Bonjour à tous ! Je suis à deux doigts de verser une larme... Je n'ai eu aucun commentaire sur le chapitre 5, pas même un tout petit... Comme je ne suis pas rancunière, je vous publie le chapitre 6 ;) , en espérant de tout coeur avec un petit retour de votre part ! J'ai vraiment hâte de savoir ce que vous pensez de ce chapitre, de connaître vos suppositions ! Surtout concernant de notre merveilleux Drago ^^

Δ Chapitre 6 : Astoria

- Je suis sûr que le vieil homme du tableau ne sait même pas qui est « T », lâcha Théodore Nott avec humeur.
Drago ne répondit pas, se contentant d'observer son ami se laver les mains dans la salle de bain adjacente à sa chambre.
- Et pourquoi « T » ne fait-il pas appel à Blaise ? Poursuivit-il en se tournant vers Drago.
Toujours sans réponse, il sortit de la salle de bain de Théodore pour rejoindre la chambre. Elle était magnifiquement et richement décorée, à l'image du château tout entier.
- Pourquoi tu ne viens pas vivre ici avec nous ? Tu préfères loger dans cette maison miteuse et défraichit ? Ajouta Théodore avec moquerie en rejoignant Drago. Tu ne pourrais pas répondre à au moins une de mes questions !
- Moi non plus, je ne crois pas que le vieux sorcier du tableau sache qui est « T », finit par dire Drago. Concernant Blaise, il n'y a aucun intérêt à ce qu'il soit au courant de tout ce que nous faisons, étant donné que sans le savoir, il fait exactement ce que nous attentons de lui. Et enfin, « T » ne m'a jamais invité à venir vivre ici.
La réponse de Drago fut accueillit par un silence de mort, qui était surtout dû à sa dernière réponse. Si Théodore avait élu domicile au château c'était que « T » lui en avait fait l'honneur, comme ça avait été le cas pour certains autres membres.

Les deux anciens Serpentard finirent par descendre dans l'une des nombreuses salles à manger du château.
- Ici les garçons ! S'exclama Daphné Greengrass en secouant énergiquement le bras dans leur direction.
Drago et Théodore rejoignirent leur ancienne camarade, non sans saluer brièvement les autres personnes de la pièce, d'un discret signe de tête.
- Ta sœur n'est pas là ? S'enquit Théodore en fronçant les sourcils. Elle avait l'habitude de venir le mercredi soir, non ?
- Elle emménage, répliqua-t-elle d'un air fier. Dès qu'elle aura finit de tout installer dans sa chambre, elle...
Théodore lui adressa un regard sévère et Daphné s'interrompit aussitôt.
- Ne vous gênez pas pour moi, dit Drago. « T » a surement d'autres projets pour moi.
Daphné poussa vers lui un saladier pour l'inviter à se servir, mais Drago y répondit par une grimace.
- Je n'ai pas très faim à vrai dire, je vais monter voir si Astoria n'a pas besoin d'aide. Tu connais le numéro de sa chambre ?
- 103.
Drago sortit de la pièce tandis que Théodore lançait un regard réprobateur à son amie. Deux gaffes en à peine une demi-heure, c'était un record !

