Bonjour, c'est BlackRaven91. Tout d'abord, je m'excuse de ne rien avoir posté ces dernières semaines. J'ai eu énormément de travail et peu de temps pour moi. Mais je me rattrape aujourd'hui avec un chapitre dans la manche !
J'ai décidé de continuer cette fiction. Merci à ceux/celles qui ont pris le temps de me lire.
Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient. Ils appartiennent à Disney et à Square Enix.
Et maintenant, la review !
MissManga : Merci de me soutenir une fois de plus. Je suis heureuse de savoir que tu désires connaître la suite. je suis d'accord avec toi sur le fait que Braig est quelqu'un de turbulent. Enfin, dans l'état dans lequel il se trouve actuellement, je doute qu'il puisse faire quoi que ce soit requérant de la force physique. Et non, pas de sale coup en tête, du moins, pour l'instant. Une fois rétabli, qui sait ? Il pourrait parfaitement préparer une ignoble magouille. Quant à la proposition du Roi, il faudra attendre le chapitre suivant pour l'avoir en détail. En espérant que tu apprécies la suite.
Je rappelle (pour la énième fois) que toute critique, positive ou négative, m'intéresse, du moment qu'elle est concrète et que je m'excuse si vous trouvez une faute, quel qu'elle soit dans ce récit.
Sur ce, bonne lecture !
Le cliquetis d'une clé qu'on tourne ainsi que le bruit de sa gamelle renversée le sortit brusquement de sa torpeur. Il fit rouler son œil sous ses longues mèches brunes et blanches, crasseuses et en désordre, pour voir qu'elle était la raison de ce vacarme. C'était un garde. Derrière lui, sur le pas de la porte, se trouvait le bellâtre, le sommant d'aller plus vite.
- Dépêche-toi. Je vais être en retard sinon.
Encore un qui avait toujours eu ce qu'il voulait d'un claquement de doigt depuis son enfance. Ce genre de type avait tendance à l'exaspérer profondément.
Le garde l'empoigna brutalement par le bras et le leva sans aucune considération. Il eut alors l'impression qu'on lui broyait les os.
- Doucement, imbécile sans cervelle ! l'apostropha le blond. Tu vas me l'abîmer encore plus, à y aller tel un rustre !
L'armoire à glace s'excusa rapidement et reprit ce qu'il était en train de faire. Il le fit pivoter et lui attacha les mains dans le dos avant de le pousser et pas de la manière la plus délicate vers la sortie. Le bellâtre le regarda d'un air amusé puis s'avança et saisit son menton entre son pouce et son index, le forçant à confronter l'ambre doré de son œil harassé aux améthystes moqueuses, brillantes d'un éclat de malice. Éclat que son propre regard avait déjà connu.
- Ne t'en fais pas, susurra-t-il, soutenant la danse des teintes, tu seras bien traité là où tu vas aller.
Le blond conclut d'un petit rire avant de le relâcher et de faire signe au garde qu'il pouvait l'emmener. Il savait que l'heure de vérité était venue.
…
Dans la salle de vente, l'excitation était à son comble. On entendait dans toute la pièce des caquetages et autres ragots, venant aussi bien de ces dames que de ces messieurs, ou bien ce qu'ils pourraient faire d'un nouvel esclave. Un seul d'entre eux se démarquait du reste. Le jeune homme restait impassible, se tenant à l'écart des autres invités. Ces gens le répugnaient. Ils ne se souciaient que de leur plaisir personnel, ne pensant pas une seconde à ce que pouvait éprouver leurs serviteurs. Mais il devait tenir bon. Le Roi ne l'avait pas envoyé ici pour expliquer à ces types sa façon de penser. Il devait avant tout accomplir le devoir qu'il lui avait été incombé.
Quelques heures plus tôt...
- Je m'occuperais de lui. Avait –il dit avant d'accourir vers la souris.
- Tu ferais ça ? s'étonna celle-ci alors que son vis-à-vis s'agenouillait devant lui.
- Oui. J'ai encore des torts à réparer et ceux que je lui ai faits en font partie. C'est pourquoi je vous demande de m'accorder le droit de remplir cette mission.
- Non ! retentit alors la voix de la jeune femme. Tu viens à peine de te rétablir et tu veux déjà nous quitter ? Pour…pour ce fumier !?
Il se releva lentement et fit face à sa compagne.
- Je dois y aller. Lui dit-il, la regardant fixement dans les yeux. Nous devons faire abstraction des actes du passé pour mieux pardonner. Pourquoi lui n'aurait point de pardon alors que les autres l'ont eu ? Il a besoin de moi.
- Nous aussi, nous avons besoin de toi. Tenta la demoiselle, espérant le faire changer d'avis. Plus que lui…
On la sentait sur le point d'éclater en larme.
- Tu ne comprends pas. Murmura-t-il en lui prenant le visage entre les mains. J'ai mes responsabilités dans tout ce qui s'est passé. Je dois à présent les assumer.
