Chapitre 1 :

La quête des hommes.

L'errance, la solitude, la tristesse, le désespoir, la peur, la colère, ces mots se répétés sans cesse dans son esprit, Warius Zéro, enfant âgé de dix ans avait perdu sa famille à cinq ans; cela c'était produit au printemps,le douze mai 3005. Sa famille venait de s'installer sur une nouvelle planète dont sa colonisation était toute récente; "un nouveau départ", disait son père. Les quelques mois qu'il y avait passé furent douceur, insouciance, rires, joie; mais toute médaille a un revers et comme le disait un vieux dicton terriens : un bonheur n'arrive jamais seul.

Le douze mai 3005, une bande de pilleurs sans foi, ni loi attaquèrent les colons, pillant, volant, violant et tuant sans vergogne les citoyens qu'ils trouvaient.

Quand les militaires arrivèrent pour porter secours aux malheureux, il était trop tard, peu avaient survécu aux massacres.

Le petit Warius avait échappé à l'horreur car au moment du drame qui se jouait, il s'était éloigné de chez lui, jouant dans la forêt qui bordait son village quand les coups de feux avaient retentit, il s'était réfugié dans le creux d'un arbre, attendant que les combats cessent.

Plusieurs heures avaient passés avant qu'il ne sorte de sa cachette, et quand il revint au village, ses yeux d'enfant furent confrontés à l'horreur du monde des adultes. Les maisons n'étaient plus que cendres, d'autres brûlaient encore, les cadavres jonchaient les rues, le sang colorait le sable, l'odeur de la mort, de la cendre et du sang envahissait son nez, remplaçant à jamais la douce odeur des champs fleuris, de la cuisine de sa mère, du parfum rassurant qu'elle dégageait quand elle le berçait dans ces bras.

Adieu douce insouciance, adieu innocence.

Vingt-cinq juin 3010, le jeune Warius errait dans les rues de Néo-City, à dix ans, il volait pour subsister, refusant de vivre dans l'orphelinat où on l'avait placé, ce gamin ne rêvait que d'une chose : venger la mort atroce de ses parents.

Fuyant les autorités après avoir commis un vol, dans une épicerie du coin, Warius avait couru jusque dans les quartiers résidentiels de la haute société. Se faufilant dans un arbre, qui surplombait un haut mur d'enceinte, le jeune garçon s'introduisit dans le jardin de la demeure et se cacha dans les buissons, le temps que s'éloigne la police. Mais ce qu'il ignorait, c'est qu'en entrant dans cette propriété, il allait faire une rencontre qui changerait sa vie à jamais.

Trente mars 3027 : orbite de la planète Néo Terra.

« Capitaine Zéro, je voudrais vous voir dans mon bureau quand vous serez en pause. »

« Bien Commandant. »

Warius avait effectué un salut militaire impeccable avant de reprendre son poste, le commandant Strauss quitta la passerelle suivi du lieutenant Micht, dans l'ascenseur, ce dernier trouvait que son supérieur était trop calme et soucieux.

« Monsieur, puis-je vous demande ce qui se passe ? » interrogea prudemment Micht.

« Il se passe que le capitaine Zéro monte en grade, il sera commandant d'un vaisseau dans un mois. » répondit lascivement Strauss.

« C'est formidable ça ! Vous devriez être fier, votre protégé est maintenant commandant. » s'extasia Micht.

« Je suis à la fois heureux et inquiet, c'est une excellent officier, sortir de l'académie avec des résultats excellent, considéré comme un brillant militaire, il fait partie de l'élite. Mais ce qui l'anime me fait peur. »

« Que voulez-vous dire, monsieur ? »

« La haine. Depuis la mort de ses parents sur la planète 119CB, il ne vit que pour venger sa famille, cette haine qui le pousse à exceller, peut le conduire à faire des erreurs et commettre des actes insensés. Jusqu'à maintenant, il avait quelqu'un pour le ramener à l'ordre directement, mais là… »

« Soyez sans crainte monsieur, les hommes de son équipage seront le remettre dans le droit chemin si il devait s'en écarté. » déclara Micht avant de le laisser devant son bureau.

« J'espère que vous avez raison, Lieutenant. » murmura le commandant avant d'entrer dans son bureau.

Une heure plus tard, le capitaine Zéro rentra dans le bureau de son supérieur.

« Capitaine Zéro, à vos ordres monsieur. » parla Zéro en saluant le commandant suivant à la lettre la procédure habituelle.

« Repos capitaine, quand tu es dans mon bureau, tu n'as pas besoin d'être aussi formel, Warius et tu le sais. » répondit le commandant.

« Je sais monsieur. »

« J'ai reçu ce matin même, une lettre de l'état-major, elle t'a été adressée. » reprit Strauss.

Le jeune homme prit la lettre et l'ouvrit avant dans lire le contenu, après quelques minutes de lecture, un sourire s'afficha sur son visage puis un cri de joie suivit d'un geste de victoire furent effectué sous le regard amusé du commandant.

« Veuillez m'excuser monsieur de mon écart. » se reprit Warius en se rappelant où il était.

« HAHAHA ! Ne t'inquiète pas, je ne vais pas te mettre un blâme parce-que tu es joyeux de monter en grade. Je suis fier de toi, gamin » ria de bon cœur son supérieur.

« Merci monsieur, mais c'est surtout grâce à vous si j'ai pu monter les échelons et atteindre le grade de commandant. »

« Ne me remercie pas Warius. C'est toi et toi seul avec tes propres moyens. Mais je vais te donner un conseil très important, ne laisse jamais ta haine et ton envie de vengeance prendre le dessus sur tes décisions. Je sais que tu as fait tous ses efforts pour venger la mort atroce de tes parents mais sache que la vengeance ne t'apporteras rien, ni la paix ni le bonheur. »

« Oui monsieur, vous pouvez compter sur moi. »

« Bien, rompez Capitaine Zéro. » termina Strauss en saluant son égal.

Zéro répondit par un salut avant de quitter le bureau de son supérieur.

Deux mois plus tard sur la planète minière KZU87 :

« Mlle Maki Okinawa, voici les derniers rapports des tests du canon Bipolaire. » cria un jeune homme d'une vingtaine d'année qui courait en direction d'une jeune femme tout aussi jeune que lui.

Une fois à ses côtés, il lui donna la tablette dont elle lu avec soin le si précieux contenu.

Après quelques minutes de silence, un léger sourire se dessina sur ces lèvres roses pâles.

« Parfait, Mr Banks, prévenez tous les ingénieurs et techniciens, réunion dans deux heures. » déclara Maki avant de le laisser.