A/N : Merci à tous pour vos commentaires ! Petit passage en coup de vent. Voici le septième chapitre, il n'est pas encore corrigé donc excusez moi pour les fautes. Je le rééditerai plus tard pour les corriger.

Pensée / Italien / Japonais


Voyage des Vongola

Chapitre 7 : Avis de tempête

Cela faisait maintenant cinq jours que Tsuna vivait au manoir. Sa fièvre était tombée depuis trois jours et il commençait sérieusement à s'ennuyer (il avait même fait tous les exercices de maths de Reborn et il les avait vérifié quatre fois). Cela faisait cinq jours qu'il était enfermé dans une chambre. Bien sûr, le Primo venait lui rentre visite de temps en temps, il bavardait ensemble, quelques fois c'était les gardiens. Lampo venait souvent se cacher dans la chambre, il se plaignait à Tsuna de ses collègues, Asari lui faisait de longue conversation (principalement sur le Japon) ou lui jouait de la flûte. G, lui se contentait d'entrer et de rester immobile en fixant l'adolescent du regard, cela mettait le jeune garçon mal à l'aise. Daemon s'amusait à l'effrayer à la moindre occasion, causant des cris de panique de la part de Tsuna et des crises cardiaques pour Giotto (surtout la première fois) ainsi que des coups de colère envers l'illusionniste. Alaude n'était passé qu'une ou deux fois et n'avait rien dit mais rendait l'adolescent nerveux. Knuckle était la personne qui lui rendait le plus visite. Il venait régulièrement vérifier son état ou s'il avait pris ses médicaments. On pouvait dire que le prêtre était très attentionné envers ses patients.

Malgré ces fréquentes visites, ses amis lui manquaient ainsi que leur agitation et leurs disputes quotidiennes, mais ça il ne leur avouerait jamais. Bon, au niveau disputes et bagarres, il avait toujours celles des gardiens de Giotto mais ce n'était pas pareille. Les colères, les paroles d'admiration de Gokudera, les rires et l'inconscience de Yamamoto, les demandes égoïstes et les pleurs de Lambo, les « extrêmes » et l'énergie de Ryohei, le rire et les blagues souvent de mauvais goût de Mukuro, la timidité et les « boss » de Chrome ainsi que les « mordre à mort » et la protection distante de Hibari et même Reborn avec ses leçon et son sadisme (là sérieux, il devait vraiment être malade) lui manquaient. Il se rendait compte maintenant que c'était la première fois qu'il était séparé aussi longtemps de ses gardiens et de son tuteur.

Il regarda par la fenêtre et soupira. Le vent dehors soufflait agitant les arbres et leurs feuilles.


Giotto soupira de soulagement, il avait enfin fini de signer, classer, trier… tous ses papiers. Il regarda par la fenêtre en se demandant ce que faisait Tsuna. Cela faisait cinq jours qu'il était là et le jeune garçon restait très secret. Il parlait peu. Il restait évasif lorsqu'on lui posait des questions sur sa famille. Il pouvait juste lire de la tristesse, des éclats de joie, de la colère,…traversait ses yeux mais l'adolescent ne disait rien. Lampo appréciait beaucoup le garçon car il le cachait lors des représailles de G, Daemon, Alaude… Knuckle lui aussi et c'était parce que le garçon l'écoutait que ce soit sur Dieu ou sur la boxe. Asari de même et pour presque le même raison. G restait distant de Tsuna, il pensait encore qu'il était un espion envoyé par une famille ennemie. Alaude lui le surveillé de temps en temps mais sans plus depuis que sa version de l'enlèvement avait été confirmé par des témoins. Daemon, quant à lui, s'amusait à lui faire peur, c'était un nouveau jeu pour lui. Primo repensa à la première fois que Daemon avait joué une de ses blagues.

