Eh eh, vous avez vu ? Je suis dans les temps ! Et en plus il est une heure presque acceptable ! Oui, c'est suffisamment rare pour que je le souligne mdr Par contre, je vous prévient d'ores et déjà que je serais en retard pour le prochain chapitre.. Vous allez me haïr, mais la semaine où je suis censée le poster, je serais au ski, sans internet... Dîtes-vous qu'il ne reste plus beaucoup de chapitres avant que mon argument de "si vous me tuez vous n'aurez pas la suite !" ne tienne plus, vous allez pouvoir commencer de préparer le bois pour le bûcher lol

Ludy : Coucou ! Je me doutais que c'était toi, mais dans le doute je n'ai pas osé mettre Ludy, si ça avait été quelqu'un d'autre ça l'aurait pas fait XD Oh, merci ! Je suis contente que ça t'ai plu, j'avais tellement peur que ce soit brouillon et qu'on se dise "Hein, elle raconte quoi ?" ^^" Je suis arrivée à des chapitres trop récents, mes amies qui normalement me corrigent n'ont pas eu le temps de les lire... Pour les parents biologiques et l'organisation, tu vas les revoir très très bientôt, mais pas pour longtemps, désolée. Encore merci pour tes encouragements, ça me fait toujours chaud au coeur de lire tes reviews !


Chapitre 20

Naruto leva la tête en entendant le son caractéristique d'une clef tournant dans la serrure de la porte d'entrée. Sa mère était partie en formation pour une semaine, et elle avait tenue à ce que Ludovic vienne vivre avec Arthur durant ce temps là, pour qu'il ne soit pas seul et être certaine qu'il prendrait soin de lui et ne se contenterait pas de quelques paquets de chips de temps en temps, d'autant plus que c'était les vacances. Un mince sourire étira ses lèvres. Si elle savait. Il finit de joliment disposer les pâtes, il s'était amusé à écrire leurs initiales dans leurs assiettes respectives. C'était kitchissime à souhait, mais il avait bien rit en imaginant le regard mi-consterné, mi-amusé que ne manquerait pas de lui adresser Sasuke. Le bruit sourd d'un sac lourdement lâché au sol résonna, suivi du pas léger de son brun.

- Bonjour chéri !

Naruto saisit les deux assiettes et les emporta à la table déjà dressée, tout en répondant à Sasuke.

- Ta mère ne t'as pas trop saoulé, et ton frère ne t'as pas donné suffisamment de préservatifs pour tenir six mois, ça va ?, s'enquit-il d'une voix malicieuse.

Le brun laissa son rire cristallin s'élever dans les airs, tout en caressant le dos musclé d'Arthur. Il riait de plus en plus souvent ces derniers temps, et de plus en plus facilement. Ils avaient eu une longue discussion, suite à laquelle ils avaient décidé de garder l'enfant, et depuis Ludovic était radieux. Il respirait le bonheur de vivre, et chaque fois qu'il le voyait ainsi, Naruto sentait des milliers de petits papillons danser de joie dans son ventre.

- Il a arrêté de m'en filer en douce depuis que j'ai décoré la porte de sa chambre d'une guirlande de préservatifs gonflés d'eau. Pour ma mère, elle te fais confiance...

Il se pencha et susurra tout contre l'oreille d'Arthur, le faisant frissonner :

- Elle ne sait pas encore que tu es pire que moi.

La conversation commençait à prendre une tournure intéressante. Naruto se décida à jouer un peu, lui aussi.

- Pire que toi ? Dans quel domaine ? demanda-t-il d'un ton faussement innocent.

Sasuke déposa un baiser dans le creux de son cou tout en croisant ses mains sur le ventre du blond.

- Dans le domaine "n'importe où n'importe quand".

Des images fort peu catholiques commencèrent de défiler dans l'esprit de Naruto. N'importe où, n'importe quand, c'était fort tentant.

- Serait-ce une invitation ?

Sasuke dessina nonchalamment des arabesques du bout de l'index sur les impressionnants abdominaux d'Arthur, et chuchota :

- Si je répond oui ?

C'était vraiment, vraiment fort tentant. Naruto sentit son estomac se contracter tandis que le désir montait en lui. Il se retourna sans prévenir, attrapa la nuque de Ludovic et l'attira à lui pour l'embrasser avec force. Il se colla à lui tout en continuant de le dévorer, ses mains retrouvant avec délice le contact maintenant familier de la peau du brun sous ses doigts. Bon sang, ce mec savait obtenir tout ce qu'il voulait de lui. En sentant l'excitation de Naruto contre lui, Sasuke gémit de joie. Ça promettait d'être une semaine absolument délicieuse !

