Salut salut!

Je suis de retour avec le chapitre 2 de ma fiction, qui célèbre ma capacité jusqu'alors insoupçonnée à respecter au jour près les délais que je me suis fixée. J'espère que ce chapitre vous plaira, pour l'instant il n'y a pas beaucoup d'action, mais ça arrivera bientôt, ne vous inquiétez pas!

Allez, au mois prochain!


Chapitre 2

Premiers pas dans la vie d'un shinki

La chose qui réveilla Shoyo ce matin fut un rayon de soleil. Cela correspondait assez bien à l'idée qu'il se faisait d'un « premier matin du monde », sachant qu'il s'agissait du premier après sa mort. Et ce ne fut qu'à ce moment-là qu'il remarqua la chose, ou plus exactement Tobio, qui était fermement collée contre lui. Retenant un hurlement, le rouquin ne laissa transparaître sa gêne uniquement avec un léger tressaillement des épaules. Cela suffit pourtant à réveiller Kageyama, qui poussa un grognement avant de marmonner :

« Laissez-moi tranquille avec toutes vos offrandes... »

Tout ceci étant accompagné d'un mouvement du bras, bras en question qui atterrit sur la tête de Shoyo. Repoussé par le bras de son compagnon de chambre, le jeune shinki se sentit entraîné par la couette vers le bord du lit (bien qu'il croyait se souvenir s'être endormi contre mur...). Malheureusement, ce qui devait arriver arriva : Shoyo tomba du lit, entraînant la couverture dans un fracas épouvantable qui tâcha de réveiller tout à fait Tobio. Celui-ci ne perdit d'ailleurs pas un instant pour hurler :

« MISAKI ! Tu as encore fais tomber quelque chose... »

Remarquant qu'il ne s'agissait pas de son ancienne shinki, mais d'un petit nouveau, il se rattrapa avec un :

« - CRÉTIN ! Tu ne pouvait pas faire plus attention ?

- Mais c'est toi qui m'a poussé avec ton bras, imbécile ! »

Comme vous pouvez le constater, notre petit rouquin n'avait pas perdu sa langue, même si il retourna bien vite se réfugier sous sa couette telle une biche aux abois.

Il n'y resta cependant pas longtemps, dérangé par son maître qui semblait décidé à être « un peu » plus gentil :

« - Bon, sort de là et viens m'aider à préparer le petit-déj, pour qu'on puisse t'acheter des vêtements.

- Mais tu ne m'as pas dit qu'il n'était pas nécessaire que je mange, vu que je suis mort ?

- Si... mais moi là j'ai faim et j'ai pas envie de manger tout seul ! »

En soupirant, Shoyo s'approcha de la cuisinière et regarda d'un air suspect ce qui se trouvait dans le frigo : une brique de lait périmée et une salade flétrie, voilà tout ce qu'il restait.

« Eh... quand es-ce que tu as fait les courses pour la dernière fois, Kageyama ? »

Le regard paniqué que lança Tobio en direction du réfrigérateur laissait comprendre que celles-ci remontaient à bien longtemps...

« - … Bon, eh ben on a qu'à aller manger dans un café... il me reste un peu d'argent je crois...

- Et moi, je sors habillé comme ça ?

- Évidemment, idiot ! Tu crois qu'en plus je vais te prêter d'autres vêtements ? De toute façon, tu es invisible aux yeux des autres humains, en dehors des animaux et des enfants, donc ça devrait aller. »

Bien que peu convaincu, Shoyo suivit son maître quand celui-ci s'engouffra dans la petite lucarne qui leur permettait de sortir en toute discrétion, après avoir respectivement pris une douche.

Après une petite marche, les deux compères arrivèrent devant un petit café pas trop plein. S'installant immédiatement à une table, Kageyama se chargea d'aller trouver un serveur, mais fut brutalement interrompu par son décidément très insolent serviteur, qui hurlait en agitant les bras :

« - Mais comment tu vas faire pour commander ? Personne ne peut te voir !

- Mais crétin ! Comme je te l'ai déjà expliqué hier, je peux me rendre visible quand je le désire et toi aussi ! »

Shoyo retomba donc sur la table en râlant, jusqu'à ce qu'un serveur s'approche d'eux avec la carte :

« Pour le petit monsieur, il y a la formule enfant en bas à droite, c'est jusqu'à 12 ans... » et repartit aussi vite qu'il était venu.