Il s'était introduit dans la chambre de l'adolescent, deux jours après son arrivée. Tsuna allait un peu mieux, sa fièvre avait légèrement baissé, il pouvait se déplacé dans la chambre au lieu de rester clouer au lit. L'adolescent s'était levé et s'était installé sur le bureau de la pièce. Il était plongé dans son livre et n'avait pas senti la présence de l'illusionniste. Celui-ci s'était penché sur l'adolescent et avait soufflé dans son oreille. Le cri qu'avait poussé Tsuna avait retentit dans le manoir. Tout le monde avait débarqué dans la chambre croyant à une attaque ennemie. Mais ce qu'ils virent les surpris. Au fond de la pièce, éloigné du plus possible de Daemon, se trouvait Tsuna, rouge comme une pivoine, se tenant l'oreille. Il semblait être en état de choc. Près du bureau, il y avait l'illusionniste qui était mord de rire. Les gardiens et Giotto avait alors compris toute la situation. Cependant avant même que le Primo puisse réagir, Knuckle sermonnait déjà Daemon ou plutôt lui criait dessus, ce qui était assez inhabituelle pour le prêtre. Même si celui-ci avait une voix forte, il restait assez calme et faisait son sermon sur Dieu et le pardon à Daemon, crier c'était le rôle de G. Mais là, on pouvait entendre Knuckle hurlait à propos du faite de ne pas agiter et perturber les malades… Giotto, voyons cela, s'était précipité vers Tsuna pour voir s'il allait bien.

-Non, je vais bien Giotto-san. Avait rassuré Tsuna. J'étais juste surpris.

-Tu es sûr ?

-Oui.

L'adolescent s'était alors recouché en marmonnant quelque chose sur un certain Mukuro et sur les illusionnistes qui faisaient des farces totalement idiotes. Primo s'était demandé qui était ce fameux Mukuro. Il avait ensuite interrogé l'adolescent sur cette personne, celui avait bafouillé que c'était un… hum… ami qui lui joué de mauvais tour et aimait lui faire peur.

Ce Mukuro était l'une des seuls choses que Tsuna avait lâchait sur sa famille et ses amis. Parfois il murmurait lorsqu'il dormait des noms comme Gokudera, Yamamoto, Reborn ou encore Lambo, Fûta ou I-pin. Il avait aussi fait des allusions à sa mère quand la première fois Giotto et lui avait mangé ensemble, Knuckle avait voulu que le Primo s'assure que l'enfant mangeait bien pendant qu'il partait en mission. Malgré le peu d'information qu'il disposait, Giotto était sûr que Tsuna appréciait sincèrement ses amis et sa famille. Cependant quand il posait des questions sur son père, il pouvait voir de la colère voire de la haine ainsi que de la tristesse traversait son visage. Il en avait déduit que son père avait fait quelque chose ou plutôt n'avait pas fait quelque chose pour attirer tous ses sentiments et qu'il fallait éviter ce sujet.

Tsuna allait mieux maintenant, il devait sûrement s'ennuyer dans sa chambre. Giotto sourit à la pensée de l'adolescent tournant dans la pièce comme un lion dans une cage. Peut-être qu'ils devraient sortir, Tsuna, lui et quelques gardiens. Justement G entrait dans le bureau.

-Giotto, tu as fini ?

-Oui, G. Je pensais justement à aller faire une petite balade en ville pour me détendre. Une ballade avec Tsuna.

-QUOI ?! A QUOI TU PENSES, GIOTTO ? Aller te promener en ville TOUT SEUL avec quelqu'un qui peut-être un P***** D'ESPION ! Il va peut-être tenter de te tuer ! Alaude est toujours en train de se renseigner sur lui et il n'a rien trouvé pour l'instant.

G, je ne pense pas qu'il ferait ça. Il ressemble plus à un fugueur. Allez quoi, G, tu sais très bien qu'il ne m'arrivera rien et puis tu viendras avec moi et puis aussi Asari si il veut.

-Tch. Je viens mais simplement pour te protéger. Tu comptes aller où ?

-Je ne savais pas. On verra.

G regarda par la fenêtre.

-Pft. On dirait qu'une tempête s'annonce. murmura-t-il.


Giotto, Tsuna, Asari et G attendaient patiemment que la foule s'avance pour pouvoir entrer dans la salle de concert de la ville. Tsuna était heureux, il pouvait enfin sortir de sa chambre. Lorsque Giotto était entré dans la pièce et lui avait annoncé qu'ils sortaient en ville, il avait presque sauté de joie à la place, il avait souri. Quand G avait vu ce sourire, il avait été réellement troublé, ce sourire c'était le même que celui de son meilleur ami. Peut-être que cet enfant avait vraiment un lien de parenté avec lui.

Giotto avait aussi demandé à Asari, à Knuckle ainsi qu'à Lampo s'ils souhaitaient les accompagné. Lampo et Knuckle avaient refusé, seul Asari avait accepté. Ils s'étaient promené pendant plusieurs observant les vitrines des magasins, les jardins. Ils avaient mangé ensemble quelques pâtisseries, semés quelques fan girls… Tous les citadins connaissaient Giotto et ses gardiens et ils leur vouaient une admiration et une gratitude sans borne. Beaucoup s'était demandé qui était le jeune garçon qui accompagnait leur sauveur et qui lui ressemblait étrangement. Des femmes et des jeunes filles avaient demandé de sortir et même de se marier avec Tsuna, croyant que c'était le petit frère du Boss des Vongola. L'adolescent avait poliment décliné en rougissant toutes les propositions.

