Avant de commencer ce chapitre, je vous annonce une petite nouveauté ^^ 'ai ouvert mon blog de publication sur lequel je posterais des inédits qui ne seront pas sur fanfiction..net (à cause du rating ou du sujet lorsque ce ne seront pas des fanfics ^^).
Parmi les publications à venir, il y aura…
*roulement de tambour*
Le mythique GHL.
En trad Aë.
Ca vous tente ? Le lien est au début de mon profil ^^ Vous pouvez suivre le blog pour avoir des alertes pour toute publication.
A bientôt !
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Chapitre 15 ~ Le premier examen
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Hermione prit une profonde inspiration et s'approcha de l'homme presque nu, brandissant sa baguette et se penchant légèrement sur lui, les yeux sombres du Professeur restant sur son visage alors qu'elle murmurait un sort. L'extrémité de sa baguette vira au bleu et Hermione commença par sa tête, la passant lentement sur son corps. Dans ce processus, elle fut obligée d'observer son corps. Elle vérifiait son état de santé, et voulait, si elle trouvait quelque chose d'étrange, identifier son origine.
Ses yeux d'ambres étaient concentrés sur son corps puissant et fin. Severus était le premier homme réellement adulte qu'elle voyait ainsi. Pour une raison ou une autre, elle avait toujours cru que le Maître des Potions était maigre, mais ce n'était pas le cas. Il était bâti en athlète, un athlète qui se serait maintenu en excellente forme. Alors qu'elle déplaçait sa baguette sur lui, elle remarqua les cicatrices qui parcouraient son torse et son ventre. Hermione rougit lorsqu'elle passa sa baguette sur son entrejambe. Le Maître des Potions s'agita soudainement, faisant lâcher sa baguette à Hermione.
« Est-ce moi qui vient de faire ceci ? » lui ronronna-t-il alors qu'elle ramassait sa baguette avant de relever les yeux sur lui.
Hermione ne répondit pas au sorcier qui affichait un sourire en coin, et se pencha à nouveau sur lui pour finir l'examen sur ses jambes. Les yeux de Severus étincelèrent alors qu'il l'observait faire. Finalement, elle se redressa.
« Penchez-vous que je puisse voir votre dos » grommela-t-elle, acide.
Severus s'exécuta, obéissant, et Hermione commença à l'observer, poussant un petit cri en voyant les cicatrices se croisant et s'entrecroisant sur sa peau. Une d'entre elles était particulièrement grande, partant du haut de son épaule gauche et rejoignant le haut de sa fesse droite.
« Qu'est-il arrivé à votre dos, Professeur ? » lui demanda la sorcière, sa voix presque réduite à un soupir.
« Voldemort. Il avait pris l'habitude de me torturer » répondit-il. « Ces cicatrices viennent de fouets et de fléaux.
-Oh, Merlin. Pauvre homme » souffla Hermione, aimable, ses yeux s'humidifiant. « Pourquoi vous torturait-il, alors que vous le serviez ? »
Severus n'avait réellement pas la moindre envie de parler de cela.
« Il suffit de dire, Miss Granger, que je ne lui ai pas toujours dit ce qu'il voulait entendre. Maintenant, s'il vous plaît, continuez votre examen » lâcha-t-il assez froidement.
« Mais, et cette grande cicatrice ? D'où vient-elle ? » insista-t-elle.
Severus fronça des sourcils.
« Voulez-vous réellement le savoir, Miss Granger ? » demanda-t-il d'une voix sombre.
Hermione se redressa et le regarda.
« Oui, je veux vraiment » répondit Hermione.
« C'est un coup d'épée reçu lorsque j'ai échoué à remettre au Seigneur des Ténèbres ce qu'il désirait » répondit tout bas le sorcier.
« Que voulait-il ? » insista Hermione.
Severus resta silencieux quelques instants.
« Il vous voulait » répondit-il, relevant les yeux sur elle pour lui jeter un regard noir.
Les yeux d'Hermione s'écarquillèrent.
« Moi ? Mais pourquoi? » demanda-t-elle.
« Parce que vous êtes l'amie d'Harry Potter. Il pensait qu'en vous prenant, il pourrait obtenir Harry, lorsqu'il essaierait de vous sauver. C'était un gamin crétin. J'ai été battu chaque fois que je revenais sans vous. C'en est venu au point où Albus a pensé vous sacrifier, pour que le Seigneur des Ténèbres ne me tue pas.Il disait que la sécurité du Monde Magique était plus importante que la vie d'une seule jeune femme, et que je devais vivre » conclut le Maître des Potions d'une voix distante.
