Bien le bonjour, BlackRaven91 au micro. JE SUIS DE RETOUR ! Sachez que je suis affreusement désolée de l'attente que je vous ai fait subir mais je promets de me rattraper le plus vite possible. Avec tout le travail et les sollicitations que j'ai eu , je n'ai encore eu que très peu de temps pour moi et ce chapitre était si long... J'ai bien cru que je n'en verrai jamais la fin !
Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient. Ils sont la propriété de Square Enix et de Disney.
Merci à ceux/celles qui continuent à me lire. Votre support m'est précieux.
MissManga : Voilà bien longtemps que je n'ai plus eu l'occasion de te répondre. J'espère que tu vas bien. Pour répondre à ta review, Terra va bel et bien mettre les choses au clair avec le roi Mickey concernant ce monde. Cependant, ce n'est pas au Jardin Radieux que le retour de Braig va se dérouler. La réponse dans ce chapitre. En espérant que tu apprécies la suite.
Je rappelle que toute critique, positive ou négative, est la bienvenue du moment qu'elle est pertinente et que je m'excuse si vous trouvez des fautes, quel qu'elles soient, dans ce récit. J'ai beau en faire la chasse, il en restera toujours une ou deux.
Warning : Langage quelque peu grossier par moment.
Sur ce, bonne lecture !
Braig émergea difficilement. Il avait l'impression que sa tête allait imploser d'un moment à l'autre. Après avoir bataillé contre les maux qui l'empêchaient de se réveiller, il réussit à entre-ouvrir légèrement son œil. Son regard tomba sur une pièce aux tons verts, un peu jaunes, aux différents meubles et avec une fenêtre obscurcie par des rideaux violets (Super, le choix de la couleur…). Une chambre apparemment. Quoi ? Il n'était plus dans sa cellule ? Il essaya de se redresser pour penser plus aisément à cela mais, rompu par l'étincelle de douleur parcourant subitement son corps meurtri, retomba sur le sol mou sous lui. Un matelas ? Il réalisa alors qu'il se trouvait dans un lit et que le long de ses bras, de ses jambes et de son buste, des bandages avaient été enroulés.
Il porta la main à son visage, au niveau de ce qui avait été un jour son œil droit. Son cache-œil était toujours là. ''On'' n'avait pas pris la peine de le lui retirer. Soudain, il se souvint de tout. Le bellâtre qui venait le chercher, la vente aux enchères et ce… ce type ! Il fallait qu'il se tire de là et en vitesse, quitte à y passer !
Le tireur d'élite tenta de se mettre debout mais tout ce qu'il fit, ce fut de chuter du lit dans un vacarme assourdissant, emportant la couette avec lui. Ses jambes refusaient de suivre le mouvement. Tant pis, il était prêt à s'échapper en rampant, s'il le fallait !
Le bruit de pas et de la poignée d'une porte qu'on tourne se firent entendre. Il tourna la tête en direction de l'entrée et vit quelqu'un y passer. Un sentiment de haine se forma en lui lorsqu'il reconnut le nouveau venu.
- « Monsieur Catastrophe », c'est comme ça qu'on aurait dû t'appeler. À peine réveillé, tu fais déjà des bêtises… Tes collègues devaient s'arracher les cheveux avec toi…
- …
Le brun se dirigea vers lui, déposa le plateau qu'il avait entre les mains sur la table de nuit juxtaposée au lit et aida l'encombrant à remonter sur le matelas.
- Tu as beau être le maître de l'infiltration, tu es loin d'être celui de l'évasion.
- …
Une fois qu'il ait recouché l'autre homme dans le lit, il remit correctement les draps sur lui pour éviter qu'il ne prenne froid.
- Au fait, tu me devras 40 000 munnies. La maison ne fait pas crédit.
- …
- Euh… Tu peux me parler, tu sais…
- Va crever !
Apparemment, il ne s'y attendait pas. Tant mieux ! L'ex N°II n'avait aucune envie de lui témoigner de la gratitude, même si c'était lui qui l'avait sauvé ! Pourquoi ? Pourquoi revenait-il le hanter, après tout le mal qu'il lui avait fait ?! Ne pouvait-il pas le laisser en paix, une bonne fois pour toute ?!
- Tu as toujours la langue aussi bien pendue, à ce que je vois. Dit amèrement l'autre, accusant mal l'insulte. Écoutes, je sais que tu m'en veux pour pas mal de choses et tu as raison mais, s'il te plait et je te le demande gentiment, mettons les rancunes de côté le temps de ton rétablissement, d'accord ?
