Précédemment :

John vit au loin de la lumière, ce qui signifiait qu'il atteignait la limite de la forêt. Une maison apparut enfin et devant celle-ci, une longue table s'étendait, dans une cour, pouvant réunir une quinzaine de convives. À la table étaient installés trois personnes qui prenaient le thé.

Quand John s'approcha d'eux, ses yeux s'agrandirent et il lança avec étonnement et joie :

— Sherlock, que fais-tu là ?!


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PARTIE I : John au pays des merveilles

Chapitre 2

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Aucun des occupants de la table ne semblaient se préoccuper de la présence de John. Ils continuaient de bavarder entre eux comme si de rien n'était.

— Sherlock ? tenta-t-il à nouveau.

— Auriez-vous reconnu quelqu'un, John ? s'enquit le chat, qui flottait à côté de lui.

— Mais…

Ses yeux se fixèrent sur le drôle d'animal suspendu dans les airs. Il passa ses bras au-dessous et au-dessus du chat, cherchant les fils invisibles.

— Vous n'êtes pas normal. Par quoi êtes-vous tenu dans les airs ? questionna John, particulièrement dérouté.

— John, répondit sérieusement Microsoft bien que son sourire n'aidait pas. Si vous voulez découvrir le pays des merveilles, faites-vous une raison que rien est normal. J'aimerais vous éviter de vous faire plus de cheveux blancs que vous en avez. Si jeune et pourtant déjà si vieux...

— Je ne suis plus un gamin pour imaginer des trucs pareils. J'ai les pieds sur terre. Comment voulez-vous que j'accepte ça ?

— Il me semble que quelqu'un vous a dit que votre manière d'écrire vos aventures, était résolument bien plus romanesque que la réalité des faits.

— Comment pouvez-vous le savoir ? C'est Sherlock qui m'a tenu ces propos, s'étonna John.

— Parce qu'ici, nous vous connaissons depuis longtemps, John, répondit mystérieusement le chat qui disparut, le laissant dans un flou monumental.

Tout était si mystérieux dans ce monde. John se sentait perdu, aussi bien dans ce lieu étrange que dans sa tête. Tout était sans dessus dessous et rien n'avait de logique. Même la maison avait quelque chose de difforme, à se demander comment elle pouvait tenir debout.

Il se secoua vivement et décida d'agir en fonction des événements et non sur l'improbabilité de ce qu'il voyait. De toute évidence, il ne pouvait pas se fier à ce qu'il connaissait au risque de ressembler à un poisson rouge devant l'illogisme de tout ce qu'il découvrait dans son incroyable aventure. Et il supposait qu'il était encore loin d'avoir tout vu.

« Les pierres parlent : OK ; les fleurs parlent et chantent : OK ; les animaux parlent, fument et volent : OK. J'ignore encore ce que je vais découvrir d'autres, mais je dois absolument garder l'esprit ouvert. Le chat a raison, je suis écrivain, je dois faire preuve d'imagination. Je ne suis pas Sherlock, je dois faire mes propres expériences, aussi impossibles soient-elles. »

Reprenant conscience de son environnement, il observa le trio en face de lui :

Celui pour qui John avait reconnu Sherlock, après mûrs réflexions, constata quelques différences notables : physiquement, il ressemblait à son colocataire en tous points, avec son teint pâle, son visage anguleux, ses yeux gris, ses boucles indisciplinées, exceptées qu'elles étaient rousses, et portait un costume bariolé et élimé avec un gros nœud papillon et un chapeau haut de forme orné d'un ruban – loin de la tenue sophistiquée et impeccable de Sherlock.

À côté de lui, il reconnut celui qui devait être le Lièvre de Mars, tout de gris et deux grandes oreilles tombantes, et bien plus grand et fin que le lapin blanc et avec une touffe de cheveux gris sur la tête. Il sourit. Il lui faisait penser à son autre ami inspecteur de Scotland Yard.

Enfin le dernier, un loir, petit et maigre qui semblait en train de dormir.