Toute l'après-midi, Giotto avait aperçu le véritable caractère de l'enfant. Celui-ci était plutôt timide mais pas trop, maladroit, vraiment maladroit (Primo avait remarqué cette caractéristique quand Tsuna était tombé pour la troisième fois en trébuchant avec ses propres jambes), gentil et c'était quelqu'un qui souriait assez facilement. Le jeune homme s'était peu à peu rendu compte qu'il ressentait de l'affection envers Tsuna.

Les compagnons étaient passés par un magasin de vêtement pour l'adolescent car celui-ci ne possédait que les vêtements qu'il portait sur son dos, ainsi que ceux dans son sac mais qu'il ne pouvait pas porter. Ils avaient ensuite entendu parler qu'un petit concert de piano se déroulait en ville. Ce n'était pas un grand concert qui se jouait le soir devant un public riche, mais plutôt un petit concert populaire qui jouait devant les petit bourgeois ainsi que devant les ouvriers et les fermiers. C'était ainsi qu'ils s'étaient retrouvé à attendre dans la foule.

Au bout d'une vingtaine de minutes, le petit groupe était enfin rentré dans la petite salle. La salle était assez modeste, on y avait disposé en rangs des chaises ainsi que des bancs pour le public. Sur l'estrade qui servait de scène, Tsuna pouvait apercevoir un piano noir. G et Asari observaient l'environnement pour tenter de repérer si quelqu'un aurait la mauvaise idée d'attaquer leur patron. Giotto s'installa sur un banc près de la sortie, il demanda à Tsuna de s'assoir à gauche de lui. G s'assit à droite de Giotto et Asari à la gauche de Tsuna. Giotto avait placé ainsi ses deux gardiens car G ne pouvait pas supporter Tsuna et il le mettait mal à l'aise.

Après quelques minutes et que tous les spectateurs s'étaient installés, un homme demanda le silence et déclara :

-Bonsoir mesdames et messieurs. Je vous remercie de venir assistait ce soir à la représentation de nos musiciens. Nous vous présenterons tout d'abord quelques musiques interprété au violon par Antonio, ensuite un morceau composé par un de nos artistes joué en duo violon-piano avec toujours Antonio au violon et Alexis au piano. Puis….

Tsuna ne suivit pas vraiment le discours en italien du présentateur malgré qu'Asari murmure la traduction à l'oreille. Il commençait à s'endormir quand l'homme laissa la place à un second homme plus jeune tenant un violon et son archet dans les mains. Le jeune homme salua le public et commença à jouer son morceau. Tsuna avait peu ou presque jamais écouté de la musique classique cependant il trouvait que le jeune musicien jouait plutôt bien. Néanmoins cet impression n'était pas partagé par tous puisque G s'en plaignait auprès de Primo, jusqu'à que celui-ci lui donne un coup de coude dans les côtes, même Asari faisait la grimace mais ne disait rien. Ainsi passa la première partie du concert, après une dizaine de morceaux, le présentateur revient et annonça l'entracte. Tsuna en profita pour questionner Asari :

-Asari-san, pourquoi ne sembles-tu pas aimait les interprétations ?

-Ah ! Tu as remarqué ? S'étonna le gardien de la pluie, peu de personne remarquait quand quelque chose n'allait pas avec lui.

-Oui.

-Ce n'est rien. C'est juste que ces musiciens en fait beaucoup de fautes et puis en ne ressent pas leurs émotions. C'est vraiment dommage.

Giotto sourit. Il avait suivi toute la conversation et lui aussi avait été surpris que Tsuna remarque qu'Asari faisait la tête. Il trouvait vraiment cet enfant de plus en plus étrange.

-Chut ! Ça va recommencer. Souffla G

Tous les spectateurs commencèrent à regagner leur place. En face de Tsuna, deux personnes s'échangèrent les leur et donc la vue de l'adolescent sur la scène fut caché par un grand homme. Il tenta de regarder sur les côtés mais rien à faire, il ne voyait rien. Il soupira et arrêta de s'agiter. Il entendit le présentateur annonçait la deuxième partie du concert :

-Pour cette deuxième partie de cette représentation, un tout nouveau musicien de notre troupe va vous jouer quelques morceaux. C'est un jeune pianiste, il a tout juste quinze ans, veuillez accueillir Hayato !

