Chapitre 30 : Conséquences :

Cela faisait déjà 4 jours que John était à Sainte Mangouste et son état s'était déjà grandement amélioré. Sa famille faisait des allers-retours entre leur maison/appartements et l'hôpital pour lui rendre visite. De son côté, Castiel, continuait de cacher la vérité à Dean. Son petit-ami avait suffisamment de choses à gérer, inutile de l'inquiéter avec le fait que du venin de vampire coulait dans ses veines… Pas pour le moment du moins. De plus, il sentait que sa magie luttait contre, ce qui lui laissait un peu de temps pour tenter de trouver une solution. C'est pourquoi il passait des heures à la bibliothèque de son université à étudier les venins du monde. Cependant, il commençait à être à court d'excuses pour justifier ses nausées et vomissements réguliers.

La langue de Castiel claqua et il donna un coup sur les doigts de Dean pour les éloigner de son visage :

-Laisse-moi, je dois apprendre à différencier ses plantes.

-Et moi je dois soigner ta blessure alors arrête de m'embêter.

Le fils Singer soupira avant de se concentrer de toutes ses forces pour ignorer les doigts de Dean sur sa peau. Le Winchester essayait de nettoyer et de faire un pansement propre à son petit-ami, mais il avait un peu de mal à cause de la non-coopération du dit petit-ami :

-Et voilà, déclara fièrement Dean en observant le pansement qu'il venait de faire.

-Merci.

L'aîné Winchester embrassa l'épaule de Castiel avant de faire glisser une de ses mains le long de son dos en un geste tendre. Mais il le sentit se tendre sous ses doigts :

-Tu as mal ?

-N-Non.

Cela faisait déjà 2 jours que Castiel avait mal à son dos, mais il espérait que la douleur allait rapidement passer. Il avait des examens à préparer et n'avait pas le temps d'avoir mal.

Ce week-end là, tout le monde était rassemblé dans la maison des parents Winchester pour fêter le retour de John chez lui. Il avait encore besoin de repos mais au moins, il serait chez lui, auprès de son épouse :

-Tu vas bien Castiel ?, demanda Mary en le voyant grimacer de douleur.

Elle le trouvait affreusement pâle… Enfin, plus que d'habitude :

-Un simple mal de dos, rien de grave.

C'était faux et il le savait. La douleur était telle que le simple frottement de sa chemise contre sa peau lui était douloureux :

-Tu veux que je te donne une potion de soin ?

Il ne pourrait pas la boire sans être malade tout de suite après :

-Non. J'ai simplement dû dormir dans une mauvaise position.

-D'accord. Si tu as besoin de quoique ce soit, viens me voir.

-Merci Mary.

Le jeune homme essaya de ne pas y penser mais alors qu'il apportait quatre assiettes de tartes dans le salon, il se figea net au milieu de la pièce :

-De la tarte !, s'écria Dean.

Puis l'aîné de la famille remarqua le teint très pâle et le non mouvement de son petit-ami :

-Cas' ?

Ce dernier lâcha les assiettes qui se brisèrent au sol alors qu'il crachait du sang. Les deux frères se précipitèrent vers lui :

-Castiel !

Les jambes de ce dernier cédèrent et Dean eut tout juste le temps de le rattraper pour qu'il ne chute pas sur les débris de verre :

-Okais… J'ai besoin de la voiture volante, je l'emmène à Sainte Mangouste.

Mary arriva alors en courant dans la pièce :

-J'ai entendu de la vaisselle se casser que… Castiel ?

Dean le souleva dans ses bras alors que son frère lui ouvrait la porte d'entrée :

-Il crache du sang, je l'emmène à l'hôpital.

-Je conduis, s'écria la mère de famille.

C'est ainsi que la famille monta dans la voiture et fila à l'hôpital. Pour une famille qui venait d'en sortir… :

-Il est brulant de fièvre, constata Dean.

-Et il est à peine conscient, poursuivit Sam.

Dean caressait presque frénétiquement l'épaule de son petit-ami :

-Allez, reste avec moi mon ange.

Mary laissa ses enfants descendre juste devant l'hôpital avant d'aller chercher une place pour se garer. Dean porta Castiel comme une princesse jusque devant le bureau de l'accueil :

-J'ai besoin d'aide.