Maintenant qu'il avait bien distingué chacun des personnages, il s'approcha de la table pour essayer d'engager la discussion avec ces trois individus qui paraissaient bien excités par il ne savait quoi.

— Bonjour ! lança-t-il avec un sourire.

— Buvons du thé encore du thé en nous souhaitant, mon cher, un joyeux non anniversaire, mon cher !

— Oh ! Merci mon cher, cela me touche tellement, répondit le chapelier avec de grands gestes théâtrales.

— (Grand moment de solitude) Hem ! Excusez-moi ! Puis-je m'asseoir à votre table ?... À quoi bon, ils ne m'écoutent même pas, maugréa-t-il.

John tira une chaise et s'assit au bout de la table. Généralement, il n'était pas aussi impoli, mais vu qu'il n'était plus dans son monde, mais dans son rêve (car il ne voyait pas ce que ça pourrait être d'autre), il se disait qu'il pouvait bien faire ce qu'il voulait.

Il remarqua qu'à chaque place, il y avait une tasse vide. Faisant preuve d'un peu de culot alors qu'il n'avait pas été invité à la conversation, il demanda :

— Puis-je savoir ce qu'est un non-anniversaire ?

— Quelle question idiote ! Ce sont les 364 jours qui ne sont pas un anniversaire, répondit le chapelier.

— C'est une façon de voir les choses. Au fait, je m'appelle John, et vous ? dit-il tout sourire.

— Je suis le grand, l'illustre, le sublime, le merveilleux, le grandiose, le fantastique, l'inoubliable, l'immense, le majestueux…

— Moi, je suis le Lièvre de Mars, Gory et lui c'est Wiggins, indiqua-t-il du pouce le loir qui lança un bref « Salut » avant de se rendormir. Et l'autre là-bas, c'est le chapelier fou, Locky.

— … le magnifique, l'admirable…

— C'est bon, les présentations sont finies.

— … l'impressio – Pardon ? Ah ! Mais vous m'avez coupé dans ma tirade, s'indigna le chapelier.

— Oui, et demain on n'y serait encore... Les jours d'après aussi d'ailleurs.

— Pour ma peine, changeons de place ! déclara le chapelier.

Et tous se décalèrent d'une chaise. John ne comprit pas trop leur délire, mais il les trouvait amusant.

Le lièvre se mit à servir le thé, mais semblait oublier John.

— Puis-je vous demander un peu de thé, je vous prie ?

— Et pourquoi donc, Monsieur ? Il ne me semble pas vous avoir invité à ma table.

— J'ai demandé votre permission, mais vous m'avez pas écouté.

— Non, vous n'avez rien demandé.

— Si, je l'ai fait, insista John.

— Faux, je m'en souviendrais, contra le chapelier.

— Si, il l'a demandé, murmura le loir d'une voix endormie.

Tous tournèrent la tête vers lui. Le lièvre tourna la tête vers John un moment avant de lancer avec un sourire :

— D'accord, approchez-vous que je puisse vous servir !

Tout heureux, John alla s'asseoir à côté du lièvre et celui-ci lui servit un Earl Grey.

Il trempa ses lèvres, hésitant : « Et si je grandissais ou rapetissais ? »

Semblant comprendre l'hésitation de John, le chapelier lui dit :

— Ce n'est pas une de ces boissons qui changent la taille des gens. Vous pouvez boire sans risque.

John but plusieurs gorgées du thé chaud. Le liquide ambré descendit dans sa gorge et John émit un soupir de contentement. Il était parfaitement infusé, comme il l'aimait.

— Locky, pourquoi vous appelle-t-on le chapelier fou ?

— Tout simplement parce que c'est mon métier, répondit celui-ci.

— Et fou parce qu'il faut l'être pour travailler pour la Reine, reprit le Lièvre.

— Nous sommes dans un royaume avec un roi, une reine et un prince ou une princesse ? s'enthousiasma John.

— Un Valet, pas un prince. Il s'agit de la famille de Cœur. Mais ne vous y trompez pas, ils ne sont pas comme vous vous l'imaginez. Surtout la Reine qui n'hésite pas à couper la tête de ses sujets quand ils ne lui plaisent pas.