Drago monta rapidement à l'étage supérieur et lorsqu'il arriva devant la porte 103, il se présenta à la jeune femme du tableau accroché à la porte. Chaque porte avait son propre tableau.
- Drago Malefoy.
- Et moi Venus, répliqua-t-elle avant de disparaitre.
Lorsqu'elle revint, elle hocha la tête et la porte s'ouvrit.
Astoria se tenait debout près de son lit, le fixant avec un mélange de joie et d'anxiété.
- Je suis très heureux pour toi, finit par dire Drago.
- Tu ne m'en veux pas ? Je veux dire... Ton tour arrivera bientôt, j'en suis certaine.
Drago ne répondit pas et fondit sur elle. Il attrapa son visage entre ses mains, plaqua ses lèvres contre les siennes avec ardeur et la fit basculer sur son tout nouveau lit. Alors qu'il tentait d'ouvrir les boutons de la robe d'Astoria cette dernière, l'en empêcha.
- Il ne faut pas... marmonna-t-elle alors que la bouche de Drago descendait dans son cou. Si « T » venait à l'apprendre... Si ça se trouve, les tableaux sont tous à ses ordres et nous surveillent.
Drago s'arrêta et se tourna en direction de la porte, mais le tableau jumeau était vide. Venus ne les observait pas, elle surveillait le couloir.
- Tu vois ? Nous ne risquons rien, dit-il en replongeant son regard dans celui d'Astoria.
- Au contraire, nous risquons gros, dit-elle en se dégageant de lui.
- Regarde, lui lança Drago en lui désignant la partie de son pantalon gonflée par l'excitation. Tu ne vas pas me laisser comme ça, n'est-ce pas ? Et puis, je suis en train de sauter un dîner pour toi.
Astoria pinça ses lèvres et se leva du lit.
- Je ne veux pas prendre le risque de me faire tuer !
Drago leva exagérément les yeux au ciel.
- « T » t'a mise avec quelqu'un ? Il t'a désigné quelqu'un ? Insista-t-il.
Astoria secoua la tête.
- Alors arrête ! Nous ne faisons rien de mal.
- Nous aimer est mal ! Cela conduira à notre perte.
- Personne n'est au courant, répliqua Drago.
- Jusqu'à quand ? Hein ? Je te rappelle que tu n'as toujours pas de chambre ici, c'est donc que tu n'as pas réussis à obtenir les faveurs de « T ».
- Tant que j'ai les tiennes, ironisa Drago en s'essayant au bord du lit.
Il attrapa Astoria par les hanches pour la forcer à se coller à lui et il plaqua son visage contre sa poitrine en soupirant profondément.
- Peut-être que « T » estime qu'il n'a pas besoin de me donner une chambre pour que je lui sois fidèle, finit-il par dire au bout de quelques secondes de silence.
Le regard d'Astoria s'assombrit.
- Tu crois ? Demanda-t-elle avec une pointe d'inquiétude dans la voix. Tu crois qu'il nous installe ici pour mieux nous surveiller ?
- Je disais ça comme ça, arrête maintenant.
Il tira avec force sur la robe d'Astoria, la déchirant ; puis fixa le morceau de tissu glissant jusqu'au sol.
- A présent, soit tu couches avec moi, soit tu trouves un autre moyen de me satisfaire, ordonna Drago en mimant un geste obscène.

Δ

- Pourquoi tu veux inviter Drago ? Demanda Blaise en adressant à Hermione un regard soupçonneux.
- C'est une pendaison de crémaillère Blaise, ce qui induit que nous allons inviter nos amis.
- J'ai bien compris, je ne suis pas idiot. Mais pourquoi insistes-tu pour que j'invite Drago ? On sait tous les deux que vous ne vous aimez pas, n'est-ce pas ?
- J'avoue avoir mis de la mauvaise volonté avec lui et je pense qu'il serait bien que nous repartions du bon pied. Si c'est ton ami, c'est qu'il doit certainement avoir beaucoup de qualités.
Blaise observa Hermione avec méfiance.
- Ecoute Blaise, j'essaye de faire des efforts là, insista Hermione qui commençait à perdre patience. Nous allons inviter Drago vendredi, ainsi que tous tes autres amis.
- D'accord, dit-il en se levant du canapé sur lequel il s'était assis. De toute façon, vous mettez tellement de force à vous détester, enfin surtout toi, que je ne serais pas étonné que vous finissiez par très bien vous entendre en définitive.
Hermione aurait adoré exploser de rire, mais elle se retint. Il aurait été trop bête d'anéantir d'un coup tous ses efforts. Malefoy voulait jouer, très bien. Mais il allait vite se rendre compte qu'il n'avait plus personne avec qui le faire. Hermione allait mettre un terme à tout ça vendredi soir. Elle serait polie et même agréable avec Malefoy, et il n'aurait ainsi, plus la moindre possibilité d'action. Elle allait être parfaite. Elle se fichait de se laisser marcher sur les pieds par Malefoy où de se prendre des réflexions désobligeantes lorsque Blaise ne serait pas dans les parages. Tout ce qu'elle voulait, c'était être heureuse avec Blaise.
C'est ainsi qu'Hermione observa Blaise rédiger ses invitations, avec une grande satisfaction. Malefoy ne gagnerait pas. Pas cette fois-ci.