L'infirmière posa sa main sur le front du jeune homme inconscient :

-Forte fièvre. Venez avec moi.

Elle les conduisit dans une chambre et elle indiqua à Dean d'allonger Castiel sur le lit présent. Ce dernier émit un cri de douleur lorsque son poids reposa sur son dos :

-Il a craché du sang.

-Je vais chercher un docteur.

Et elle a quitté la pièce en courant. Sam posa une main réconfortante sur l'épaule de son frère :

-Ca va aller Dean.

Castiel ouvrit péniblement un œil et tenta de se redresser :

-Non, non, non, reste coucher.

-Mal, couina-t-il.

-D'accord.

Les deux frères Winchester aidèrent le fils Singer à s'asseoir sur le lit et il se campa contre son petit-ami pour ne pas retomber :

-Ca va aller Cas'. Ca va aller.

Dean passa son bras autour des épaules de son amour et lui caressa l'épaule tout en chuchotant des mots réconfortants. Le docteur arriva peu de temps après. Le médecin demanda à Dean et Sam de quitter la pièce alors qu'il examinait son patient. Les deux frères remplirent un dossier pour Castiel et ils furent rejoints par leur parent. Lorsque le médecin ressorti de la pièce, il donna des instructions à une infirmière avant de rejoindre les Winchesters :

-Je vais vous laissez attendre dans la salle d'attente. Nous allons devoir intervenir sur monsieur Singer dans les plus brefs délais.

-Intervenir ? Comment ça ?

-Je pourrais vous en dire plus dès la fin de l'opération. Mais pour le moment, je dois agir vite.

Opération ? Quoi ? Mais ils n'eurent pas le temps de poser plus de question car le médecin parti en courant, suivi par le lit de Castiel et deux infirmières :

-Je vais appeler Bobby. Il doit savoir que son fils est à Sainte Mangouste.

Un rayon de lumière attira l'attention du groupe et une infirmière revient vers eux précipitamment :

-Il réclame un certain Dean.

L'aîné Winchester se précipita vers son petit-ami :

-Dean, couina Castiel.

-Je suis là mon ange. Je suis là. Tu ne risques rien.

-Tu vas rester avec moi ?

-Bien-sûr.

Le médecin posa une main sur l'épaule du fils Winchester :

-Vous allez venir avec nous au bloc. Suivez cette infirmière, elle va vous donnez de quoi vous changer.

Dean obéit, se changea à la vitesse de la lumière avant de rejoindre les côtés de son petit-ami. Il lui prit la main gauche et ne le quitta pas une seule seconde :

-Aidez-le à se mettre sur le ventre, déclara un chirurgien.

Dean fut placé près de l'extrémité du lit sur laquelle reposait la tête de Castiel. Et ce dernier lui donna ses deux mains pour avoir un point d'encrage. Son esprit lui hurlait qu'il allait en avoir besoin pour que sa magie ne fasse pas n'importe quoi de son propre-chef :

-Tout va bien se passer.

Castiel hocha simplement la tête. Le Winchester ouvrit de grands yeux en constatant que le dos de son petit-ami était déformé par deux étranges renflements :

-Il a 2 corps étrangers qui étirent son dos. Nous allons les ouvrir pour déterminer ce qu'il se trouve à l'intérieur. Anesthésie.

Une crème spéciale fut appliquée sur le dos douloureux du patient :

-Ca va aller Cas'.

Le chirurgien prit un scalpel, le posa sur l'une des protubérances et il appuya pour couper la peau. Castiel se contracta tout entier en retenant son gémissement de douleur. La lame fendit la première protubérance. Le chirurgien eut clairement un moment d'arrêt :

-Je vois… Des plumes ?

Quoi ? Pardon ? Des plumes ? Le chirurgien avait-il consommé des substances hallucinogènes avant d'opérer ? Une infirmière aida le chirurgien a écarté la peau pour avoir une meilleure visibilité. Castiel cria de douleur et s'accrocha à Dean alors que les larmes roulaient sur ses joues, la crème anesthésiante n'avait pas encore fait effet sur toute la surface sur laquelle elle avait été appliquée… Et encore moins en profondeur. Dean en avait mal au cœur, il détestait voir son petit-ami souffrir :

-Lumière.

