérer aussi, tout comme lui était à la fois Ludovic et Sasuke. Le lien qui les unissait était puissant, et il espérait de tout coeur qu'il soit indestructible.

- Est-ce que... tu me crois réellement innocent ?

Sasuke écarquilla les yeux sous le coup de la surprise.

- Je ne devrais pas ?

Le soulagement illumina les traits du blond, qui se détendit aussitôt, ses épaules semblant soudainement relâcher une partie de la pression.

- Si. Merci. Même Tsunade me croyait coupable, j'étais terrifié à l'idée qu'ils arrivent à t'en convaincre aussi. Surtout que ça veut dire que le coupable cours toujours. Tu en a appris plus depuis ma... Ma... Mort ?

L'expression sombre de Sasuke suffit à raviver l'étincelle de crainte dans les grands yeux bleus.

- Je n'y suis pas retourné.

- Comment ça ?

- Quand tu... Bref, j'ai fermé les yeux, et j'ai hurlé. Puis j'ai perdu conscience. Je me suis réveillé en hurlant dans ce monde, j'étais chez Neji, enfin, ici il s'appelle Gwenvael. J'ai eu une sorte d'accès de folie, j'étais vraiment perdu, je n'arrivais plus à différencier cauchemar et réalité, et d'un coup je me suis rappelé de tout. Absolument tout, de A à Z. Je n'ai aucun souvenir de Konoha depuis. Donc soit je ne suis plus capable de m'en souvenir, soit... Je ne sais pas.

Naruto hocha lentement la tête, les sourcils froncés.

- Peut-être que c'est juste que tu n'arrives plus à t'en souvenir.

- Peut-être.

Ils restèrent silencieux un moment, mais il était évident qu'Arthur était mal à l'aise.

- Tu.. Ta cicatrice, c'est eux qui te l'ont faite, dans ce monde, n'est-ce pas ?

- Oui.

- Et...

- Et ?

Sasuke leva un sourcil inquisiteur devant le silence du blond. Qu'est-ce qu'il lui prenait à la fin ? Il était tout timide, tout hésitant !

- Vas-y, accouche Arthur.

Le susnommé se mordit nerveusement la lèvre inférieur, avant de lâcher :

- C'est plutôt toi qui va accoucher..

- Hein ?

Arthur prit une profonde inspiration, et murmura, en regardant Sasuke droit dans les yeux :

- La cicatrice, c'est parce que Barnabas t'as... bidouillé le ventre. Dans ce monde aussi, il aime, enfin aimait, les expériences pas net et moralement plus que discutable.

Le regard du brun se fit méfiant :

- Qu'est-ce que tu entends par là ?

- Il...

Il soupira en levant la main en un geste d'impuissance :

- Il n'arrêtait pas de dire qu'il te surveillait, que son opération avait marché. Il en parlait tous les jours, il était fou de joie et il n'arrêtait pas de me rire au nez en me demandant si je savais que tu étais gay et qui est-ce que tu avais bien pu te taper sans protection... Sasuke, Barnabas a travaillé sur les gènes féminins pendant des années, en a étudié le fonctionnement, et apparemment, il a réussi à créer un utérus qui ne soit pas rejeté par un corps masculin. Il a réussi à faire tomber enceinte un homme. Et cet homme, c'est toi, Sasuke.

Avant même que le brun n'ai le temps de prononcer le moindre mot, il avait levé la main en signe d'apaisement, et pour le stopper net dans son élan :

- Laisse-moi finir. Je sais, tu vas me prendre pour un fou, tu dois te demander qu'est-ce qui m'a pris de le croire, mais je l'entendais parler de ses travaux tous les jours, ensuite il t'a surveillé, étudié, il a comparé ton comportements par rapport à celui des femmes enceintes, et il était formel. Il était curieux de voir ta réaction quand tu t'en rendrais compte, et impatient de voir toutes les conséquences médiatiques que cela aurait. Enzo, lui, rêvait de te voir te suicider en apprenant la nouvelle...

- C'est du grand n'importe quoi, tu t'en rends compte tout de même ?

Un tourbillon d'émotions envahissait Sasuke. Il était en colère, contre Barnabas, contre Naruto, pour croire une chose pareille, contre lui-même pour perdre ainsi le contrôle de ses émotions, il avait peur, au fond de lui, que ce soit vrai, sans pour autant y croire, il se sentait trahi, déstabilisé. Ce ne pouvait pas être vrai. Un homme ne pouvait pas tomber enceinte. Et surtout, il n'avait eu qu'un seul rapport sexuel de toute sa vie avant la mort de Barnabas, et c'était à Konoha, avec Naruto. Quand bien même tout cela serait vrai, alors il serait enceinte à Konoha, et non dans ce monde ! En admettant que son corps ait aussi été modifié là-bas, ce qui était plus qu'improbable. La cicatrice ne signifiait rien.

