Ceux qui ne sont pas doués
Et en avant pour le chapitre 3. Oui comment vous dire j'ai eu pas mal d'inspiration hier. Mais encore une fois, il est possible que cela ne dure pas. En attendant, bienvenue à ce chapitre consacré à Bokuto. Enfin consacré c'est un bien grand mot, disons qu'on va essayer de rentrer dans son monde. Et on fait avancer l'histoire par la même occasion.
Gardez en tête que les parents d'Akaashi ont de l'importance. Ils vont revenir c'est sûr.
Chapitre 3 : Bokuto
Date : 06 février 2014
Personnages : Bokuto Koutaro, Kuroo Tetsurou, Oikawa Tooru, Akaashi Keiji.
Lieux : L'appartement de Bokuto et Kuroo, l'arrêt de bus.
A savoir : à cette date, Kuroo et Bokuto sont en première année d'études supérieur et Akaashi est en troisième année de lycée.
"Et on va être serrés. Déjà qu'à trois ça allait être tendu.
- Et alors ? On fera de la place. Il dormira dans ta chambre ou dans le salon. Y a une étagère vide dans la salle de bain.
- T'es dingue.
- Je peux aussi demander à mon père de nous trouver un truc plus grand."
Il accrocha sa ceinture et rangea le dentifrice. Kuroo se séchait les cheveux.
"M'ouais je sais pas.
- Je croyais que c'était ton pote.
- J'ai juste dit qu'il était cool.
- Il est cool. Il mange des légumes, il se parfume, il met des boxers Calvin Klein et ça lui fait un super cul."
Son ami leva les yeux au ciel. Bokuto sourit à son reflet.
"Et il fait Todai. Comme toi. Ce qui est vraiment, vraiment cool.
- Merci. Et Akaashi ça lui va ? Ca le dérange pas d'être avec trois autres mecs ?
- Non. Il dit qu'Oikawa l'aidera pour faire la vaisselle vu qu'on a tendance à l'oublier.
- Je suis toujours pas convaincu."
Il se tourna face à lui, l'empêchant de sortir de la salle de bain. Le brun plongea son regard dans le sien. De toute façon Bokuto savait qu'il râlait pour la forme et qu'il avait déjà gagné.
"T'as des arguments contre ?
- Eh bien, il mange des légumes, il se parfume, il met des boxers Calvin Klein, il dit "tisane" et il a un compte twitter.
- Files moi son mail ou dis lui qu'il peut emménager quand il veut."
Il avait eu la flemme de courir pour avoir le bus. Résultat il devait attendre le suivant pendant dix minutes. Il resserra son écharpe et composa le numéro de son père en observant la route. Il ne fut pas surpris de tomber sur le répondeur. Il inspira profondément.
"Salut papa, c'est Koutaro. Je vais bien, t'en fais pas. Je voulais juste te parler de l'appartement. En fait, Keiji va venir habituer avec nous donc on risque d'être à l'étroit. Et au lieu de renouveler le bail, est ce que ça serait pas bien de chercher autre chose ? Fin voilà, rappelle moi."
Par la suite il envoya un mail rempli de coeurs à son petit ami et sourit aux étoiles.
En rentrant, il vit Oikawa dans le canapé. Il leva les yeux en ciel en pestant contre le coté prévisible de son meilleur ami. Il lacha son sac de sport et se posa à coté de leur invité. Il fut quand même surpris de voir le portable de Kuroo dans ses mains.
"Yo copain. Qu'est ce que tu fabriques ?
- Kuroo-san m'a dit de mettre mes musiques à la playlist. Vous avez vraiment des goûts de merde.
- Non mais je ne te permets pas ! fit-il amusé. Je n'écoute que de la qualité !
- Selena Gomez ?
- Ah non ça c'est le chat."
Celui ci les rejoignit le torse nu et une bière à la main. Il se mordit la lèvre pour ne pas l'insulter de cliché.
"Quoi ? Je n'ai aucune honte.
- Ah bah crois moi tu devrais, murmura Oikawa qui mata la chaire nue avant de retourner aux fichiers musicaux. C'est quoi "La marche des éléphants" ?
- C'est Keiji ! s'écria Bokuto en enlevant sa veste. Ca vient du film Dumbo.
- Bien ce que je disais : aucun goût."