Hermione sentit un frisson la traverser. C'était une chose atroce à entendre… Mais en repensant à comment les choses étaient alors, Albus avait raison. Mais pourquoi n'avait-elle pas été prise ?
« Et que s'est-il passé ? » demanda-t-elle. « Pourquoi n'ai-je pas été donnée à Voldemort ?
-J'ai refusé de vous prendre » répondit-il en la regardant. « Et avant que vous ne pensiez qu'il s'agissait d'un acte noble de ma part, je vous assure… Ce n'était pas le cas. J'ai tout simplement pensé que vous seriez plus utile au Monde Magique que moi par votre vie, si cela vous était permis. Vous étiez une sorcière brillante, et, une fois adulte, vous auriez probablement été d'une grande aide à l'Ordre si Voldemort n'avait pas été tué. Quand l'école vous a laissé sortir et renvoyée chez vous, Voldemort était fou de rage et voulait me battre à mort. Il a dû changer d'avis car après avoir manqué de me couper en deux et m'avoir laissé me vider de mon sang pour une mort par hémorragie, il m'a soigné et permis de continuer à espionner pour lui. Mon heure n'était pas venue. »
Hermione cligna des yeux. Il avait sauvé sa vie quand l'Ordre l'aurait donnée à Voldemort. Elle ne l'avait jamais su. Severus lui jeta un regard noir.
« Cessez de me regarder ainsi, Miss Granger. Si j'avais trouvé des avantages immédiats à vous donner à Voldemort, je l'aurais fait sans y réfléchir plus avant, ni m'en culpabiliser » lui renifla-t-il.
« L'avantage immédiat aurait été de ne pas être torturé, Professeur » répondit Hermione. Son ventre était empli de papillons.
« Non-sens » lui cracha-t-il, à présent en colère. « La torture aurait continué même sans cela. Il aimait me torturer. Maintenant, cela suffit. Poursuivez l'examen, sorcière.
Il tendit le bras, Marque en l'air, les sourcils fermement froncés, sans la regarder.
Hermione écarta sa baguette. Elle devait penser à ce qu'il lui avait dit. Il était clairement agité et elle avait besoin de lui calme et coopératif.
« Très bien, Professeur » dit-elle.
Elle toucha la Marque, la retraçant doucement du bout des doigts, l'examinant. Elle avait l'air d'un tatouage effrayant. Un crâne dont un serpent sortait par la bouche. Il semblait presque vivant.
« Quand avez-vous reçu un Appel Fantôme la dernière fois, Professeur, et combien de temps cela a-t-il duré ? » demanda-t-elle en continuant d'étudier la marque.
« Au milieu du mois dernier. Cela a duré près de deux heures » répondit-il, regardant toujours au loin.
« Sur une échelle de un à dix, à combien évaluez-vous le facteur douleur ? » l'interrogea-t-elle.
Le sorcier réfléchit.
« Initialement un huit, mais lorsque cela s'est arrêté, c'était un dix » répondit-il.
Hermione le regarda. L'appel avait dû être réellement douloureux pour que le Professeur lui donne un dix, après toutes les douleurs qu'il avait subies.
« Comment gérez-vous la douleur ? » demanda-t-elle.
« En dansant le Charleston » lâcha-t-il, sarcastique. Puis « Comment pensez-vous que je la gère, Miss Granger ? C'est de la douleur. Je la subis.Je n'ai pas le choix.
-Avez-vous déjà tenté de répondre aux appels dans l'espoir que la douleur s'arrêterait ? » lui demanda-t-elle.
« Oui. Cela ne fonctionne pas » lâcha-t-il, les sourcils froncés. « J'ai été transporté à la tombe où Queudver l'a ressuscité pendant votre quatrième année. Il n'y avait que des tombes et tombeaux. Les appels continuaient à brûler. Aucun soulagement. »
Hermione était au courant du fait que chaque mangemort ayant répondu à l'appel fantôme avait été amené à la tombe et que le Ministère l'avait déjà soigneusement examinée. Mais tout de même, elle avait besoin de connaître les ressentis du Maître des Potions.