- Je sais, c'est dur à admettre Ludovic, mais tu dois me croire, c'est important, c'est...

- Arrête.

Sasuke avait de nouveaux adopté son masque d'impassibilité. C'était son bouclier, l'unique solution qu'il avait pour ne pas laisser ses émotions l'étouffer. Il ne voulait pas se disputer avec Naruto, pas alors qu'il venait tout juste de le retrouver, mais ce qu'il lui disait n'était tout simplement pas possible. Il avait envie de pleurer, de hurler, de maudire la terre entière. Pourquoi les choses ne pouvaient-elles pas être simple pour une fois ? Il ne réalisa que lorsqu'il entendit la chaise cogner la table. Naruto s'était levé, et avait repoussé sa chaise suffisamment violemment pour que le bruit métallique le fasse sursauter.

- Ce que je dis est vrai. Que tu le veuilles ou non. Je t'aime, et quoi qu'il arrive, je serais toujours à tes côtés, surtout que j'ose espérer être en partie responsable de ce qu'il t'arrive. Je sais que c'est dur à accepter, moi aussi j'ai ris au début. Mais c'est un fait, c'est comme ça, et fermer les yeux ne t'aidera pas. Ne nous aidera pas. Ce n'est qu'une épreuve de plus, un obstacle de plus sur notre chemin, et je garde encore le peut-être stupide espoir de l'affronter la tête haute, avec toi.

Et sur ces mots, il lui tourna le dos et s'en alla. Sasuke le suivit du regard, le coeur serré, mais ne bougea pas. Ce n'était pas possible, il ne pouvait pas être enceinte, c'était absurde.

- Et bien, ça c'était de la déclaration d'amour ou je ne m'y connais pas !

La voix venait de sa droite, et Sasuke sursauta violemment tout en se tournant vers le nouvel arrivant. Il reconnut immédiatement ce visage, et buga en le voyant sans masque, pour la première fois de sa vie. Kakashi se tenait devant lui, une tasse de café à la main et un sourire amusé aux lèvres.

- Excusez-moi, vous êtes ?

En un éclair, il avait repris son rôle d'acteur, jouant la surprise face à un inconnu. Un éclair déçu traversa les yeux rieurs un instant auparavant.

- J'avais sottement espéré que tu saches.

Sasuke opta pour un ton de plaisanterie et de fausse complicité, celui qui donne l'impression aux gens extérieurs qu'on est ami de longue date avec la personne alors que l'on vient tout juste de la rencontrer et qu'on ne la reverra plus jamais.

- Ah ah, si je dit Kakashi, vous pleurez dans votre café ? Attention, je crois que sel et café ne font pas bon ménage.

Un immense sourire, parfaitement hypocrite, éclairait son visage.

- Ici c'est Karl. Et toi ?

- Ludovic.

Il ne savait pas trop à quel jeu il jouait. Karl ne se souvenait pas de sa vie en tant que Kakashi, c'était sûr et certain, néanmoins l'ambiguïté de ses propos le faisait douter.

- Ça te va bien, même si j'avais toujours aimé Sasuke.

Le brun écarquilla les yeux, et s'exclama :

- Pardon ?

Kakashi s'installa nonchalamment sur la chaise qu'occupait peu de temps auparavant Naruto, et répondit calmement :

- Tu te rappelle ?

Sasuke hésita un instant, avant de répondre prudemment :

- De quoi suis-je censé me souvenir ?

Le plus vieux eut un sourire désolé, emprunt de nostalgie, puis sembla prendre une décision.

- Bon, tu vas peut-être me prendre pour un fou, mais écoute soigneusement ce que je vais te dire, et répète-le à ton pote blond. Ça n'aura peut-être aucun sens pour toi maintenant, mais un jour, j'espère que ça en aura un. Je commence, alors écoute-moi bien : Naruto était réellement innocent.

Sasuke sentit son pouls s'accélérer. Il se souvenait ! Kakashi continuait sur sa lancée, imperturbable. Il était visible qu'il avait besoin d'expliquer ce qui s'était passé, d'excuser son comportement.

