A / N: Kikou me voilà avec un nouveau chapitre. Merci à Keiyner, Yuki-Jiji, Karo, DragonneYukkin, Himutsu-chan, x-manga-Bleach-x, Guest et à tous les autres pour tous vos commentaires et votre soutient.

Bonne lecture et comme toujours pardon pour les fautes...

Edit 29/11/2014 : corrigé par Himutsu-chan

Pensée / Italien / Japonais


Voyage des Vongola

Chapitre 13 : Démons et Fantômes

Lucio observa la forêt depuis la fenêtre de la cuisine repensant aux rumeurs qui s'étaient propagées depuis quelques jours dans la petite ville de Carlino et ses alentours. On racontait qu'un démon s'était installé dans les bois des environs. D'après certains, il aurait une apparence humaine. Ses yeux seraient d'un gris glacial qui emprisonnait sa victime dans une étreinte mortelle dont on ne pouvait s'enfuir. Ses cheveux seraient aussi noirs qu'une nuit sans étoiles ni lune. Les victimes qui avaient réussi à traverser cette terre maudite avaient déclarées, terrorisées, qu'avant les agressions ils avaient tous entendu une chanson gazouillée par un oiseau jaune, le Messager du Démon. Cette chanson était rapidement devenue un signe pour le voyageur qu'il fallait rapidement sortir de là mais malgré de nombreuses tentatives personne n'avait été capable de s'en sortir sans blessures et, le lendemain, la victime était retrouvée aux abords de la forêt. Les personnes les plus touchées avaient été amenées d'urgence à la section psychiatrie de l'hôpital le plus proche car elles ne cessaient de répéter quelques mots étranges et incompréhensibles.

Lucio n'avait vu des rumeurs, étant l'assistant du médecin local, que les blessés les moins graves et les corps inconscients déposés à l'orée de la forêt. Mais cela l'avait assez effrayé pour ne pas tenter d'entrer dans ce lieu maudit. De toute façon il n'avait rien à y faire et c'était tant mieux. Le jeune homme entendit soudain son supérieur l'appeler. Il jeta un dernier coup d'œil aux bois avant de sortir.

- (Vongola-Vongola) -

C'était mauvais, vraiment mauvais. Mais bon sang dans quel pétrin s'était-il fourré ! Il avait vraiment la poisse ! Dès que les bandits étaient entrés dans la ville, il avait été sûr que quelque chose allait mal tourner. Ils avaient pris en otage la fille du docteur pour le forcer à venir soigner leur chef qui avait été blessé par le Démon. Il s'était proposé à la place du vieux médecin qui ne pouvait plus effectuer de longs trajets. Mais ce dont Lucio ne s'était pas douté c'était qu'il fallait aller dans la forêt maudite.

Et maintenant il était là, en train de batailler avec des branches qui lui arrivaient en pleine figure. Il pesta quand une nouvelle vint lui gifler le visage, lui laissant une belle marque rouge. En dehors de ces foutues branches (qui, il en était sûr, faisaient exprès de lui arriver en plein visage), il y avait aussi cette atmosphère qui le faisait frissonner.

Bientôt le petit groupe arriva au camp des bandits. Le campement était totalement dévasté. Les tentes étaient par terre, seule une tenait encore faiblement debout. Des affaires et des outils étaient éparpillés dans toute la clairière. Il semblait à Lucio qu'une tornade était passée par là. Les bandits poussèrent l'assistant vers la dernière tente debout. A l'intérieur se trouvait le chef que Lucio commença immédiatement à soigner.

Le jeune homme essuya la sueur sur son front. Les blessures en elles même n'étaient pas très graves mais leur nombre était important, et puis il y avait le risque d'infection. Finalement, Lucio sortit de la tente au bout de quelques heures. Il s'étira et aperçut un bandit qui venait vers lui.

- Alors comment va-t-il ?

- Mieux. Il doit se reposer pendant quelques jours, désinfecter ses plaies et faire attention à celles qui sont les plus importantes, sinon vous n'avez plus besoin de moi.