« La longueur et l'intensité de la douleur varient d'un appel à l'autre, n'est-ce pas ? » reprit Hermione.
Severus acquiesça.
Hermione se redressa. C'était son premier test.
« Très bien, Professeur. J'ai découvert un moyen d'obtenir une réaction de la Marque, la faisant briller sur les membres morts. Je veux voir si je peux obtenir la même réponse sur la vôtre » dit-elle au sorcier.
Severus fronça des sourcils. Quand la Marque brillait, cela voulait dire douleur.
« Je pense que cela sera quelque peu douloureux, Maîtresse des Sortilèges » dit-il.
« Cela peut l'être » acquiesça-t-elle. « Je ne sais pas, Professeur. Il n'est pas dans mes intentions de vous faire du mal… Si vous ne voulez pas le faire… »
Severus soupira. Albus lui avait ordonné d'aider la sorcière.
« Allez-y » dit-il.
Hermione hésita un instant, puis leva sa baguette. Elle fit un mouvement circulaire avec, puis garda sa baguette immobile. Severus pouvait sentir le pouvoir se couler dans la Marque.
« Dites-moi ce qui se passe » indiqua Hermione.
« Ca commence à pincer » répondit le Maître des Potions, les yeux baissés sur la Marque. Soudainement, le serpent commença à frémir lentement et sa peau à chauffer.
« J'ai l'impression qu'un appel va arriver » dit le sorcier, commençant à serrer les dents alors que la Marque brillait de plus en plus. Soudainement, elle étincela et le Maître des Potions poussa un cri de douleur, écartant son bras et refermant la main sur la Marque. La douleur commença sa lente diminution.
« Je suis désolée » dit Hermione. « Mais maintenant, au moins, je sais que je suis capable de dupliquer magiquement les appels.
-Ouiiii. Au moins, vous le savez » répéta Severus en lui jetant un regard noir tout en frottant son bras.
« Laissez-moi voir votre bras » demanda Hermione.
Severus la regarda quelques instants, puis lui tendit lentement son bras. Hermione l'examina à la recherche de cloques ou de dommages. Il n'y en avait aucun. Le serpent était à nouveau immobile.
« Je vais devoir vous prendre un peu de sang » annonça Hermione.
« Pourquoi ? » lui demanda Severus, un léger tremblement saisissant sa voix.
« Je veux voir ses réactions et voir si la Marque n'agit que localement, ou si la magie de votre corps est impliquée dans son ensemble. Votre sang me le dira » répliqua Hermione.
Severus détestait donner du sang, à qui que ce soit. Le sang pouvait être utilisé pour créer des potions éminemment mortelles qui n'affectaient que le donneur. Il était quelque peu paranoïaque à l'idée d'en laisser partir loin de ses yeux.
« Très bien, mais je veux que chaque goutte de sang non utilisée me soit retournée » dit le sorcier.
« Quoi ? Pourquoi ? » demanda Hermione.
« Pensez juste que c'est une bizarrerie personnelle, Miss Granger » répliqua vaguement Severus. « Mon sang m'est précieux. »
Hermione le fixa quelques instants.
« Eh bien, cela vous convient si je le place sous stase, n'est-ce pas ? Je ferais probablement plus d'un test sur lui, sans cela, je devrais vous reprendre du sang frais dès que je souhaite tenter quelque chose » annonça-t-elle. Ca aurait été très pénible à faire.
« Tant que vous le conservez dans un endroit où il ne sera pas facilement atteint, je n'ai aucun problème avec cela, mais quand vous en aurez fini avec vos tests, je veux que tout ce qui en restera me soit retourné » répéta-t-il, le regard sombre. « Je ne pourrais jamais le répéter suffisamment pour que vous en compreniez l'importance. »
Hermione se demanda qu'elle en était la raison. Elle haussa les épaules.
« Je garde toujours le frigo fermé et protégé » répondit Hermione. « Cela suffira-t-il?
-Puissamment protégé » insista-t-il.
« Oui, puissamment protégé » acquiesça Hermione
Severus l'étudia un instant.
« Très bien, vous pouvez m'en prélever » lâcha-t-il.
« Merci » répondit Hermione, sarcastique.
