Voilà le troisième chapitre, avec Léon, ainsi que le nouveau personnage de la fic (pour ceux qui me connaissent, vous avez sûrement deviné qui), qui décident de se rendre en forêt, à savoir leur seul endroit à part le château où ils sont sûrs de se faire attaquer.

Merci aux reviewseurs, vraiment je suis heureuse de savoir que je vous ai tiré un sourire.

Bonne lecture !


Ballade en forêt et autres plaisantes occupations


Il faisait beau, les oiseaux chantaient, les chevaux faisaient cataclop et Arthur était d'une humeur plus rayonnante que le soleil. En revanche Merlin était beaucoup plus blasé. En effet, la raison de sa mauvaise humeur et de l'excellente humeur du roi était leur occupation. Ils étaient en pleine partie de chasse.

À côté d'eux, Léon discutait jovialement avec Mordred, la dernière recrue des chevaliers de camelot. C'était une autre raison de la mauvaise humeur de Merlin. Il n'aimait pas Mordred. Pas que l'ancien druide soit de mauvaise compagnie, désagréable ou même moche – loin de là. Mais justement.

Mordred était mignon, naïf, innocent, savait se battre à l'épée et faire de la magie. Bon, personne ne savait encore pour la magie, parce que Arthur oubliait toujours de la faire légaliser, comme l'imbécile qu'il était, et que du coup Mordred avait peur de se faire exécuter. Et par basse vengeance, Merlin ne l'avait pas prévenu qu'il pouvait faire de la magie librement. On ne piquait pas sa place de mascotte mignonne et innocente et très puissante de Camelot sans conséquences. Non mais.

Oui, Merlin savait qu'il était très immature, mais sincèrement personne ne le savait et personne n'oserait le lui faire remarquer. Bon, certes, il y avait aussi cette histoire où Mordred était soi disant destiné à tuer Arthur, mais vraiment, qui faisait encore attention aux prophéties d'un vieux dragon gâteux de nos jours ?

Soudain Léon regarda son mini-cadran-solaire-portatif – il commençait à se demander comment il allait appeler cette chose, c'était chiant à dire – et cessa immédiatement de parler. Le pauvre Mordred, surpris, lui lança un regard étonné de ses yeux bleus clairs – arg, Merlin allait le tuer avec ses yeux de chaton ou de chiot. Mais il n'eut pas le temps de réagir. Le chevalier lança un regard d'avertissement au serviteur qui grognait dans sa barbe inexistante, le faisant se tendre. Oh. Oh. Ils avaient entamé la première heure de chasse. C'était mauvais. À partir de ce point, si quelqu'un se trouvait dans les bois de Camelot, les chances de se faire attaquer par des bandits ou une créature magique ou autre menace du même genre augmentaient de 99%. C'était scientifiquement prouvé. (Et les branches commençaient à tomber par hasard sur les bandits, aussi, mais ça c'était un peu moins scientifique et un peu plus magique.)

Comme pour le prouver une fois de plus, un rugissement sauvage de bandits sauvages retentit sauvagement dans la forêt. Sauvage. Arthur se fit désarçonner par son cheval – stupide canasson, on croirait qu'après autant d'attaques surprises il serait habitué, mais non. Léon voulu sauter à terre pour lui venir en aide, mais se prit les pieds dans les étriers et atterrit face dans la boue. Mordred et Merlin restèrent bloqués entre la maladresse des deux meilleurs chevaliers de Camelot et l'affreuse odeur qui se dégageait des attaquants – Merlin fronça le nez en remarquant qu'aucun d'eux n'avaient une seule dent en état et que- Est-ce que c'était un champignon qui poussait dans le nez de celui-là ? Beurk.

- Hum, Emrys ?

Merlin releva la tête vers Mordred, arquant un sourcil surpris. Ce dernier lui désigna les bandits, qui chargeaient toujours. Le sorcier ouvrit la bouche en un petit o. Ah oui, merde, il avait oublié. Il jeta un regard agacé à Arthur et Léon – non, vraiment, c'était quoi cette manie de tomber inconscient quand ils étaient attaqués ? Cela lui laissait toujours tout le travail. Il grogna, leva la main, et laissa sa magie faire le reste. Tous les bandits s'arrêtèrent d'un coup, se retrouvant soudainement aspergés d'eau savonneuse et parfumée. Ils s'entre-regardèrent. Mordred fixa Merlin d'un air surpris. Merlin se passa une main sur le visage.

