Coucou tout le monde!

Alors là, c'est du lourd! On approche fortement de la conclusion de cette histoire, qui j'espère vous plaît toujours autant sur la longueur! La bataille finale est en marche, pour le meilleur comme pour le pire.

Entre temps, j'ai commencé à lire Noragami. Et je m'excuse mille fois pour ceux qui connaissent le manga! Comme je ne l'avais pas lu quand j'ai écris l'histoire, mon univers est totalement alternatif par rapport à celui de Noragami (autant dire qu'en fait, j'ai repris à peu près le concept des Dieux, des shinkis et des ayakashis). Pour tout vous dire, si mon histoire se passait vraiment dans l'univers du manga, eh bien elle n'aurait même pas lieu d'être! (le véritable nom d'un shinki est les circonstances de sa mort sont taboues, en théorie). Bref, heureusement que j'ai posté cette fiction ici et pas dans le fandom de Noragami.

Allez, à très bientôt pour la fin de cette fiction! N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!


Chapitre 13

Réunion générale

Le moins qu'on puisse dire, c'est que So connaissait le château comme sa poche.

- Je suis garde depuis peu, mais j'ai très vite appris à me repérer pour éviter de tomber sur les mauvaises personnes au mauvais moment...

Le petit groupe ne put s'empêcher de frissonner à cette allusion : Depuis qu'Izanagi était devenu fou, la vie au château n'avait pas l'air joyeuse. Mais chacun gardait au fond de lui la ferme intention de changer tout cela.

- On est arrivé ! Annonça triomphalement So. Heureusement que nous n'avons croisé personne, mais ça s'explique facilement vu que la forteresse n'a pas été attaquée depuis des décennies.

Kageyama soupira de soulagement en entendant cela, suivi par l'ensemble de ses compagnons, qui se pressèrent autour de So quand celui ouvrit la porte. Ce fut un beau capharnaüm, mais chacun réussit à rentrer dans la salle.

Aussitôt, Kiyoko prit Yachi dans ses bras, à la grande surprise de cette dernière. Puis se fut au tour de Yaku d'étreindre son shinki (où était-ce l'inverse?), qui fut également surpris car il s'attendait à une sévère réprimande. Oikawa ne fut pas en reste lui non plus, tout larmoyant qu'il était en répétant qu'il était désolé de tout ce qui s'était passé. Quand à Hajime, il tapotait maladroitement la tête de son maître en essayant de garder une expression sereine, mais le tremblement de son corps montrait que malgré sa fierté, il avait eu très peur.

Kageyama se sentait un peu gêné par toute cette affection soudaine autour de lui, et se retrouver en face de son shinki le paralysa un moment, avant que celui-ci ne vienne se serrer contre lui, avec un simple merci qui réchauffa le cœur de Kageyama plus que tout au monde. En le serrant brièvement contre lui, Tobio se rendit compte combien le rouquin lui avait manqué, et pas qu'un peu. Il se sentait réellement apaisé par la présence de Shoyo.

Cependant, Tsukishima calma rapidement les ardeurs de tout le monde, même si c'était bien malgré lui. Sa voix présentait une véritable inquiétude, encore une autre émotion que le Dieu de la Guerre n'avait jamais perçu chez Kei jusqu'à présent.

- S'il vous plaît ! Il... Il faut soigner Tadashi, et vite !

Se séparant de Yachi, Kiyoko ne se fit pas attendre et commença à faire apparaître des bandelettes diverses, ainsi que des onguents. Comme la plupart des personnes présentes la regardait avec admiration, elle crût bon d'expliquer :

- C'est le maximum que je puisse faire, j'espère que cela suffira... Comme je suis la Divinité des Sciences, j'ai accès à certaines connaissances qui font que je peux faire apparaître des choses liées à ces dernières à ma guise. Mais mes connaissances étant assez limitées, c'est un peu compliqué, vu que je ne suis pas le Dieu de la Médecine, bien entendu.

Mais le regard de profonde gratitude de Tsukishima suffit à exprimer le respect que chacun avait pour elle à ce moment.