- Bien ! Bien ! s'exclama le bandit avant de pointer un pistolet entre les deux yeux de Lucio.

- Qu'est-ce que… ?

- Maintenant que tu ne nous sers plus à rien, tu dois disparaitre.

- Mais…mais… Bégaya le jeune homme. J'ai… j'ai fait tout ce que m'aviez dit !

- Oui. Mais il vaut mieux pour notre réputation que jamais un mot sur ce qui s'est passé ici ne soit prononcé et le meilleur moyen de faire taire quelqu'un est de le tuer. Après tout, c'est bien connu que les cadavres ne parlent pas.

Lucio commença à reculer.

- Je ne dirais rien c'est promis ! Ne me tuez pas !

- Trop tard. Déclara le bandit en souriant.

- Allez Henry ! Tues-le ! s'exclama un des compagnons.

- Tues-le ! Tues-le ! Reprirent en chœur les autres dans un incroyable brouhaha.

Il semblait que pour les bandits l'assassinat de Lucio soit l'amusement du jour. L'assistant continua de reculer mais il trébucha sur un caillou et tomba sur les fesses.

- Meurs.

Lucio ferma les yeux, sentant la mort approcher. Il repensa à sa mère et à son père, à Elie. Ah ! La douce Elie qu'il espérait un jour épouser. Il fit la liste mentale de toutes les choses qu'il avait voulues faire et qu'il ne ferait jamais.

Un clic retentit. C'est bon, il était mort. Puis soudain un cri. Lucio ne ressentit aucune douleur, rien. Il ouvrit un œil et ne vit pas le paradis comme il s'y attendait mais la clairière. Il aperçut son « meurtrier » à terre, entouré de quelques-uns de ses camarades. Une chanson aux paroles incompréhensibles résonna et tout se figea. Le jeune assistant ouvrit cette fois de grands yeux.

C'était un oiseau jaune ou plutôt une boule de plumes jaunes qui gazouillait la chanson. Puis le reste des bandits apparurent dans son champ de vision. Ils entouraient un adolescent presque adulte.

- Je vais vous mordre à mort pour avoir dérangé ma sieste. Déclara calmement ce dernier comme si il n'était pas entouré de dangereux hommes armés.

- Démon ! Tu nous as peut-être anéantis une fois mais cette fois c'est la fin ! Cria un homme.

Il y avait quelque chose de l'attitude de l'adolescent qui fit frissonner Lucio. Il portait d'étranges vêtements, à son bras il y avait un brassard tenu par une épingle à nourrice où étaient écrits des symboles bizarres. Ses cheveux étaient de la couleur de la nuit et dans ses yeux gris brillait une flamme glaciale. Tous les bandits se jetèrent sur son « sauveur ». Les balles des pistolets sifflèrent dans l'air mais aucune n'atteignit sa cible et l'étranger continua à avancer vers ses assaillants, non, vers ses futures victimes. Lorsqu'il ne resta plus aucune balle, les bandits passèrent aux poignards qu'ils lancèrent droit vers l'adolescent. Mais encore une fois aucun des poignards ne l'atteignit alors que leur cible n'avait pas bougé ou plutôt ne semblait pas avoir bougé. Lucio comprit rapidement que son « sauveur » bougeait à peine de quelques centimètres, à la dernière minute et tellement rapidement pour esquiver les projectiles qu'il semblait immobile pour tout le monde. Persistance Rétinienne.

Ce fut un véritable carnage. Pour les bandits, bien sûr. Après avoir vu les mouvements de l'étranger, Lucio avait été certain que la bande de criminel n'allait pas faire le poids. Quand il avait observé la danse mortelle de l'adolescent puis la lueur de plaisir que ce dernier avait dans le regard tout le long du combat, un mot avait résonné dans l'esprit de Lucio : Démon. Cet adolescent, plus jeune de quelques années seulement de lui était le Démon qui terrifiait la région. Après qu'il se soit assuré que chacun des bandits avait été correctement « mordu à mort », le Démon se tourna vers l'assistant, le pétrifiant de ses yeux. Le Messager Démoniaque vint doucement se poser dans ses cheveux en répétant :

- Hibari. Hibari.