Pour toute réponse, il se reçut un crachat au visage et un « Va te faire foutre ! » de l'autre. Il vit alors rouge et saisit brutalement les poignets de l'autre, qui glapit de douleur, le plaquant et le surplombant de tout son buste.
- Ne joue pas à ce petit jeu-là avec moi ! hurla-t-il à son patient récalcitrant. Tu sais, j'aurais très bien pu te laisser croupir là où tu étais ! Personne, que ce soit au Jardin Radieux, aux Îles du Destin ou encore à la Cité du Crépuscule, ne se soucie de toi ! Tu peux bien crever, cela ne leur fera ni chaud ni froid !
Braig se tortillait pour essayer d'échapper à l'étreinte de son tortionnaire mais il savait pertinemment que, des deux, il n'était certainement pas le plus fort.
- Qu'est-ce ça peut te faire, que je clamse ou non ?! lui rétorqua-t-il à la place. Si tout le monde me traite comme un chien, tu devrais pas être le premier du lot à penser ça ? J'te rappelle qu'on est pas censé s'apprécier, toi et moi !
- Mais parce que moi, je crois que tu peux changer, montrer que tu es quelqu'un de bien. Je suis le seul avoir pris ta défense, avec le Roi Mickey et Maître Yen Sid. D'ailleurs, tu devras penser à le remercier. Comme nous ne pouvions aller nulle part ailleurs, il a bien voulu nous héberger chez lui.
- Remercier ce vieux croulant ? Tu m'as bien regardé ? Quant à ta pitié, tu sais où te la mettre ! J'ai pas besoin de ton aide !
Le tireur d'élite essaya d'invoquer un Couloir des Ténèbres mais ne réussit qu'à faire quelques pétarades de braises noires.
- Tu vois. Tu n'es même pas capable de faire une chose que tu qualifies de « simple ». lui fit remarquer l'autre en le relâchant. De plus, tu es maigre comme un cure-dent et incapable de marcher. Tu as besoin de repos et de quelqu'un pour veiller sur toi.
- Ouais, ben, ce sera sûrement pas toi !
L'autre soupira. Apparemment, l'ex N°II n'avait pas dit son dernier mot dans cette discussion.
- Sois raisonnable ! Je suis le seul qui soit en mesure de s'occuper de toi de façon régulière.
- Ah ouais ? Et tu peux me dire pourquoi je devrais faire confiance à celui qui m'a ôté un œil et m'a laissé cette ''jolie'' cicatrice ? Peux-tu me le dire, Terra ?
- Ce que tu peux être têtu quand tu t'y mets… Tu penses sincèrement que dans ton état actuel, tu serais en mesure de vaincre une simple Ombre ? J'en doute fort…
Il ne reçut qu'un reniflement dédaigneux de la part de l'autre. Le porteur de la Keyblade soupira une nouvelle fois. Plus tête de mule que lui, tu meures…
- Rien ne sert de continuer cette discussion. Cela ne nous mènera à rien de toute façon. Bon, en tout cas, tu dois te reposer. Bien que tu aies dormi trois jours durant, tu n'as visiblement pas récupéré grand-chose de tes forces.
Il attrapa alors l'un des deux bols se trouvant sur le plateau. L'œil de Braig s'illumina : de la nourriture ! Liquide, certes, mais de la vraie nourriture cuisinée, et non l'infâme pain sec de la prison. Ce détail n'échappa pas à son « protecteur ».
- Ne t'en fais pas, je vais te la donner mais tu dois me promettre de la boire lentement et non d'un coup, sinon je ferais comme on fait avec les enfants, cuillérée par cuillérée.
- C'est bon, je promets, maintenant, aboules !
Bien qu'encore douteux, Terra porta l'écuelle jusqu'aux lèvres du tireur d'élite, le soutenant dans le dos pour l'aider à mieux avaler, en dépit des grognements de celui-ci. Du côté de ce dernier, il n'aimait pas vraiment que ce soit son pire ennemi qui le fasse manger mais bon, au point où il en était…
Il commença à boire le potage, en veillant toutefois à ne pas aller trop vite, peu importaient les affres de son estomac vide, s'il ne voulait pas que l'autre lui donne la becquée, savourant chaque gorgée. Le porteur de la Keyblade le regardait en silence. Une fois que son patient ait vidé l'intégralité du bol, se léchant les babines pour récupérer ce qui restait, il lui demanda :
- Depuis combien de temps n'as-tu pas eu un repas décent ?