- Ce n'était qu'un ignoble complot de plus fomenté par le Conseil du Village, parce qu'ils ne pouvaient pas vous manipuler, Naruto et toi. Ils ont fait tué les cinq villageois, puis ont fait croire que Naruto était coupable. Votre proximité était connu de tous, même si les villageois ne vous savaient pas amoureux, et ils comptaient se débarrasser de toi dans la soirée, en faisant croire à un suicide. Plus de Naruto, plus d'Uchiha, le bonheur pour ces tarés. Le seul problème, c'était qu'ils n'avaient pas prévu que tu ne supporterait pas la mort de Naruto. Tu as fait un arrêt cardiaque post-traumatique, on n'a rien pu faire. Je me suis souvenu des tes mots, et de ceux de Naruto, et j'ai commencé à douter. On a mené notre enquête, avec Tsunade, Sakura et compagnie, et on a découvert le pot-aux-roses. On a réussi à prouver leur culpabilité, et ils ont été jugé et condamné. Ensuite, je me suis rappelé que le nom du navire sur ma cheminée, le Black Pearl, t'avait fait tiquer, et je me suis mis à espérer. Apparemment, j'avais tort...

Il observa les réactions de Sasuke, trop sidéré pour prononcer un mot, puis se leva. Le brun ne se rappelait pas, à quoi bon attendre qu'il appelle un hôpital psychiatrique ?

- Attends !

Il s'immobilisa, et se tourna vers Sasuke, qui le dévisageait, une expression ahurie sur le visage.

- Tu... Enfin... Ok, d'accord. Merci. Je... Rhhaa putain merde ! Je sais pas par où commencer !

- Par le début ?

Ludovic lui lança un regard noir.

- Laisse tomber, ce n'est pas si grave..., murmura Kakashi, et son regard démentait ses dires.

Le jeune brun soupira.

- Très drôle, vraiment. Ce que je veux dire, c'est que Naruto et moi, on se rappelle aussi.

Kakashi imita alors à la perfection un poisson rouge, sa bouche s'ouvrant et se refermant alors qu'il cherchait ses mots :

- Mais...!

- Oui, ben j'avais pas envie de passer pour un fou. Donc merci, sincèrement... Je ne comprenais pas pourquoi je ne pouvais plus y retourner. Et même si je savais que Naruto était innocent, je suis tout de même soulagé que tu me le confirmes..

L'aîné eut un sourire affectueux. Il était heureux de le revoir, de lui parler. Cependant, l'ombre dans le regard de Sasuke lui déplaisait. Quelque chose le rongeait, et vu la manière dont Naruto était parti, il n'allait pas en discuter avec le blond. Voir, le blond était la cause de cette ombre. Il tenta, tout en sachant pertinemment que le brun allait l'envoyer promener :

- Vas-y, crache le morceau. Qu'est-ce qui te tracasse ?

Sasuke détourna le regard, et marmonna quelque chose.

- J'ai rien compris, désolé.

Il s'assit, priant intérieurement pour que Sasuke ne change pas d'avis et répète bien gentiment, sans oublier d'articuler.

- Tu penses que si Orochimaru était dans ce monde, il arriverait à rendre un homme enceinte ?

Qu'est-ce que c'était que cette question ? Il devait avouait qu'il n'avait jamais réfléchi au fait qu'il n'était peut-être pas le seul à avoir un pied dans deux mondes, il n'était donc pas improbable qu'Orochimaru soit là aussi, mais pourquoi Sasuke lui parlait d'homme enceinte ?

- Ma foi, je n'en sais rien, pourquoi ? Peut-être bien que oui, qui sait ? C'est un fou, mais un fou extrêmement intelligent et qui en connait un rayon sur le corps humain. S'il est pareil ici que là-bas, c'est même fort probable.

L'ombre dans le regard du brun sembla se faire plus noire.

- Pourquoi ?

- Pour rien, t'inquiète. Merci. A la prochaine !

Sasuke s'en alla rapidement, pressé de rentrer chez lui et de retrouver un endroit familier.

Le lendemain, il raconta sa rencontre à Naruto, et lui rapporta les paroles de Kakashi. Le blond fut d'abord stupéfait, puis fou de joie à l'idée que leur mentor soit là, et finalement soulagé que son nom ait été lavé. En apprenant la mort de Sasuke, il s'excusa, le remord assombrissant son doux regard. C'était quelque chose de tout de même très étrange, de dire à quelqu'un "Toutes mes condoléances pour ta mort", tout comme ça l'était de dire "Au fait, si je ne peux plus retourner à Konoha, c'est parce que je suis mort. Tiens tu me passeras le sel !". Gwenvael avait surpris la fin de la conversation, et Sasuke se rattrapa merveilleusement bien aux branches en prétextant qu'ils parlaient jeux vidéo. Le seul domaine dans lequel on pouvait dire "Je suis mort" sans que cela ne soit suspect. Ils discutèrent de tout et de rien, rirent ensemble, et même en l'absence de Gwenvael, Naruto ne ramena jamais le sujet de la prétendue grossesse de Sasuke sur le tapis. Le soir venu, Sasuke raccompagna la blond chez lui, étant parvenu à le convaincre à force de "J'irai pas te chercher à chaque fois, donc on va éviter que tu te refasses enlever encore une fois, ninja ou pas ninja !".