Soudain le silence fit place dans la salle. Quelques notes furent jouées au piano. Toute suite, une ambiance triste et mélancolique remplirent la salle. On pouvait sentir la tristesse, ainsi que par moment de la joie transperçait à travers le morceau. Tout le monde se taisait et laissait les émotions les envahir même G se tut. Asari avait remplacé sa grimace par un véritable sourire et semblait être au bord des larmes. Pour Tsuna, cette musique lui semblait étrangement familière. Lorsque le morceau fut terminé, tous applaudirent et l'adolescent entendit G murmurait à Giotto :

-Ce gosse à vraiment du talent. Il le perd vraiment en restant dans cette troupe. C'est incroyable de pensait qu'il n'a que quinze ans.

Le présentateur déclara que Hayato allait dire quelques mots.

-Je vous remercie beaucoup pour votre accueil. Je viens tout juste de rejoindre la troupe et cette représentation n'est que ma deuxième représentation. Déclara le jeune pianiste.

Tsuna n'écouta pas les paroles, seule la voix lui suffisait pour reconnaitre la personne qui parlait. Il se leva et tenta d'apercevoir la personne sur l'estrade pour l'apercevoir et vérifier son identité. Il tenta à droite, à gauche, rien n'y fessait, il n'y voyait rien. G commença à râler :

-Arrête-te de t'agiter, gosse ! Tu énerve tout le monde !

L'adolescent n'écouta pas le gardien de tempête qui continua à rouspéter. Asari prit en pitié le jeune garçon.

-Tu veux voir l'estrade, c'est ça ?

-Oui, Asari-san.

Giotto le souleva alors de terre, le surprenant.

-Tiens, comme ça, tu peux la voir. Déclara –t-il

Tsuna bafouilla quelques mots de remerciement et observa la scène. Il y avait le présentateur ainsi qu'un garçon d'une quinzaine d'année avec des cheveux argentés. Son allure, sa posture, oui, c'était en lui. C'était Gokudera ! Tsuna murmura son nom que remarqua Giotto et les deux gardiens. Il ne savait pas comment attirer l'attention de son gardien de la tempête quand celui-ci le repéra. Les yeux de Gokudera s'agrandirent. L'adolescent fit un pas avant de se reprendre. Il fit un petit signe à Tsuna puis murmura quelque chose à l'oreille du présentateur. Giotto reposa Tsuna qui le remercia à nouveau. L'adolescent avait envie de rejoindre Gokudera, de voir comment il allait mais il avait compris que celui-ci voulait qu'il reste à sa place jusqu'à la fin de la représentation. Primo regarda fixement l'enfant, son hyper intuition lui disait qu'il se passait quelque chose d'important. Il s'interrogea la dessus quand le présentateur annonça alors :

-Notre jeune pianiste va interpréter, ici-même, une musique qu'il a composé lui-même pour ami. Elle s'intitule « Oozora ».

-Hein ? « Ciel » ? murmura Asari

-Quel drôle de nom. commenta G

Giotto lui aussi s'interrogea sur le titre du morceau lorsque les notes commencèrent. La musique résonnait en lui et faisait remontait des souvenirs : quand il avait rencontré G pour la première fois, quand il avait sauvé des amis de tueurs…. Il écouta plus attentivement la musique. Lorsque celle-ci cessa, il vu que Tsuna était au bord des larmes.

Pour Tsuna, la musique lui avait rappelé ses amis, sa famille, les larmes et les rires qu'ils avaient eus ensemble ainsi que les promesses du futur qui les attendaient. Les larmes qu'il avait empêchés de couler ces cinq derniers jours. Il avait hâte de revoir Gokudera.

Asari et G quant à eux, regardaient leur ami et se disaient que finalement « ciel » était un beau nom qui convenait parfaitement à la mélodie.

Le public applaudissait le jeune pianiste qui les salua une dernière fois avant de descendre de l'estrade. Le présentateur annonça alors la fin du concert. Tous les spectateurs se levèrent et commencèrent à regagner la sortie et Giotto et ses gardiens faisait de même. Seul Tsuna restait là à attendre. Asari le remarqua :

-Tsuna, tu viens ?

-Euh, je… Il faut que… Marmonna Tsuna

-Juudaime ! Cria une voix dans la foule.


Fin chapitre 7

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