- En quoi ça t'intéresse ? lui rétorqua sèchement l'ex N°II.
- Tu veux que je te renvoie là-bas, peut-être ?
Irrité par la remarque, Braig ronchonna et y répondit à contrecœur.
- Pfff, qu'est-ce que j'en sais ? Il y a longtemps que j'ai perdu la notion du temps… Mais j'peux te dire que ça remonte à perpète, la dernière fois que j'ai mangé quelque chose de correct.
- D'accord. Sinon, à quoi se résumait ta nourriture ?
- Comme les prisonniers : de l'eau et du pain sec. Et encore ! Parfois, le garde renversait « malencontreusement » le bol et je devais laper par terre si je voulais me rafraîchir le gosier.
Terra se retint de taper contre le mur parce que, non seulement Maître Yen Sid demanderait un dédommagement, mais que cette réaction étonnerait certainement l'autre. Penser que des individus osaient traiter les gens de cette façon le mettait hors de lui. Maître Eraqus avait beau l'avoir averti que, dehors, tout n'était pas rose mais il était loin de se douter que cela pouvait arriver jusque-là. Il devait décidément avoir une discussion là-dessus avec le Roi.
- Hmmm… Je vois… se contenta-t-il de dire, l'humeur sombre.
Il attrapa le second bol du plateau, se calmant au passage, et l'apporta au niveau de son protégé.
- C'est quoi, ça ? dit le tireur d'élite, pointant le contenu jaunâtre du récipient.
- Des médicaments. Répondit le plus naturellement du monde le porteur de la Keyblade.
Blanc.
- Mais j'ai pas besoin de médocs' ! J'vais parfaitement bien ! hurla le malade, vexé qu'on le prenne pour une petite chose fragile.
À peine avait-il prononcé ces mots qu'il se mit à tousser violement. Il porta sa main à sa bouche et lorsqu'il la retira, un liquide rouge carmin en tachait la paume.
- Tu disais ? ironisa son protecteur. Crois-tu vraiment qu'avec un corps quasi-détruit par la drogue et rongé par la maladie depuis environ deux semaines, selon Maître Yen Sid, tu peux prétendre « aller bien » ?
Avec la serviette apportée avec les bols, il essuya la main de l'ex N°II.
- Tu vois maintenant pourquoi tu dois prendre des médicaments ? lui demanda Terra, portant le bol en direction de ses lèvres.
Bien qu'encore réticent, Braig laissa le liquide descendre le long de sa gorge. Lorsque son garde-malade retira l'écuelle vide, il tira la langue et accentua le fait que ce qu'il venait d'avaler était infâme par un « Berk ! ».
- Tu vois ? C'était pas si terrible. Dédramatisa le porteur de la Keyblabe.
- Parle pour toi ! On voit parfaitement que c'est pas toi qui dois les avaler ! rétorqua sèchement le tireur d'élite. Bon, maintenant, si t'en as fini avec moi pour la journée, tu peux te barrer !
Terra se retint de lui coller une gifle, ayant le désagréable pressentiment que l'ex N°II n'allait pas cesser d'être exécrable du jour au lendemain avec lui. Celui-ci s'était enfoui sous ses couvertures, très certainement pour bouder, en grognant un peu. Alors que le jeune homme allait quitter la pièce, il l'entendit dire, toujours sous ses couettes :
- Au fait, merci pour la soupe. Je sais que ce ne sont que de pauvres légumes moulinés mais c'était la meilleure chose que j'ai mangé depuis un sacré bout de temps.
Terra n'en crut pas ses oreilles. Il se ressaisit puis sorti de la chambre avant de fermer la porte pour laisser son protégé se reposer. Braig n'était pas du genre à remercier les gens, surtout quelqu'un comme le porteur de la Keyblade. Il n'en demeurait pas moins satisfait de savoir que sa cuisine était appréciée. Peut-être qu'il arriverait vraiment à le faire changer.
Alors, qu'en pensez-vous ? Personnellement, je pense qu'il est un peu raté vers la fin du milieu.
Terra aura du pain sur la planche avec un Braig malade et malpoli envers lui. Espérons qu'il arrivera à trouver un compromis à sa situation.
Au revoir et à bientôt !