- Foutue prononciation. Grinça-t-il.

Non, il ne voulait pas les laver – quoique cela ne ferait pas de mal, mais c'était hors sujet – il voulait leur passer un savon ! Ah, peut-être qu'utiliser une expression était une mauvaise idée. Il se concentra et incanta à nouveau. Cette fois-ci, enfin, les bandits nouvellement parfumés se firent éjecter contre les arbres. Merlin opina pour lui-même et se tourna vers Mordred pour lui demander pourquoi il n'avait rien fait... Mais le plus jeune lui offrit un sourire parfaitement radieux et admiratif, et sa mauvaise humeur fondit comme neige au soleil. Merlin grinça des dents intérieurement – il ne devait pas se laisser avoir, ce devait être une technique de manipulation, Mordred était l'enfant du démon déguisé en ange.

Pourtant il ne le montra pas, et alla plutôt passer sa frustration sur son roi et le chevalier roux, en leur bottant cruellement le derrière. Ces derniers mirent quelques minutes à reprendre leurs esprits, les fesses étonnamment douloureuses, et tombèrent sur un spectacle assez étrange : les bandits, tous propres et parfumés, assommés contre des arbres. Arthur arqua un sourcil, se tournant vers son sorcier de la cour officieux.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? S'enquit-il.

- Oh, rien d'important. Répondit d'un air parfaitement innocent Merlin. Vous avez juste été inconscient si longtemps qu'ils ont eut le temps de se doucher avant de décider de nous attaquer.

- Vraiment ? S'étonna Léon.

- Hum, Emry- commença Mordred, incertain.

Merlin tourna son sourire innocent vers le druide, qui déglutit en y voyant la promesse de milles souffrances. C'est pourquoi il ravala ses mots et opina vigoureusement, pour appuyer les dires du sorcier. Ce dernier tourna un regard victorieux vers les deux chevaliers devant eux, l'air de dire 'vous voyez, même Mordred le dit'. Ceux-ci haussèrent les épaules et laissèrent tomber. Vraiment, il s'était déjà produit plus étrange, dans la région, alors des bandits qui faisaient une pause pour se doucher... c'était presque crédible. Tous remontèrent en selle et firent demi-tour pour regagner Camelot. Alors qu'ils étaient à mi-chemin, Mordred décida de parler à nouveau.

- C'est calme, quand même, par ici...

Tous ses compagnons se tournèrent vers lui d'un air catastrophé... Trop tard. Un nouveau cri sauvage retentit, et une nouvelle horde de bandit sauvage débarqua sauvagement des fourrés sauvages. Sauvage. Mordred avait dit l'une des phrases maudites, le genre qui faisait qu'on se faisait attaquer dans la minute qui suivait.

Arthur se demanda distraitement si ses chevaliers patrouillaient réellement dans les bois ou s'ils faisaient semblant. À moins que les bandits ne poussent magiquement, comme des champignons. Ceci expliquerait cela. Mais alors qu'il se faisait une note mentale d'en parler au responsable des patrouilles, son cheval, toujours aussi peureux, le désarçonna. Son derrière déjà douloureux sembla protester en atterrissant rudement sur le sol.

Léon se prit une branche en pleine tête.

Mordred resta choqué devant l'effet de sa phrase.

Merlin se prit la tête dans les mains. Il était las, mais las...


Oui, c'était Mordred, et non, je ne compte rien faire de dramatique avec lui, parce que soyons honnêtes, ce gosse à l'air d'un ange (et que vous avez soupé du dramatique avec Enchanted déjà donc bon).

Le prochain chapitre est déjà écrit, avec Merlin et Gwaine, mais j'attend de connaître votre avis pour savoir si je le poste.

N'oubliez pas que je ne suis pas payée pour tout ça, et que j'aime savoir si mon travail est apprécié ! :D

Sur ce, à plus ! :D