A/N : Coucou, me voilà en coup de vent. J'ai fini ce chapitre plus tôt que prévu car j'ai été malade et donc j'en ai profité pour écrire. Ce chapitre est un peu court cependant je voulais vraiment le finir là dessus et je pense qu'à la fin vous me haïrez de toutes vos forces.
Merci à halowii'n,Keiyner, DragonneYukkin, Ayone & Karo pour leur commentaire ainsi qu'à tous les autres qui suivent ma fanfiction et à ceux qui l'ont mise dans leurs favoris.
Bonne lecture !
Corrigé par Himutsu-chan (20.11.14)
Pensée / Italien / Japonais
Voyage des Vongola
Chapitre 14 : Retrouvaille et accusation
Tsuna attrapa de justesse Lambo pour ne pas qu'il ne tombe pas par – terre. Instinctivement, tous les gardiens de la dixième génération, surpris par l'entrée de la première génération, s'étaient regroupés autour de leur boss se retenant de justesse de sortir leurs armes. Même Mukuro qui se tenait un peu à l'écart, s'était tendu et quelques flamme de la brume avaient entouré sa main pour faire apparaitre son trident mais il l'avait fait aussitôt disparaitre sans que personne ne s'en aperçoive.
-Qu'est-ce que… commença Ryohei
-Kufufu... Ce n'est pas vraiment gentil Primo-san d'effrayer un enfant. Kufufu… déclara le dixième gardien de la brume interrompant le boxeur.
-Tch ! Ce n'est pas de la faute de Giotto si ce stupide garçon est émotif !
-Hahi ! Lambo - kun n'est pas stupide ! s'écria Haru.
Tsuna sentant la dispute arriver, mit de force Lambo dans les bras de la brune qui arrêta aussitôt de s'agiter en entendant les ronflements du plus jeune gardien. Primo observa la scène en silence. Les doutes sur Tsuna et ses amis étaient remontés à la surface.
-Pourquoi Lambo nous a appelé « Fantômes » ? demanda Giotto.
Toute la dixième génération (sauf Lambo) retint son souffle.
-C'est que… commença Tsuna en réfléchissant à une excuse.
Toutes les excuses qui défilaient dans la tête du Decimo ne semblaient pas pouvoir adoucir les yeux glacials du fondateur des Vongola. Peut-être était-il le temps de dire la vérité même si cela changerait le cours du temps… Tsuna allait la dévoiler toute entière lorsqu'un serviteur essoufflé fit interruption dans la pièce.
-Maitre Giotto, Maitre… Maitre Alaude est… est revenu… avec… avec un adolescent qui… qui lui ressemble comme… comme deux gouttes d'eau !
Giotto et ses gardiens se figèrent net. De la sueur s'écoula du front de Giotto. Il déglutit difficilement. Son pire cauchemar venait de se réaliser. Déjà deux mini Daemon, enfin plutôt un puisque Chrome n'avait pas le même caractère que les deux autres, c'était les prémices de l'enfer avec deux diables mais maintenant avec deux démons, c'était l'enfer lui-même qui s'invitait dans le manoir.
Primo se retourna et se dirigea vers l'entrée principal du manoir.
Pendant ce temps, Tsuna pensait à tous les scénarios possibles et inimaginables. Mais dans chaque cas, il n'y avait qu'une possibilité : Hibari était là. Et avec Mukuro, cela serait un désastre complet. Il fallait absolument qu'il lui parle avant qu'il n'y ait une énorme catastrophe. Tsuna, suivit, lui-aussi, de ses gardiens, se précipita vers l'entrée.
Devant l'entrée, à l'extérieur du manoir, se tenait une scène qui stupéfia tout le monde. Alaude tenait menotté un garçon aux cheveux corbeaux qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau et que le jeune Decimo reconnu aussitôt.
-Kufufu, on dirait que l'alouette s'est fait coffrer.
Tout le monde et principalement Hibari et Alaude se tourna vers Mukuro.
-TOI ! Rugit le dixième gardien du nuage avant de se précipiter sur son homologue de la brume.
L'alouette réussit, avec une vitesse stupéfiante et malgré ses menottes, à se saisir d'un de ses tonfas. Mukuro esquiva habilement le coup sous le regard ébahi de la première génération. Rapidement, les deux rivaux s'éloignèrent en direction de la forêt discrètement poursuivis par Tsuna.
Les deux gardiens s'arrêtèrent face à face, se regardant droit dans les yeux.
-Tu vas payer. Déclara sans émotion celui du nuage.
-Kufufu… On dirait que tu n'as pas aimé ma petite blague.
Les deux rivaux s'apprêtaient à se jeter l'un sur l'autre lorsqu'une voix cria :
-ASSEZ !