Une infirmière approcha une des lampes de la plaie pour offrir une meilleure visibilité au chirurgien. Le bloc entier fut estomaqué, une aile ! Castiel avait des ailes qui poussaient dans son dos ?! Le chirurgien plongea une main gantée dans la plaie et en tira l'aile pour dégager le point d'attache avec le dos du jeune homme. La douleur fut telle que Castiel perdit connaissance. Les infirmières passaient un nombre incroyable de compresses pour éponger le sang de la plaie. Le chirurgien utilisa un crochet et du fils et les ensorcela pour qu'ils fassent des points de suture pour stopper l'hémorragie de la première plaie. Puis il demanda à une infirmière de maintenir l'aile vers l'extérieur du dos pour qu'il puisse poursuivre son opération. Le chirurgien s'activa pour sortir la deuxième aile et recoudre la plaie :

-On nettoie. Délicatement.

L'une des infirmières fit apparaitre une bassine d'eau propre et nettoya le sang qui maculait le dos de Castiel alors que le chirurgien emmenait Dean à l'extérieur du bloc :

-Comment c'est possible ?

-Je ne sais pas. En 30 ans de carrière je n'ai jamais vu ça.

Il soupira :

-Il va aller en salle de réveil et nous vous préviendrons dès qu'il ouvrira les yeux. Je vais venir avec vous pour prévenir la famille.

Dean dégluti et se contenta de hocher la tête. Mr Singer se leva d'un bond en voyant Dean revenir avec un homme vêtu d'une blouse :

-Qu'arrive-t-il à mon fils ?

-Vous êtes le père de mon patient ?

-Bobby Singer, oui.

-J'ai dû opérer votre fils en urgence pour extraire les… Deux ailes de son dos.

Le silence accueillit cette révélation :

-Des ailes ?, demanda John.

-Oui. Des ailes blanches.

Bobby dû s'asseoir tant le choc était grand :

-Je ne peux pas vous expliquer pourquoi ou comment, mais si vous avez besoin de quoique ce soit, demandez le docteur Smethwyck.

-Merci docteur, répondit Mary en tapotant caressant doucement l'épaule de Bobby.

Dean déglutit devant l'air abattu de Mr Singer. A la surprise générale, il se mit à rire. Un rire nerveux, mais un rire :

-C'est... Flatteur, mon fils est un ange.

-A quoi cela est dû ?, demanda Sam.

-C'est définitif ?

-Aucune idée. Il faudra le lui demander. Peut-être sait il quelque chose…

Bobby enfouit sa tête dans ses mains :

-Lui qui vivait déjà mal le fait de ne pas utiliser de baguette... Alors là…

L'attente sembla une éternité avant qu'une infirmière ne vienne les chercher pour les conduire à la chambre de Castiel. Le dos du jeune Singer était couvert de bandage :

-Il ne faut pas qu'il se gratte.

-J'y veillerai.

-Les compresses sont imbibées de produits cicatrisants pour qu'il guérisse plus vite. -D'accord. Merci.

Elle fit un sourire rassurant à papa Singer avant de s'éloigner. Tous prirent place autour de l'endormi. L'ange inconscient était paisible, étonnant pour quelqu'un qui venait de subir une opération assez proche d'un découpage humain :

-Tu crois qu'il va pouvoir s'en servir ?

-Je pense oui. Mais je vais faire des recherches à ce sujet. On ne sait pas grand-chose sur les anges et encore moins dans cette situation.

Le silence qui s'installa ensuite n'était pas pesant, juste reposant, dans la situation actuelle.

Castiel se réveilla 1 heure plus tard, il papillonna des yeux avant de voir son père et la famille Winchester. Le nouvel ange releva la tête :

-Papa ?

Bobby se précipita vers lui :

-Hey bonhomme. Comment tu te sens ?

-J'ai mal au dos.

-C'est normal. Tu viens de subir une intervention chirurgicale pour ton dos.

-Pourquoi ?

-Et bien… Tu as des ailes…

Castiel papillonna des yeux :

-Je te demande pardon ?