- Ludovic...

- Oui ?

Le brun se retourna. Il s'apprêtait à repartir chez lui après avoir déposé Naruto, mais le ton de celui-ci le retint. Le blond le tira à lui, et plaqua ses lèvres contre les siennes, ses mains sur les hanches de Sasuke. Il colla son front contre le sien, les yeux dans les yeux, et murmura :

- Je t'aime, Sas'ke. L'oublie pas.

Le brun l'embrassa en réponse, leurs langues semblant danser une langoureuse valse.

- Moi aussi je t'aime Naruto. Ne l'oublie pas non plus.

Naruto recula finalement, doucement, le petit sourire niais des gens amoureux collé au visage.

- A demain.

Sasuke lui sourit en retour.

- A demain, répéta-t-il doucement.

Il fit demi-tour, et pris le chemin qui menait droit chez lui. Depuis la scène au café, son esprit ne cessait de se répéter les mots de Naruto.

Ce n'est qu'une épreuve de plus, un obstacle de plus sur notre chemin, et je garde encore le peut-être stupide espoir de l'affronter la tête haute, avec toi.

L'enseigne verte d'une pharmacie attira son attention. Il ne l'avait jamais remarqué auparavant, alors qu'il passait devant tous les jours. Ses pas ralentirent d'eux-mêmes, et il se retrouva planté devant l'entrée, hésitant, les yeux dans le vide. Ce n'était pas vrai. Il n'était pas enceinte. Ce n'était que les élucubrations d'un vieux fou qui à force de les répéter avaient fini par inquiéter Arthur. Alors pourquoi est-ce qu'il y avait cette petite voix qui lui disait d'ouvrir les yeux ? C'était impossible. D'un pas déterminé, il entra dans la pharmacie.

- Bonjour, ce serait pour un test de grossesse s'il-vous-plaît. Le plus sûr que vous ayez.

La vieille femme lui lança un regard dédaigneux, et lâcha :

- T'as combien sur toi, gamin ?

- Suffisamment.

- Pffff... Tu connais pas les préservatifs ? C'est pas uniquement contre le SIDA hein, c'est aussi pour éviter de foutre sa copine de seize ans enceinte.

Une décharge de colère envahit Sasuke.

- Non, voyez-vous madame je suis un petit con irresponsable qui aime se taper des filles qu'il ne connait même pas après une beuverie.

La vieille se tourna vers lui d'un coup, trop stupéfaite pour répondre.

- Je suis ici pour ma mère. Je suis sûr que même vous avez un cerveau, apprenez à vous en servir et à ne pas juger les gens sans savoir ce qu'il s'est passé. J'aurais tout aussi bien pu être là pour ma meilleure amie qui s'est faite violer mais est trop traumatisée pour oser en parler à la police.

Il jeta un coup d'oeil au prix du test de grossesse le plus proche, laissa un billet suffisant sur le comptoir, en attrapa un et s'en alla. En franchissant les portes automatiques, il s'écria :

- Gardez la monnaie, ce sera pour vous acheter un neurone ou deux à Noël !

Il fourra le test dans son sac de cours, et partit à grands pas. Il était furieux. Et il était encore plus furieux de ne pas réussir à se calmer.

Une fois chez lui, il sortit avec appréhension le test de sa poche. Son coeur battait la chamade. C'était stupide, mais il fallait qu'il soit sûr. Sûr que ce n'était qu'une ânerie. Qu'il n'était pas enceinte. Il lut attentivement la notice, puis partit s'enfermer aux WC. Le test fonctionnait grâce à l'urine. Une petite voix dans sa tête se demandait "Et si le test est positif , tu feras quoi ?" mais il la chassa. Le test serait négatif. Il attendit, sur la notice ils disaient qu'il fallait environ trois minute pour que le résultat ne s'affiche, indiquant par la même occasion le nombre de semaines de grossesse s'il était positif, en sachant que les médecins comptaient deux semaines de plus que ce que le test affichait. Mais le test serait négatif. Il égrenait les secondes dans son esprit, et ferma nerveusement les yeux en arrivant à deux minutes cinquante. Un "bip" sonore lui annonça que le résultat était affiché. Son coeur tambourinait dans sa poitrine, si fort qu'il avait l'impression qu'on devait l'entendre dans tout l'appartement. Il se mordit les joues, et ouvrit les yeux. Il ne pût retenir ses larmes.

L'écran affichait : "Enceinte 3 - 4".


J'espère que ce chapitre vous a plu ! N'hésitez pas à laisser une review, ça fait toujours super plaisir ^^

Joyeux Nouvel An à vous !