Peu de temps après, Tadashi ouvrit faiblement les yeux, et se releva sans trop de mal avec l'appui de Tsukishima et Oikawa. Tous se regardaient, le bonheur rayonnait dans leurs yeux. Seule une personne ne semblait pas satisfaite : So. Le jeune shinki attendait sur le pas de la porte de la cellule, tout gêné par la situation. C'est alors que Kageyama prit conscience qu'il leur restait encore quelque chose à accomplir, et pas des moindres : envoyer Izanagi aux Enfers, et pour de bon. Sans avoir besoin de se consulter, Nishinoya et Tsukishima prirent la tête du groupe, les deux frères reconnaissant enfin leur lien de parenté oublié depuis si longtemps.

Tout en se dirigeant vers la salle du trône, Kageyama ne put s'empêcher de ressentir de l'appréhension quand à la situation qu'il allait affronter. Oui, puisqu'il fallait l'avouer, sa rencontre avec de nouveaux dieux tels que Bokuto ou Kiyoko le mettait mal à l'aise quand à ses propres capacités. C'est vrai, il ne connaissait son shinki que depuis quelques jours à peine, et le maniait avec la grâce d'un manche à balai. Il ne voyait guère où était sa place dans cette bataille contre le Roi des Dieux en personne. Mais quand une petite main chaude se glissa dans la sienne, Kageyama se sentit instantanément rassuré. Se retournant, il croisa le regard chaleureux de Shoyo, ainsi que son sourire, plus éclatant que jamais :

- On va lui faire voir de quel bois on se chauffe, hein, Kageyama ?

Avant même que le concerné ait pu répondre, Tobio sentit une vive pression sur ses épaules, pression qui n'était autre que celle de Nishinoya qui faisait l'équilibriste.

- Un peu mon neveu qu'on va le battre ! Mon père n'a qu'à bien se tenir, j'ai ramené les Dieux les plus puissants de la galaxie avec moi, et surtout, j'ai ramené mon frère ! Et ça, ça va lui en boucher un coin !

Le dénommé frère se retourna vivement, et soupira bruyamment en se demandant comment Nishinoya et lui pouvaient avoir les mêmes parents.

Kageyama en était certain désormais : même si il ne savait pas trop comment il allait faire pour se sortir de cette galère, sa place était ici, au milieu de ces Dieux qu'il avait appris à considérer comme des amis maintenant. Et il en était fier. Après tout, Bishamonten se doit de combattre auprès de ses frères d'armes, non ?

Plus déterminé que jamais, c'est un Tobio prêt au combat qui se tenait juste derrière Nishinoya et Tsukishima, quand ces derniers ouvrirent d'un même mouvement les deux grandes portes qui les séparaient de leur ennemi. Ou plutôt, de leurs ennemis.

- Franchement, je suis déçu par la performance des tes amis, Tsukuyomi. Qui aurait cru qu'ils auraient autant de mal face à 500 shinkis. D'ailleurs, si tu te le demandes, je ne suis même pas étonné que tu m'ait trahi. Je l'ai su quand tu es né, que tu allais être un traître.

Devant eux se trouvait le maître de la forteresse, le dirigeant du monde des Dieux, autrement appelé Izanagi. Mais le problème résidant dans le fait qu'il était accompagné, et pas par n'importe qui : Kageyama comprit rapidement ce qu'entendant Izanagi en parlant des 500 shinkis qui combattaient dehors. Cela signifiait que les 500 autres se trouvaient ici ! Comme ils ne rentraient pas tous dans la salle du trône, la plupart avait revêtu leur forme armée et étaient manipulés par les shinkis restants. Une jolie armée, en somme.

Après un moment de stupéfaction générale, Tsukishima prit la parole :

- Eh bien, j'avais pensé négocier avec toi, le vieux. Mais vu comment tu le prends, il semblerait que tu ne sois pas disposé à entendre nos arguments. Je pense que nous n'avons donc pas le choix, il faut utiliser d'autres arguments, plus... percutants.