Bobby tira tout doucement la pointe de l'aile droite pour qu'elle apparaisse dans le champ de vision de son fils. Ce dernier ouvrit de grands yeux :

-Mais… Comment ? Pourquoi ? Je…

Il se stoppa lui-même dans sa phrase. Il savait, du moins, il pensait :

-Toi, tu sais quelque chose.

Castiel enfonça sa tête dans son oreiller et grogna avant de ressortir sa tête du moelleux support pour dire :

-Lorsque nous avons confronté le vampire… Il m'a… mordu.

-Oui, ça on sait, répondit Dean.

-Un vampire ? Quel vampire ?, s'écria Bobby.

-Mais il n'a pas injecté son venin donc pourquoi aurais-tu eut une telle réaction ?, demanda Dean.

Le regard de Castiel refroidit immédiatement l'aîné des enfants Winchester :

-Il t'a injecté du venin…, souffla-t-il.

Le nouvel ange hocha tristement la tête :

-Pourquoi tu ne m'as rien dit ?, cria Dean.

-Parce que je ne voulais pas t'inquiéter pour rien. Et parce que je sentais ma magie agir de l'intérieur. Je ne pensais pas… Que ça aurait de telles conséquences…

Il y eut un léger silence puis Bobby déclara :

-Est-ce que je peux avoir une explication s'il vous plait ?

John et Dean s'en chargèrent :

-Mais quelle idée as-tu eut fiston !, cria le père Singer.

-Je voulais bien faire.

-Ce n'est pas ce que je te reproche ! Pourquoi n'en as-tu pas parlé ? Nous n'aurions peut-être pu t'aider.

-M'aider à quoi ? J'ai passé des jours entiers à étudier les poisons du monde sans rien trouver pour combattre les effets de celui des vampires.

-Mais nous aurions été présents à tes côtés pour te soutenir. Et nous aurions peut-être trouvé quelque chose…

Le silence qui suivit fut empli de tristesse et Sam constata que les ailes de Castiel se plièrent légèrement pour souligner sa tristesse :

-Mais pourquoi des ailes ?, demanda-t-il.

Le père et le fils Singer échangèrent un regard et ce fut comme s'ils réfléchissaient télépathiquement ensemble. Puis le barbu finit par dire :

-Ta magie a purifié ton organisme…

-Comment pouvez-vous le savoir ?, demanda Sam.

-Il y a un rayon de soleil qui éclaire son bras. A-t-il l'air de brûler ? Non, donc le venin n'a pas fait effet, Castiel n'est pas un vampire.

-Mais pour ça, elle a dû agir sur mon organisme entier et donc…

-Le modifier au point que sa purification s'est matérialisée physiquement.

-Me donnant des ailes.

Les deux spécialistes des créatures magiques se sourient comme si c'était la découverte du siècle, ce qui agaça profondément Dean, qui serra les dents et les poings. Castiel grimaça mais se redressa sur ses genoux. C'est presque naturellement que le jeune homme prit le contrôle de ses ailes pour les replier le long de ses bras et ainsi les observer plus en détails. Elle était d'un blanc tellement… Et bien… Blanc. La joie de la découverte précédente se fana très rapidement et tout le monde pu le voir au mouvement d'affaissement des ailes et du changement des traits du jeune homme :

-Castiel…

Une larme roula sur la joue de « l'ange » alors qu'il détournait la tête :

-Je voudrais… Être seul.

Toute la famille fût choquée de cette demande mais ils s'exécutèrent. Castiel avait semblé si heureux quelques secondes à peine auparavant… Seul Dean ne bougea pas d'un pouce dans un premier temps. Il en voulait un peu à Castiel de ne rien lui avoir dit, mais il savait qu'il aurait sans doute fait la même chose s'il avait été à sa place. Alors il s'approcha doucement de son petit-ami et s'assit à côté de lui sur le lit. Puis il posa une main sur son épaule :

-Parles-moi Castiel.

Le fils Singer tourna un visage inondé de larmes vers l'ancien Gryffondor :

-Tu m'aimes encore ?

Dean fut très surpris de cette question :

-Pardon ?