Le sorcier releva les yeux sur elle alors qu'elle prenait les fioles qui contiendraient son sang. Elle s'approcha de lui et murmura un sort, déposant le bout de sa baguette contre la veine au creux de son avant-bras. Le sorcier grimaça légèrement, puis regarda les deux fioles s'emplirent du riche liquide pourpre. Hermione éloigna sa baguette et jeta rapidement un sort de stase aux fioles, avant d'aller les mettre au réfrigérateur, s'appliquant ensuite à faire de grands gestes exagérés alors qu'elle le refermait.
Severus fit une grimace en voyant ses moqueries.
« Tout cela n'est pas nécessaire, Miss Granger. Les mouvements de baguette inutiles ne m'ont jamais impressionné » lui annonça-t-il. « Assurez-vous juste que vos barrières sont solides. »
Hermione soupira, termina sa série de sorts et revint vers lui. Merlin, il était bien bâti. Ses muscles se tendirent alors qu'il se redressait dans le siège.
« Y a-t-il quoi que ce soit d'autre que vous souhaitiez me faire ? » demanda soyeusement Severus alors qu'elle s'arrêtait à ses côtés. Ses yeux étincelèrent et Hermione eut la distincte impression qu'il ne faisait pas référence à un quelconque examen sur la marque.Elle rougit.
« Pas pour l'instant, Professeur. Ce n'était qu'un examen initial » répondit-elle, sa voix semblant hésitante.
Hermione agita sa baguette vers lui, lui jetant un sort. Le Professeur sentit une vague de chaleur le traverser et s'installer en lui.
« Que venez-vous de faire ? » demanda-t-il.
« J'ai lancé une petite alarme sur vous qui me signalera quand vous souffrez » répondit-elle. « J'ai besoin de savoir quand votre Marque est invoquée, pour que je puisse voir ce qui arrive… Peut-être serais-je capable de vous aider avec la douleur. »
Hermione marcha alors jusqu'au comptoir et saisit un petit objet ovale pour le pointer sur lui. Elle cliqua sur le bouton au sommet.
« Et quoi, maintenant ? » demanda-t-il.
« C'est un Portacible. Cela vous transforme en gros en destination de Portoloin. Je pourrais être ramenée directement à l'endroit où vous vous trouverez. C'est un article créé par Fred et George Weasley. Quand les alarmes se déclencheront, je serais amenée à vous » expliqua Hermione. « Je l'aurais avec moi en permanence. »
Severus fronça des sourcils. Il n'aimait pas qu'elle ait ainsi accès à lui. Mais merde, c'était une part de son travail sur la Marque, il devait donc le faire. Puis il afficha un petit sourire satisfait. S'il était appelé au milieu de la nuit, Miss Granger serait amenée à lui, et aurait une certaine surprise, puisqu'il serait totalement nu. Idem s'il était sous la douche. Hm. Cela pouvait devenir assez intéressant.
« L'emmènerez-vous lors de vos rendez-vous ? » s'enquit-il, se glissant dans un cadre plus personnel.
Le visage de la jeune femme se défit.
« Non. Je ne vois plus personne en ce moment » admit-elle.
« Votre Auror vous a laissée tomber ? » demanda-t-il, sachant que ce n'était pas le cas.
Hermione lui jeta un regard noir.
« Non, il ne m'a pas jetée. J'ai simplement découvert que nous n'étions pas compatibles » répondit-elle juste.
Severus lui jeta un coup d'œil.
« N'est-ce pas une honte, Miss Granger ? Toute pomponnée et nulle part où aller » lui ronronna-t-il.
Hermione voulait méchamment lui dire de la fermer. Severus en avait parfaitement conscience, d'après l'éclat mutin dans son regard. Il afficha un sourire mesquin et se redressa soudainement, la mettant face à son torse nu alors qu'il se penchait sur elle. Elle recula.
« Vous rendrais-je nerveuse, Miss Granger? » demanda-t-il soyeusement.
« Un peu. Je ne suis pas habituée à être seule avec des hommes à demi nus » répliqua-t-elle d'une voix légèrement tremblante.
« Oh, les hommes nus vous mettent donc plus à l'aise » reprit Severus, un éclat moqueur dans le regard.
« Non ! » cria Hermione avec véhémence, avant de se reprendre. « Non, je ne suis pas non plus habituée aux hommes nus.
-Avez-vous déjà vu un homme nu, Miss Granger ? En dehors des livres, je veux dire » dit le sorcier à voix basse. « Si vous êtes curieuse… »
Elle rougit violemment.