Il répondit à son baiser avec fougue, et, de surprise, il mordit la lèvre inférieur de Naruto lorsque celui-ci appuya contre son entrejambe. L'impatience faisait bouillonner ses veines, il le voulait en lui, il voulait voir son regard s'assombrir de plaisir et son visage se crisper. Il se débarrassa prestement de son haut, aidé par le blond qui déboucla aussitôt sa propre ceinture, ne décollant leurs bouches que pour laisser passant un vêtement trop encombrant et osant faire barrage, ou pour s'attaquer au restant du corps de son amant. Dès que leurs pantalons furent à terre, Arthur le repoussa brusquement contre la table, pour immédiatement revenir contre lui. Ses mains passèrent du ventre du brun à son dos, puis descendirent doucement vers ses fesses, qu'il caressa avant de les empoigner et de soulever Sasuke comme s'il ne pesait rien. Avec un rire, le brun enroula ses jambes autour de la taille du blond et l'embrassa en profitant du fait d'être surélevé. Son sexe frottait contre le ventre de Naruto à chacun de ses mouvements, et il pouvait sentir le membre érigé du blond contre ses fesses, les faisaient tous deux frissonner. Il chercha le regard d'Arthur, et dès qu'il le capta, il se noya dans ses perles azurées. Il sentit son souffle se bloquer dans sa poitrine. Il l'aimait à un tel point que parfois, s'en était presque douloureux, et lorsqu'il pouvait lire dans les prunelles de son amant tout l'amour qu'il lui vouait réciproquement, il avait l'impression que tout son être s'embrasait, exactement comme en ce moment. La voix rauque de désir, Arthur souffla :

- Tu ne trouve pas que la chambre est foutrement loin ?

Rien que le timbre de sa voix le rendait fou. Sasuke sentit comme une décharge électrique partant de son coeur, qui battait bien trop vite, et qui se propagea aussitôt jusqu'à son sexe qui durcit encore un peu plus. Il chercha à nouveau les lèvres du blond, et chuchota lorsqu'elles se touchèrent :

- Si. Beaucoup trop loin.

Avec un grognement impatient qui fit frémir Ludovic, Naruto se décala de trois pas. Sasuke resta un instant perplexe, la table lui avait pourtant paru un endroit fort plaisant, et les cinq mètres qui les séparaient du lit étaient beaucoup trop à son goût. Il ne comprit l'intention du blond qu'en sentant son dos cogner contre le mur, et en voyant le sourire satisfait d'Arthur. D'une main, il le prépara, tout en ponctuant son cou et le haut de son torse de baiser plus ou moins appuyés et de petits coups de dents. De son autre main, il continuait de maintenir le brun, qu'il portait toujours. En réalisant que sans préparation, il pouvait déjà glisser deux doigts aisément, Naruto lança un regard surpris à son amant, qui lui répondis par un sourire narquois, démentis par le désir brûlant dans ses yeux. Il ouvrit la bouche pour parler, et devint aussitôt rouge pivoine. Il ne pouvait pas dire à voix haute qu'il s'était déjà préparé, c'était définitivement beaucoup trop gênant. Il cacha son visage dans le creuser du coup d'Arthur, et inspira profondément son parfum, cette odeur qu'il aimait tant.

- Prends-moi, maintenant...

Les mots étaient sortis tout seuls, d'une voix suppliante et rauque. En réalisant que c'était lui qui venait de parler, Sasuke plongea un peu plus dans le cou du blond, pour cacher sa gêne, tout en continuant de se cramponner à lui. Délicatement, Naruto lui leva le visage, et l'embrassa sans le quitter des yeux. Il avait le regard joueur et heureux.

- Tu veux pas répéter ?, demanda-t-il d'une voix malicieuse.

- Arthur !, protesta Sasuke d'un air indigné.