Le brun repartit dans la cuisine en ricanant et lui, blottit son visage contre l'épaule du passeur qui frissonna.
"Tu fais quoi là ?
- Je posa ma tête sur toi. Je suis tactile, tu comprendras vite si tu t'installes ici.
- J'ai pas encore dit oui.
- Tu mets ta musique dans une playlist qui s'appelle "Maison". "
Oikawa detourna les yeux et Bokuto rit doucement. Quand Kuroo revient ( avec un tshirt ) il frappa son poing contre le sien. Et leur nouveau colocataire étendit ses jambes pour les posa sur la table basse.
"Et pour vous il est où le bénéfice ? Si je viens vivre ici, vous en tirez quoi comme avantage ?
- On sera jamais à court de gel.
- Tu pourras aider la tête de hibou à étudier.
- Tetsu ne tiendra plus la chandelle.
- Vous êtes deux grands cons, grommela Oikawa avec pourtant un sourire jusqu'aux oreilles.
- D'ailleurs, Akaashi ne vient pas ce soir ? fit Kuroo en tendant sa canette au passeur.
- Si si d'ailleurs il ne devrait pas tarder."
Comme tous les samedis soir, Akaashi venait le rejoindre après l'entraînement et il ne repartait que le lundi matin. Et comme s'il avait entendu, la sonnette retentit. Bokuto courut ouvrir et se colla à son petit ami en guise de bonjour. Celui ci se décala pour ne pas rester dans le couloir et ôta ses chaussures et ses gants avant de l'embrasser de nouveau. De suite, ses mains passèrent sous les vêtements de son aîné pour le caresser et Bokuto laissa échapper un gémissement en sentant leurs deux érections se frôler.
"Ohya ohya ? chuchota-il en sentant le lycéen mordiller son cou.
- J'ai parlé à mes parents ... de nous. Ils ont dit que si jamais on rompait, ils te casseraient la gueule."
C'était donc pour ça les yeux rouges. Bokuto sentit son coeur se mettre à battre plus fort. Ses lèvres s'étirèrent en un énorme sourire qu'Akaashi lui rendit, visiblement soulagé d'un immense poids. Il ressouda leurs deux bouches et son petit ami tira sur ses vêtements. Rapidement il l'entraîna dans sa chambre et eut le bon sens de fermer la porte avant de se jeter sur le lit.
Allongé sur le ventre et comblé malgré la fatigue, Bokuto observant son amant replier ses affaires. Certaines finirent dans le placard, d'autres faute de place sur le bureau. Il n'osait bouger de peur de réveiller la douleur dans ses reins et se contentait d'observer minutieusement les quelques grains de beauté sur ses jambes.
"Je t'aime, lui dit-il.
- Moi aussi.
- J'ai appelé mon père. J'ai pas encore eu de réponses.
- C'est clair que ce placard serait trop petit, vu toutes tes fringues."
Akaashi revient dans le lit et se colla à lui, caressant une cuisse jetée sur les couvertures. Il ronronna doucement en sentant ses doigts remonter sur ses hanches.
"Y a des appartements sympas pour quatre mais t'es sûr que son père serait d'accord pour le payer ?
- Eh, le deal c'était "je t'achète un endroit où vivre pendant tes étude, une maison, un immeuble, ce que tu veux". Ma mère dit qu'il veut se faire pardonner d'être parti quand j'avais trois ans.
- Et tu lui en veux ou tu fais semblant ?
- Un peu des deux ... dis, on continue de parler de mon père où on ..."
Akaashi le coupa de nouveau avec un baiser et grimpa sur lui.
BON ALORS ... un chapitre un peu plus long ( au niveau des mots en tout cas ) pour le grand duc. J'avais envie d'un truc un peu différent que ce que j'ai déjà vu, c'est à dire un Bokuto incapable de réfléchir en dehors du terrain. Je le vois assez vif, sur, mais un peu manipulateur et très observateur. Et il arrive toujours à ses fins aussi. Quand au bottom!Bokuto, déjà de une c'est une bénédiction ( non mais ses cuisses quoi ) et de deux, oui, ils échangent. Ca dépend juste des moments. J'ai déjà fait les trois premiers donc vous pouvez aisément je pense deviner sur qui la suite sera centrée. Je réfléchis encore ! A très vite !