« Non, et non, je ne suis pas non plus curieuse. J'ai eu d'excellentes notes en biologie, merci. Je sais ce à quoi ressemble le corps d'un homme » répondit-elle, contournant l'homme en faisant semblant de contempler ses parchemins. « Vous pouvez vous rhabiller à présent. J'en ai fini avec vous » dit-elle, espérant que sa voix soit plus forte que ce qu'elle n'était.
« Réellement ? » demanda-t-il d'une voix douce… Mais il y avait quelque chose dans son inflexion qui créa un point de chaleur au creux de son ventre. Merlin, il devait sortir de là.
« Oui, j'en suis sûre. S'il vous plaît, rhabillez-vous, Professeur » répéta Hermione. Son ton était légèrement suppliant.
Severus ricana et récupéra ses robes. Il les mit et les boutonna intégralement.
« Je suis 'présentable', à présent, Miss Granger. Vous pouvez cesser de faire semblant de redresser vos papiers et me regarder » lança-t-il à la jeune femme qui rougit à nouveau. Etait-elle si facile à lire ?
Hermione se retourna.
« Merci pour votre coopération d'aujourd'hui, Professeur. Je vous ferais savoir que j'ai besoin de vous, si nécessaire » dit-elle, soulagée de le voir partir. Sa présence était plutôt dérangeante.
Severus la regarda, pensif.
« Avant que je ne parte, Miss Granger, je voudrais vous demander quelque chose » lança-t-il.
Hermione sentit son ventre se tendre.
« Faites donc » répondit-elle, leurs regards se croisant.
« Cette métamorphose que vous avez faite… Qu'est-ce qui vous y a poussée ? » l'interrogea-t-il.
Hermione hésita.
« J'en avais simplement assez d'avoir cette allure. Je voulais être plus jolie » répondit-elle.
Severus acquiesça.
« Vous l'avez donc fait pour vous-même ? » demanda-t-il.
« Oui » confirma-t-elle.
« Espériez-vous que ces changements attireraient les hommes, Miss Granger ? » insista-t-il, ses yeux noirs semblant la transpercer. Si elle mentait, il le saurait. Le Professeur semblait toujours savoir quand elle mentait, même lorsqu'elle avait été son élève.
« Eh bien… Oui » admit-elle.
« Et pourquoi vouliez-vous attirer des hommes, Miss Granger ? » la pressa Severus.
« Pourquoi une femme veut attirer un homme, Professeur ? Pour trouver quelqu'un à aimer, bien sûr » répliqua-t-elle.
La lèvre de Severus s'arqua.
« C'est donc l'amour que vous recherchez. Une affiliation romantique. Une rencontre émotionnelle. La plus haute notion de l'interaction entre le mâle et la femelle » dit-il avec un fond de sarcasme dans la voix. « Vous pensez que tout ceci est nécessaire pour être intime avec un homme ?
-Oui, bien sûr » acquiesça-t-elle.
« Si naïve » lâcha-t-il en un souffle, se détournant pour sortir du laboratoire.
Hermione se vexa. Elle avait eu une éducation poussée et n'était pas franchement naïve à propos de quoi que ce fut. Peut-être le sexe, mais elle en connaissait toute la mécanique… Il ne lui fallait qu'une expérience pratique pour se parfaire.
« Naïve ? Que voulez-vous dire par naïve ? Je ne le suis pas » déclara Hermione, les poings sur les hanches.
Soudainement, le Maître des Potions se retourna et revint vers elle à grands pas, la coinçant contre le comptoir, son corps à quelques centimètres d'elle, son regard intense baissé sur elle… Son expression illisible alors qu'Hermione laissait échapper un petit cri à sa proximité.
Son cœur commença à battre violemment alors qu'il baissait la tête vers elle, sa bouche à moins d'un souffle de la sienne.
« Je suis un homme qui ne retire rien des notions d'affiliation romantique, de rencontre émotionnelle ou de toute autre noble notion, Miss Granger… Mais vous me laisseriez vous embrasser si je le désirais » lâcha-t-il soyeusement, son souffle chaud la caressant.
Hermione sembla hypnotisée, sa tête vacillant alors que son regard était posé sur lui. Elle avait la sensation de ne plus pouvoir respirer.