-Est-ce que tu veux encore de moi Dean ? Veux-tu que les gens te voient avec un... Un truc comme moi ?... Je suis un sans baguette et en plus j'ai des ailes maintenant…

L'aîné Winchester attrapa le visage de son petit-ami entre ses mains et l'embrassa à pleine bouche :

-Je t'aime Castiel. Avec ou sans ailes. Avec ou sans baguette. Je m'en tape. Je t'aime comme tu es. Je me contre-fous de ce que les autres peuvent penser mais moi je reste avec toi. Tu restes mon mec, Castiel, je te laisserai ne pas tomber.

Le fils Singer sourit et Dean observa les ailes de Castiel réagir au bonheur de leur porteur, les plumes se gonflèrent un peu pour donner plus de volumes aux ailes. Le fils Winchester ne résista pas et passa ses doigts dans le plumage face à lui. Les plumes étaient toutes douces :

-Je les trouve belles, moi, murmura Dean.

Le couple se sourit tendrement :

-Merci, souffla Castiel en nichant sa tête dans le cou de son amant.

Ce dernier enroula ses bras autour de la taille du fils Singer et lui embrassa les cheveux avant de dire :

-Mais tu aurais dû me le dire.

-Désolé.

Dean se contenta de resserrer son étreinte sur son petit-ami. Ils restèrent ainsi un long moment avant que l'aîné Winchester ne dise :

-Tu vas pouvoir voler…

Castiel leva la tête vers Dean :

-Peut-être et ?

-Tu n'aimes pas voler, se moqua gentiment l'ancien Gryffondor.

-C'est faux.

-Ne me mens pas Cas'. Tu ne montes jamais sur un balai.

-Je n'aime pas voler sur un balai. Mais j'adore voler sur le dos des hippogriffes. Je me sens plus en sécurité avec eux qu'avec un morceau de bois.

-C'est Impala que tu traites de « morceau de bois ».

-Pas en particulier non.

Dean prit un air exagérément outré :

-Je suis choqué.

-Ose me dire que ton balai ferait immédiatement demi-tour pour te récupérer si tu venais à tomber.

-… Non.

-Alors que mes animaux si. Donc voler avec eux ne me dérange pas du tout.

-Et l'idée de voler de tes propres ailes ?

Castiel réfléchit un moment avant de dire :

-Je pense que je devrais y arriver. Enfin… Si mes… Ailes me soutiennent.

Il avait du mal à dire cela. Après tout, il n'avait des ailes que depuis 2 heures…

Lorsqu'il rouvrit les yeux après s'être endormi, il constata que ses ailes avaient disparues. Et la panique les fit ressortir :

-Je crois qu'elles réagissent à tes émotions, souligna avec amusement son père.

-Ca veut dire que je peux les cacher !

-Apparemment.

Après ça, Castiel passa une bonne demi-heure à essayer de les faire disparaitre. Et lorsqu'il comprit comment faire, il se rendit pleinement compte qu'il les ressentait pleinement comme un membre de son corps… Les connexions nerveuses avaient elles enfin achevées de se former ? Expliquant ainsi pourquoi il ne les avait pas senties comme une partie de son corps avant. C'était fascinant :

-Je crois que j'ai trouvé mon sujet de mémoire…

Cette phrase fit soupiré de soulagement et d'amusement la famille Winchester et Bobby. Castiel était de nouveau dans son état d'esprit habituel bonne humeur et soif de connaissances.

Dean commençait à se poser de sérieuses questions sur les activités de Castiel dans sa valise aux créatures magiques. Il s'y enfermait pendant des heures… Enfin, plus que d'habitude… Et Dean ne savait pas pourquoi. Aujourd'hui n'était pas différent, sauf que cette fois, cela faisait presque 45 minutes que le joueur de Quidditch attendait son petit-ami pour dîner. Il poussa un profond soupir avant de quitter la cuisine pour se glisser dans la valise de l'angelot :

-Cas' ?

Aucune réponse. Dean traversa rapidement le petit laboratoire à l'entrée de la valise et prit soin de refermer la porte derrière lui pour entrer dans la zone de vie des animaux. Il avait failli se faire massacrer par Castiel lorsque son phénix avait quitté la valise parce qu'il avait mal refermé les portes derrière lui. Il n'avait donc aucune envie de retenter l'expérience :

-Cas' ?

Dean fixait ses pieds pour être sûr de ne rien écraser :

-Castiel ?