Δ

Drago savait pertinemment qu'il avait la possibilité de dormir au château. Mais il préférait faire croire le contraire à ses amis et il voulait d'autant plus que les gens du ministère sachent qu'il habitait dans une maison qui ressemblait presque à un taudis. Il avait beau être Aurore, ses équipiers ne lui faisaient pas encore confiance. Cette maison était donc la seule réelle preuve qui pouvait prouver son changement, qui pouvait prouver qu'il se fichait de la richesse et de la gloire. Lorsque Drago passa le pas de sa porte d'entrée, une lettre avait été glissée sous la porte. L'enveloppe était constituée d'un papier épais et luxueux. Il s'installa à la table de sa cuisine pour en lire le contenu, puis laissa échapper un ricanement. Une invitation pour la pendaison de crémaillère d'Hermione et Blaise. Il était certain qu'Hermione était derrière tout ça et il avait véritablement hâte de voir quel plan elle avait manigancé pour contrer ses propres attaques à son encontre. Il avait véritablement hâte. Ainsi, il s'empressa de répondre par la positive à Blaise, puis déposa le petit carton d'invitation bien en évidence sur son buffet dans le hall d'entrée. Il savait que poser ses yeux dessus le lendemain matin, lui donnerait aussitôt le sourire.

Δ

Comme durant le début de sa semaine, Hermione enchaîna les audiences avec Becker et son avancement dans le dossier rouge. Il y avait eu un nouveau meurtre : Serena Calvin, la jeune fille qui avait été renvoyée de Dumstrang en début de semaine. La chef du magenmagot en avait été particulièrement troublée par la nouvelle, au même titre qu'Hermione qui avait du reconsidérer ses suppositions. Il ne pouvait pas s'agir d'actes provenant des mangemorts. Le meurtre d'Elena Rosier aurait pu coïncider puisque malgré son sang pur, elle avait su rester une personne droite. Mais là... Serena Calvin aurait été le profil idéal à recruter. Hermione était partagée entre le soulagement et la déception. Le soulagement que ce ne soit pas l'acte de mangemorts, mais la déception de n'avoir finalement aucune piste. Elle poussa un grognement d'agacement et Alicia Becker leva les yeux vers elle.
- Désolée, s'excusa presque aussitôt Hermione.
- Si cela avait été une tâche facile, je n'aurais pas eu besoin de votre aide... signala-t-elle avec désappointement. Prenez votre temps pour ne rien laisser de côté et ne désespérez pas Mlle Granger, nous finirons par tout comprendre.
Hermione acquiesça d'un faible signe de tête et sortit de son bureau. Elle entreprit de faire son parcours habituel. D'abord passer par le service de Blaise, la salle des archives des sorciers, puis se rendre au bureau des Aurores. Par chance, il n'y avait cette fois-ci, ni Ron, ni Drago. Elle fut au contraire heureuse de tomber sur Harry.
- Tu viens chercher les informations relatives à Serena Clavin ?
- Exactement, répondit Hermione en souriant.
