Coucou tout le monde. Tout d'abord, merci à toutes celles qui ont joué le jeu lors du dernier chapitre. Eh oui je suis une vilaine fille et oui je suis horrible et je fais du chantage. Mais j'estime que ce n'est pas à des lectrices dont je n'ai jamais entendu parler jusqu'alors (je vise la demoiselle qui m'a contactée en MP en tenant des propos haineux) de fixer mes honoraires en la matière. Oui, je pense que lorsqu'on prend 20 minutes pour lire un chapitre, c'est hypocrite de dire qu'on n'a pas une minute pour laisser un commentaire. Oui, j'estime que ce n'est pas aux autres de décider que je dois me contenter d'un ratio de lectures plus ou moins élevé à titre de récompense. Et non, je ne culpabiliserai pas même si c'est injuste pour les deux ou trois d'entre vous qui êtes toujours présentes. Elles ne sont d'ailleurs pas visées par le propos et sont déjà soumises à cause des lectrices de l'ombres à des updates très espacées. Que je le dise ou non ne change pas cet état de fait. Je suis aussi assez contente que la majeure partie d'entre vous se soit rendue compte qu'effectivement, ne jamais avoir de retour n'était pas réellement motivant. Eh oui, on est beaucoup à marcher à la carotte.
Calimanga: Quel superbe compliment tu me fais là en comparant mes updates à la sortie d'un tome de JKR! C'est immérité mais je conserve le compliment. Merci beaucoup!
Magy: Merci pour ta compréhension. Je comprends tes propos et ça m'ennuierait d'être à cette place aussi si je suivais une histoire que j'apprécie. Il n'en reste pas moins que les faits sont les suivants: peu de retours = perte de motivation. Et ça, je n'y peux malheureusement rien. 4 reviews à toi seule sur ce chapitre. J'ai envie de dire: "Je t'aime!"
Maya: MERCI infiniment pour ce commentaire adorable. Je suis super contente d'avoir pu restituer un SS que tu trouves authentique! Je comprends aussi l'ambiguïté du ressenti concernant ce qui va se passer. S'arrêter là serait frustrant mais foncer serait gâcher quelque chose peut être non?
Guest: Effectivement, tu cibles bien le problème: une majorité de lecteurs sont ingrats et l'ingratitude lasse. Comme je l'expliquais à Magy, l'absence de retour sclérose l'imagination et la motivation. Ca malheureusement, je n'y peux pas grand chose. En tout cas, merci pour ton message.
Zign: Merci beaucoup pour cette comparaison subtile. Je me suis momentanément vue plonger mes doigts dans un pot de nutella. Merci beaucoup de continuer à me suivre avec autant d'entrain.
Disa: Merci à toi pour ce commentaire! La suite dépend de vous alors c'est gentil de t'être donnée la peine de laisser tes impressions. A bientôt! ^^
2312: Quelle réactivité! Merci miss, à très vite pour ton prochain vote alors! ;)
Sur ce, je vous souhaite une excellente lecture en espérant vous revoir toutes très bientôt! ^^
Chapitre 30 : Nouveaux horizons
- Tu as terminé les bagages ?
- Oui, Professeur Rogue Monsieur.
- Les siens aussi ?
La petite créature hoche la tête sans un regard pour son maître, tout à sa contemplation du tableau d'une douceur inattendue qui s'offre à ses yeux. Il peut sans peine deviner ce qui traverse son cerveau d'elfe au moment où ses gros yeux globuleux croisent les siens. Ils sont moqueurs mais il n'y lit pas l'ironie qui les anime d'ordinaire.
Cela fait maintenant plus de deux heures qu'elle dort à points fermés, lovée dans le large fauteuil de son bureau. Dès qu'il a tourné les talons pour aller chercher dans ses réserves le fameux remède de sa conception contre les effets du Doloris, elle s'est écroulée. Elle n'a pas eu le temps de l'ingurgiter et lui, n'a pas pu la réveiller… Peut-être n'avait-il pas très envie de faire face à la situation déjà installée. Quand il pense à ce qu'il a fait…
« Et à ce que tu aurais pu faire… »
Non, il n'aurait pas été jusque là. Sans aller jusqu'à dire que la situation n'a fait naître en lui aucune excitation, il n'avait pas ce genre de pensées en tête à cet instant précis. Il observe le visage détendu et se surprend à se sentir presque serein. Il n'a pas réellement la sensation qu'elle se soit débattue… ou bien qu'elle ait détesté.