Le rouquin, rouge comme une tomate, se retourna pile à temps pour voir un Tobio écroulé de rire sur la table :

« - BWAHAHA ! C'est jusqu'à 12 ans ! HOUHOUHOU !... Ahem, tu as quel âge, en fait ?

- J'ai 16 ans... » maugréa de mauvaise grâce le jeune shinki.

Kageyama se retint alors de remuer le couteau dans la plaie en lui faisant remarquer qu'ils avaient le même âge : Shoyo le savait sûrement déjà...

Le jeune maître se concentra à nouveau sur la situation présente :

« - Bon alors, qu'est-ce que tu prends ? »

Sans même attendre la fin de la phrase, Shoyo avait déjà commencé à répondre :

« - Je vais prendre du jambon, deux chocolats, des œufs brouillés...

- STOP ! J'ai pas l'argent pour tout ça, moi ! Tu prends un chocolat et une ou deux viennoiseries, c'est tout !

- Oh... Mais tu es un dieu, tu devrais avoir plein d'argent, non ?

- Oui, bon... On ira le chercher après tes vêtements ! »

Après avoir commandé, les deux compères mangèrent allégrement leur petit-déjeuner, et sortirent.

« - Dis, Kageyama, tu m'as dit que je pouvais me transformer en arme si tu me le demandait, mais on peut pas le faire maintenant ? Ça serait TELLEMENT classe !

- On est en plein milieu de la rue, imbécile ! Tiens, on est arrivés à une boutique, en plus c'est juste à côté de mon temple, ça sera pratique !

- Ton temple ? Où ça ? »

Shoyo tourna alors son regard vers la place où ils se dirigeaient : celle-ci était remplie de cinq temples, absolument énormes.

« WOUAH ! Ils sont gigantesques, ces temples ! C'est lequel, le tien ? »

Sans répondre à la question du rouquin, Kageyama ne put s'empêcher de rougir devant le compliment. Mais il s'arrêta bien vite en apercevant au loin une silhouette qui lui était désagréablement familière...

« - Vite ! On rentre à l'intérieur !

- Mais pourq... »

D'un geste brusque, Kageyama empêcha son shinki de hurler plus longtemps et ils pénétrèrent dans la boutique. Shoyo avait bien essayé de regarder le mystérieux personnage qu'ils devaient éviter, mais la haute stature de Kageyama l'en empêcha.

« Prends ce que tu veux, mais pas trop cher et dépêche-toi, je n'aime pas ne presque plus avoir d'argent sur moi ! »

Pour une fois, Shoyo obéit sans discuter. Il finit ses achats assez rapidement : un simple jean bleu, des baskets rouges et blanches, un t-shirt blanc et un sweat gris clair. Kageyama avait bien essayé de donner son avis, mais il n'avait aucun goût en matière de vêtements pour les autres, et donc dû abandonner.

Une fois habillé, Shoyo se sentit mieux : il pouvait enfin quitter ces vêtements dix fois trop grands pour lui !

« Dis Kageyama, on va où... »

Une vision brutale lui coupa la parole. Il sentit le souffle brûlant d'une voiture qui fonçait droit sur lui. Kageyama avait disparu, seule une petite fille se trouvait non loin de lui, les yeux écarquillés par la terreur. Le jeune shinki ferma les yeux, se préparant à mourir...

« Eh, imbécile ! Tu fais quoi là ? »

Tobio le secouait sans la moindre délicatesse.

« - Kageyama ? Mais... où est la voiture ? Et la petite fille ?

- Une voiture ? Mais de quoi est-ce que tu parles... Oh non, je pense que c'est une vision de ton ancienne vie...

- De mon ancienne vie ?

- Quand tu n'étais par mort, quoi ! Et ce que tu as vu, ça devait être la façon dont tu as du mourir !

- Sérieux ? Mais il faut que j'aille voir ma famille, pour les rassurer, leur dire que je vais bien là où je suis !

- Non, c'est une très mauvaise id... »

Mais Shoyo n'écoutait déjà plus. Il se dirigeait droit vers le temple de Kageyama :

« Allez, on prend ton argent, et tu m'emmènes à l'endroit où tu m'as trouvé ! »

Mais une voix sarcastique arrêta sur-le-champ Kageyama :

« Mais si ce n'est pas notre cher Bishamonten que voilà... ça faisait un bail ! »