Helloooooo!

Incroyable! Ma ponctualité est une fois de plus présente parmi nous!

Bon je ne fais pas vous le cacher, c'est parce qu'on est dimanche, donc j'ai le temps.

Sinon, je préviens les âmes "sensibles", c'est un chapitre assez émouvant. J'ai moi-même eu quelques petits frissons en le relisant, je l'avoue (et voilà que je me jette des fleurs alors que j'ai même pas de reviews... ).

Bref, j'espère que ce chapitre vous plaira, n'hésitez pas à laisser des reviews!

PS: Mais si vous ne le faites pas c'est pas grave, je sais que je ne le fait jamais alors je ne vais pas forcer les autres. Par contre je remercie (enfin j'y pense!) les gens qui ont mis cette fanfic' dans leurs favoris ou qui la suivent, comme Kirishima28 (bon pseudo!) ou Chini-chan!


Chapitre 5

Retrouvailles

Kageyama se sentait bizarre. Ça faisait bien des années qu'il ne s'était pas retrouvé en présence d'autant d'humains qui ne pouvaient le voir. Enfin presque... Le jeune dieu venait en effet de remarquer une touffe rousse qui dépassait à peine du dossier d'une chaise. Déduisant que celle-ci appartenait à un enfant qui pouvait le voir, son premier réflexe fut de reculer. Seulement, son shinki s'était avancé un peu trop près de l'assemblée, qui est plus est devant l'enfant.

Kageyama avait d'abord cru que Shoyo serait assez intelligent pour se mettre hors de vue de l'enfant, comme le laissait présager les pas en arrière qu'il fit d'abord. Cependant, Shoyo restant un crétin, il revint à nouveau vers l'enfant.

Tout en soupirant copieusement, Kageyama se dirigea vers son serviteur afin de l'arrêter dans sa curiosité mal placée. Alors qu'il s'apprêtait à le traîner vers le groupe de dieux qui se trouvait au fond de la salle, Tobio ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil vers ce que regardait son shinki avec tant d'attention...

Bon sang.

C'était la seule chose qui lui venait à l'esprit, avant de tomber lourdement sur les fesses. Malheureusement, ce n'était pas la chose à faire dans ce genre de situation : vive comme l'éclair, l'enfant se retourna... pour ne rien voir sur le sol à côté d'elle.

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils avaient eu chaud.

D'un geste du bras, Tobio avait attrapé son shinki et avait rejoint d'un bond ses camarades dieux. Shoyo lui semblait étrangement léger. Une petite boule rousse et mouillée de larmes, qui ne bougeait pas. Enfin...

D'un coup, Shoyo se raidit dans les bras de Kageyama, les yeux encore plus perdus dans le vague qu'auparavant. Cette scène dura quelques instants seulement, au bout desquels le rouquin se redressa et poussa un hurlement primitif, mais qui contenait toute la tristesse du monde.

C'est à ce moment que Asahi et Nishinoya choisirent d'arriver, et au cri de Shoyo se rajouta le cri de terreur d'Asahi.

On ne pouvait décidement pas faire pire. L'enfant se retourna, son visage barbouillé de larmes s'éclairant d'une lueur de surprise. Il leur fallait déguerpir, et vite. Sans même se regarder, l'assemblée de dieux se précipita vers la porte et sortit dans une parfait synchronisation.

La bonne nouvelle, cependant, c'était que Shoyo semblait s'être à peu près remis de son choc. Kageyama le reposa par terre avec précaution, et le rouquin raconta ce qu'il avait vu.

- Je... j'ai une vision. De mon passé. Kageyama, tu te souviens de la fois où je t'avais dit qu'une voiture me fonçait dessus, avec une petite fille qui pleurait ?

Oui, Kageyama s'en souvenait. Eh, mais attendez. La petite fille...

La claque sonore que se donna Tobio sur le front surprit tout le monde. Mais Tsukishima mit peu de temps à se remettre de ses émotions, et ne rata pas l'occasion d'un petit sourire moqueur envers la grande marque rouge que Kageyama arborait désormais au milieu du front.

- Shoyo, la petite fille que l'on a vue tout à l'heure, c'était ta sœur, n'est-ce pas ?

- Oui... elle me ressemble tellement ! Je suis fier qu'elle soit en vie !

À cet instant, Shoyo s'écroula sur le sol, son visage qui venait de s'illuminer étant retourné au désespoir le plus profond. Le jeune shinki venait de comprendre qu'il avait donné sa vie pour celle de sa sœur.