« Evidemment, si tu enchaines les traumatismes… »
Quand il scrute ses traits, si paisibles, alors qu'il y a quelques heures à peine, elle luttait encore pour sa survie… il se demande sans trop s'autoriser à y croire, si c'est sa présence dans la pièce qui la rassure.
« Tu rêves ! »
… En attendant, je suis là et elle dort d'un sommeil de plomb. Je la connais suffisamment maintenant pour savoir qu'elle ne se serait pas permis de s'effondrer si elle ne nourrissait pas à son égard, une confiance a minima.
« Ce n'est pas comme si elle avait encaissé un certain nombre de sortilèges impardonnables … »
Peut-être… il n'en reste pas moins qu'un animal blessé, même au bord de l'épuisement, ne s'autorise pas à baisser sa garde lorsqu'il sait que le danger rôde. Et c'est exactement ce qu'elle est : un animal sauvage. Un jeune chat épuisé d'avoir livré bataille, qui dort comme un nouveau-né dans l'antre de son tortionnaire, de son maître… il n'aurait jamais cru la chose possible il y a de ça quelques jours. Surtout après ce qu'il s'est passé.
« Après ce que tu lui as fait, tu veux dire ? »
Pour la première fois et c'est le deuxième inédit de la soirée, la remarque gorgée de sarcasme lui arrache un sourire : il n'a pas l'impression qu'elle ait lutté ni même tenté de résister. Il sait pourtant que ça ne veut rien dire. Peut-être était-elle simplement trop choquée pour réagir en conséquence. Néanmoins et sans aller jusqu'à affirmer qu'elle l'apprécie – Merlin l'en préserve – il est à peu près certain qu'elle ne le hait pas autant qu'il le pensait. Et il lui aura fallu intercepter sa conversation matinale avec Zini pour réaliser que lui non plus. Il a toujours pensé que son vœu le plus cher était de fuir cet endroit sinistre que lui-même renâcle à qualifier de maison et ainsi de prendre sa revanche sur lui.
La réalité est un brin différente.
Elle est simplement habitée par une intarissable soif de reconnaissance. En observant les prunelles fauves dans le miroir, il a compris que ce qu'elle désirait par-dessus tout – ce qu'elle n'avait jamais pu obtenir du reste – c'est qu'on reconnaisse qu'elle est digne d'intérêt. Tout ce cirque autour de ce bal ridicule n'a jamais eu d'autre but que de le convaincre, lui, qu'elle était à la hauteur, qu'elle méritait ce qu'il ne lui accordait pas : une considération autre.
Il affaisse les coudes sur ses genoux et croise les mains sous son menton. Une légère grimace anime le visage de poupée qu'on lui a dessiné.
Toute cette mascarade pour en arriver là… Comme si elle avait eu besoin de ça pour lui en apporter la preuve… Alors ce serait lui le responsable ? Lui qui l'y aurait poussée ?
« Ce n'est pas ce que tu voulais ? La briser ? »
Ca ne l'est pas… ça ne l'est plus. Et lui-même n'en a pleinement pris conscience qu'après avoir assisté au petit monologue dont elle a gratifié le miroir de sa chambre. Ses paroles, leur violence, son intonation, les tremblements dans sa voix, ont été une véritable douche froide pour lui. C'était la première fois qu'elle révélait ce qu'elle cachait depuis qu'elle a emménagé sous son toit : ce mélange de peur et de résignation, d'espoir et de déception…
Il a intérieurement remercié Dumbledore de lui avoir donné rendez-vous pour parfaire les derniers préparatifs de leur arrivée à l'école peu avant l'heure de son départ. Sans quoi, il aurait été capable de ne pas la laisser partir. Ses mots, son regard, ont hanté son esprit toute la journée sans qu'il parvienne à l'occuper suffisamment pour ne plus y penser. Pourtant, il ne pouvait faire autrement que de la laisser y aller. Pour aussi rude qu'ait été la leçon, à l'évidence moins pour sa naïveté que pour son orgueil – « Et le tien aussi peut-être un peu… » – elle était nécessaire.
