Et on retrouve notre bande de héros préférés, pour un jour comme un autre à Camelot !
Merci aux reviewseurs, vraiment je suis surprise de rencontrer autant d'avis positifs, continuez comme ça et je me surpasserais ! ;)
Bonne lecture !
La fois où Mordred sauva Camelot (sans le faire exprès)
Assis sur le sol gelé de la salle du trône, Arthur regardait par la fenêtre d'un air rêveur, en se disant qu'il devrait parler à Merlin ou Gaius de l'installation d'un quelconque moyen de chauffer la pierre. Non parce qu'à force de se faire ligoter et de s'asseoir par terre, dans un château en pierre en plein hiver, il allait finir par avoir des glaçons à la place des miches.
À côté de lui, Léon, Gwaine et Perceval prenaient de nouveaux paris sur la situation actuelle. Merlin semblait lentement s'endormir contre le pilier de pierre tout proche, avec Mordred le regardant d'un air ahuri. Vers le centre de la salle, Elyan et Gwen jouaient à pierre feuille ciseaux et Lancelot fixait d'un regard bovin le sorcier face à eux, qui parlait sans discontinuer.
- ...pour toutes les souffrances que vous avez causé à notre...
Arthur soupira discrètement, préférant ne pas écouter un mot de plus sortant de la bouche de l'agresseur. Non, vraiment, c'était toujours la même chose. Est-ce qu'aucun d'entre eux n'avaient entendu la déclaration sur la loi de la magie qu'il avait fait ? Ah oui, merde, il avait encore oublié. Il fallait qu'il en parle à Merlin aussi. Lui dire de le traîner sur le balcon et de le faire passer cette annonce, qu'on en finisse. Comme ça, plus d'attaques sur Camelot, et ils n'auraient pas à mourir gelé dans sa propre salle du trône.
Seulement actuellement Merlin somnolait presque, l'air parfaitement à l'aise – n'avait-il pas froid ? Et personne ne semblait disposé à s'occuper du sorcier, qui parlait, et parlait et parlait. Blablabla. Arthur grogna dans son coin, regardant d'un air ennuyé son sorcier de la cour officieux. Ce crétin n'écoutait jamais ce qu'il lui disait, et était bien trop flemmard pour intervenir. Ils allaient être transformés en glaçons avant que Merlin ne bouge le petit doigt.
- Hum, on devrait pas faire quelque chose ? Demanda soudain Mordred à voix basse à Merlin.
Oh Mordred, gentil, naïf, innocent, béni petit Mordred. Arthur l'aurait embrassé sur le champ s'il n'était pas un hétéro aussi glorieux – non, il ne matait pas le cul de Merlin parfois, pas du tout, comment osez vous, il était marié que diable ! Erm. Passons. Arthur en aurait embrassé Mordred. Enfin quelqu'un qui proposait quelque chose d'intelligent ! Mais son sorcier de la cour officieux arqua simplement un sourcil vers le druide et répondit d'une voix ennuyée.
- Pour quoi faire ?
Arthur grogna, et résista à l'envie de se planter le visage dans le sol glacial et dur. Heureusement, Mordred n'avait pas perdu l'innocence et l'espoir de la jeunesse, et reprit.
- Eh bien euh... Mordred hésita. Le sorcier veut détruire camelot ?
- Pas une bonne raison, tout le monde veut détruire Camelot, et ils y arrivent jamais, même si je suis pas là. Fit le sorcier, haussant les épaules d'un air ennuyé – et Arthur devait admettre qu'il avait un bon point, même s'il détestait le reconnaître.
- Hum... Lancelot semble être en transe, il parle exactement en même temps que le sorcier ? Proposa le druide, improvisant.
- Non, ça c'est normal, il connaît le discours par cœur.
- Léon et Perceval sont en train de ruiner Gwaine en pariant ?
- Cela ne l'empêchera pas de se saouler.
