Me revoilà ! Je suis désolée de ne poster le chapitre que maintenant, je suis rentrée hier (à 22h, après 11h de route), et j'ai passé la journée à finir mes devoirs... Je fais une overdose XD Bref, si je vous raconte que j'ai eu 11h de trajet, c'est pour vous annoncer une bonne nouvelle ! J'ai reçu trois reviews super gentille, que j'ai réussi à lire (merci Wifi gratuite du MacDo !), et ça m'a fait tellement plaisir, j'avais même pas eu le temps de finir le chapitre 22, je me suis dit qu'il était hors de question qu'en rentrant je vous fasse poireauter 200 ans pour la suite. Du coup, j'ai vidé la batterie de mon portable, mais à force de ruse et de luminosité à 0%, je vous annonce que... *roulement de tambour* J'ai fini Älskande !

Ca me fait vraiment trop bizarre, j'hésite entre sauter de joie et pleurer, mais voilà, pour la première fois de ma vie, j'ai fini une histoire, et ce grâce à vous et à mes amies qui sont juste extra et me corrige ^^ Bref, trêve de blabla, je réponds à Ludy comme d'hab' et le chapitre !

Ludy : Merci beaucoup ! XD Je pense que tu as posté cette review depuis ton portable, j'ai 1 mot sur 3, mais on va dire que j'ai compris le sens général lol Alors, je ne me suis rien cassée, mais c'est officiel, je suis terrifiée en descendant une piste rouge (alors que j'en suis parfaitement capable..). Donc pas la peine de me torturer, tout est écrit ! Alors, en deuxième je...? et là il y a un gros trou mdr J'ai juste un "je t'aime pour", alors je ne sais pas pourquoi, mais merci ^^ Moi aussi je t'aime et j'aime tes reviews ! Contente que tu ais aimée le lemon, tu as parfaitement le droit d'être perverse ! Celles qui disent qu'elles ne le sont pas en lisant un fic m/m rated M sont des menteuses XD (ou des menteurs, je ne sais pas s'il y a des gars ?) Oui, je sais que je suis un monstre.. Si tu savais le nombre de fois où je me le suis dit en écrivant cette histoire ! Je te remercie encore et toujours, et voilà la suite !


Chapitre 21

Les balles sifflèrent de toutes parts. Tout se déroula très vite, en quelques secondes, il n'y avait plus que quatre agents, et Sasuke tenait son bras de gauche avec une grimace de douleur. Une voiture klaxonna alors à l'extérieur, et il reconnu immédiatement le véhicule de son frère. Sans se poser plus de questions, il attrapa Naruto, et se mit à courir en direction de la sortie. Une balle frappa le mur, à l'endroit précis où il se tenait une seconde auparavant, et il riposta. L'homme tomba à terre, sans vie. Les tirs d'Arthur étaient maladroits, il n'avait jamais utilisé d'armes à feu, mais ceux de Kushina et Sasuke atteignaient inévitablement leur cible. Nouveau coup de feu. Du coin de l'oeil, Ludovic analysa en un éclair où la balle allait toucher. Un venin glacé sembla remplacer instantanément tous son sang. Naruto. Il le tira brusquement en avant, et ne réalisa qu'une seconde trop tard ce que Kushina faisait. Elle s'était interposée entre son fils et l'arme. Le tir l'atteignit en plein dans la cage thoracique, et elle fut projetée en arrière sous la force de l'impact. Sasuke ne s'arrêta pas, ne se retourna pas, pas plus qu'il ne lâcha la main d'Arthur. Il continua de courir, l'obligeant à le suivre, et sauta dans le luxueux 4x4 de ville, qui démarra aussitôt.

-Arrête, il faut la sortir de là ! ARRÊTE !

Naruto se débattait pour échapper à la poigne du brun. Il se jeta sur la portière pour l'ouvrir, et poussa un cri rageur en constatant que la sécurité enfant était verrouillée. Des larmes de colère et d'impuissance s'échappèrent de ses yeux, et il les essuya d'un geste brusque, tout en criant.

- Fait demi-tour ! Putain merde fait demi-tour, ils vont la tuer ! On n'a pas le droit de la laisser seule là-bas, ils vont la tuer !

- Elle est déjà morte, Arthur, murmura doucement Sasuke. C'est trop tard.

- Non, non, non ! NON !