Giotto ne réagit pas tout de suite. Il ne reprit ses esprits que lorsque le clone de Deamon et celui d'Alaude eurent atteint la lisière de la forêt. Il jeta tout d'abord un coup d'œil aux adolescents qui soupiraient (Haru, Kyoko et Chrome), criaient leur EXTREME joie ( Ryohei), fulminaient en jurant (Hayato), quémandaient des bonbon (Lambo qui s'était réveillé et à qui on avait discrètement expliqué la situation) et riaient gaiement (Yamamoto). Soudain il remarqua que Tsuna n'était pas là. Primo s'élança alors vers la forêt. Mais il n'était pas le premier à le faire, Alaude s'était déjà élancé à la poursuite de son prisonnier suivit de près par Daemon. Derrière lui, le reste de ses gardiens et les adolescents (Lambo compris) le suivaient. Quelques branches par- terre et des marques sur les troncs des arbres montraient la colère du prisonnier d'Alaude. Soudain le petit groupe entendit une personne crier :
-ASSEZ !
Aussitôt ils se mirent à courir vers la source de la voix. Ils arrivèrent dans une clairière où se trouvaient les doubles de Alaude et Mukuro face à face. Cependant au centre, se tenait Tsuna. Toute la première génération était stupéfaite devant son attitude. Ce n'était plus un adolescent timide et peu sûr de lui, mais quelqu'un qui avait tout d'un boss. Il était fier et confiant.
-Mukuro, Hibari, ça suffit ! déclara-t-il. Vous réglerez vos différents lorsqu'on sera rentré.
-Omnivore, me donnerais-tu des ordres ? demanda le nommé Hibari.
-Non, je ne te donne pas d'ordre. Mais je ne pense pas que cela ne soit le lieu ou l'heure pour vos querelles. Le plus important serait de pouvoir rentrer chez nous, non ? De plus, il serait mieux que tu ne sois plus menotté et je ne crois pas qu'Alaude– san soit d'accord si tu causes des dégâts.
-Hn. Je n'ai besoin de personne pour enlever ces stupides menottes.
Et sur cela, le préfet du comité de discipline joignit le geste à la parole. Il lança d'un rapide mouvement son tonfa en l'air et plaça ses poignets bien de façon à ce que les menottes soient bien tendues. L'arme frappa dans un éclair violet les bracelets qui tombèrent en petits morceaux sous le regard stupéfait de la première génération et les soupirs de la dixième.
-Kufufu. Toujours à frimer, on dirait. Fit remarquer Mukuro s'attirant le regard noir de Tsuna.
Giotto observa plus attentivement le châtain. Ce dernier se tenait bien droit et paraissait un peu plus âgé qu'avant. Sur son front une ride soucieuse s'était dessinée et ses yeux n'avaient plus la couleur du chocolat mais tirait vers l'orangé. A cet instant, sa ressemblance avec lui-même était frappante, encore plus que d'habitude. Aussi incroyable que cela pouvait paraître, Primo n'avait plus l'impression qu'il avait affaire à un enfant mais à un boss, un boss de la mafia. Il se sentait à la fois en colère car il savait maintenant que ses soupçons et ceux de ses gardiens étaient justes et triste car il se demandait ce qui avait poussé un enfant à entrer dans ce monde sanglant et à grandir aussi rapidement.
G fronça les sourcils. Ce garçon et ses amis, maintenant, il en était sûr, faisaient partie de la mafia. Asari, lui aussi, s'inquiétait et se demandait ce qu'ils avaient dû faire pour survivre. Knuckle priait mentalement pour l'âme de ces adolescents qui s'étaient perdus dans ce monde mafieux. Lampo avala une sucrerie de travers et se questionna sur les répercussions que cela aurait sur la famille. Daemon trouvait, quant à lui, ces gamins de plus en plus intéressants. Alaude attrapa machinalement ses menottes : danger ? pas danger ? combat ?
-Peut-être pourriez – vous nous présenter ? demanda Giotto essayant de ne rien montrer de ses sentiments.
-Ah ! Euh… commença Tsuna en redevenant l'adolescent timide qu'ils connaissaient.
-Hibari, Hibari, Hibari, chantonna une boule de plumes qui venait se poser sur la tête de l'adolescent aux cheveux noirs.
-Hibari Kyoya. Se nomma l'ex - prisonnier.
-Nous ferions mieux de revenir au manoir. Proposa G.
-Oui, c'est une bonne idée. Allons-y.
Sur ces mots, Giotto prit la tête du groupe. Une fois sortis de la forêt, ils remarquèrent cinq personnes qui les attendaient devant l'entrée du manoir. Alaude remarqua une insigne que portaient deux d'entre elles et alla à leur rencontre.
-Patron, j'ai amené la source et les deux témoins. Déclara le premier des deux en désignant les deux hommes en haillons où se trouvaient des traces de sang.
-Alors ? Questionna Alaude.
-Un véritable carnage. Le village a complètement été saccagé. Je dirais que cela date d'environ une quinzaine de jours.
-Qu'est-ce que les témoins ont dit ?
-Cela va vous surprendre, chef.
A ce moment, le reste de la première génération et la dixième génération s'approchèrent.
-Qu'est-ce qu'il se passe, Alaude ? Interrogea Primo.
Soudain le visage des deux témoins devinrent livides et ils pointèrent du doigt Tsuna et ses amis alors que l'un d'eux s'exclamait :
-Ce sont eux... Ce sont eux qui… qui ont tué ma femme et les autres villageois !
Une petite review ?