Il avait l'impression d'être observé. Et en tournant la tête à droite, il comprit pourquoi. 7 Botrucs l'observaient avec leurs petits yeux :

-Euh… Salut…

Ils agitèrent leurs branches/bras pour lui dire bonjour sans doute…. :

-Vous ne sauriez pas où se trouve l'angelot ?

Les Botrucs se regardèrent avant de lui pointer une unique direction :

-Merci.

Dean suivit la direction et arriva dans une toute nouvelle zone de la valise. Une zone qu'il n'avait jamais vue. Elle contenait une multitude de petits arbres feuillus et l'air y était légèrement plus frais :

-Castiel ?

Il entendit des bruits de sabots et tourna la tête pour voir un bébé licorne. Depuis quand Castiel avait-il des licornes ici ? L'ancien Gryffondor voulu s'en approcher mais il fut violement poussé au sol. Lorsqu'il leva la tête pour savoir qui l'avait ainsi poussé, il ouvrit de grands yeux en voyant une licorne adulte. Et elle semblait prête à le charger à nouveau :

-Non Liara !, gronda la voix de Castiel.

Dean manqua de s'étrangler lorsque son petit-ami arriva par les airs. Ses ailes avaient suffisamment grandies pour lui permettre de voler apparemment. Lorsqu'il posa ses pieds à terre, il les fit disparaitre et caressa doucement le col de la créature :

-C'est Dean, il ne te fera aucun mal. Ni à toi, ni à ton bébé. Rassures-toi.

La licorne frotta sa tête contre son soigneur avant de s'éloigner calmement, avec son « poulain ». Castiel se tourna vers son petit-ami et lui tendit la main pour l'aider à se relever :

-Tout va bien ?

-Depuis quand tu sais voler ?

-Depuis quelques jours. Je ne maitrise pas encore totalement, mais je me débrouille.

-C'est… C'est génial Castiel. Tu peux me faire voir ?

Le jeune homme sourit avant de faire réapparaitre ses ailes, de les déployer et de commencer à battre des ailes pour se soulever du sol. Dean n'en revenait tout simplement pas. C'était incroyable… :

-Norbert a dit que ce n'était pas réellement étonnant que je me sois transformé en ange. D'après lui, c'est n'était qu'une question de temps avant que ma magie n'impacte mon corps. Il pense aussi que c'est parce qu'il a senti la pureté de ma magie que l'Obscurus a fui en ma présence.

Dean ne savait ce qu'était un Obscurus, mais il s'en fichait, il était bien trop subjugué par la beauté de son petit-ami. C'est comme si les ailes le sublimait… :

-Il pense aussi que c'est pour cela que j'ai un tel lien avec créatures magiques. Elles semblent me voir comme l'une des leurs. Ce qui en soit n'est pas totalement faux.

L'ancien Poufsouffle retourna au sol :

-Est-ce que cela veut dire que tu es zoophile ?, plaisanta Castiel.

-Je suis Castielophile surtout.

Pour appuyer ses dires, il embrassa son angelot. Il était trop heureux de partager sa vie avec un être aussi pur que Castiel Singer… Dean se recula et posa son front contre celui de son amant et il soupir légérement :

-Quelque chose ne va pas Dean ?

Le jeune joueur de Quidditch dégluti. Devait-il exprimer ses doutes soudain ? :

-Dean ? Parles-moi.

-Je… Est-ce que je suis assez bien pour toi Castiel ?

Le nommé se recula vivement :

-Qu'est-ce que tu dis ? Tu n'es pas « assez bien » pour moi Dean, tu es parfait.

-Mais je ne suis pas…

-Chut ! Nous nous complétons. Nous avons traversé de nombreuses épreuves ensembles et nous avons toujours veillé l'un sur l'autre. Nous nous soutenons. Tu m'as toujours aimé, et tu m'aimes toujours, comme je suis. Et ça, c'est tout ce dont j'ai besoin. Alors ne doute jamais sur le fait que tu es parfait pour moi Dean. Je t'aime trop pour que tu te poses ce genre de question. D'accord ?

Dean sourit un peu. Castiel était réellement un ange. Son ange. Et son ange l'embrassait actuellement avec toute la force de son amour. Et, par Merlin, c'était puissant.


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