Les sourcils bruns se froncent et un son rauque s'échappe de sa gorge. Pour une raison obscure, son estomac se noue. Il commence à être coutumier du fait et cela ne lui plait guère. Déjà lorsqu'il l'a vue pendue au bras de Marcus Malefoy, le choc a été rude bien qu'il s'y fût préparé. Pas tant le fait qu'elle y soit collée que parce qu'elle semblait s'y plaire. Quand il a vu naître ce sourire qui n'avait pas sa place sur son visage, il a été bien en peine de déterminer s'il l'insupportait parce qu'il n'était pas de son fait, ou bien parce qu'il lui est apparu comme une gifle cinglante à ce moment-là que jamais elle ne l'avait gratifié d'une telle manifestation. Il a détesté ce type encore plus qu'il ne l'aurait cru possible. Il l'a détestée elle, pour sa niaiserie, pour s'être laissée berner aussi facilement, d'être aveugle à ce point, de lui avoir imposé cette vision et… d'avoir fait remonter à la surface des choses qu'il ne pensait plus pouvoir ressentir un jour.
« La jalousie ? »
Pff… plutôt pathétique !
« Ce n'est pourtant pas la première fois que tu vois celle que tu désires au bras d'un autre homme… c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas ! »
De plus en plus spirituel, mais les choses sont différentes. Cette fille n'est pas Lily. En dépit de cet état de fait… Merlin sait ce qu'il lui en a coûté de ne pas pouvoir intervenir lui-même pour mettre fin à cette séance d'humiliation lorsque cela s'est avéré nécessaire. Il se rappelle encore la décomposition de son masque de porcelaine quand elle a compris, la crispation de ses traits lorsque le premier Doloris est tombé, la terreur dans ses yeux quand tous ces mangemorts ont fondu sur elle tels des charognards sur une brebis blessée, la pâleur de ses joues quand elle s'est dirigée vers les cuisines pour y prendre le porteauloin qui devait la ramener… et son malaise à lui… qu'il n'aurait jamais pensé aussi pressant.
Il n'est pas intervenu. Il ne pouvait pas intervenir… en tout cas, pas directement. Une chance que Lucius ne lui ait pas opposé une résistance trop farouche lorsqu'il a suggéré à son « vieil ami » de mettre un terme au carnage. Tous le pensaient absents, c'était la seule façon pour lui d'être sûr que la soirée se déroulerait comme il était prévu qu'elle le fasse, sans son ombre planant au-dessus de la tête de Marcus Malefoy, sans que cet avorton ne faiblisse au dernier moment. Heureusement, Lucius a feint de croire à l'instauration d'un jeu pervers entre eux et n'a pas posé davantage de questions. Peut-être parce qu'il était déjà occupé à tenir l'amant notoire de Narcissa en respect… ils n'ont pas eu besoin d'en dire davantage pour qu'un accord tacite de silence mutuel s'instaure et puis… l'argument Dumbledore, où qu'il soit placé, fait toujours mouche. En révélant au mage noir que le vieux fou avait connaissance de la condition de cette fille et de sa présence sous son toit, il s'assurait de ne pas faire peser de doute sur sa loyauté envers le Seigneur des Ténèbres. Lucius connait pour en avoir fait les frais quelques années plus tôt, l'amour irraisonné que porte le vieil homme aux moldus et l'importance qu'il attache à la protection des plus faibles. Il n'aura pu faire autrement que de se sentir investi d'une mission quasi-divine à l'égard de la pauvre petite orpheline. Lucius a conscience de l'importance de sa couverture auprès de Dumbledore, il sait que la présence de cette fille à ses côtés est une occasion supplémentaire de le conforter dans l'idée qu'il se joint entièrement à sa cause. Malgré le vice qui suinte par tous les pores de sa peau, le mangemort est un homme intelligent il n'ignorait pas ce que risquait son camarade s'il s'obstinait à refuser d'intervenir. Pas qu'il soit réellement altruiste, mais il sait ce qu'il en couterait au partisan qui trahirait sa couverture. Le Lord Noir n'aurait pas toléré qu'un de ses fidèles ait permis de la faire tomber s'il avait pu l'en empêcher. Lucius connait parfaitement les enjeux liés à cette immense partie d'échecs et en ça, il doit admettre qu'il s'est montré nettement plus raisonnable que son neveu.
