Chapitre 4 : Ma bannière est celle des pirates…

Ailleurs bien loin de là, un autre vaisseau tout aussi redoutable que le Karyû, avançait paresseusement dans l'espace, de couleur vert, un crâne d'un blanc immaculé ornait la proue du navire long de quatre cents mètres et haut de cent cinquante-huit mètres, ce navire imposait le respect tout comme son capitaine. Le nom de ce navire est l'Arcadia et celui de son capitaine, Albator, et la mention d'un de ces noms faisaient trembler tous les voyageurs de l'espace, pirates et militaires, personne n'aurait le courage ou l'audace de se mesurer à lui, seul les fous et les suicidaires iraient.

Alors que l'Arcadia continuait sa route, à son bord, se fut une toute autre histoire.

« Reviens ici, sale bestiole ! Attend un peu si je t'attrape, je vais te cuisiner en ragoût ! » hurla une vieille femme, courant après un chat roux tigré, ce dernier, une bouteille de saké entre ses mâchoires.

Un couteau dans la main gauche, un hachoir dans la main droite, tous ceux qui se trouvaient dans la coursive s'écartaient voir fuyaient, en voyant arriver Mme Masu, la cuisinière du vaisseau pirate. Cette petite bonne femme âgée d'une bonne soixantaine d'années, courte sur pattes et bigleuse comme le veut son âge, avait un lancer parfait pour tout ce qui était tranchant. Et gare à celui qui était sur son chemin, on ne volait pas dans sa cuisine.

« Que se passe-t-il donc ! Aaaah Mi-kun! cria une voix. Vieille sorcière, veux-tu laisser mon chat en paix ! » ordonna-t-il, s'interposant entre elle et Mi-kun.

« Votre chat a encore piqué une de mes bouteilles de saké dans la réserve ! » scanda Mme Masu.

« Mi-kun n'est pas un voleur ! » rétorqua le petit homme trapu.

« Docteur Zéro, cela fait la millième fois que je vous dis que votre chat n'a rien à faire dans la cuisine, si je l'attrape, il passe à la casserole ! » menaça la cuisinière.

« Je vous interdit de faire du mal à mon Mi-kun. »

Pendant ce temps, dans une autre coursive.

« Rend-moi mon pantalon ! Rend le moi ! » cria un homme en caleçon poursuivant le voleur.

« Echec et mat ! Tu me dois une bouteille ! » chantonna le vainqueur.

(Bon, je vois que vous vous posez des questions, décrivons la scène.)

Dans la coursive, des hommes dorment à même le sol, d'autre jouent aux cartes, aux échecs, aux courses de souris (si, si, de souris), dessinent, boivent, chantent et encore d'autres activités passionnantes. Toute cette bande de joyeux lurons sont les membres d'équipage de l'Arcadia, et quand on les voit, on ne peut imaginer qu'ils puissent tant être redoutables, à les voir vautré à même le sol, faignantant, buvant et mangeant du matin au soir et du soir au matin, comment un navire aussi redoutable que l'Arcadia pouvaient abriter de pareil zouaves ! Alors que tout partait à vau-l'eau, une alarme stridente retentit dans tout le bâtiment, et là, comme un seul homme, l'équipage sortit de sa rêverie, abandonna son jeu d'échec, son jeu de carte, sa course de souris, sa sieste et courait dans tous les sens, allant à son poste destiné, chaque membres était fin prêt pour défendre chèrement sa peau.

« Vaisseau Pirate en vue à 2 h, distance 3 miles ! » hurla un pirate aux postes des radars.

« Est-il en position de combat ? » interrogea un homme placé devant la barre.

« Oui Capitaine, armé et prêt pour le combat. » répondit un autre homme.

« Bien ! Alors montrons lui comment en se batte les vrais pirates ! » déclara-t-il.

« OY ! » répondirent ses hommes d'une seule voix.

Et d'un mouvement fluide, le capitaine barra à tribord, les propulseurs à pleine puissance, l'Arcadia bondit en avant tel un cheval fou. Le vaisseau ennemi ne tarda pas à répondre en tirant plusieurs salves en continue, mais les lasers n'endommageaient nullement la coque du navire vert. En retour, le capitaine de l'Arcadia ordonna la riposte avec les premiers canons qui firent mouche, détruisant les canons de l'ennemi. Alors que les deux vaisseaux allaient se percuter de plein fouet, le fougueux capitaine barra à bâbord et ordonna une nouvelle fois d'ouvrir le feu, mais cette fois, avec les second canons explosant ainsi la coque du navire ennemi.