Naruto laissa échapper un petit rire, content de lui, et embrassa le brun. Il le pénétra au même moment, d'un mouvement vigoureux, et la main de Ludovic dans ses cheveux se crispa tandis que son gémissement était étouffé par leurs lèvres soudées. Il y était allé d'un coup, sans prévenir, et le corps de Sasuke frissonna de soulagement en sentant le besoin impérieux de sentir Naruto en lui être enfin satisfait. Ses soupirs se transformèrent peu à peu en gémissements, puis en cris, à mesure que le blond s'enfonçait en lui. Son dos frottait contre le mur, mais il s'en foutait, c'était juste trop bon. Le plaisir monta en eux, et bientôt toute pensée cohérente les quitta. Ils n'étaient plus que deux êtres qui s'aimaient et qui s'unissaient. Sasuke n'avait même plus conscience du lieu où il se trouvait, tout son univers se limitait à Naruto, à ses baisers, et à ses mouvements erratiques. Il atteignit enfin l'orgasme, et tout son corps fut secoué de spasmes de plaisir alors qu'il criait le nom de son amant. Naruto le suivit presque aussitôt, et ses jambes se dérobèrent sous lui sous l'effet du plaisir trop intense. Ils s'effondrèrent dans un bel ensemble, et se dévisagèrent, stupéfaits et le corps encore ultra-sensible, avant d'éclater de rire.

Ils se dégagèrent tant bien que mal et se laissèrent basculer dans les bras l'un de l'autre, allongés sur le parquet, les yeux rivés au plafond blanchâtre.

- A retenir, debout contre le mur n'est pas une bonne idée, rigola Sasuke.

Naruto le dévorait du regard. Il sourit et déposa un léger baiser sur ses lèvres gonflées de plaisir.

- Je ne comprend pas, tu n'aimes pas te casser la figure par terre ?

Le brun rit de plus belle, et se redressa pour s'asseoir sur le ventre d'Arthur, à califourchon sur lui. Ses fins cheveux noirs s'étaient légèrement collés à son front avec la sueur, et ses yeux d'encres brillaient comme jamais. Ce qu'il était beau... 'Et il n'est rien qu'à moi' songea Naruto.

- ..tur ! Arthur !

Ludovic agita sa main devant ses yeux.

- Allô la Terre !

Le blond sursauta en réalisant que Sasuke était en train de lui parler.

- Pardon ! Tu disais ? J'étais dans mes pensées.

- Je vois ça, confirma Ludovic d'un ton moqueur. Tu pensais à quoi ?

- A quel point je t'aimais.

Les yeux onyx s'écarquillèrent, et le sourire du brun se fit plus attendri.

- Moi aussi, je t'aime.

Ils restèrent ainsi un instant, savourant le simple fait d'être ensemble, puis se décidèrent enfin à aller réchauffer leur repas. En voyant les assiettes, Sasuke soupira, et lança à Naruto exactement le regard qu'il avait imaginé, mi-consterné mi-amusé. Ce dernier éclata de rire, content de lui.
Un quart d'heure plus tard, ils étaient douchés et en pyjama, attablés au bar séparant le salon/salle-à-manger de la cuisine.

- Alors, ça s'est bien passé ?

Ludovic releva la tête de son assiette, la bouche encore entrouverte, prêt à avaler sa fourchette de pâtes. Il hésita un instant, avant de comprendre qu'il parlait de son rendez-vous au gynécologue. Il avait décidé de prendre le risque, et s'était travesti avant d'y aller. Il s'était fait passer pour très pudique, le tout avec quelques sous-entendus du type "un homme autre que mon mari ne devrait pas me toucher", et le médecin ne s'était rendu compte de rien.

- Hein ? Ah, oui ! Troisième fois qu'on se voit, et il n'y vois toujours que du feu. Il me prend pour une femme garçon manqué. C'est marrant, un gynécologue, c'est un médecin qui s'est spécialisé, mais malgré toutes les études qu'il a bien pu faire, il ne voit que ce qu'il veut voir. Un être humain qui porte un bébé, donc c'est une femme, point à la ligne.

Il se leva soudain, le visage illuminée, et se précipita vers son sac qui traînait toujours dans l'entrée. Il revint presque aussitôt, une grande pochette à la main.

- Regarde, il m'a laissé les échographies ! J'avais super peur, j'étais persuadé qu'il allait se rendre compte que j'étais un homme, mais non, il a froncé les sourcils puis s'est excusé en m'expliquant que c'était parfois assez brouillon ce qui s'affichait à l'écran !

