*Dépose le chapitre en vitesse et court se cacher*

...

*sort un peu la tête de sa cachette et déclare à toute vitesse*

Pardonnez-moi ce léger retard... J'étais chez mes grands - parents où il n'y a pas internet U.U. A la fin de ce chapitre, vous comprendrez pourquoi je me cache...

Merci à LOORELAI3, Aube Crepusculaire, Guargante pour lire/suivre/ mettre dans vos favoris cette fanfiction.

Merci pour vos commentaires et voici les réponses !

Kikuue: Désolé mais tu vas encore me haïr aujourd'hui aussi.

Tsukyo-chan: Encore quelques chapitres avant les révélations...

Keiyner: Waouh ! Un grand commentaire ! Désolé tu vas encore me détesté U.U. Un début de schizophrénie ? Merci beaucoup pour tes compliments. Il y aura encore un peu plus de mystère dans ce chapitre.

Aren: Oui c'est bien aujourd'hui pour le chapitre. Désolé du retard U.U

Un grand merci à ma Béta !


Chapitre 22: Embuscade en expédition

Daemon laissa échapper un léger gémissement. Que son corps lui faisait mal ! Tous ses muscles étaient ankylosés et chacun de ses membres semblait peser un tonne. Ah, qu'est ce qu'il avait envie de retourner dans sa douce torpeur mais un rayon de lumière vint taper ses paupières closes et déjà les bruits de son environnement parvenaient à ses oreilles, les sons devenant de plus en plus fort au fur et mesure qu'il reprenait connaissance. Le sol sur lequel il était allongé lui sembla soudain glacial. Il soupira intérieurement. Il n'y a pas de repos pour les braves. Il ouvrit les yeux.

- Tiens, on dirait que la belle aux "melons" dormants s'est réveillée.

L'illusionniste reconnut immédiatement la voix pleine de sarcasme de G, qui semblait être d'humeur à cracher des flammes.

- Où sommes - nous ? demanda Daemon lorsqu'il se redressa.

- Ch'ai pas. marmonna Lampo appuyé contre l'un des murs de la pièce.

- Cela ne se voit pas ou quoi ?! s'écria G. On est emprisonné, espèce de melon idiot !

Daemon voulut répliquer vertement mais la douleur de ses blessures le lui interdit. Il se releva doucement pour s'appuyer contre un mur. Il en profita pour examiner la pièce où ils se trouvaient. Enfin quand il disait la pièce, c'était plutôt la pièce où se trouvait la cage dans laquelle ils étaient enfermés. La salle était grande et très bien éclairé. Autant le dire tout de suite, la salle était majestueusement décorée comme préparée pour une grande fête. Plusieurs servantes et majordomes dressaient une grande table en U devant leur prison sans se soucier d'eux. D'après ce que Daemon pouvait voir, il devina que leur cage se trouvait à gauche de la barre horizontale du U, dans un coin de la pièce pourtant très bien éclairé. La cellule qui était constituée de trois murs bien solides et d'un côte n'ayant que des barreaux. La cage était placée de façon à ce que tout le monde puisse apercevoir l'intérieur et que les occupants puissent voir la salle en entier. La porte, constituée de deux battants richement décorés, se trouvait en face du trou du U. De grandes fenêtres plaçaient sur le côté droit de la table, illuminaient la pièce. De ce même côté, il y avait une belle estrade sur laquelle se trouvaient de nombreux instruments de musique dont un beau piano à queue noir et blanc.

Les chaises situées à proximité des Vongola étaient toutes décorées de splendides gravures sur bois. Il y avait sept sièges dont l'un d'eux, situé au centre, était le plus décoré.

- Nufufu... On dirait que nous avons été emmené pour participer à une petite fête.

- Sérieusement ? Comment tu l'as deviné ? intervint le gardien de la tempête.

- G, arrête - ça tout de suite. ordonna Giotto d'un ton sévère. Ce n'est pas de le moment.

Le boss des Vongola était assis en tailleur appuyé contre le mur, G était debout appuyé contre le mur juste à côté de lui. Asari était appuyé lui aussi contre le mur avec quelques bandages. Knuckle se tenait devant Alaude, qui était assis dans un coin à l'écart, lui faisant un chek-up complet. Daemon constata aussitôt que toutes ses blessures avaient été soigné et bandées, certainement le travail du gardien du Soleil.