Une vie pour une autre. Le sens du sacrifice pour les humains, Kageyama venait seulement de le comprendre. Lui, qui avait été choyé durant toute son enfance, l'enfant destiné à devenir un des plus puissants Kamis de sa génération. Bien sur que non il ne pouvait pas comprendre. La maladie de son père l'ayant soudainement projeté dans le monde des responsabilités, il n'était encore qu'un petit garçon pleurnichard, incapable de tenir son rôle de manière aussi élémentaire qu'en réussissant à garder ne serait-ce qu'un shinki auprès de lui. Mais il pouvait changer cela. Et la petite tignasse rousse qui pleurait à ses pieds allait l'y aider. S'abaissant au niveau de son serviteur, il posa ses mains sur ses épaules, ce qui lui fit relever la tête :

- Hinata. Hinata Shoyo, c'est bien ça ? Il est temps d'aller montrer à ta famille comment tu vas.

Et comme pour appuyer ses paroles, la famille Hinata sortit de l'église, en tête du cortège.

D'un même mouvement, les jeunes dieux se placèrent à la fin du cortège, afin de ne pas se faire voir par la petite sœur de Shoyo.

Avec dignité, ils assistèrent à l'enterrement du corps. Le rouquin se retint de pleurer, et tous regardaient solennellement la scène, les shinkis sans familles comme les dieux, privilégiés depuis des générations.

Quand enfin la cérémonie se termina, le plus dur restait cependant à faire : il s'agissait de suivre la famille parmi la foule sans se faire repérer, et même en étant visible, un groupe de jeunes avec pour certains des tatouages étranges, ce n'est jamais très rassurant.

Tout le monde fit alors preuve de trésors de discrétion, même si c'était plus compliqué pour certains que pour d'autres : Nishinoya et Shoyo n'avait aucun mal à se fondre dans la foule alors que Kageyama et Asahi terrorisaient le moindre passant d'un simple regard.

La famille arriva enfin devant leur maison : une petite habitation traditionnelle un peu à l'écart de la ville, mais tout de même assez proche pour les trajets quotidiens.

- Et maintenant tu comptes faire quoi, Shoyo ? Demanda Tanaka d'un air excité qu'il s'efforçait en vain de contenir.

Devant l'air devenu désespéré du jeune shinki, n'importe qui pouvait comprendre qu'il n'avait manifestement pas réfléchi à la question.

Heureusement, Kageyama arriva à la rescousse avec une solution ô combien géniale :

- Bah tu n'as qu'à rentrer et parler à ta sœur !

Devant le fou rire de Tsukishima et Tadashi, Tobio se rendit compte que son idée n'était peut-être pas si géniale que ça... Mais il fut tout de même décidé que l'on ferait ainsi, personne n'ayant une meilleure idée à proposer.

Mais se posait alors un autre problème : comment rentrer, Shoyo n'allait tout de même pas sonner à la porte et donner une attaque à la première personne qui le verrait ! Le jeune shinki trouva cependant la fenêtre de la chambre de sa sœur et s'y glissa discrètement, dans l'attente de son arrivée. Cela ne prit pas longtemps.

Shoyo ne s'attendait pas à quelque chose en particulier, mais certainement pas à ce que sa sœur se jette dans ses bras en criant :

- Nii-san ! Je savais que tu viendrais nous dire au revoir !

Le rouquin se sentit alors extrêmement heureux en sentant la petite boule de chaleur se plaquer contre son torse, mais quand celle-ci commença à la tirer par la main afin de le montrer à ses parents, il sut qu'il allait devoir être bref :

- Écoute-moi bien euh...

Bon, pour la brieveté, on repassera.

- Je m'appelle Natsu, grand frère ! Ne me dis pas que tu as déjà oublié...

Et voilà qu'il l'avait vexée, maintenant...

Shoyo saisit alors la fillette par les épaules, et lui dit le plus sérieusement qu'il ne l'avait jamais fait :

- Bon, Natsu, je n'ais pas beaucoup de temps. Tu vois, il y a mes amis qui m'attendent dehors. Sache que je t'aime, et que je suis fier de t'avoir sauvée. Tu peux dire à Papa et à Maman que tu m'as vu, ils ne te croiront sûrement pas mais on ne sait jamais. Oh, et dis-leur aussi que je les aime !

- Mais Nii-san, tu ne restes pas ?

Oups, le shinki n'avait pas prévu ça... mais les mots ne furent pas nécessaires pour calmer les craintes de la rouquine. Elle serra son frère dans ses bras avec toute la force dont elle était capable, ses larmes chaudes coulant sur le sweat de Shoyo. Il répondit à son étreinte, et leurs larmes se mélèrent quelques instants avant qu'ils ne se séparent.

Shoyo enjamba la fenêtre et se retourna, juste à temps pour aperçevoir le visage de ses parents, qui, alertés pas les gémissements de la fillette, avaient fait irruption dans la chambre.

Mais il était déjà l'heure de partir, la main de Kageyama sur son épaule le lui rappela. Sa place était ici, avec son nouveau maître et ses nombreux amis. Et l'aventure ne faisait que commencer pour nos héros, car un nouvel objectif venait d'apparaître dans la tête de Shoyo...