Bien le bonjour, c'est BlackRaven91. Je suis horriblement navrée de ne poster que maintenant alors que je vous avais dit que l'attente ne serait pas longue. Loin de me chercher des excuses, ma période de non-inspiration a duré plus longtemps que je ne l'avais imaginé : Cela en a beaucoup affecté mon style d'écriture et tout ce que j'inscrivais sur une feuille me semblait fade, insipide et ridicule. Cela me serait resté sur la conscience si je vous avais servi quelque chose d'aussi basse qualité.
Mais bon, je compte me rattraper, et pour de vrai cette fois.
Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient. Ils sont la propriété de Square Enix et Disney.
Merci à tous ceux/celles qui suivent cette histoire. Vous êtes peut-être peu nombreux mais savoir qu'il y a des personnes que cela intéresse me suffit amplement.
MissManga : Merci pour ton soutien continuel. Ce n'est pas grave de reviewer tard (Je ne suis moi-même pas un bon exemple de ponctualité...). Tu as de bonnes raisons. Je pensais y être aller un peu fort dans le dernier chapitre mais apparemment, cela a été pour le mieux (Désolée pour la claque de surprise...). Mwé hé hé, je suis machiavélique pour faire aimer des personnages aux gens qui les détestent (Rire maléfique en arrière-plan). Je ne sais pas si j'arrive à rendre correctement leur personnalité aux personnages mais j'essaie de faire de mon mieux. En espérant que tu apprécies la suite.
Je rappelle, comme d'habitude, que toute critique est la bienvenue, positive ou négative, du moment qu'elle est constructive et que pour les fautes, si vous en trouvez une, quel qu'elle soit dans ce récit, je m'excuse d'avance.
Sur ce, bonne lecture !
Que venait-il de se passer ?! Terra n'y comprenait rien, mais rien du tout ! Pourquoi cette réaction ? Pourquoi ce désir soudain pour l'Archer ? Pourquoi cette subite envie de le faire… « sien » ? Ce dernier point lui donna envie de vomir. Jamais il n'aurait fait ça sans demander l'avis de la personne au préalable, encore plus si celle-ci était malade ! De plus, il devait sans doute préférer les femmes ! Même s'il n'était pas maître de son corps à ce moment-là, cela n'excusait pas l'acte !
… Une seconde… « Pas maître de son corps à ce moment-là » ? C'est vrai que ces mouvements s'étaient manifestés d'eux-mêmes, sans lui demander son avis. C'était comme si une impulsion étrangère, une autre personne, avait pris le dessus sur sa conscience. Comment diable ce phénomène était-il possible ? Xehanort ? Non, il s'était débarrassé de ce parasite encombrant son organisme. Mais alors, quoi ? Tout cela le dépassait.
C'est assis par terre, la tête remplie d'incompréhension entre les mains, que Maître Yen Sid retrouva le Porteur de la Keyblade. Il s'approcha de lui et lui demanda, de sa voix posée :
- Est-ce tout va bien, Terra ?
La question fit sursauter le destinataire, le sortant de ses pensées alors qu'il rencontrait le visage du magicien.
- Ah, c'est vous, Maître Yen Sid ? Vous m'avez fait peur.
Il prit la main tendue à sa rencontre par le vieux maître de la Keyblade et se releva, aidé par l'impulsion donnée par le bras qui le soutenait.
- Que se passe-t-il ? reposa le sorcier. Tu m'as l'air perdu.
- En effet, Maître Yen Sid. Lui répondit le jeune homme. Tout s'embrouille dans ma tête, je n'y comprends plus rien !
- Allons-en parler dans mon bureau, tu veux bien ?
Terra acquiesça et suivit l'autre homme jusqu'à la pièce centrale de la tour. Il lui raconta alors ce qui s'était produit dans la chambre, la discussion sur le but de la vie entre Braig et lui, la comparaison entre l'apparence passée et celle présente du tireur d'élite, l'envie subite de faire des choses pas très nettes avec lui et le regard empli d'horreur et de dégoût qu'il lui avait jeté juste avant de le virer à coup de lancer de bol.
- Je ne comprends pas du tout ce qui m'a pris. Personne n'a ce genre de réaction rien qu'en regardant quelqu'un. Qui plus est quelqu'un de convalescent. Alors, pourquoi ?
Son interlocuteur passa sa main dans sa barbe, absorbé dans ses pensées. Il apparaissait tendu quant à ces révélations.
- C'est bien ce que je craignais… annonça-t-il, d'une voix grave. Terra, je pense savoir quel est le mal qui te frappe…
- Lequel, Maître Yen Sid ?
Un frisson d'angoisse parcourut le long de sa colonne vertébrale. De quoi pouvait-il bien souffrir, rendant mal à l'aise Maître Yen Sid lui-même ?
