Coucou!

Je suis désolée pour le jour de retard de publication, mais je me trouvais hier au fin fond de la Charente, sans aucun réseau. Après un chapitre plutôt intense et tout ça, on passe à une "petite récupération" (admirez ce jeu de mot en rapport avec le titre du chapitre) pour nos héros, et l'occasion d'en savoir plus sur le monde des Dieux (qui est à partir de là totalement inventé puisque je n'ai pas lu Noragami!). Shoyo et Kageyama vont également rencontrer de nouveaux alliés fort sympathiques!

Je remercie Miyu-chan34 pour avoir suivi mon histoire et mise en favori!

N'hésitez pas à faire de même, où mieux, à me dire ce que vous en pensez en reviews!

Au mois prochain!


Chapitre 8

Une petite récupération s'impose

- Hgn...

C'est le seul mot que Shoyo réussit à articuler tandis qu'il reprennait progressivement conscience. Des taches floues lui brouillaient la vue, dont une qui avait décidement une forme très humaine, si ce n'était l'espèce de pudding dont elle était coiffée.

Les souvenirs de ces dernières heures lui revinrent avec la violence d'un coup de poing dans la figure. D'ailleurs, ça lui rappelait qu'il avait été blessé à la jambe il y a... Bon, la notion du temps n'était pas revenue, par contre.

Sous les yeux particulièrement vides de la tête de pudding, Shoyo releva la couverture posée sur lui afin de voir l'état de sa blessure. Mais, pourquoi était-il sous une couverture ? Et qui était « Tête de pudding » ? Non, le plus important c'était sa bles... En fait, le plus important, c'était qu'il était complètement nu sans la couverture qui le recouvrait auparavant, et qu'il venait donc d'exposer ses parties génitales à Tête de pudding. Shoyo rabattit la couverture aussi vite qu'il l'avait soulevée, plantant ses yeux noisettes dans ceux de Tête de pudding. Celui-ci sortit alors de sa léthargie pour arborer une expression légèrement gênée :

- Euh, attends... je vais te chercher des vêtements, ce sera mieux. En fait, moi c'est Kenma.

Shoyo avait énormément de questions à poser à son hôte, la première étant pourquoi celui-ci arborait une coupe de cheveux aussi étrange. Mais en vérité, de nombreuses interrogations autrement plus urgentes se pressaient dans son esprit, comme pourquoi était-il ici et où était Kageyama. Paniqué, il aggrippa la couverture pour cacher sa nudité et se leva brusquement... avant de retomber aussi sec dans un hurlement de douleur.

Des pas précipités accoururent à sa chute, et le dénommé Kenma revenait avec un garçon gigantesque à la coupe de cheveux indescriptible, qui soutenait un Kageyama avec un énorme bandage sur le torse.

- Et bah, le petit oiseau est tombé du nid ? Je vais le ramasser, en attendant, assieds-toi, Bishamonten.

Shoyo eut à peine le temps de se remettre de ses esprits devant l'apparition de son maître apparement assez mal en point qu'il se sentit soulevé par deux bras puissants, qui appartenaient à l'homme aux cheveux en bataille.

Tandis qu'il était remis dans son lit à même le sol, son sauveur se présenta :

- Je suis Hotei, Dieu du Commerce. Mais tu peux m'appeller Kuroo, c'est préférable.

Et il désigna ensuite Kenma comme son shinki, c'est donc à ce moment-là que Shoyo remarqua la marque de servitude qui se trouvait sur la clavicule de ce dernier.

Mais il restait une dernière question à laquelle Kuroo et Kenma n'avaient pas répondu, et Shoyo la trouvait assez importante pour être posée à voix haute :

- Comment est-ce qu'on est arrivé ici ?

À sa grande surprise, ce fut Kageyama qui répondit, preuve qu'il devait être conscient depuis bien plus longtemps que son serviteur en dépit de la gravité de sa blessure.

- Oikawa et Hajime nous on déposé ici après qu'on ait perdu conscience...

Shoyo comprit rapidement que la situation ne convenait guère à son maître, qui devait se sentir profondément blessé dans son orgueil.

- T'inquiètes pas Kageyama, nous aussi on deviendra fort comme cet imbécile d'Oikawa !

- Pour ça, il faudra déjà qu'on amélilore notre travail d'équipe...

Glacé par le ton de Tobio, le rouquin ne put s'empêcher de frissonner en déduisant qu'il devait être en grande partie respondable de ce manque de coordination entre eux.