- Pardon. murmura le bras droit.

Le gardien de la brume se leva doucement et s'avança pour jeter un coup d'oeil aux barreaux et trouver une voie de sortie. Il allait les toucher quant la voix de Giotto intervint:

- Si j'étais toi, j'éviterais de passer ma main à travers. Alaude l'a tenté et il s'en est mordu les doigts. Il est resté dans les pommes pendant plusieurs minutes. Il semblerait que dès que quelque chose les franchit, il envoie un bon coup d'éléctricité. De plus, les barreaux ont été conçus de façon à absorber toutes flammes et à augmenter son propre pouvoir.

- Nufufu… On dirait que vous avez déjà tenté plusieurs choses quand j'étais inconscient, n'est ce pas ?

Giotto soupira.

- Hélas, et rien n'a marché.

oOo

Tsuna observait calmement le ciel à travers les vitres de la gare. Il était d'un beau bleu clair et quelques nuages blanc le parsemaient par-ci, par-là. Le temps semblait être ensoleillé mais l'adolescent pouvait apercevoir au loin des nuages noirs poussé par un vent fort qui secouait les arbres faisant voler les feuilles.

Son attention se redirigea vers ses amis. Tout le monde était installé dans la petite gare en attendant le train qui devait arriver dans un petite demi-heure. Tsuna était assis sur l'un des sièges pour les passagers. A sa droite, Gokudera était assis sur une chaise. Il mélangeait diverses poudres et liquides que Tsuna soupçonnait fortement d'être de nature explosifs, dans des récipients qu'il plaçait soigneusement dans un sac spécial. A sa gauche, Yamamoto était debout. Il faisait divers étirements, les enchaînant sans effort et avec le sourire aux lèvres. Ryohei se tenait un peu plus loin, faisant aussi des exercices physiques. Il exécutait des jap à une vitesse relativement élevée avant d'enchaîner avec d'autres coups. Lambo mangeait tranquillement des bonbons assit sur le sol au pied d'un banc. C'était sur ce même banc que se trouvaient Haru et Kyoko dormant l'une contre l'autre. La tête de la brunette reposait sur l'épaule droite de la soeur de Ryohei dont la tête était appuyée contre celle de son ami. Mukuro était assis par -terre lisant un livre qui portait le titre "L ' Arte della tortura" et dont l'image de couverture terrifiait Tsuna. A côté du premier gardien de la brume, Chrome tressait avec soin divers fils multicolores (principalement violets) et formait un étrange bracelet ou collier. Hibari, quant à lui, se trouvait allongé sur la devanture d'un petit magasin qui se trouvait à l'intérieur de la gare. Hibird gazouillait tranquillement sur sa tête. Il n'y avait pas beaucoup d'autres personnes dans le bâtiment et les rares passants observaient avec curiosité le petit groupe.

Tout était étrangement calme. Il n'y avait aucun bruit d'explosion, de pleurs, de cris, de rire… Tsuna le savait très bien quand ses amis, sa famille, étaient aussi calmes, c'était comme le calme avant la tempête. Il fallait à un moment donné que tout explose comme si ils devaient rattraper en quelques secondes tout ce qu'ils n'avaient pas fait (bruits, explosions, combats, cris, destructions…).

oOo

Une silhouette sauta d'un wagon en marche sans difficulté. Une deuxième suivit après. Les deux inconnus coururent vers un entrepôt se dressant le long des rails. Ils ouvrirent la porte et entrèrent dedans.

Le premier homme portait un jean bleu, troué et tacheté de cambouis, tenu par des bretelles avec un marcel blanc, lui aussi couvert de taches. Ses chaussures étaient vieilles et usées. Il avait le teint bronzé. Ses cheveux brun retombaient le long de son visage en mèches sales et graisseuses. Ses yeux brun terne étaient soulignés par de grandes cernes noires.

Le deuxième était lui-aussi un homme. Il portait le même jean que son compagnon mais plus usé et avec moins de trous. Il avait un t-shirt marron sale et une gavroche marron foncé sur la tête. Il était un peu plus petit que le premier homme. Son teint était aussi basané mais son visage était plus jeune. Ses yeux bleu observaient avec attention les environs comme s'il s'attendait à voir surgir à chaque instant une menace. Ses cheveux noir jais étaient légèrement sales.

L'intérieur du hangar était dans l'obscurité. Il n'y avait que deux lampes accrochées au plafond et n'éclairant que faiblement.