Harry jeta de bref coup d'œil autour de lui, puis l'invita à sortir dans le couloir, un parchemin à la main. - Tiens, tout est là. On l'a retrouvé à son domicile chez ses parents. Mais il y a autre chose dont je voudrais te parler Hermione.
- Je t'écoute.
- Ginny dit que je suis paranoïaque, mais je suis sûr qu'il se passe quelque chose d'anormal ces derniers temps. Depuis six mois plus exactement. Je sais que tu n'es là que depuis deux semaines mais... Tu n'as rien remarqué ? Insista-t-il.
Hermione se mordit l'intérieur des joues. Becker lui avait demandé de ne rien dire à qui que ce soit. Mais Harry n'était pas qui que ce soit. C'était Harry Potter, la personne en qui elle avait le plus confiance au monde. Ce fut alors à son tour de vérifier les alentours et d'entraîner Harry dans un bureau vide.
Après avoir refermé dernière elle, Hermione lui fit aussitôt part de son travail officieux. Elle lui parla même des doutes qu'elle avait à l'encontre de Malefoy et Harry l'écouta en silence. Lorsqu'elle eut terminé Harry semblait à la fois rassuré et déterminé.
- Au moins, je ne suis pas fou et la chef du magenmagot est de mon avis, déclara-t-il. Tu n'imagines pas comme cela me soulage de savoir que tu travailles dessus. Je pourrais d'aider !
- Discrètement alors, très discrètement, insista Hermione. J'avais l'interdiction formelle d'en parler, je pourrais me faire virer...
- Ne t'en fais pas, nous n'en parlerons plus jamais au ministère. Nous seront discrets. Par contre, je ne pense pas que Malefoy soit lié à cette histoire. Il ne faut pas que nos sentiments à son égard altèrent notre jugement. Je sais que c'était toi à Poudlard qui ne cessait de me rassurer sur son compte, quand je lui prêtais toutes les pires intentions, mais...
- Et tu avais eut raison à chaque fois, le coupa Hermione. Pour la marque des ténèbres ou les actions qu'il menait dans le but de tuer Dumbledore.
- Je sais Hermione, mais Malefoy est de notre côté. Il a toujours plus ou moins été de notre côté. Il ne m'a pas dénoncé lorsqu'on s'est retrouvé chez lui durant notre chasse aux horcruxes, il ne voulait pas me tuer lorsqu'on s'est retrouvé dans la salle sur demande durant la bataille de Poudlard. Il n'a rien fait et c'est pour ça qu'il a été blanchit et pardonné. Il a également réussi son test psychologique pour devenir Aurore, comme les autres. Nous ne prenons pas de risques lorsqu'on engage de nouveaux Aurores Hermione. Il faut que tu me fasses confiance à ce sujet. Malefoy n'est pas un danger. C'est un crétin ou tout ce que tu veux, mais il n'est pas dangereux.
Hermione grogna, mais ne trouva rien à redire. Harry avait surement raison. Elle détestait Malefoy, mais cela ne voulait pas dire qu'il trempait dans quelque chose de louche.
- Je pense même qu'il pourrait nous aider, ajouta Harry en baissant les épaules, comme s'il s'attendait à recevoir la foudre.
- Non. Personne ne doit être au courant Harry. Personne.