Le Démon s'approcha de Lucio qui avait envie de s'enfuir loin, très loin.

- Herbivore. Aurais-tu vu un garçon aux cheveux brun ébouriffés, gentil avec tout le monde, agissant comme un herbivore pathétique dans les environs ?

Lucio qui ne comprenait rien et encore moins pourquoi il l'appelait herbivore, fit rapidement un signe négatif de la tête, incapable de parler.

- Dommage. Je vais donc te mordre à mort.

L'adolescent ressortit ses deux armes où il restait encore un peu de sang des bandits avant de s'arrêter soudain et de se retourner laissant derrière lui un Lucio encore choqué qui réussit malgré tout à bredouiller quelques mots :

- Merci.

- Merci pourquoi ? Je ne te mords pas à mort tout simplement parce que tu n'es qu'un herbivore pathétique et qu'une meilleur proie vient d'arriver.

Ce fut la réponse directe du Démon qui continua à s'éloigner. Lucio trembla ne croyant pas à sa chance quand un deuxième démon apparut. Il ressemblait exactement au premier sauf qu'il paraissait plus âgé et, à regarder de plus près, ses cheveux n'étaient pas noirs mais blonds. L'assistant retient sa respiration priant pour que le deuxième ne le remarque pas. Celui-ci passa sans le voir totalement focalisé sur le premier démon.

Pour Alaude, c'était totalement inconcevable. Il s'était rendu à Carlino pour voir ce « démon » et il trouvait un adolescent qui ne devait pas avoir plus de dix-sept ans et qui lui ressemblait presque comme deux gouttes d'eau. Un de ses sourcil se crispa, seul signe extérieur de son agitation. Ce gamin avec son oiseau était vraisemblablement lié aux doubles des autres gardiens. Il lui restait plus qu'à l'arrêter pour l'emmener au manoir et le questionner. Il jeta un coup d'œil aux bandits qui gisaient lamentablement par terre.

- C'est toi qui as fait ça ?

- Oui. Je les ai mordus à mort et ça va être ton tour.

- Tu crois vraiment pouvoir faire ça ? Tu n'es qu'un gamin.

Hibari bouillait intérieurement. Ce carnivore venait de dire exactement la même chose que pendant les tests de succession. Mais cette fois, il était prêt.

- Hn.

Alaude esquissa un sourire et sortit ses menottes. D'un accord tacite les deux adversaires se jetèrent l'un sur l'autre.

Lucio resta bouche bée devant le combat qui se jouait devant lui. Les coups s'enchainaient à une vitesse inouïe et le jeune homme pouvait même sentir les ondes de chocs créées par la collision des armes. Un combat de titans. Un combat où un simple mortel comme lui n'avait pas sa place. Lentement, il se leva, les jambes flageolantes. Ce n'était pas vraiment le moment de s'évanouir, mauvaise tactique de survie. Il atteignit les premiers arbres de la clairière quand il entendit un rire qui le fit frissonner.

-Kufufu ...

Ce rire provoqua une nouvelle fois la terreur en lui. Pas la même peur qu'il avait eu face au Démon où là c'était la peur de la proie se trouvant coincé par son prédateur. Mais là c'était la peur de se retrouver face à ses craintes intérieures, de voir ses secrets dévoilés et son esprits brisé. C'était trop pour Lucio qui traversa la forêt d'une traite et en courant.