« Parez à l'abordage ! » hurla-t-il.

L'équipage prit alors d'assaut les tubes d'abordages, enclenchant ses derniers qui vinrent transpercer la coque du bateau, lâchant une horde de pirate équipé pour le combat au corps à corps, l'ennemi tombant comme des mouches. En quelques minutes, le vaisseau pirate fut neutralisé, et les hommes de l'Arcadia fouillaient le navire de fond en comble quand un des hommes trouva les cales où un spectacle désolant l'attendait.

« Capitaine, j'ai trouvé des prisonniers, il semblerait qu'ils soient du navire de transport qui a été attaqué, il y a trois jours. » indiqua –t-il dans son communicateur intégré à sa tenue de combat.

« Combien ? » demanda le capitaine.

« Je dirais plus de cent cinquante à deux cent trente, pas sûre. »

« J'arrive. »

Alors que d'autres hommes arrivaient, les prisonniers qui ne comprenaient pas ce qui se passait, paniquèrent.

« Pitié, ne nous faites pas de mal ! »

« Epargnez-nous ! »

« Laissez-nous partir ! »

« Rendez-moi ma femme bande de chien ! »

« Calmez-vous, on n'est pas là pour vous vendre ou vous tuer ! » dit un des hommes de l'Arcadia.

« Menteur ! » hurla une femme.

Un tir en l'air fit taire tout le monde.

« Ecoutez-moi bien ! parla un grand homme vêtu d'une tenue de combat. Je suis le Capitaine Albator et je ne suis pas ici pour faire de l'esclavage ou tuer des innocents, je suis ici pour vous libérer et… »

« Menteur ! Vos copains ont emmené ma femme ! Cela fait plus d'une heure maintenant ! » hurla un homme qui s'était levé, enchaîné au mur de la coque, il ne pouvait avancer, et pourtant, dieu qu'il voulait foncer sur ces hommes et les massacrer.

« Capitaine ! Nous venons de trouver une jeune femme dans la chambre du capitaine, elle… elle a été violée. » parla une voix de femme dans le communicateur de Albator.

« Kei, fais venir immédiatement le docteur et fais là transférer à bord de l'Arcadia pour des soins d'urgence. » ordonna –t-il.

« Pitié…non… Olga…pardonne- moi ! » pleura l'homme en tombant à genoux à terre.

« Kei, avant de l'emmener à l'infirmerie, fais-là finir ici. A tous l'équipage, faites venir nos prisonniers dans la cale n°2. »

Quelques minutes plus tard, deux jeunes femmes arrivèrent, l'une en combinaison, l'autre avec une robe bleu qui lui arrivait jusqu'aux genoux le haut de cette dernière était déchiré sur le côté droit, des bleus couvraient son visage, ses bras et ses jambes. Le regard vide, le visage blême, on aurait dit un cadavre. Puis quelques minutes plus tard, un groupe d'hommes arriva avec les prisonniers.

En les voyant, la jeune femme se mit à trembler et à pleurer, suppliant qu'on la laisse partir, Albator se mit en face d'elle et ses tremblements redoublèrent.

« Qu'allez-vous lui faire ?! » hurla l'homme qui était nulle autre que son époux.

« Madame, qui vous a agressé ? » parla doucement Albator.

Elle pointa du doigt cinq hommes dont le capitaine avant de reculer derrière Kei, Albator sortit alors son sabre laser et les exécuta d'un tir bien placé entre les deux yeux. Choqué par ce geste, la jeune femme, ainsi que les autres civils, regardèrent Albator qui la salua avec son sabre laser et dit d'une voix grave : « Justice vous a été rendu, madame. »


Voilà un nouveau chapitre, pour le combat entre les vaisseaux, je suis assez nul dans le domaine, alors si il y a parmi vous des passionné ou des professionnels du monde nautique et souhaite corriger ce combat, je suis ouverte à vos propositions, sur ceux, bonne soirée.