- Bon, les deux zigotos, le mieux que vous avez à faire actuellement est de vous reposer, vos blessures étant loin d'être remises. Kenma et moi allons changer vos bandages.

Sans avoir même eu le temps de protester, Shoyo se retrouva avec une boule de vêtements devant lui, qu'il s'empressa d'enfiler en se rappelant qu'il était nu. Pendant ce temps, Kenma retirait délicatement les bandages de son patient et lui appliquait consciencement une sorte d'onguent.

Se retenant de gémir de douleur, le jeune shinki tenta alors d'engager la conversation avec Kenma, qui ne semblait pourtant pas très loquace.

- Dis-moi Kenma, pourquoi ton maître vit dans un coin aussi paumé à s'occuper des plantes alors que c'est le Dieu du Commerce ? Il a autre chose à faire, quand même !

Bien que la question était adressée à Kenma, ce fut Kuroo qui répondit dans un grand éclat de rire :

- Je ne suis pas le Dieu du Commerce par envie, mais par contrainte ! Tu sais Shoyo, la plupart du temps, le poste de dieu se transmet de génération en génération, alors je n'ai pas eu le choix.

En chuchotant, il rajouta de manière à ce que seul Shoyo puisse l'entendre :

- Mais moi je ne suis pas aussi fort que ton maître, j'ai préféré fuir mes responsabilités et me consacrer à ce que j'aimais plutôt que d'assumer mon rôle.

Cette manœuvre de discrétion échoua significativement, car le rouquin ne put s'empêcher de hurler :

- Attends, ça veut dire que Tobio n'a pas choisi d'être le Dieu de la Guerre ?

L'intéressé se retourna immédiatement à l'annonce de son prénom, manque de respect certain quand il était prononcé par son shinki. Cependant, il ne jugea pas nécessaire d'incendier ce dernier pour si peu en entendant la suite de la question. L'incompréhension de Kageyama se lisait sur son visage, à tel point que Kuroo crut bon de préciser :

- Eh oui, Bishamonten : aux yeux des autres dieux, le Dieu du Commerce Hotei est représenté par un lâche qui a refusé d'assurer la succession du poste et s'est enfui pour se consacrer à sa passion pour les plantes médicinales. Je ne suis donc plus un Dieu digne de ce nom, et en attendant de trouver un remplaçant capable de remplir mes tâches, mon père reprend du service aidé de tous ses anciens shinkis.

Estomaqué, Kageyama n'en croyait pas ses oreilles. Il eut alors le souvenir d'une des premières réunions de Dieux à laquelle il avait du assister : celle-ci concernait l'abandon du poste de Dieu du Commerce, et il avait été décidé que l'ancien possesseur du titre le reprendrait temporairement. Cela prenait tout son sens désormais. Mais cela en prenait également un autre pour lui.

Pouvait-il décider maintenant de tout quitter, et d'abandonner son rôle dans lequel il se sentait si mal à l'aise ? Mais qui prendrait sa place, dans ce cas-là ? Et lui, que ferait-il, rejeté par sa famille et sans but auquel se consacrer ?

Pourtant, ce fut le regard de Shoyo qui lui fit comprendre quelle était la bonne décision à prendre.

Les yeux noisettes du rouquin fixaient Kageyama avec une telle intensité que celui-ci eut envie de se gifler pour avoir pensé ne serait-ce qu'une seconde à abandonner celui qui était désormais son partenaire.

Il fallait le reconnaître, ce gamin minuscule lui avait fait rencontrer plus des gens et créer des liens plus qu'il ne l'avait fait en quinze ans d'existence. Il ne pouvait tout simplement pas laisser tomber le rêve de Shoyo, qui était devenu le sien, à force.

Cependant, après avoir atteint cet objectif, le jeune Dieu n'était pas certain d'avoir envie de reprendre ses responsabilités, qu'il avait quittés temporairement pour se trouver un shinki. Et il n'avait pas du tout envie d'y retourner.

Bon, il verrait bien comment régler ce problème plus tard. L'important, c'était que son shinki ait confiance en sa capacité à réaliser son rêve.

Mais alors qu'il s'apprêtait à sortir une phrase plus dégoulinante d'amitié qu'il n'en avait jamais fait (un truc du genre : « T'inquiètes Shoyo, on restera toujours ensemble, je te le promets »), il remarqua que son shinki était sorti de l'antre, pendant que Kenma et Kuroo regardaient tour à tour l'entrée et Kageyama, attendant certainement que ce dernier fasse quelque chose.

Mais Tobio n'eut le temps de rien faire, car deux formes se profilaient dans l'entrée de la grotte.