« Ma proximité a un effet sur vous. Vous pensez être à la recherche de l'amour mais ce n'est pas aussi impliquant que cela. Pour ainsi dire, Miss Granger, vous êtes en chaleur. Vous vous soumettriez à une expérience sexuelle si le sorcier vous excitait assez. Mais vous tentez de prendre la route sûre et acceptable. Ou ce que vous considéreriez comme 'acceptable'. Quelques rendez-vous avec un sorcier, un chaste baiser ici où là, une lente construction, la quantité nécessaire de 'temps' pour 'développer' des sentiments jusqu'au point de 'faire l'amour'. Vous considéreriez comme 'mal' de simplement vous laisser aller et d'être baisée de la manière dont vous le souhaitez secrètement, sans perdre tout ce temps. C'est ce que je veux dire par 'naïve', sorcière » dit Severus, avant de se reculer.
« Vous avez beaucoup à apprendre, Miss Granger » conclut-il, ses yeux noirs semblant voir en elle. Puis il se détourna et sortit.
Hermione resta figée contre le comptoir, essoufflée, son corps entier frémissant, des orteils à la tête. Par tous les dieux, ça avait été intense.
La jeune femme frotta ses mains sur son visage et se redressa, prenant de profondes inspirations pour se calmer. Il avait tort. Elle ne l'aurait pas laissé l'embrasser… Elle ne l'aurait pas laissé la toucher.
Mais au fond d'elle, elle savait que ça aurait été le cas.
Et cela l'effrayait.
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Note de Ms-Figg : Wahou ! *s'évente* Severus, Severus, Severus. Tu viens faire ton remue-ménage dans la tête d'Hermione… Enfin, dans sa culotte, plutôt. Maintenant, elle a peur… Et de quoi ? Nous le savons toutes. S'il vous plaît, des reviews.
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Note de Sevy4eveR : Wow... Il y va fort le Severus... j'adore, ça XD
Bon, je pense que la petit graine du doute (et de l'envie ? ^^) est semée dans la petite cervelle d'Hermione. Maintenant, y a plus qu'à attendre que le tout germe ^^
Très bon boulot, j'ai vraiment beaucoup aimé, et j'attends la suite avec impatience ! ^^
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Note de Sockscranberries : Moi je n'aurai pas autant de scrupules qu'Hermione, mais bon, il faut dire que je ne suis plus naïve depuis très longtemps.
Hum, passons à des choses moins personnelles, parce qu'il me semble que je me livre beaucoup dans ce chapitre moi…
Ce chapitre était très intéressant, autant du point de vue des recherches d'Hermione, que dans celui de leur « relation ». C'était chaud chaud ^^
Je me plonge dans la suite !
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L'extrémité de sa baguette vira au bleu et Hermione commença par sa tête, la passant lentement sur son corps. (Comment ça : obligée ?! J'en connais qui seraient prêtes à avada kadaveriser tout ce qui bouge rien que pour jeter un coup d'oeil ^^)
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Ses yeux d'ambres étaient concentrés sur son corps puissant et fin. Severus était le premier homme réellement adulte qu'elle voyait ainsi. (Quelle chance !)
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« Est-ce moi qui vient de faire ceci ? » lui ronronna-t-il alors qu'elle ramassait sa baguette avant de relever les yeux sur lui. (Tsss perturbateur !)
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« Voldemort. Il avait pris l'habitude de me torturer » répondit-il. « Ces cicatrices viennent de fouets et de fléaux. (Sympa…)
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Severus n'avait réellement pas la moindre envie de parler de cela. (Tu m'étonnes !)
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« Il vous voulait » répondit-il, relevant les yeux sur elle pour lui jeter un regard noir. (Oh putain... ça c'est de la bombe de luxe ...)
