Coucou ! Voilà la suite ! Désolée du retard, j'avoue que je n'y pensais plus :/ N'hésitez pas à m'envoyer un message incendiaire si vous voyez que la suite ne vient pas ! ^^
Guest : Haha, contente que ça te plaise ! Et oui, pauvre Sasuke, c'est hors de question que je le laisse se dépatouiller tout seul ! Naruto a sa part de responsabilité dans l'histoire, non mais ! Mdr Merci beaucoup, j'ai fini le chapitre 21 là, ça y est ! *mode toute fière* Bonne lecture !
Je vous l'annonce à tous, mais normalement il y aura un chapitre 22 et ce sera fini. Je pense sincèrement faire un épilogue, mais c'est tout, la fin approche donc à grands pas !
Chapitre 19
Naruto ne parvenait pas à lâcher du regard l'homme qui se tenait à quelques mètres de lui. Il avait toujours rêvé de voir son père, vivant, à ses côtés, de pouvoir parler avec lui, rattraper le temps perdu, et voilà qu'il était là, en train de discuter avec la fille qui avait servi d'élément déclencheur aux événements précédents ! Il aurait voulu se précipiter vers eux, s'enfuir dans la direction opposé, il ne savait plus comment réagir, et il resta là, paralysé. La chaleur de Sasuke qui venait d'entremêler ses doigts aux siens l'apaisa, et il chercha son regard. Pourquoi lui avait-il montré cela ? Depuis quand était-il au courant ? Et surtout, qu'est-ce que cela signifiait ? Le brun lui sourit calmement dans la pénombre, et Naruto décida d'écouter ce qu'ils se disaient. La voix de Minato était chargée d'un agacement à peine contenu.
- Je t'ai déjà dit que cela ne te regardait pas. Je veux juste savoir ce qu'il est devenu, comment ça se fait que tu ne trouves plus trace de lui ? Ça fait des semaines que tu me sors ça !
- Je pense qu'il a été enlevé, je vous l'ai déjà dit.
- Impossible.
Le ton de Minato était catégorique.
- S'il avait été enlevé, ce serait à cause de moi, et j'aurais reçu dans la journée une lettre.
Fu semblait avoir de plus en plus de mal à garder son calme. Il ajouta quelque chose que les deux jeunes hommes n'entendirent pas, et la route explosa :
- Mais quelle tête de mule, grogna-t-elle. Si vous ne m'expliquez rien, comment suis-je supposée vous être d'une quelconque utilisé ? Oh, et puis merde, j'en ai ma claque ! Gardez votre pognon, je n'en veux plus. Et ce n'est pas la peine d'essayer de me recontacter, je ne veux plus rien avoir à faire avec vous ! Adieu !
Le dernier mot fut presque crié, tout sa colère était passée dans cette simple exclamation. Elle fit volte-face et s'en alla à grandes enjambées, laissant l'homme tout seul, sidéré, au milieu de la ruelle. Il s'adossa au mur, et quelques larmes roulèrent discrètement sur ses joues.
- Pourquoi ? Pourquoi est-ce que quand je parviens à trouver un moyen de savoir ce qu'il devient, il y a toujours quelque chose qui se met en travers de ma route ?
Il baissa la tête, en serrant les poings. Il inspira profondément, et murmura, comme s'il s'adressait aux étoiles qui parsemaient le ciel de petits points lumineux :
- Un père ne devrait jamais être séparé de son enfant. Jamais...
Sasuke sentit son coeur se serrer en entendant ces mots. L'amour de Minato pour son fils était évident, et il ne pouvait s'empêcher de se demander si lui aussi, un jour, il serait capable d'aimer cette vie qui grandissait en lui avec autant de force. Lui qui, il y a quelques minutes à peine, songeait à tuer cet enfant, se surprit à vouloir essayer. Il avait déjà pris tellement de vies, il avait eu sa dose. Il avait soudainement envie de laisser une chance à ce petit être, il voulait tenter de l'aimer.
Perdu dans ses pensées aigres-douces, il ne remarqua pas tout de suite que Naruto avait lâché sa main.
- Tu...
La voix d'Arthur s'éteignit, à peine la phrase commencée. Il ne savait pas quoi lui dire, ni comment réagir, il retrouvait un père qu'il n'avait jamais connu, dans aucune de ses deux vies ! Minato, lui, avait l'air de s'être pris un seau de glaçon à peine fondus en pleine face, tant son visage exprimait sa stupéfaction. Les deux blonds, si similaires, se dévisagèrent un long moment, sans rien dire. Terriblement mal à l'aise, l'aîné fini par murmurer :
- Qu'as-tu entendu au juste de cette conversation ?
Naruto ne sembla même pas se rendre compte que son père avait parlé. Il se tourna vers Sasuke, guettant une indication, un mot, n'importe quoi lui expliquant ce qu'il se passait. Le brun se résigna et sortit de l'ombre protectrice de la porte cochère. Il salua un Minato ébahi, avant de lâcher :
- Il fait partie des deux blonds qui te suivaient. Quand j'ai retrouvé mes souvenirs, j'ai compris de quoi il retournait.