- Alors ? demanda soudain une voix dans l'ombre.

Les deux hommes sursautèrent.

- C'est… C'est bon, mon seigneur. bafouilla le plus jeune.

- Tout est prêt. déclara l'autre avec le ton grave.

- Bien. répondit la voix. Le dispositif est bien caché ?

- Oui, bien sûr.

- Excellent. Le plan va marcher… Vous pouvez retourner à vos postes maintenant.

- Bien ! s'exclamèrent les deux hommes avant de tourner le dos et de s'éloigner.

oOo

- Le train en direction de Corleone partira voie 3. Le train en direction de Corleone partira voie 3.

La voix du contrôleur fit sursauter Tsuna, le tirant de sa torpeur. A côté de lui, Gokudera releva la tête brusquement mais sans qu'aucune de ses mains ne tremble. Il rangea ses fioles délicatement dans un sac. Les autres fioles contenant les ingrédients, furent rangées dans une boite arme rouge spécialement conçu pour lui et le sac les rejoignit.

Yamamoto rit à la surprise de Tsuna. Il fit virevolter d'un geste son sabre pour le faire revenir dans sa forme de shinai avant de le ranger dans son sac qu'il mit sur son épaule. Après avoir fait ses étirements, le gardien de la pluie l'avait sorti pour l'aiguiser.

Mukuro leva les yeux de son livre et le coin de ses lèvres. Il se leva doucement et rangea son livre. A côté de lui, Chrome fit un dernier noeud avec ses fils avant de se remettre debout à son tour, son trident dans sa main.

Ryohei poussa un "Extrême" qui fit tressaillir tout le monde et réveilla les deux filles qui se frottèrent les yeux et baillèrent pour chasser les traces de sommeil.

Lambo leva les yeux au ciel et continua de manger ses bonbons jusqu'à que le boxeur le prenne dans ses bras.

Hibari se redressa de sa position allongée et sauta de la devanture pour atterrir sur ses deux pieds. Hibird volait gaiement tout autour de lui.

- Alors on est partis ? demanda Yamamoto avec un grand sourire, un peu crispé.

- Oui.

- Hn.

- Bien sûr, espèce d'idiot de base-balleur !

- Pour la vie, pour la mort, kufufufu.

Tsuna sourit. Tout le monde se dirigea tranquillement vers la voie trois. Le brunet jeta un coup d'oeil à Haru et Kyoko qui marchait à côté de Chrome. Elles avaient un sourire crispée, chacun de leur pas semblait demander une grand dose d'énergie. Le jeune Decimo hocha la tête en direction de sa gardienne de la brume qui lui répondit par un autre mouvement de la tête. Tsuna sourit à nouveau.

Bientôt le petit groupe se retrouva devant le train avec une locomotive à vapeur. Ils s'apprêtaient à monter dedans quand Tsuna s'arrêta net.

- Juudaime ! Qu'est - ce qui ne va pas ? demanda Gokudera inquiet.

Cependant l'adolescent resta muet, les yeux fixé sur le train. Hibari et Mukuro froncèrent les sourcils

- Tsuna ? appela Yamamoto.

- Boss...

- Tsuna - kun ?

- Tsuna - san ?

- SAWADA !

Le cri de Ryohei ramena brusquement le brunet sur terre qui sursauta.

- Juudaime, est-ce que vous allez bien ?

- Oui,oui… Je vais bien… Juste...juste montez dans le train, s'il… s'il vous plaît… Je vous expliquerais tous plus tard.

Ses amis le regardèrent d'un étrange oeil avant de monter dans le train. Tsuna savait très bien qu'ils ne tarderaient pas à demander des explications et cela de manière explosive et douloureuse.

- Bon alors que se passe -t- il ? demanda Yamamoto une fois qu'ils furent installé.

Il n'y avait que de rares autres personnes dans leur wagon ce qui leur avait permis de rester groupés. Tsuna, Gokudera, Yamamoto, et Lambo étaient assis dans un carré de quatre sièges. Le gardien de la tempête était assis à droite du jeune Decimo, le gardien de la pluie en face de lui et le gardien de la foudre à côté de ce dernier. Dans le carré de siège de l'autre côté de l'allée se trouvait Mukuro et Chrome avec Kyoko et Haru. Derrière les deux filles, Ryohei était installé dans une rangée de deux. Hibari, quant à lui, était installé derrière Tsuna (à son grand malheur). Le pauvre brunet avait dû insister pour que le gardien du nuage n'aille pas à l'autre bout du wagon, voire même du train, le connaissant.