Naruto se pencha pour mieux voir les images, tâches de gris et gris. Il n'avait jamais réussi à voir quoi que ce soit sur ce genre d'images, mais le simple fait de savoir qu'une de ces tâches était son enfant, une vie que l'homme qu'il aimait portait en lui, et dont il était responsable, suffisait à le transporter de joie. Sasuke indiqua une masse informe et plus sombre, et déclara doucement :

- Voici notre enfant, Arthur.

Le blond leva vers lui un regard brillant d'émotion. Parfois, il avait encore du mal à réaliser, et il savait que c'était aussi pénible pour Ludovic, mais un sourire du brun, et toutes ses inquiétudes s'envolaient. Ils n'avaient encore rien dit à personne, et au fond d'eux, ils avaient peur de ce qui allait se passer lorsque le fait qu'un homme soit enceinte se saurait, mais ils préféraient ne pas y penser pour le moment. Ils voulaient déjà se donner le temps de pleinement réaliser, avant de le demander aux autres.

Un immense sourire aux lèvres, Sasuke retourna s'asseoir, et repris son repas tout en détaillant les traits de Naruto. Il contemplait l'échographie avec tellement d'amour que cela lui réchauffa le coeur. Il avait vraiment de la chance d'avoir un homme pareil à ses côtés.
Soudainement, on tambourina violemment à la porte. Les deux jeunes hommes se levèrent de concert, tous les sens en alertes, et Arthur se dirigea aussitôt vers lq porte, qu'il ouvrit à la volée en se tenant derrière elle, pour se protéger en cas de menace. Kushina entra aussitôt dans l'appartement, le visage pâle et les cheveux décoiffés. Naruto sentit son coeur se serrer. Il ne l'avait pas revu, depuis la fois où Sasuke l'avait emmené voir Minato dans la ruelle, quelques semaines plus tôt. Elle chercha à reprendre son souffle, et s'écria, d'une voix trahissant sa panique :

- Ils savent !

Les larmes lui montèrent aux yeux, mais elle continua :

- Je suis désolée Arthur, tellement désolée ! Ils ont découvert ton existence, ils seront là d'une minute à l'autre, vous devez partir, vous devez partir maintenant !

Naruto et Sasuke échangèrent un regard, soucieux. Apparemment, dans cette organisation, si les membres avaient des enfants, ces enfant étaient tués sans autre forme de procès, et les parents avec.

- Où est Min... Nathanaël ?

- En bas de l'immeuble, il les retient, passez par derrière !

- Quoi ? Mais il va se faire tuer !

Le regard que lui adressa sa mère en dit plus long que n'importe quel mot. Oui, il allait se faire tuer, et elle avec. Mais ils s'en moquaient. Ils voulaient que leur fils vive, et ce peu importe le prix à payer.

Sans un mot, Ludovic saisit son sac, l'ouvrit, et en sortit deux pistolets. Il en tendit un à Naruto, et sortit de l'appartement.

- Quoi ? D'où sortent ces armes ? Et vous allez où ?

Sasuke se retourna, le visage impassible. Arthur tenta de chasser la boule qui s'était formée dans sa gorge, en vain. Ludovic avait entièrement disparu, il ne restait plus que la partie sombre de Sasuke, celle qui avait voulu se venger de l'assassinat de ses parents. Celle qui était venu le sauver.

- Mes parents sont de la mafia. Et je vais chercher votre mari.

- Je viens avec toi.

Ni l'un ni l'autre n'essaya de contredire le second. Ils se connaissaient suffisamment pour savoir que c'était parfaitement inutile, et que ce serait perdre un temps précieux. Ils descendirent les escaliers en courant, rapidement suivis par Kushina, abasourdie. Dix hommes les attendaient dans le hall. Quatre des leurs étaient blessés, et il y avait trois cadavres à terre. Un cri de douleur résonna, et la mère d'Arthur se précipita vers l'un d'eux, en pleurant. Un agent leva son arme, prêt à tirer sur Kushina, mais Sasuke fut plus rapide et l'abattit d'une balle dans la tête. Naruto se tenait légèrement en retrait, aussi blanc que le mur à sa droite. Minato était mort. Son père était mort pour les protéger, lui et sa mère. Encore une fois. Les neufs individus restant regardèrent leur camarade s'effondrer au sol, sans vie, et dévisagèrent un instant ce gamin qui venait de buter l'un des leurs de sang froid, stupéfaits.

Puis l'enfer se déchaina.


Je précise que le lynchage est interdit, mais je comprendrez parfaitement des reviews incendiaires ^^"

Bonnes vacances à tous ! =D