Il lui embrassa tendrement le front, la laissant coite, avant d'aller vers le garçon, resté jusque-là silencieux, et lui ébouriffa les cheveux, lui demandant de prendre soin de la jeune fille durant son absence, avant de leur dire au revoir et de suivre le Roi.
Retour dans le présent…
Il se sentait un peu coupable d'être parti comme cela, sans prendre le temps de la consoler plus que ça, mais il fallait qu'il y aille. C'était son devoir.
Soudain, l'annonce du début de la vente se fit entendre. Les gens alentour cessèrent alors leurs jacasseries pour reporter leur attention sur l'estrade, commentant par des ''Enfin !'', ''Pas trop tôt !'' et autres ''J'ai failli attendre…''. Lui aussi porta son regard sur la scène où un bellâtre aux cheveux blonds décoloré et à l'élégant costume énonçait son discours avant que n'entre la première ''marchandise''. Il sentait qu'il allait devoir prendre son mal en patience avant de pouvoir atteindre son objectif.
…
Lorsque ce fut son tour d'entrer sur l'échafaud, les gardes n'eurent pas plus de compassion envers lui que pour les autres et le poussèrent brutalement dans la salle. À peine avait-il fait un pas dans la pièce qu'une forte lumière agressa son œil unique. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas vu la clarté du jour. Combinée avec les effets de la drogue, il ne voyait que des formes diffuses. Poussé de nouveau de force au milieu de l'estrade, il se rattrapa tant bien que mal sur ses jambes frêles, qui le maintenaient à peine debout.
- Mesdames et messieurs, voici notre produit suivant. Entendit-il la voix du blond. Bien que balafré sur tout le corps, il est suffisamment résistant pour les durs labeurs. Vous pouvez également lui trouver une utilité artistique avec l'éclat de son œil d'or, rappelant le coucher de soleil.
Il avait envie de vomir rien qu'en entendant ce discours. Non seulement il se moquait de lui mais, en plus, il le considérait comme un vulgaire objet ! Une simple bête de foire !
- Son prix de départ est de 3 000 munnies.
- 3 300 ! s'écria une voix.
- 5 600 ! s'exclama une autre.
- 8 000 ! tenta le jeune homme, sachant qu'il devait prendre sa part au débat s'il voulait avoir une chance de l'emporter.
Les prix fusèrent dans tous les sens pendant un instant jusqu'à ce que le montant s'arrête sur 36 000 munnies. Le silence fut immédiat.
- Personne ne dit mieux ? 36 000 une fois…
Le jeune homme serra les dents. S'il ne faisait rien, il allait le perdre. Les paroles de la jeune femme lui revinrent en tête. Était-il si important au point de gaspiller tout l'argent que le Roi lui avait donné ?
- 36 000 deux fois…
Il n'y avait plus aucun espoir. Tout ça pour avoir aidé un vieux schnoque…
- 36 000 trois fois…
Non ! Il était allé trop loin pour reculer maintenant !
- Adjugé, vend…
- 40 000 !
Sa voix avait brisé le silence en même temps qu'il s'était levé. L'autre tilta au son des paroles prononcées. Il connaissait cette voix ! C'était celle de celui qui…
- Monsieur ici présent a une proposition plus intéressante. Susurra le blond. Donc 40 000 une fois…
Il se rassit, calmement. Tous les regards braqués sur lui.
- 40 000 deux fois…
Impossible ! Pourquoi lui ?! Pourquoi celui qui…
- 40 000 trois fois. Adjugé, vendu ! conclut le bellâtre. Bien. Garde ! Apportez son prix à ce monsieur.
Ceux-ci ne se firent pas prier et firent avancer leur captif vers son nouveau propriétaire. Arrivé au niveau de ce dernier, le borgne ne put s'empêcher de lui cracher à la figure, le regard empli de haine :
- Toi, tu…
Mais, avant qu'il ne puisse finir sa phrase, il s'écroula de fatigue contre le torse du brun, à la grande surprise de ce dernier. Le jeune homme mit la main sur son front, notant qu'il était brûlant. Il remercia vivement les gardiens avant de prendre l'autre homme dans ses bras, remarquant qu'il était horriblement léger, et de quitter le bâtiment.
Même dehors, il entendait encore la suite de la vente. Il se dit qu'il faudrait qu'il fasse rapport au Roi de ce qui se passait dans ce monde. Une telle ignominie ne pouvait rester impunie ! Il reporta son attention sur l'autre homme, toujours évanoui dans ses bras, puis le couvrit d'un manteau noir avant de mettre lui aussi ses protections et de s'envoler dans les Entrechemins, quittant cet horrible monde.
Alors, qu'en pensez-vous ? N'hésitez pas à laisser votre avis.
Je pense ne pas pouvoir poster très souvent ces prochains temps. Veuillez m'excuser de vous faire patienter plus longtemps que prévu.
En tout cas, j'espère vous revoir aussi vite que possible ! À bientôt !