- Mais... Mais pourquoi est-ce que tu me montre ça maintenant ?
Le brun détourna le regard, et murmura :
- J'ai pensé que tu aurais voulu savoir.
- Attendez, comment...
Naruto coupa aussitôt la parole à son père.
- Pourquoi tu m'as abandonné ?
Sa voix était détachée, dénuée de ressentiment, de reproche. C'était une simple question, posée calmement, comme s'il avait demandé la météo. Sasuke sentit un long frisson glacé descendre le long de sa colonne vertébrale. Naruto n'avait jamais eu cette voix là. Jamais. Il commençait à craindre d'avoir fait une erreur monumentale.
En face, Minato semblait avoir perdu sa langue. Il parvint néanmoins à articuler :
- Co.. Comment est-ce que tu sais ? Non, pardon, qu'est-ce que tu sais ?
Arthur esquissa un sourire sans joie.
- Tu as raison, j'ai aussi posé la mauvaise question. Je rectifie : Pourquoi as-tu eu un enfant ? asséna-t-il.
- C'est... Compliqué, tenta Minato.
Naruto se cambra légèrement en arrière comme pour soulager son dos en soupirant, et se lança :
- Nathanaël Gatt, décédés le 8 octobre 1993 soit cinq ans avant ma naissance, ingénieur informatique chez Windows, surnommé, avec beaucoup d'originalité soit dit en passant, Lucky Luke par ses amis à cause de ses étonnantes capacités au tir. Bon élément dans l'entreprise, doué dans son domaine, et ayant gagné plus que facilement l'unique concours de tir auquel il ai jamais participé. Il disparait du jour au lendemain, ne laissant derrière lui qu'une lettre de suicide.
Minato était devenu livide.
- Cinq ans après son décès, un couple stérile, désespérant d'avoir un enfant et ayant une situation financière stable, trouve sur le pas de sa porte un bébé, avec pour seul message "Il s'appelle Arthur. Prenez soin de lui pour nous". L'enquête pour retrouver les parents, ou la famille de l'enfant, n'aboutit jamais et le couple est autorisé à garder l'enfant, la procédure d'adoption est validée. Fin de l'histoire, tout le monde est content, l'enfant grandit sans jamais savoir la vérité, et sans père puisque le mari disparait à son tour, sans laisser aucune trace, moins de trois mois après l'adoption du bébé. Cependant, l'enfant ne manque jamais de rien : sa mère trouve chaque mois, dans sa boite au lettre, une rondelette somme avec à chaque fois l'inscription "Pour Arthur" sur l'enveloppe. Dis-moi, Nathanaël, ça ne te rappelle rien cette histoire ? Tu veux que je continue ?
- Où as-tu entendu tout ça ?
Minato avait soufflé ces mots, si bas que Sasuke douta un instant de son ouïe.
- Tu n'as pas reçu de lettre ? Vraiment ? Ils en ont envoyé trois. Dans la dernière, ils précisaient qu'au quatrième avertissement, un petit cadeau serait inclus. Tu pensais que ce serait quoi ? Une montre ?
Naruto se mit soudainement à hurler.
- Si Ludovic ne m'avait pas trouvé, ils m'auraient découpés petit à petit ! Et après ça tu ose dire qu'un père ne devrait jamais être séparé de son enfant ? Putain mais jusqu'à quel point peut-on être con ?! Pourquoi est-ce que tu m'as TOUJOURS ABANDONNÉ ? Je ne suis pas assez bien pour toi, c'est ça ? Je...
Sasuke ne le laissa pas terminer et le prit dans ses bras, l'empêchant de fuir de sa poigne de fer. Naruto tremblait contre lui, et rapidement, il laissa libre cours à ses larmes. Il ne parlait pas que de sa vie ici. Il parlait aussi de Konoha. Son père lui avait toujours cruellement manqué, et s'il avait été la pire ordure qui soit, ou un ivrogne, un violeur, ou n'importe quoi d'autre, il aurait pu le haïr, la colère aurait pu l'aider à combler ce manque auquel tout l'amour de Sasuke ne pourrait jamais rien faire, mais non, il avait fallu qu'il soit un héros à Konoha, mort en le protégeant et en protégeant son village, et qu'il l'aime et se soucie de lui dans ce monde !
- Tu n'aurais jamais dû naître. C'était un accident, mais ta mère a refusé d'avorter. Nous faisons tous les deux partis d'une certaine... organisation, qui implique que l'on n'ai aucune existence officielle ni aucun lien avec le "monde des vivants", et par conséquent avoir des enfants est strictement interdit, pour des raisons de sécurité. Parce qu'ils savent que les enfants seraient en danger. Nous n'avions pas le choix Arthur. S'ils t'avaient trouvé, ils t'auraient tué, et ta mère et moi avec...
- On a toujours le choix, hoqueta Arthur. Toujours.
Une voix féminine demanda alors doucement :
- Si demain, tu avais le choix entre mourir et condamner Ludovic avec toi, ou t'assurer de sa survie, à la seule condition que tu ne devrais jamais le revoir, que choisirais-tu ?