Δ

Le vendredi soir, Astoria était venue rendre visite à Drago. Il lui avait servis une tasse de thé, mais l'ambiance n'avait pas suivis. Astoria semblait particulièrement mal à l'aise dans le salon de Drago, qu'elle jugeait indigne d'elle et ne cessait de froncer le nez, comme pour chasser une mauvaise odeur.
- Personne ne t'a demandé de venir, lui lança Drago avec froideur. Tu peux t'en aller.
Pendant un instant, Astoria sembla évaluer le pour et le contre, mais elle ne bougea pas du canapé.
- Il parait que Blaise fait sa pendaison de crémaillère ce soir, finit-elle par dire. Je n'étais pas au courant.
- Il sait qu'on est ensemble, du coup l'invitation que j'ai reçu était pour nous deux, répondit Drago.
- Tu lui as dis qu'on était ensemble ? Répéta-t-elle d'une voix aiguë. Et si « T » venait à l'apprendre ?
- Notre couple nous sert aussi de couverture, je te rappelle. Cela donne une explication à nos disparitions.
- Bien. Mais dans ce cas puis-je savoir pourquoi tu ne m'as pas informé de la soirée ?
- Je n'en voyais pas l'intérêt puisque tu n'allais pas venir.
- J'aimerais au contraire beaucoup m'y rendre.
- Bah voyons ! S'exclama Drago en ricanant. Tu serais tout à fait dans ton élément là-bas.
- Comment oses-tu dire quelque chose comme ça ! S'indigna-t-elle. Si « T » t'entendait...
- De quoi parles-tu encore ? S'enquit Drago d'un ton las.
- De Granger et des autres... Des sorciers issus de parents moldus, répondit-elle d'une voix si basse que Drago peina à l'entendre.
- Pour ta gouverne, lorsque je parlais du fait que tu ne serais pas dans ton élément, c'était parce que tu allais être entourée de personnes que tu détestes. Ensuite, c'est toi qui devrais faire attention à ton langage, répliqua Drago avec dureté. N'as-tu donc pas compris l'importance de ce pour quoi nous œuvrons ? En fait, c'est toi qui aimerait encore les appeler par le nom de « sang de bourbe » n'est-ce pas ?
- Arrête de dire n'importe quoi ! S'exclama Astoria.
- Tu sais que ce genre de pensés pourrait mener à ta mort ? Bien plus que le soit disant danger de notre relation ? C'est peut-être même exactement pour cette raison que Serena Calvin a été tuée. Pour ce genre de comportement.
- Tu sais quelque chose à ce sujet ? Demanda Astoria dont la voix trembla légèrement.
Drago secoua la tête, mais ne quitta pas Astoria des yeux.
- En fait c'est ça, poursuivit Drago choqué. Tu te fiches de ce que nous entreprenons, tout ce que tu veux c'est conserver une place dans l'élite sorcière et jouir de ta position.
- Tu divagues complètement, répliqua-t-elle d'une voix sèche.
Drago ne répondit pas et se plongea dans ses pensés. Il ne reprit vie que lorsqu'il sentit Astoria s'asseoir à califourchon sur lui. Il n'en revenait pas. C'était comme si elle se prostituait pour garantir son silence. Pour faire en sorte que la conversation qu'ils avaient eue ne ressorte jamais de cette pièce. Astoria captura ses lèvres, mais Drago ne bougea pas. Si bien, qu'elle finit par quelque peu s'écarter de lui pour le regarder.
- Ca ne va pas ? Lui demanda-t-elle.
Pour toute réponse, Drago s'agrippa à ses hanches et plaqua sa bouche contre la sienne. Son envie d'elle avait repris le dessus.