Ryohei se sentait bien. C'était confortable. Il n'avait pas mal. Il sentait que quelqu'un lui tenait la main. Un souvenir remonta à la surface de sa mémoire. Il était enfant. Il était allongé dans un lit d'hôpital et Kyoko pleurait toutes les larmes de son corps. C'était la fois où il avait promis à Kyoko de ne plus se battre. Et cette fois, il avait encore échoué. Il n'avait pas réussi à protéger un membre de sa famille. Il se demanda ce que lui dirait Sawada s'il était là. Un sourire étira ses lèvres. Il lui dirait sûrement que ce n'était pas sa faute, qu'il avait fait de son mieux et que tout ce qui comptait c'est que personne ne soit gravement blessé. Sawada saurait lui remonter le moral, tout comme sa sœur. Etrangement, il sentait leur présence auprès de lui, comme celles de Gokudera, Yamamoto et Haru.

Doucement, se sentant en sécurité, Ryohei ouvrit ses yeux. La lumière blanche l'éblouit.

- Regarde, Kyoko-chan. Il se réveille !

- Enfin ! Il a quand même dormi une demi-journée, cette tête de gazon !

- Ma ma… Tout ce qui compte c'est que sempai et Lambo aillent bien.

- Hahi ! Ses blessures n'étaient pas très graves mais il était totalement épuisé.

- L'homme du soleil ira bien… Il est résistant.

- Tsuna-nii ! Je veux des bonbons !

- Kufufu… Tout cela est bien beau mais il faudrait expliquer à nos deux « amis » notre…hum... « situation »…Kufufu.

Lorsque ses yeux s'habituèrent, une scène familière se dévoila. Il se trouvait dans un lit, dans une infirmerie au vu des médicaments qui reposaient dans une armoire et sur un bureau. Tout autour de lui se trouvait tous ses amis et sa sœur Kyoko.

- Onii-san ! Tu nous as fait peur !

- Kyoko! Où est-ce que je suis ?

- Dans le manoir des Vongola en Italie.

- QU'EST-CE QU'IL SE PASSE A L' EXTREME ?!

- Tais-toi tête de gazon! Cria Gokudera.

- Onii-san ! Ne cries pas comme ça ! s'exclama Kyoko.

- On t'expliquera plus tard, onii-san. Alors, s'il te plait, ne dit rien. Déclara Tsuna

- Comment ça ?

- Sempai, tu ne dois rien dire sur notre… « jeu ».

Après quelques secondes d'intense réflexion, Ryohei déclara tout haut :

- Ah ! Tu veux parler de la maf…

Et tout le monde se jeta sur lui pour l'empêcher de parler.

- Chut ! S'empressèrent-ils de dire.

La dixième génération ne savait pas que la première génération écoutait attentivement derrière la porte, et que leurs soupçons venaient de revenir à vitesse grand V. Ils voulurent en savoir plus sur leur fameux « jeu » mais les neufs amis changèrent immédiatement de sujet après la gaffe du boxeur. Ils décidèrent d'entrer dans l'infirmerie. Giotto aperçut rapidement Ryohei que Knuckle avait ramené, et, comme les autres enfants, il ressemblait comme deux gouttes à son gardien du soleil. Puis il remarqua « le petit frère » de ce dernier et il aperçut d'étranges similitudes avec son plus jeune gardien, Lampo. Lambo avait presque le même nom que son gardien de la foudre et la même apparence en beaucoup plus jeune.

- Fan…fan…fantômes ! s'écria Lambo en voyant la première génération avant de s'évanouir.


Et voilà, terminé pour ce chapitre. J'espère qu'il vous a plu. J'aurais voulu écrit à chacun une réponse précise pour leur commentaire (en particulier à Himutsu-chan que je remercie de me laisser de très très longues reviews) mais je suis très occupée et je ne savais vraiment pas quoi répondre à part merci de continuer de lire ma fanfiction malgré mes parutions très espacées ( je sens encore quelques envies de meurtres).

J'espère que ce chapitre vous a plu et qu'il était à la hauteur de vos espérances.

P.S: Pour Himutsu-chan, non je n'ai pas de béta, avant c'était une amie qui me corrigeait mais en ce moment elle est trop occupée par sa première année de médecine.