Les yeux d'Hermione s'écarquillèrent. (Ils peuvent bien ^^)
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C'en est venu au point où Albus a pensé vous sacrifier, pour que le Seigneur des Ténèbres ne me tue pas. (Venant du vieux chnoque, ça ne m'étonne pas Il disait que la sécurité du Monde Magique était plus importante que la vie d'une seule jeune femme, et que je devais vivre » conclut le Maître des Potions d'une voix distante. (Hum, que de révélations ! Elle va être choquée là Hermione)
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J'ai tout simplement pensé que vous seriez plus utile au Monde Magique que moi par votre vie, si cela vous était permis. (Au moins il a de la considération pour Hermione :-) )
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« En dansant le Charleston » lâcha-t-il, sarcastique. (XD)Puis « Comment pensez-vous que je la gère, Miss Granger ? C'est de la douleur. Je la subis. (Je connais ...) Ae : Courage ! Je t'aime, coupine
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Il n'y avait que des tombes et tombeaux. Aucun soulagement. » (Fallait aller regarder plus bas !) Ae : Où donc ? ^^'
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« Je suis désolée » dit Hermione. « Mais maintenant, au moins, je sais que je suis capable de dupliquer magiquement les appels. (Ça lui fait un belle jambe à Sev... )
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Hermione se demanda qu'elle en était la raison. Elle haussa les épaules. (Hermione tu es une sorcière, tu dois savoir ce genre de chose !)
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« Assurez-vous juste que vos barrières sont solides. » (Et toc... prends ça la vantarde XD)
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« Y a-t-il quoi que ce soit d'autre que vous souhaitiez me faire ? » (OUAIIIS ! Des tas ! XD)
Ses yeux étincelèrent et Hermione eut la distincte impression qu'il ne faisait pas référence à un quelconque examen sur la marque. (Tu crois ? XD) (Bizarrement, j'ai la même impression ^^)
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« C'est un Portacible. Cela vous transforme en gros en destination de Portoloin. Je pourrais être ramenée directement à l'endroit où vous vous trouverez. (Pourvu que ça ne lui prenne pas aux toilettes... j'crois bien que je ne m'en remettrais jamais … ^^) Ae : Non. Enfin, tout dépend de l'étape de 'je suis aux toilettes' où il en est. Si il a juste le cul nu…
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Puis il afficha un petit sourire satisfait. S'il était appelé au milieu de la nuit, Miss Granger serait amenée à lui, et aurait une certaine surprise, puisqu'il serait totalement nu. (Ohooo... ^^)Idem s'il était sous la douche. (Oh ouiiii! ^^)Hm. Cela pouvait devenir assez intéressant. (Très intéressant même !)
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« Un peu. Je ne suis pas habituée à être seule avec des hommes à demi nus » répliqua-t-elle d'une voix légèrement tremblante. (Ce n'est pas le genre d'info qu'il faut donner à Severus Snape, Hermione chérie ^^)
« Oh, les hommes nus vous mettent donc plus à l'aise » reprit Severus, un éclat moqueur dans le regard. (Mdrr mais quel con ce type ^^)
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Etait-elle si facile à lire ? (Faut croire XD) (Apparemment…)
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Peut-être le sexe, mais elle en connaissait toute la mécanique… Il ne lui fallait qu'une expérience pratique pour se parfaire. (Si ce n'était que de la mécanique ça se saurait ^^)
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Son expression illisible alors qu'Hermione laissait échapper un petit cri à sa proximité. (Rolala comme je l'envie en ce moment ! )
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Mais vous me laisseriez vous embrasser si je le désirais » lâcha-t-il soyeusement, son souffle chaud la caressant.(Chiche ! XD) Ae : Pas déjà. (Oh oui vas-y ! Ne te gène surtout pas pour nous ! Et si elle ne veut pas, je suis volontaire ^^)
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Pour ainsi dire, Miss Granger, vous êtes en chaleur. (Le romantisme de Severus refait surface…) Ae : Ca lui arrive. Plus tard ^^'
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Vous considéreriez comme 'mal' de simplement vous laisser aller et d'être baisée de la manière dont vous le souhaitez secrètement, sans perdre tout ce temps. C'est ce que je veux dire par 'naïve', sorcière » dit Severus, avant de se reculer. (Moi j'suis pas naïve, mais je suis partante pour « melaisser aller et d'être baisée de la manière dont vous le souhaitez secrètement » ^^ Ae : Avis au(x) lecteur(s) masculin(s). Si vous êtes de grands bruns ténébreux, je peux vous caser avec une jolie blonde dans les deux heures. Si vous ne lui plaisez pas, j'ai une quarantaine de contacts féminins entre 18 et 35 ans partantes pour des positions sexuelles plus ou moins acrobatiques, si vous savez les y mener.
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Elle ne l'aurait pas laissé la toucher.(Ouais, c'est ça... et mon cul, c'est du poulet ? XD) Ae : Du POULET ?
Mais au fond d'elle, elle savait que ça aurait été le cas. (Y'm semblait bien ^^)