- Quelque chose se prépare. déclara Tsuna.

Soudain la porte séparant ce wagon du précédent s'ouvrit sur un homme portant un costume gris et violet.

- Bonjour. Billets s'il vous plaît. demanda le contrôleur.

Le brunet mit rapidement sa main dans sa poche et en tira un petit rectangle de papier qu'il tendit à l'employé. Les autres adolescents en firent de même. Le contrôleur inspecta les billets avant de les rendre.

- Merci. Passez une bonne journée.

- Au revoir.

L'employé s'éloigna des dix amis qui ne virent pas le léger sourire qui étira ses lèvres.

-Alors que voulais - tu EXTRÊMEMENT nous dire, Sawada ?

oOo

- Alors ? demanda la voix dans l'ombre.

- Ils… ils sont là, seigneur. bégaya l'homme portant la gavroche.

- Excellent.

oOo

Au loin, deux silhouettes observaient le train sur une colline en surplomb. Il avait commencé à s'éloigner de la gare. Il était déjà loin quand la première explosion se produisit. Les deux inconnus hoquetèrent d'horreur. Puis il y eu une seconde explosion et tout fut fini.

Du train, il ne resta que des débris. Des morceaux de ferrailles, des sièges avaient volés partout ainsi que des corps. Le feu s'était répandu partout.

- NON ! Crièrent ensemble les deux silhouettes.

L'un d'elle voulut courir vers le lieu de l'accident mais l'autre la retint par l'épaule.

- Tu ne peux pas y aller. déclara -t- elle, la voix triste, des larmes silencieuses coulant sur ses joues. Nous… nous devons croire en eux.

L'autre hocha la tête mais on pouvait entendre des sanglots étouffés.

-O...oui, nous… nous devons leur faire confiance… Il...il faut qu'on parte...

oOo

Pour Tsuna, ce fut comme si le monde s'écroulait. Au moment de la première explosion, il discutait avec ses amis après s'être fait mordre à mort par Hibari. Il avait réussit à s'en tirer avec seulement quelques égratignures et un oeil au beurre noir dont Mukuro s'était "agréablement" moqué. Les autres passagers n'avaient pas osé intervenir, effrayé par le gardien du nuage et par le rire de celui de la brume. Et soudain tout avait tremblé. Le monde était devenu flou. Le wagon s'était mis à tanguer, secouant les passagers dans tout les sens. L'adolescent avait ressenti une immense douleur puis plus rien.

oOo

Dix hommes arpentaient les décombres. Parmi eux, se trouvaient les deux ouvriers et le contrôleur. En dehors de ces trois hommes, tous les autres étaient vêtus de noir. Au loin, un homme habillé d'un costard noir, une chemise verte et cravate noire. A sa boutonnière, une étoile verte était épinglée. Il avait des cheveux long et blond attaché en queue par un ruban de couleur verte. Ses yeux étaient bleu très clair.

-Alors, où sont - ils ? Demanda -t- il.

-Nous ne les avons pas encore trouvé, seigneur.

-Cherchez encore ! Cria le seigneur. Nous devons les trouver ! Nous devons trouver la dixième génération des Vongola.

-Seigneur ! Appela un homme habillé de noir avant de s'incliner. Nous… nous avons trouvé les dix corps.

-Les dix ?

-Oui. Ceux des "gardiens" et de deux filles qui les accompagnaient.

-Montrez - moi.

-Bien sûr, Seigneur Vittore.

L'homme s'inclina à nouveau avant de s'éloigner pour montrer le chemin. Le petit groupe s'avança sans ciller à travers les débris et corps jusqu'à un endroit où le plus gros des débris du train avaient chutés. Sous un grand morceau de wagon se trouvaient quatre corps dont l'un d'eux était celui d'un enfant. Les corps étaient tous couverts de sang. Le premier corps était celui d'un adolescent aux cheveux gris/argenté. Son visage et ses mains étaient tailladé par des bris de glace. Ses vêtements étaient en lambeaux. Le deuxième était celui d'un adolescent asiatique aux cheveux noirs couverts de sang. Son dos était couvert d'éclats de verre enfoncés profondément dedans. Il protégeait de son corps l'enfant aux cheveux noirs dont la tête était ensanglantée. Le quatrième corps était celui d'un garçon aux cheveux brun rougeâtre à cause du sang. Un énorme morceau de bois était enfoncé au niveau de sa poitrine. Aucun d'entre eux ne respirait.