Il s'effondra, toute rage l'ayant quitté aussi rapidement qu'elle était apparue. La voix d'Arnaud s'éleva, alors qu'ils franchissaient le panneau indiquant qu'ils sortaient de la ville, professionnelle et dénuée d'émotions.

- Il s'est passé quoi ?

Ludovic jeta un regard en coin à son amant, et souffla :

- Ses parents viennent d'être assassinés.

- Oh.

Le corps d'Arthur était secoué de violents sanglots, et il leva un visage baigné de larmes vers son amant :

- Pourquoi est-ce que chaque fois que j'aime quelqu'un, ça tourne mal pour cette personne ? Pourquoi est-ce que tout ceux que j'aime meurent ou sont blessés par ma faute ?

Ludovic sentit son coeur se serrer douloureusement. Il ne voulait pas que Naruto ressente ça, cette maudite culpabilité qui l'avait rongé à Konoha et l'avait poussé à la vengeance. Qui l'avait poussé à tuer son propre frère.

- Et maintenant je te fait pleurer !

La voix de Naruto était tremblante et déformée par sa gorge nouée. Sasuke porta lentement la main à son propre visage, et réalisa que ses joues étaient humides. Le blond continuait de s'excuser, balbutiant et butant sur les mots :

- Je.. Je suis désolé, je suis tellement désolé ! Je ne voulais pas, je...

Il tenta maladroitement d'inspirer, la douleur formant comme un étau qui lui comprimait la poitrine, et ferma un instant les yeux. Sasuke glissa sa main dans les douces mèches blondes, et l'attira à lui pour l'embrasser avec force. Il lui fit passer tout ce que les mots ne pouvaient exprimer. Ses regrets, son amour pour lui, le pardon. Le bras d'Arthur s'enroula autour de lui pour les rapprocher, et Sasuke sentit le goût amer du remord sur ses lèvres, le goût salé des larmes, l'acidité de la colère et la douceur de l'amour qu'il lui portait.
Le cri d'Arnaud les surprit, et ils ouvrirent les yeux de concert, juste à temps pour voir le véhicule noir sur leur gauche qui fonçait sur eux, et sentir leur 4x4 faire une embardée vers le bas-côté.

Le jeune PDG braqua son volant en sens inverse, voulant reprendre le contrôle du véhicule, mais les roues dérapèrent sur les gravillons, emportées par la vitesse, et l'arbre en face était si proche. Trop proche. La force de l'impact les balança en avant, et lorsqu'Arnaud repartis en arrière, suivant le mouvement de la voiture, un liquide rouge s'échappait de son crâne. D'instinct, Sasuke chercha le regard de Naruto. Il n'y avait aucune peur dans les prunelles azurs alors que le 4x4 basculait inexorablement en arrière. Juste une horreur indicible, un profond regret, et un amour incommensurable.

- Enwe.

- Hein ?

Le blond sourit tristement.

- J'aurais aimé qu'on l'appelle Enwe.

Non, non, il n'avait pas le droit d'abandonner ! Pas déjà, ils pouvaient encore s'en sortir ! Sasuke se jeta sur la portière pour l'ouvrir, mais la sécurité était toujours verrouillée. Ils étaient enfermés. Sans perdre une seconde, il tenta de serrer le frein à main, pour empêcher le véhicule de basculer et avoir le temps de sortir par l'avant, mais son bras gauche était inutilisable et lui faisait un mal de chien. Naruto le tira en arrière, le regard vaincu, et lui souffla d'arrêter.

La ferraille grinça plaintivement alors que la gravité lui rappelait sa toute-puissance, et la voiture tomba de la falaise.

- Moi aussi, j'aurais bien aimé, murmura Ludovic.

Oui, il aurait réellement appelé leur enfant Enwe. Il rendit son maigre sourire au blond en prononçant ces mots. Ils sentirent un instant qu'ils étaient en apesanteur, tirés vers le bas par leurs ceintures de sécurité, puis il y eu un bruit terrible, comme si un millier de boîtes de conserves étaient broyées de concert. Suivi de la douleur, lancinante. La peur. Et le néant.