D'un geste, il invoqua la forme armée de Tadashi, qui se transforma immédiatement en éventail. Le reste de la bande comprit rapidement qu'il fallait faire de même, et Kageyama sentit bientôt la présence rassurante de sa dague dans la paume de sa main.

Avec un sourire des plus méprisant, le Roi des Dieux persifla :

- Tu as raison, je n'ai jamais pensé négocier avec des marmots. Et dire que deux d'entre vous sont mes enfants, je n'arrive pas à y croire. J'ai engendré un traître, et un imbécile. Bravo, Nishinoya, tu as démontré une fois de plus que tu es caractérisé par ta stupidité : tu as certes tué ta propre mère en venant au monde, et maintenant tu viens te jeter dans la gueule du loup afin que je te tue de mes propres mains. Après tout, ce n'est que justice, j'ai bien le droit à ma petite vengeance, moi aussi.

À ces mots, Yuu se ratatina littéralement sur place. Tobio pensait que le petit Dieu avait été blessé par ces paroles, qui sortaient tout de même de la bouche de son père. Mais Kagutsuti bouillait de colère, et ne put la contenir plus longtemps :

- Je t'interdis de parler de Maman comme ça ! Je vais t'envoyer au seul endroit qui sera suffisant pour contenir toute ta folie : les Enfers !

En hurlant, il se jeta sur son père. Une dizaine de shinkis tentèrent de l'arrêter, mais un coup de lance les transperça tous. D'abord horrifié par cette violence, Kageyama fut soulagé de constater que les shinkis touchés étaient blessés, et non pas décedés.

Voilà quelqu'un qui ferait un excellent Roi. Se dit-il avant de se jeter dans la bataille.

Sa petite lame s'enflamma rapidement au contact de l'air, et chacun des coups que Tobio portait à ses adversaires n'en était que plus douloureux.

La lutte était rude, chacun faisait son maximum pour gagner. Kageyama réussit même à mettre de côté son différent avec Oikawa, au point qu'ils combattaient désormais dos contre dos, étaient des duos arme-maître adaptés pour le corps-à-corps.

Mais si les shinkis tombaient par dizaine, il semblait impossible de pouvoir venir à bout d'Izanagi. Le Roi des Dieux se battaient sans arme, mais il tenait tête à Tsukishima et Nishinoya, qui l'assaillaient sans relâche. Cependant, Tobio ne perdait pas espoir. Connaissant Nishinoya de longue date, il avait lu dans le regard de ce dernier qu'il avait un plan. Comme ce genre de situation arrivait plutôt rarement, Kageyama espérait de tout son cœur que ce plan marcherait, car il commençait sérieusement à fatiguer.

L'arrivée inopinée de Daichi, Tanaka, Bokuto et Kuroo offrit à Nishinoya la distraction qu'il fallait pour mettre en action son plan. Les quatre Dieux avaient finalement vaincus les 500 shinkis qui les retenaient à l'extérieur, et venaient prêter main-forte à leurs amis.

Kagutsuti en profita donc pour esquiver adroitement une attaque de son père, et en se penchant, il déclencha une des techniques les plus redoutées du monde des Dieux :

- Invocation : la Porte de l'Enfer !

Au moment exact où Nishinoya scanda le nom de son attaque, un sceau se mit à luire sur son dos, d'une telle brillance qu'on le voyait même à travers son t-shirt. Instantanément, une faille s'ouvrit dans le sol, et un courant d'air extrêmement puissant commença à emporter Izanagi, qui ne faisait tout d'un coup plus le malin.

- QUOI ! Ta mère t'a donc scellé cette technique dans le dos avant de mourir ? C'en était la seule détentrice, et il fallait qu'elle la lègue au plus incapable de ses fils !

Yu ne perdit pas un instant pour répondre à cette insulte :

- Tu as désormais la preuve que je ne suis pas un incapable, puisque la Porte de l'Enfer aspirera l'âme la plus corrompue de la pièce, c'est-à-dire la tienne !

En effet, comme pour souligner les paroles du Dieu du Feu, Izanagi semblait avoir de plus en plus de mal à résister à l'attraction de la porte. Mais il n'était pas le Roi des Dieux pour rien, et sa seule volonté lui permettait encore de tenir.