Que Marcus Malefoy profiterait de son absence pour la piéger était une évidence. Qu'il se permette de la souiller en prenant d'autorité quelque chose qui lui appartenait relevait de l'inconscience pure. Même s'il est convaincu que le jeune homme ne devait pas s'attendre à ce qu'elle le lui révèle, il s'agit là d'un affront de la plus stupide des espèces. Il a cherché à défier son autorité, à ébranler son statut vis-à-vis d'elle… et il l'a blessée au passage. D'une pierre deux coups : un geste anodin pour lui, qu'il savait considérable pour elle, destructeur pour sa conscience…
Il avait pensé que sa mise en garde aurait suffi. Il a manifestement surestimé le bon sens de ce dandy à deux noises. A aucun moment cet imbécile n'a envisagé la possibilité qu'il serait présent ni même que la bagatelle lui parviendrait tôt ou tard aux oreilles… Ou bien est-il fou au point de penser pouvoir le provoquer impunément ? Quoiqu'il en soit, il veillera personnellement à ce que les représailles lui laissent un goût dont l'amertume ne se dissipera pas avant quelques décennies.
Quant à elle, pourquoi l'a-t-elle laissé prendre autant de libertés ?
Il est temps qu'il lui fasse sérieusement intégrer qu'elle n'appartient qu'à lui. Quand il repense aux mains immondes qui se sont emparées d'elle de toute part, aux pensées qui ont traversé leurs esprits lubriques à l'instant où ils ont cru qu'elle ne serait qu'un bien de consommation supplémentaire dans une soirée de débauche…
Sa mâchoire se crispe.
Il détaille les perles mauves entrelacées aux mèches chocolat, attentif au souffle léger et régulier qui s'échappe de la bouche légèrement entrouverte… il lui en veut. Merlin, ce qu'il peut détester cette fille ! A cause d'elle, il n'a pas pu savourer sa victoire comme il aurait dû. A cause d'elle, lorsque le couperet est tombé, la satisfaction qu'il aurait dû ressentir a cédé la place à un sentiment de frustration proche de la nausée. A cause d'elle, il s'est surpris à perdre toute contenance au moment où elle a pénétré dans la salle de réception au bras de Marcus Malefoy. A cause d'elle…
Son regard s'égare sur l'épaule qui dépasse de l'épaisse cape dans laquelle elle est emmitouflée. Elle n'a pas le droit de dormir si sereinement alors que lui… Il est partagé entre l'envie viscérale de la réveiller manu militari en la tirant du sofa par les cheveux et celle de la prendre sans ménagement pour qu'elle paye, pour qu'elle comprenne… Les onyx se fixent sur le visage détendu. Ses sourcils habituellement froncés, signe de la méfiance constante qu'elle éprouve à l'encontre de tout ce qui l'entoure, ont retrouvé leur aspect originel. Il est le premier surpris par la violence de ce qu'il ressent, il se reconnait à peine. Pourtant… il ne peut s'empêcher de penser qu'en laissant ses pulsions prendre le dessus, il perdrait l'embryon de confiance qu'il a, il en est convaincu, fait germer dans son esprit.
« Depuis quand sa confiance est-elle ta priorité ? »
Hmm… encore plus dérangeant : comment en est-il venu à l'envisager de cette façon ? A quel moment l'instinct du propriétaire a pris le dessus sur celui du joueur ? Quand a-t-elle cessé de n'être qu'un divertissement pour devenir une priorité ?
…
Ses yeux se perdent dans le creux dénudé de sa clavicule, remontent la courbe satinée de sa gorge vers son menton et se posent sur les lèvres pâles. Un battement de cœur remonte aux siennes il faut qu'il s'éloigne !