Δ

- Mais qu'est-ce que tu fais encore scotchée à la porte d'entrée ?! S'exclama Blaise en rejoignant Hermione dans le hall.
- Je me tiens prête pour accueillir nos derniers invités.
- Tout le monde est déjà là Hermione, lui fit remarquer Blaise. Non mais franchement, qu'est-ce que tu fous ?
- Non, tout le monde n'est pas là justement et j'ai peur de ne pas entendre frapper si je m'éloigne trop.
Blaise actionna la poignée de la porte et l'ouvrit en grand. Il jeta un sort d'insonorisation pour les voisins et lança à Hermione un regard entendu.
- Voilà, problème réglé.
Hermione voulu protester mais Blaise ne lui en laissa pas l'occasion.
- Je ne sais pas si c'est Drago ou Ron que tu attends et d'ailleurs, je ne préfère même pas le savoir, mais maintenant tu viens.
Hermione trouva préférable de ne rien répondre et suivit Blaise en direction du salon.
Le mélange de leurs deux cercles d'amis de Poudlard était étrange et leurs invités semblaient penser la même chose. Ils avaient beau essayer de faire des efforts, le mélange n'était pas aisé. Peu d'entre eux semblaient faire de réels efforts. Parmi ceux-ci, se trouvaient Harry, George, Théodore Nott et d'autres amis de Blaise dont Hermione ne se rappelait pas les prénoms. Pour les autres, c'était les amis communs qu'Hermione et Blaise s'étaient fait durant leurs études de droit et c'était grâce à eux que la soirée ne tournait pas au désastre. Cependant Hermione ne parvint pas à être de bonne humeur. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle avait voulu organiser cette soirée... Pour que son cercle d'amis et celui de Blaise se parlent ? Malgré les efforts de certains, c'était peine perdue. La réalité lui revenait en pleine face avec violence. Blaise et elle n'étaient pas pareils. Ils étaient tombés amoureux durant leurs études, se recréant de nouveaux amis communs, mais à présent tout était différent. Hermione récupéra des assiettes vides sur la table du salon et se dirigea vers la cuisine. Nettoyer n'était pas sa réelle motivation, elle voulait juste s'isoler. Leur nouvelle vie, leurs retrouvailles avec leurs amis, marquaient un tournant dans leur relation. C'était le nouveau cap à passer. Si tout allait bien, Hermione savait qu'elle pourrait envisager de passer sérieusement sa vie avec Blaise. Elle ne pouvait pas juste vivre de son amour, elle avait besoin de ses amis et des siens. Leur couple avait besoin d'être plus que deux.
- Je suis sûr que tu as insisté pour que Blaise m'invite.
Hermione se retourna en sursaut vers Malefoy qui venait de passer l'encadrement de la porte de la cuisine, un sourire moqueur accroché aux lèvres.
- Pourquoi dis-tu ça ? Tu es son meilleur ami, c'était évident qu'il allait t'inviter, lui répondit Hermione. Tu veux boire quelque chose ? Tout est dans le salon.
Malefoy l'observa attentivement, comme s'il essayait de sonder son esprit.
- Qu'est-ce que tu manigances ?
- Pourquoi t'imagines-tu que je manigance quelque chose ?
- Oh arrête Granger, le coup du livre, de Lavande... Ne me fais pas croire que la pilule est aussi vite passée.
- Je sais que c'est ma faute, fit Hermione en bonne comédienne. On est partit du mauvais pied et c'est à cause de moi. Blaise t'apprécie énormément et je suis certaine qu'il pourra en être de même pour nous avec le temps. Nous avons tous changé depuis Poudlard.
Le visage de Drago se décomposa. Il ne s'était pas attendu à une telle réaction de l'ancienne Gryffondor et Hermione en jubila presque.
- Je n'ai pas changé, lui répondit-il alors en se rapprochant d'elle. Tu veux peut-être jouer à la gentille, mais je te méprise toujours autant. Comme je te l'ai dis le premier jour où l'on s'est revu au ministère, ton couple ne fera pas long feu, je t'en fais la promesse.
Hermione se contenta de lui offrir un sourire sincère. Un sourire faussement sincère, mais ça, Malefoy ne pouvait pas s'en rendre compte.
- Tu changeras d'avis lorsque tu auras appris à me connaître, lui lança-t-elle. Je retourne au salon, n'hésite pas si tu as besoin de quelque chose.
Malefoy regarda Hermione sortir de la pièce d'un air médusé. Avait-elle réellement jeté l'éponge ou n'était-ce qu'une tactique ?

Lorsqu'Hermione revint dans le salon, Blaise discutait avec Marc, l'un de leur ami commun et elle se joignit à eux. Pour la première fois depuis le début de la soirée, elle se sentait bien, de bonne humeur. Et elle dû malheureusement reconnaître que c'était exclusivement du à l'arrivée de Malefoy. Elle se plaisait à imaginer l'étendue de son incompréhension et des questions qu'ils devaient se poser. Ca devait le rendre fou !
Sa bonne humeur ne s'altéra pas de la soirée, même lorsque Ron arriva au bras de Lavande, ou encore lorsque George balança devant tout le monde, qu'il l'avait un jour vu baver sur un oreiller pendant qu'elle dormait. Non, rien n'aurait pu entacher l'entière satisfaction qu'elle retirait des regards que lui lançait Malefoy. Des regards tantôt provocateurs, tantôt intrigués, tantôt assassins. Visiblement, Malefoy ne supportait pas de la voir d'aussi bonne humeur, alors que lui-même semblait fulminer de l'intérieur.