- Après la guerre des sept lumières contre les treize ténèbres de Xehanort, on t'a retiré, ainsi qu'à Isa et les autres réceptacles que l'on a pu retrouver, le fragment de Ténèbres qu'avait instillé cet être diabolique dans vos corps, pour qu'il ne puisse pas revenir du passé et s'emparer d'un nouveau corps…
- Oui.
- Seulement, bien que ton opération ait été un succès, tu es celui qui a le plus subi les affres de la possession. Et, en tant que tel, tu en as conservé malgré toi quelques « séquelles ». Des fragments de la conscience de Xehanort restés en toi.
Terra resta interdit devant ces paroles. Xehanort hantait encore son corps ?! Cela expliquait, certes, le fait que son corps ne répondait plus à ses ordres mais il y avait un point qu'il ne saisissait pas.
- Je comprends, acquiesça-t-il, reprenant un peu de contenance, mais qu'est-ce que Braig a à voir là-dedans ?
- J'y viens. Les Ténèbres se nourrissent des sentiments négatifs des gens. C'est leur mode de fonctionnement. Elles peuvent égaler accélérer le processus des « mauvaises » émotions, alimentent les pensées corrompues…
Jusque-là, le porteur de la Keyblade connaissait tout ce dont le vieux mage lui parlait. Notamment pour l'avoir vu à travers les yeux du Sans-cœur et du Simili de Xehanort.
- Braig, étant une réincarnation de Xehanort, a toujours son fragment en lui. Les résidus de Ténèbres en toi appartiennent à Xehanort et réagissent à « sa » présence, si tu vois ce que je veux dire. Ton ami tireur d'élite agit comme un aimant et un amplificateur sur toi et les ténèbres de ton cœur.
Voilà l'explication de son comportement intrusif avec l'ex N° II. Plus il se rapprocherait de celui-ci, plus le côté sombre de son cœur ressortirait. Xehanort, rusé renard ! Même s'il n'était plus là, il continuait de bien embêter son monde !
- Y aurait-il un remède à ce problème, Maître Yen Sid ? demanda-t-il, tout espoir n'étant pas perdu.
- Eh bien, commença le maître de la Keyblade à la retraite, d'une voix ne laissant place à aucune espérance, nous pourrions extirper de force le fragment de Ténèbres présent dans son cœur. L'ennui est qu'il est actuellement trop faible et que faire cela maintenant le tuerait à coup sûr.
Il allait donc falloir trouver une solution palliative pour le moment. Terra y pensait anxieusement mais ne trouvait rien de concret. Pourtant il faudrait bien qu'il retourne dans la chambre de Braig à un moment ou à un autre pour lui donner ses médicaments. De plus, si les choses continuaient de cette manière, il n'allait jamais réparer les torts qu'il lui avait causés, voire pire, en créer de nouveaux.
Avec tout ce qu'il venait d'apprendre en tête, il lui était difficile de réfléchir posément sur un seul point tellement son esprit était embrouillé. Alors que le vieux mage était lui aussi en pleine réflexion, le porteur de la Keyblade se leva sans crier gare avant d'articuler :
- Nous devrons réfléchir à une solution plus tard. Veuillez me pardonner cet élan d'égoïsme mais je dois d'abord arranger les erreurs que je viens de commettre. Voyez-vous, j'ai trop sur la conscience pour réfléchir proprement à un quelconque moyen.
Maître Yen Sid se contenta de passer une nouvelle fois sa main dans sa barbe et afficha un léger sourire.
- Je ne contesterai pas tes choix. Si tu penses qu'il est plus judicieux de procéder de cette façon alors vas-y. Je ne te cautionnerai pas mais fais tout de même attention.
Le jeune homme le remercia vivement avant de prendre la direction de son enfer, déterminé.
…
Encore.
Cela s'était produit encore une fois.
N'était-il donc que ça ? Un simple objet, que l'on peut jeter et reprendre à sa guise ? Une marionnette aux fils brisés que l'on délaisse puis que l'on retape, pensant lui trouver une seconde utilisation ? Un pantin dont on ne prend en compte ni le ressentiment ni l'état de détérioration ?
De la simple chair à canon ?
Il ressentait encore les brûlures sur sa chair, les griffures dans sa peau, ces mains arpentant chaque recoin de son corps, l'empoisonnant de leur venin. Des mots dénués de sens murmurés au creux de son oreille alors que son tortionnaire réaffirmait sa dominance sur lui, par les gestes comme par les paroles. L'impression d'être sali, souillé de l'intérieur…
Non. Non, non, NON ! Il ne voulait plus mener ce genre de vie ! Plus connaître pareille humiliation ! Plus être une… une…
L'Archer entendit alors la porte s'ouvrir. Tenant toujours la couette autour de lui, comme une protection, il regarda en direction de l'entrée, le regard hagard. Lorsqu'il vit qui s'y tenait, son œil se dilata de terreur. Il commença à hurler, horrifié, avant de se ré-engouffrer sous les couvertures.
- Non ! Non, pas encore ! Va-t'en !