Naruto se retourna dans un sursaut. Sa mère, sa vraie mère, était là. Elle lui sourit tristement, puis ancra son regard si emprunt de détermination dans celui de Minato :
- Il a raison, Nathanaël. On a toujours le choix. On avait le choix, et on a pris cette décision en connaissance de cause.
Elle se tourna ensuite vers Sasuke.
- Alors c'est toi qui l'a sauvé ?
Elle inclina légèrement la tête.
- Merci. Sincèrement.
- Vous n'avez pas à me remercier.
Le ton de Sasuke était plus froid qu'il ne l'aurait voulu, mais il était complètement abasourdi. Il ne s'était pas du tout attendu à ce qu'il venait de se passer. Il se doutait qu'il y avait une belle anguille sous roche, mais il pensait plus à une histoire d'erreur de jeunesse que d'organisation étrange et secrète. Le sourire de Kushina perdit un instant de sa tristesse et se fit plus carnassier.
- Puis-je encore abuser de ta bonté ? Je voudrais les noms de ceux qui ont enlevé Arthur.
Le brun la toisa de son regard froid, puis eut le même sourire.
- Pour quoi faire ?
Elle eut une demi-seconde d'hésitation.
- Pour savoir de qui je dois me méfier.
Sasuke laissa échapper un petit rire. Il savait parfaitement ce qu'elle aurait voulu leur faire. Exactement ce que lui n'avait pas eu le temps de faire : sortir Arthur de là avait été son unique but.
- Ils sont morts. Vous n'avez pas été assez rapide, je suis passé le premier.
- Oh.
Kushina ne trouva rien d'autre à ajouter. La seule preuve physique de sa surprise fut le léger tressautement de sa main droite, mais intérieurement, elle n'en revenait pas. Un gamin l'avait percé à jour aussi facilement que s'il lisait un livre, et ce gamin disait avoir tué ceux qui avaient enlevé son fils.
- Comment ? ajouta-t-elle finalement.
- Le premier a finit par parler, ce n'est pas moi qui l'ai achevé. Le second aussi a parlé, mais je ne voulais pas avoir à me soucier de lui. Les autres n'ont pas apprécié la malencontreuse fuite de gaz qui a fait explosé la maison dans laquelle ils s'étaient réunis.
- Depuis combien de temps est-ce que tu sais ?
La voix de Minato coupa court à toute autre explication concernant ce qu'étaient devenues les pourritures qui avaient enlevé Arthur. Sa compagne lui lança un regard narquois.
- Depuis toujours mon amour. Tu ne penses pas que disparaitre un jour par mois suite à la naissance d'Arthur était quelque peu suspect ?
- Et tu n'as jamais rien dit ?
- Pourquoi aurais-je dû dire quelque chose ? Tu revenais toujours avec ce même visage heureux et soulagé, et ce même regard douloureux, et je savais aussitôt que notre fils allait bien.
Naruto se dégagea sans un mot de l'étreinte de Sasuke, qui le laissa faire, attendant des paroles qui ne vinrent pas. Le blond lui saisit le poignet, et l'entraîna à sa suite.
- Tu vas où ?
- On rentre.
- Hein ? Attends, mais..
- S.T.A.B.L.Y., lâcha Kushina.
Naruto s'immobilisa et Sasuke vit les muscles de son dos se contracter à ce mot. Il répéta, perplexe :
- Stable aïe ? Ça veut dire quoi ?
- C'est l'organisation, murmura sombrement Naruto.
- Prononce ce mot, et ton portable sera aussitôt sur écoute, connecté au mien et à celui de Nathanaël. Si un jour tu as à nouveau des ennuis, trouve le moyen de dire STABLY, et nous viendrons.
Arthur ouvrit et ferma plusieurs fois son poing, nerveusement, comme s'il hésitait à répondre, et disparut finalement avec Sasuke à l'angle de la rue. Kushina fixa un long moment l'endroit où elle l'avait perdu de vue, et une larme roula lentement sur sa joue.
- Il nous déteste vraiment, hein ? Je suppose qu'on le mérite, au moins un peu, murmura-t-elle douloureusement.
Minato s'approcha, et l'enlaça, partageant silencieusement sa peine.
Naruto se décida enfin à parler en voyant s'approcher l'immeuble de Sasuke.
- Pardon. Je suis désolé d'avoir réagi comme ça.
Ludovic lui prit la main, et la serra fort. Les mots lui semblaient tous inappropriés.
- C'est à moi de m'excuser..
Naruto serra sa main en retour. Quoiqu'il advienne, peu importe les épreuves, ils seraient là l'un pour l'autre.
- Si tu souhaite avorter, je respecterai ton choix, annonça-t-il doucement. Mais si tu veux le garder, alors on assumera ensemble.
Sasuke posa délicatement une main sur son ventre, et une bouffée d'émotions l'envahie. La détermination dans sa voix le surprit, lorsqu'il affirma :
- Je n'ai pas envie d'avorter.
N'hésitez pas à me laisser une review ! ^^