Il se lève et se dirige vers son bureau. Machinalement, il classe les rouleaux de parchemin déjà parfaitement organisés qui le jonchent et les range dans un tiroir. Un objet luisant sur le bois attire son attention. Longtemps, il se contente de le regarder sans y toucher. Puis, il s'empare du lourd anneau d'argent orné d'une pierre noire et lisse qui repose entre un carnet de notes et un encrier. A nouveau son regard se pose sur sa domestique profondément endormie. Le sceau paternel a pu maintenir le débordement qu'il craignait ce soir mais ce sorcier de pacotille ne pouvait décemment pas croire qu'une pierre aussi fragile que la pierre de lune serait en mesure de contenir éternellement des pouvoirs bridés pendant aussi longtemps. Celle-ci recèle de propriétés bien plus efficaces pour l'usage qu'il veut en faire, d'autant qu'il a passé une bonne partie de son après-midi à la conditionner dans une optique bien précise. L'onyx brillant lui renvoie le reflet de son visage émacié. Il n'aurait jamais pensé que cette vieillerie servirait de nouveau un jour, mais une bévue de l'ordre de celle qui s'est produite en présence de Drago Malefoy ne doit jamais se reproduire. Elle attirerait trop l'attention.
Il quitte son fauteuil pour s'avancer vers celui dans lequel repose la jeune femme. Tout en prenant garde à ne pas la réveiller, il dégage sa main gauche de sous l'étoffe sombre et glisse l'anneau à son annulaire. L'objet parait plus massif accordé à la main fine. Il est un peu grand mais ça fera l'affaire. D'autant que sa décision est prise : dans quelques heures, ils emménageront tous deux à Poudlard et ce, pour l'année scolaire à venir. Il ne la laissera pas seule ici. Même en présence de Zini, c'est trop dangereux. Il ne rentre que peu à Spinner's End durant l'année et après le superbe pied de nez qu'elle a fait aux Malefoy ce soir, il ne peut se permettre de courir ce risque.
« Dis surtout que tu ne te vois pas passer une année en étant privé de sa charmante compagnie ! »
Ridicule…
« Ce n'est pourtant pas très éloigné de ce à quoi tu pensais tandis que tu enfonçais ta langue dans sa bouche… »
Comme s'il avait pu penser à quelque chose à ce moment-là.
« Suffisamment en tout cas pour lui enseigner qu'un vrai baiser s'échange les yeux fermés et la bouche ouverte. »
C'est précisément pour rattraper ces années d'enseignement qui lui ont manqué qu'il l'emmène avec lui. Pour dissimuler efficacement ses aptitudes, elle doit apprendre à les maîtriser… La décision il l'a prise depuis plusieurs jours s'il est honnête. Depuis sa dernière conversation avec Dumbledore, l'idée n'a eu de cesse de faire son chemin dans son esprit. Tout ce potentiel gâché… il est curieux. Curieux de voir si ses aptitudes sont à la hauteur de ce qu'elle laisse présager, curieux de voir quelle élève elle fera, désireux de savoir comment elle évoluera…
« Son ignorance de la magie n'était-elle pas l'atout que tu pensais utiliser contre elle ? »
…
« Tu troquerais la domestique contre une étudiante ? Le jouet contre une apprentie ? »
…
« Qui te dit qu'elle acceptera alors qu'elle voue une haine tenace au monde sorcier ? Aversion qui n'a pas dû s'apaiser avec ce qui lui est arrivé ce soir… »
Elle n'aura pas le choix. Elle ne peut de toute façon pas éternellement fuir ses démons et renier qui elle est.
« Et depuis quand t'intéresses-tu à ce genre de choses ? »
Si elle a pris une sacrée claque ce soir, lui en a reçu l'écho. La situation n'est plus la même qu'à son arrivée et force est de constater qu'il n'est pas le seul dont l'état d'esprit a évolué.
A partir de maintenant, certaines choses vont changer.
oOoOoOo
Oui, je sais j'ai été une vilaine fifille mais ça a payé et je vous remercie d'avoir joué le jeu. Je suis heureuse d'avoir pu lire vos commentaires sur ce chapitre que j'apprécie particulièrement. Je réitère: ce sont les coms qui donnent envie de publier la suite rapidement. Même si les auteurs ne vous le disent pas, la plupart du temps c'est lié à ça. J'en ai 5 en réserve. ;)
A très vite.