Cependant, le clou de la soirée pour Hermione fut lorsqu'une magnifique brune fit son entrée chez elle. A sa vue, Blaise lâcha aussitôt son verre sur le buffet pour rejoindre l'inconnue et Hermione les observa se saluer, puis venir à sa rencontre.
- Astoria, je te présente Hermione Granger. Hermione, voici Astoria Greengrass
- Je suis ravie de te rencontrer, répliqua-t-elle d'un sourire éblouissant.
- Moi de même, répondit Hermione. Greengrass ? Tu es la sœur de Daphné ?
- En effet. La petite sœur pour être précise.
- Drago m'a dit que tu étais malade, lui lança Blaise.
- Oh il faut toujours qu'il exagère, fit-elle en levant les yeux au ciel, amusée. J'étais juste fatiguée, mais je n'aurais raté cette soirée pour rien au monde. Il parait que tu es l'adjointe de Becker ? Ajouta-t-elle à l'attention d'Hermione.
- Oui, c'est exact.
- Impressionnant !
- Et toi que fais-tu ? S'enquit Hermione.
- Je viens d'entamer ma deuxième année d'études d'histoire de la magie. J'aimerais bien devenir professeur. Hermione pourrais-tu... Je peux t'appeler Hermione ? Ajouta-t-elle précipitamment.
- Oui bien sûr.
- Pourrais-tu m'indiquer les toilettes ? Fit-elle à voix basse, comme si elle était gênée de poser une telle question devant Blaise.
Hermione lui indiqua la porte au bout du couloir et son regard se posa sur Malefoy qui se tenait près du buffet. Il avait l'air à bout de nerf.
- Astoria et Malefoy sont ensemble ? Demanda Hermione à Blaise.
Il hocha la tête et Hermione se tourna de nouveau vers Malefoy. Comment une personne aussi bien élevée et agréable qu'Astoria pouvait sortir avec lui ? Visiblement la présence de la jeune fille ne semblait pas lui plaire et Hermione ressentit une nouvelle vague de satisfaction la submerger. C'était vraiment une très bonne soirée !
- C'est bizarre, fit remarquer Blaise à voix basse. Astoria n'a jamais été aussi gentille avec qui que ce soit.
La joie qu'Hermione avait ressentit quelques instants plutôt s'estompa en un instant. Etait-ce une nouvelle manœuvre de Malefoy pour la rendre folle ? Etait-ce sa contre-attaque ? Avait-il comprit que sa gentillesse à son égard était feinte ? Avait-il voulu lui rendre la pareille en amenant Astoria agir exactement pareil avec elle ? Pourtant, il avait n'avait pas l'air heureux de sa présence... Dans tous les cas, la dernière chose qu'Hermione voulait, c'était que Blaise s'en mêle.
- Et après c'est moi qui suis paranoïaque, lança-t-elle à Blaise amusée. Tout le monde peut changer, laisse-lui une chance.
Blaise considéra Hermione pendant quelques instants, avant de finalement hausser les épaules.

Profitant que Blaise faisait connaissance avec George, Hermione s'éclipsa du salon à la recherche d'Astoria. Malefoy non plus n'était plus là. Etaient-ils partis ? Elle eut sa réponse lorsqu'elle entendit leurs voix se rapprocher, au fur et à mesure qu'elle avançait dans le couloir. Elle s'arrêta contre le mur près de la salle de bain, pour écouter leur conversation.
- Tu ne devais pas venir.
- Non, c'est toi qui as décrété que je n'avais pas envie de venir, alors que je t'ai assuré du contraire.
- Mais quelle comédienne ! Tu te fiches complètement de cette soirée, tu es juste venue pour m'emmerder.
- Je t'emmerde ? Répéta-t-elle d'une voix aiguë. Tu ne disais pas ça tout à l'heure quand on était chez toi.
Hermione entendit Drago soupirer d'exaspération.
- Chez moi, tu ne t'amusais pas à copiner avec Granger !
- Je copine avec qui je veux.
Hermione vit la poignée de la porte bouger et elle se rua dans sa chambre pour ne pas être prise en flagrant délit d'espionnage. Elle entendit le couple sortir pour rejoindre le salon, dans un silence de mort. Ainsi, Astoria n'avait pas agit comme ça avec elle, sur les ordres de Malefoy, puisqu'il lui en avait fait le reproche. C'était parfait ! Parfait, parfait, parfait. Hermione se ferait un plaisir de se servir de cette fille pour faire enrager Malefoy. Peut-être qu'Astoria se servait aussi d'elle pour la même raison. Ce serait encore mieux !