Terra entra dans la chambre en dépit des cris de celui qui y logeait. Alors qu'il se frayait un chemin à travers les débris jonchant le sol, les cris du tireur d'élite redoublèrent d'intensité.
- N'approches-pas ! Va-t'en ! VA-T'EN ! répétait-il, terrifié. N'en as-tu pas eu déjà assez ? Ne penses-tu pas avoir suffisamment abusé de mon corps meurtri comme ça ? Non, tu en veux toujours plus ! Je n'en peux plus !
Le porteur de la Keyblade se demandait de quoi il pouvait bien parler. Une fois au niveau du lit, il s'assit sur le rebord, gardant le regard fixé sur la couverture tremblante sous laquelle était parti se réfugier son protégé. Son cœur battait à plein régime, lui brûlant la poitrine, lui soufflant de laisser libre cours à ses instincts bestiaux.
Après quelques instants à simplement l'observer et tenter de calmer ses ardeurs, il empoigna vigoureusement la couette et la retira, laissant celui qui se trouvait en dessous sans défense.
- Laisse-moi tranquille ! Dégage !
Alors que l'autre essayait de le chasser autant par les gestes que par les mots, le brun le prit délicatement, se prenant quelques griffures au passage, et l'attira contre lui. D'abord se débattant pour se libérer, l'ex N°II finit par se calmer progressivement au fil des caresses jusqu'à n'être plus qu'un animal effrayé dans les bras du jeune homme.
Celui-ci avait de plus en plus de mal à réprimer les Ténèbres grandissante dans son corps, le consumant tel un brasier noir. « Réfréner les pulsions malsaines pour le mettre en confiance. » « Dompter les intentions malveillantes pour lui montrer qu'il n'a rien à craindre. » se répétait-il, se retenant de toutes ses forces.
- Pourquoi as-tu eu peur ? demanda-t-il, une fois les tremblements de l'autre amoindris.
- Je ne veux plus… commença l'infirme, d'une voix mal assurée. Je ne veux plus mener cette vie de débauche. Plus être le jouet de qui que ce soit. Plus être obligé de porter cette souillure constante en moi…
- Souillure ?
Il allait poser plus de questions quant des souvenirs remontèrent douloureusement au jour dans sa tête. Il s'y revoyait, alors possédé, au lit avec l'homme qu'il tenait entre les bras. Tout lui revint en mémoire : tout ce qu'il avait osé lui faire, qu'il soit sous la forme de Xehanort l'apprenti ou bien de Xemnas, bien souvent d'une manière très peu gentille, rien que pour assouvir ses désirs les plus brutaux. L'atroce migraine causée par la remontée se dissipa lorsqu'il eut visionné tous les épisodes, le laissant semi-exténué, dégoûté et en proie aux questions.
- « Souillé » est certainement l'adjectif qui me qualifie le mieux. Reprit Braig, la tête niché contre le torse devant lui, n'ayant pas prêté attention à ce qui venait de se passer. Car, après tout, n'ai-je pas vendu mon corps à ce vieux schnoque ?
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
Il semblait avoir regagné un peu de maîtrise sur lui-même.
- Ne comprends-tu pas que je suis un être abject ? déclara-t-il en s'éloignant légèrement du porteur de la Keyblade. Un être impur, souillé ? Quelqu'un qui a abandonné son corps et son âme aux Ténèbres ? Qui est devenu la prostituée d'un autre pour un simple rêve de puissance ?
Terra était écœuré à l'entente d'un tel discours. Il aurait certainement hurlé tellement ces paroles étaient des mensonges si son cœur n'avait pas recommencé à le brûler.
- Peut-être te faut-il une démonstration ?
Devant les yeux de son protecteur, il entreprit de défaire les bandes enroulées autour de son torse, déjà mise en désordre par leur première altercation. Une à une, elles tombèrent, dévoilant une peau blafarde, parsemées de cicatrices.
- Admire, Terra. Tu as devant toi le lambeau qui reste de ce que tu as vu autrefois, le corps d'un homme qui ne sait plus où il en est lui-même. Un homme corrompu qui n'a pas hésité à vendre ses amis pour ses objectifs. Affligeant, n'est-ce pas ?
Alors qu'il allait entamer les bandages le long de ses bras, il se retrouva de nouveau plaqué contre le buste fort de l'autre.
- Arrête de te donner en spectacle. Lui murmura-t-il, la tristesse dépeinte dans sa voix. Cela ne te ressemble pas.
- Es-tu toujours décidé à me sauver, même après ça ?
- Je n'en suis que plus déterminé. Tu vas voir, on va arranger tout ça.
Braig lui rendit son étreinte. Si seulement ce qu'il disait pouvait être vrai…
Alors, qu'en pensez-vous ? Personnellement, comparé aux autres, je le trouve un peu raté... Après, ce n'est que mon avis.
En espérant vous revoir très bientôt, je vous dis à la prochaine !