Le dragon le dévisageait d'un air joueur, guettant le moindre de ses mouvements. Du coin de l'oeil, il vit un jeune homme blond, aux yeux d'un bleu profond, se déplacer le plus discrètement possible et sauter d'un mouvement leste trahissant son habitude sur le dos de l'animal. Le dragon se raidit sous la surprise, puis la lueur joueuse revint, et il fut entouré de flammes, rouges, jaunes, orangées. Il tourna en riant, savourant cette délicieuse chaleur et la beauté du spectacle au coeur duquel il était, puis sauta à son tour sur le dos du reptile, qui s'envola aussitôt. Il sentit deux bras puissants se refermer sur son ventre, et un doux frisson s'empara de lui. Il savait qu'il n'avait pas le droit. C'était interdit. Contre-nature. Ils risquaient la mort. Il se retourna lentement, toute envie de jouer l'ayant déserté, et se noya dans deux lacs assombris de désir. Leurs lèvres se rencontrèrent, timidement d'abord, puis avec plus de force, et il sentit son coeur faire un bond. Le dragon plongea en piquet, et en le sentant tomber sur lui, il sourit et murmura le nom du blond :

- Nebsen... Je t'aime.

Le regard posé sur lui était partagé entre l'amour et la douleur. Il ferma les yeux en sentant les douces lèvres revenir se coller aux siennes, alors que Nebsen murmurait tout contre sa bouche :

- Je t'aime aussi, Iah.

La scène changea, brusquement.

Il entendait l'alarme résonner dans tout le campement. Il se précipita et attrapa la bras de sa petite soeur, ils devaient s'enfuir, et vite. Ils savaient que Théodore appelait les hommes à se battre, mais ils n'étaient que des réfugiés, pas des guerriers. La porte d'entrée claqua si violemment contre le mur que la clenche laissa une marque à l'endroit précis où elle avait frappé. Le soldat était à contre-jour, et il sentit son sang se glacer. La porte claqua une seconde fois alors qu'il la refermait. Son épée était levée, prête à frapper, mais il la laissa lentement retomber au fur et à mesure que ses yeux, d'un vert qui rappelait plus un lac en été qu'une forêt, s'écarquillaient. Il décida de profiter de la stupeur du soldat, et se saisit de l'objet le plus proche, une poêle, avant de se précipiter sur lui. Le blond para sans effort, et il se retrouva à sa merci. A la merci de son ennemi. Il recula prestement, cherchant désespérément un moyen de s'enfuir, de sauver sa soeur, mais une voix le paralysa. Elle était douce, chaude. Elle réveillait en lui un douloureux sentiment de nostalgie, un goût d'interdit. La suite se passa comme dans un rêve. Le soldat semblait lui faire du chantage. Il voulait qu'il l'embrasse, et en échange il les protégerait, lui et sa soeur. Comme si. Il n'y croyait pas une seconde. Mais ça ne lui coûtait rien d'essayer. Il pouvait le faire, pour sa soeur. Il ordonna à Flavia de fermer les yeux, et s'avança, hésitant, tentant tant bien que mal d'ignorer le regard bleu-vert posé sur lui. Leurs lèvres se touchèrent, délicatement, et il sentit son coeur s'emballer. Il se maudit, c'était un ennemi, il allait se moquer de lui. Pourtant, ce dernier n'en fit rien, se contentant de le dévisager avec cette lueur perturbée dans le regard, comme si lui non plus ne comprenait pas ce qu'il se passait. Par quelle chimie est-ce que leurs corps pouvaient se sentir ainsi, aussi à leurs places quand ils étaient si proches, comme s'ils n'avaient toujours attendu que ça, se rencontrer, se trouver.

La scène changea à nouveau.

Il se déplaçait avec élégance, rapidement, sentant l'énergie courir dans son organisme, remonter puis s'échapper de ses mains en colonnes de flammes. Il répéta les enchaînements, prenant soin à ce que son équilibre soit parfait, ses pieds ancrés dans le sol, et à ce que les flammes ne reviennent pas vers lui. Il avait déjà sentit la douleur cuisante du feu jaillissant des paumes de son père et lui volant toute la partie gauche de son visage. Il ne tenait pas à aussi être brulé du côté droit.
Sans prévenir, la pierre sous ses pieds se déplaça, et il tomba sans grâce sur les fesses. Un rire cristallin résonna et il sentit la roche se soulever et former un siège autour de lui. Il sourit à son tour en voyant le jeune maître de la terre arriver vers lui, riant aux éclats.