Arthur retint un reniflement amusé. Rien, pas même le manque d'argent, n'empêcherait Gwaine d'aller à la taverne. Si le monde devait se finir, Gwaine trouverait une taverne. Alors vraiment, ce n'était pas une raison valable. Tiens, la dernière taverne avant la fin du monde, voilà qui donnerait une bonne histoire. Le roi se dit que peut-être il devrait songer à faire jouer une pièce de théâtre avec ce nom dans la cour. Lancelot pourrait faire le méchant sorcier, puisqu'il connaissait déjà les paroles, Merlin ferait les effets spéciaux, Léon ferait le cascadeur puisqu'il était pratiquement immortel... Il sortit de ses pensées au bon moment pour voir Mordred se mordiller la lèvre, d'un air proprement adorable, avant d'avoir un éclair de génie – de l'idée d'Arthur.
- Il fait froid ! Fit-il, particulièrement fier de son idée – et c'en était une bonne, après tout.
Merlin arqua un sourcil, semblant peser le pour et le contre de quelque chose. Arthur n'osait pas espérer. Connaissant son serviteur il hésitait peut-être pour autre chose totalement, plutôt que de sauver Camelot une énième fois. Finalement il sembla céder, et fit signe à Mordred de se rapprocher de lui. Le druide, surpris, obéit, se déplaçant par bonds discrets vers le sorcier – pas pratique de se déplacer quand on est ligoté. Quand il fut enfin assez près, il ouvrit de grands yeux et... se colla encore plus à Merlin, qui le laissa faire d'un air neutre.
Arthur ouvrit de grands yeux, se demandant pourquoi Mordred avait abandonné sa lutte pour le bien de Camelot et rejoint le côté obscur de la force. Il décida donc de se rapprocher à son tour.
Plusieurs bonds plus tard, il arriva enfin à la hauteur de Merlin et Mordred, qui s'étaient tous les deux remis à somnoler d'un air parfaitement satisfaits. Il se pencha un peu... et ouvrit de grands yeux. Il se tourna vers Merlin, la bouche grande ouverte, absolument révolté. Ce petit traître avait posé un sort qui rendait toute la zone autour de lui pleine d'une chaleur bienfaisante ! Pas étonnant qu'il s'endorme ! Arthur allait lui hurler dessus quand le sorcier leva la main dans sa direction, sérieux – quand est-ce qu'il s'était libéré de ses liens, Arthur ne le saurait jamais.
- Chut, écoutes. Murmura le serviteur.
Arthur, trop étonné pour faire autre chose, obéit. Et soudain il comprit l'air sérieux de Merlin. Mordred, presque endormit contre lui, ronronnait. Il ronronnait. Le roi se mordit la lèvre et se détourna en voyant le minuscule sourire qui étirait les lèvres de son serviteur. Il était de notoriété commune que Merlin n'aimait pas Mordred, pour une quelconque raison obscure. Pourtant là il semblait lui aussi succomber à l'air parfaitement adorable du druide. Peut-être était-ce une bonne chose finalement, cette attaque ?
- Oi, vous là ! S'exclama soudain le sorcier, semblant enfin se rendre compte que personne ne l'écoutait.
Mordred cessa de ronronner, remuant un peu dans son sommeil. Arthur serra les dents, outré, et il vit une veine pulser sur la tempe de Merlin. Toutes les personnes présentes le remarquèrent également, et retinrent leur souffle. On n'énervait pas le sorcier de Camelot si on tenait à la vie. Ce devait être la première règle de survie du méchant moyen - juste après celle qui disait qu'il fallait éviter d'attaquer Camelot en général, mais ça ils l'ignoraient tous d'un commun accord. Celui là n'allait pas vivre longtemps.
Effectivement deux secondes plus tard l'homme se trouvait expédié contre un mur, et les liens de tout le monde retombaient par terre. Ni une ni deux, tous se dirigèrent vers Merlin et...
- Oh, regardez comme c'est trop chou, vous croyez que si on le gratte sous le menton il ronronne plus fort ?
Yep, Mordred le retour, et Merlin qui se laisse convertir à son air adorable et sauve ainsi Camelot pour la énième fois.
Je n'ai pas de suite écrite, mais connaissant ma propension à partir en cacahuète dès que je procrastine un peu, cela ne tardera pas. Donc restez alertes pour une suite, n'hésitez pas à cocher la case "follow", et surtout donnez moi vous avis, vos idées, touuut.
N'oubliez pas que je ne suis pas payée pour tout ça, et que j'aime savoir si mon travail est apprécié, même si c'est très court. ;)
Sur ce, à plus ! :D