Sans même se concerter, Tsukishima et Nishinoya se placèrent derrière leur père et d'un même mouvement, le poussèrent dans le vide.

Kageyama devait l'admettre, le cri que poussa Izanagi en tombant hanterait sûrement ses rêves durant des décennies.

Toute la rage de ce dernier était contenue dans ce seul et unique cri. Chacun comprit combien il haïssait ses enfants à ce moment-là, et toute cette haine dépassait ce que Tobio aurait seulement pu imaginer.

Un silence de mort tomba sur la salle, seulement troublé par les gémissements des shinkis blessés par nos héros. Personne ne semblait vouloir se rendre compte de la situation, Nishinoya et Tsukishima encore moins. La seule chose qui leur paraissait importante, c'était de se dire qu'il venait de tuer leur père. Vallaient-ils mieux que lui en ayant fait cela ? Aucun des deux n'en était sûr.

Subrepticement, les shinkis reprirent forme humaine et réveillèrent leurs maîtres de leur torpeur. Tobio était encore hanté par le cri d'Izanagi quand une petite tête rousse apparut dans son champ de vision :

- Hey Kagebaka ! Il faut aller délivrer les prisonniers de la forteresse, je te rappelle que c'est ce qu'on avait promis à So !

Le Kagebaka fit tilter Kageyama sur son état d'esprit : était-il assez stupide pour oublier le marché passé avec le garde ? Le jeune Dieu se surprit à penser que son shinki était décidement bien utile, alors qu'en général c'était plutôt l'inverse qui lui venait à l'esprit.

Daichi, autrement dit le « papa poule » de l'expédition, vint serrer Nishinoya et Tsukishima, qui après une grimace de surprise, répondit à son étreinte. La fierté et le respect se lisait dans les yeux de chacun des Dieux, les deux frères le remarquèrent enfin et dirent à l'unisson :

- On y serait jamais arrivé sans vous, merci les gars.

Ce fut comme un signal. Tous le monde se précipita sur les deux héros du jour pour célébrer la victoire, et certains shinkis auparavant dans l'autre camp se joignirent à la masse.

Enfin, Nishinoya prit fièrement la tête de la marche victorieuse qui les menait aux cachots. De nombreux gardes donnèrent leurs passe-partout, ce qui fait qu'en peu de temps, les cellules furent ouvertes et une nouvelle scène de liesse réchauffa le cœur de Kageyama, surtout quand il eut la satisfaction de voir So se jeter dans les bras de sa mère en pleurant.

Mais le plus important restait à faire, et c'est un shinki qui aborda le sujet :

- C'est bien beau tout ça, mais qui est le nouveau roi désormais ?

Sans hésitation, les regards se tournèrent vers Nishinoya, qui les soutint avec courage. Tsukishima résuma ce que tous pensaient :

- Le vrai héros aujourd'hui, c'est toi, Nishinoya. Sans ton incroyable technique, je ne sais pas comment on s'en serait sortis. Tu mérites plus que n'importe qui ici de devenir roi.

L'émotion faisant trembler quelque peu sa voix, le concerné répondit :

- C'est avec honneur que j'accepte cette charge, mais j'aimerais y imposer quelques changements...

Cette condition étonna l'assemblée, mais ces changements n'étaient fait que dans le bien de chacun. En effet, la forteresse aux mille shinkis n'existera désormais plus, Nishinoya ayant choisi de garder le château uniquement pour les réunions importantes. Comme étant toujours en vadrouille, le futur Roi donna son numéro a tous les Dieux ici présents, afin que ceux-ci puissent faire remonter divers problèmes.

Une nouvelle génération se mettait en place, et c'était tant mieux.

Kageyama regardait tout le monde avec des yeux brillants de satisfaction, jusqu'à ce que le rouquin qui lui servait d'arme lui rappelle leur « mission » de départ...

- Kageyama, tu ne penses pas que ce serait le moment idéal pour aller voir Kiyoko-san ?