- Oh, Zuko, tu aurais vu ta tête !

Il se renfrogna aussitôt, et croisa les bras d'un air buté. Le blond se rapprocha, et d'un simple mouvement de la main, il lui fit une ceinture de pierre, l'empêchant de se lever de son siège. Une fois que le jeune homme fut suffisamment proche, le soi-disant prisonnier fit glisser ses pieds sur le sol, et une flamme en jaillit. Le blond sauta sur place pour éviter d'être brûlé, et poussa un cri indigné. Un jeune garçon arriva en riant, son crâne rasé laissant voir la flèche bleue qui revenait au dessus de son front, partant de son dos d'où partait d'autres flèches bleues qui se terminaient sur ses mains et ses pieds, et il s'écria :

- Katara, regarde, il a eu Zuko !

Une jeune fille arriva à son tour, les yeux brillants d'amusement, et lança :

- Le deal est le deal, celui qui est attrapé doit faire un bisou à celui qui l'a eu !

Un sourire carnassier se dessina sur le visage de Zuko. Il allait avoir sa vengeance, le blond mettrait six mois à s'en remettre, d'avoir osé l'attraper aussi simplement ! Il sentit la pierre autour de lui retourner au sol, et il se remit maladroitement sur pieds. Puis il s'avança d'un pas sûr vers son ex-geôlier, lui pris le bras et l'attira à lui avant de l'embrasser avec fougue. Il entendit vaguement les autres se mettre à siffler, le bisou était censé être sur la joue, et il lui sembla même entendre Katara s'exclamer "Enfin !", avant que le blond ne glisse sa main dans ses cheveux et ne réponde à son baiser. Il n'avait pas prévu ça.

Soudainement, il était à cheval, au grand galop, épée au clair. Autour de lui, les cavaliers tombaient comme des mouches sous les coups d'épées, et il débarrassa lui-même quelques ennemis de leurs têtes, sans interrompre sa course. Le clair de lune donnait un aspect surréaliste à la scène. Il analysa d'un coup d'oeil le champ de bataille. Il se devait de mener ses hommes à la victoire. Les humains semblaient tenir leur promesse et se battaient du côté des loups-garous. Il faut dire, le chef de meute avait été on ne peut plus clair. Ou les humains se battaient au côté des loups-garous, et l'élevage de moutons allait leur rapporter des fortunes, ou ils se battaient au côté des vampires, et l'espérance de vie humaine allait considérablement diminuer. Ce qui était absurde, ils pouvaient parfaitement boire du sang sans tuer la personne. Il vit deux de ses lieutenants reculer, encerclés par les loups, et fit pivoter brusquement sa monture vers la droite. Il sortit son arc, décocha deux flèches qui tuèrent leurs cibles sur le coup, avant d'en encocher une troisième, prêt à défendre ses lieutenants, mais une masse lui tomba dessus, le faisant s'effondrer au sol. Il roula et ne se redressa qu'une fois à l'abri derrière un imposant rocher. La flèche qui aurait du le tuer de dos ne rencontra que du vide, alors que son cheval continuait sa course dans la mêlée sanguinaire. Le loup au pelage doré le toisa un instant, avant de reprendre sa forme humaine.

- Tu m'as menti.

Ce n'était qu'une simple constatation, sans trace de colère ou de rancœur. Le vampire regarda le carnage autour de lui, et murmura :

- J'ai vraiment essayé.

Un sourire amer étira ses lèvres.

- Je sais que tu n'attend que ça, louveteau, affirma-t-il d'un ton provocateur. Je te suis inutile maintenant, alors vas-y, tue-moi.

Le loup prit le poignard à la ceinture du vampire, et se pencha vers lui. Mais au lieu de l'enfoncer dans le défaut de l'armure et de pénétrer la chair pâle et tendre, il l'embrassa violemment, à pleine bouche, plantant la dague dans la terre.

- Comme si je pouvais faire ça.

Le général resta un instant là, trop surpris pour réagir, à regarder ce loup si imprévisible se retransformer et repartir au combat, égorgeant sans pitié les vampires qui croisaient son chemin. Ce maudit loup allait le rendre fou.