L'homme les entraîna un peu plus loin. Près de deux rangées de fauteuils, il y avait quatre autres corps. Trois des cadavres étaient ceux de jeunes filles. Le premier était celui d'une adolescente aux cheveux violet attachés en chignon. Son ventre était creusé comme si il avait été vidé de tous ses organes. La deuxième était du même âge que la première. Elle avait les cheveux brun très clair. Elle tenait dans ses bras la troisième fille qui avait les cheveux brun foncé. Toutes deux avaient un morceau de bois enfoncé dans leur gorge. Le quatrième corps était celui d'un adolescent plus âgé au cheveux bleu foncé attachés en chignon. Cinq barres de métal transperçaient son corps.

Le corps suivant était celui d'un adolescent aux cheveux blanc coupé très court. Il était écrasé par une tonne de débris. Son corps se trouvait dans une énorme flaque de sang.

Éloigné de tous les autres se trouvait le dixième corps. C'était celui d'un adolescent asiatique aux cheveux noir set à l'expression sévère. Son corps était suspendu par une barre en métal à un mur effondré d'un wagon. La barre transperçait sa poitrine.

- Ils sont mort dans l'explosion. murmura l'homme en noir comme si il ne voulait pas briser le silence de mort.

- Tant mieux. sourit le "seigneur". Nous n'aurons pas eu à finir le travail.

Soudain une petite voix aigu retentit.

- Hibari… Hibari. sifflota -t- elle.

Les hommes en noir tournèrent aussitôt la tête pour tenter d'apercevoir l'origine de la voix et virent un petit oiseau jaune voletait au dessus des débris. Il se dirigeait vers le dernier corps. Il effectua quelques cercle au dessus avant de se blottir dans les cheveux noir du mort.

- Hibari…

La voix de l'oiseau était faible et brisé. Il sembla pleurer. Personne ne bougea sauf le seigneur Vittore qui s'approcha du corps de l'adolescent. Il fit un mouvement vif en direction du canari avec l'intention visible de l'attraper. Cependant l'oiseau esquiva en s'envolant, laissant derrière lui quelques plume jaune vif.

Vittore soupira. Il aurait bien aimé attraper ce petit canari pour lui tordre le cou, brisant ainsi la seulle chose encore vivante de ses enfants. Il haussa cependant les épaules et il regarda plus attentivement les corps avant de se mettre à rire bruyamment. Ses subordonnés le regardèrent un instant bizarrement avant de se tourner vers le sol, inquiet de la punition que leur seigneur pouvait leur infliger.

- Enfin ! La soi - disante grande menace à nos plans a été arrêtée par quelques explosions.

Son rire s'intensifia. Les autres hommes se regardèrent. Ils attendirent patiemment que le fou rire de leur supérieur soit passé pour que l'un d'eux puisse avoir le courage de l'interroger.

- Seigneur Vittore… Que faisons -nous des corps ?

- Emmenez - les au manoir Madeconglie. Nous pourrons ainsi les montrer à nos "précieux" invités avant de les ouvrir.

- Même les corps des… des filles ?

- Non. Elles n'ont aucun intérêt.

Vittore fit quelques pas puis s'arrêta en voyant qu'aucun de ses hommes ne bouger.

- Qu'est - ce que vous attendez, messieurs ?! grogna -t- il. Une invitation pour travailler ? Ajouta -t- il avec une voix doucereuse.

- N… Non, seigneur. bafouillèrent - ils avant de courir vers les cadavres.

oOo

Au loin, un homme aux cheveux rouge portant une cape était caché derrière le mur d'une maison. Il observait tout ce qui se passait sur la voie de chemin de fer. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand il vit les hommes de Vittore emporter les cadavres. Il se retourna silencieusement et marcha rapidement à travers les ruelles de la ville. Il arriva à une petite place recouverte de pavés où attendaient sept personnes. L'un d'elle se tourna vers le roux, ses yeux vert foncé posant une question informulé. En réponse, l'homme hocha simplement la tête, le sourire ne quittant pas ses lèvres.


*Petite voix* Alors ? Un petit commentaire ?