La scène disparu, et il se retrouva à une sorte de fête. Il y avait beaucoup de gens autour de lui, beaucoup trop, et il se sentait un peu à côté de la plaque. Il avait visiblement trop bu. Il dévisagea un instant le blond qui dansait à côté de lui, il sentait qu'il l'aimait, qu'il le désirait, mais qu'il ne le devait pas. Puis toutes les lumières s'éteignirent. Avant qu'il n'ait pu réfléchir à quoi que ce soit, il se retrouva à embrasser cet homme, qui lui rendit son baiser avec passion. Ils s'écartèrent à la seconde où les lumières revinrent, semblant tous deux aussi sidérés l'un que l'autre, puis il sentit que le blond l'entraînait vers la sortie.

Sa vision se flouta, et il cligna des yeux. Il était maintenant devant une porte renforcée. Ses doigts tremblaient, et il s'obligea à se calmer, à laisser s'échapper l'appréhension qui empoisonnaient ses veines, et tapa le code. 3641. La porte se déverrouilla, sans que rien n'explose, et il s'autorisa un faible soupir de soulagement avant de l'ouvrir à la volée. Il était là, devant lui. Vivant. Il resta un instant figé, puis il l'entendit murmurer :

- C'est vraiment pas chouette, mourir pendu. Surtout quand on est innocent.

Son coeur fit un bond dans sa poitrine. Il se souvenait ! En deux enjambées, ils étaient l'un contre l'autre, et ils s'embrassaient comme si ce devait être la dernière fois, savourant la sensation de leur corps collés l'un à l'autre.

Puis tout disparu.

Il était dans le néant. Il n'y avait rien autour de lui. Il avança, marchant à pas hésitant, redoutant ce qu'il ne pouvait voir, et soudain, il fut entouré de lumière. Tout autour de lui, une multitude de fils lumineux partaient dans tous les sens, et formaient comme une toile. Il tourna lentement sur lui-même, et constata que les fils semblaient principalement reliés entre eux de manière à former six boules distinctes, qui n'étaient que maigrement reliées entre elles. Il y avait des milliers, des milliards de fils, tous connectés les uns aux autres, comme les mailles d'un pull. En couper un seul suffirait à ce que tout s'effondre. Il remarqua une boule qui en possédait une seconde juste au dessus, lui rappelant une représentation grossière de la Terre et de la Lune, et juste à droite de ces deux étranges sphères, qui amenaient leur nombre à sept et non plus six, il s'étonna de constater qu'il y avait une boule contenant un nombre de fils beaucoup plus important. Elle était plus grande, et elle semblaient briller de milles feux tant l'espace était saturé de fins fils lumineux. Malgré la quantité absurde de fils, son regard n'était réellement attiré que par trois en particuliers, étroitement enroulés entre eux. Ils semblaient tout simplement inséparables.

Il s'approcha encore, et effleura du bout de l'index le fil qui semblait le plus fragile. Une image s'imposa brusquement dans son esprit, et un sentiment étrange s'empara de bébé semblait minuscule dans son berceau. Il était évident qu'il venait tout juste de naître, et pourtant il n'était ni rouge, ni fripé. Il vit la petite bouche s'ouvrir tout grand, une grimace mécontente déformant les traits du poupon, et un pleur strident s'échappa de ce minuscule être. Le son lui fit l'effet un électrochoc, et il comprit. C'était son bébé. Son enfant. Tout son corps s'était tendu, toutes ses cellules semblaient crier de concert à ce qu'on lui rende son enfant. Maintenant. Son bébé pleurait, qu'on lui rende !

Il sentait une douleur lancinante au niveau de son bas-ventre, comme si on s'était amusé à lui arracher un ou deux organes, et il ouvrit brusquement les yeux. Une jeune femme, ses yeux bleus nuits froncés d'inquiétudes, était penchée sur lui. En le voyant se réveiller, elle se redressa d'un coup, son visage s'éclairant alors que ses mèches de toutes les nuances de bleu volaient en arrière :

- Enfin ! Bon retour parmi les vivants !


Et là vous allez hurler à l'injustice, me demander ce que j'ai fumé, c'est quoi la blague, d'où j'ose faire ça etc, ne vous inquiétez pas, j'ai eu une amie qui m'a téléphoné à 23h30 pour me demander ce qu'il m'avait pris XD

Donc, comme je suis sadique mais pas trop, et que je vous aime, je poste toute la fin d'un coup, et il ne reste plus qu'un seul chapitre et un épilogue rien que pour vous faire plaisir !