— C'est horrible ! Comment peut-elle faire une chose pareille ? s'alarma John

— Là est toute la question. Une autre tasse, John ?

— Volontiers !

— Changeons de place ! chantonna joyeusement le chapelier et tout le monde se décala.

John se fit verser son thé dans une nouvelle tasse propre.

— John, pourquoi un corbeau ressemble-t-il à un bureau ? questionna Locky.

Le docteur était un peu déconcerté. Il passait du coq à l'âne sans aucune cohérence. Il fit de son mieux pour suivre cette conversation décousue.

— Euh… parce que le bureau est noir, essaya-t-il.

— Allons, John, cherchez plus loin.

John joignit les mains à la manière de Sherlock et réfléchit.

Après un moment, il répondit :

— Désolé, je ne vois pas. Je donne ma langue au chat.

— Pour tout vous dire, moi non plus. Ah ! Ah !

— Pourquoi me poser la question s'il n'y a pas de réponses ?

— Il y en a une sauf que je n'y ai pas réfléchi.

John secoua la tête tout en soupirant. Locky était vraiment un drôle de personnage. À sa manière, il ressemblait à Sherlock. Sa tête posée contre sa joue, il observait les deux compères s'amuser de tout et de rien. C'était plaisant et reposant. Il avait l'impression d'être chez lui.

— Suis-je fou ? dit le chapelier qui reporta son attention sur John.

— Oui, je pense, Chapelier. Mais je vais vous dire un secret : la plupart des gens bien le sont, répondit John avec un petit sourire.

Cela sembla le satisfaire, car il se dandinait sur sa chaise, tout sourire.

John se surprit à penser qu'il ferait un substitut à son Sherlock. C'était son rêve après tout, bien que très réel, alors pourquoi ne pas réaliser son rêve impossible ? Il soupira en fermant momentanément ses paupières et en imaginant ce qu'il avait en tête. Finalement, il préféra revenir au même sujet. Même en rêve, il continuait à n'écouter que sa raison.

— Sauriez-vous où habite le lapin blanc ? demanda John.

— Pourquoi voulez-vous le savoir ?

— En fait, je le cherche depuis que je suis arrivé au pays des merveilles. Le chat m'a amené ici, mais de toute évidence, il ne s'y trouve pas.

Le chapelier consulta sa montre.

— À cette heure-ci, il doit être au château.

— Ah oui ? Qu'y fait-il ?

— Il est le laquais de la famille royale. Il fait les annonces officielles et doit se plier à leur quatre volontés. C'est le chien-chien de la Reine. C'est pour ça qu'il court tout le temps, il a peur d'arriver en retard et se faire COUIC !, fit le chapelier en mimant la décapitation.

— C'est une situation dangereuse, s'inquiéta John. Pourquoi ne démissionne-t-il pas ?

— Parce que le résultat serait le même, surtout que c'est la Reine, elle-même, qui l'a recruté et dire non n'est pas envisageable. Moi-même, j'ai fui pour échapper à la décapitation pour m'être moqué ouvertement d'elle. Maintenant, je suis devenu l'indésirable, expliqua Locky.

John fronça les sourcils, pendant que les deux compères reprirent leur conversation là où elle en était restée. Finalement, ce monde était régi de la même manière que le sien à la différence qu'ici, la fin était plus expéditive. Mieux valait faire profile bas et respecter le protocole de ce pays.

— Quel chemin prendre pour m'y rendre ? Je dois absolument le rencontrer, insista John, faisant sursauter les trois autres.

— Vous n'y pensez pas ? Je crois que vous êtes fou aussi. C'est devenu dangereux là-bas depuis que le Valet est en chasse.

— Mais si le lapin s'y trouve, il va le tuer !

— Le tuer ? Personne ne chasse le lapin ici ! Et puis, la Reine est satisfaite de lui, il ne risque absolument rien. Par contre, vous, vous seriez en danger.

— Pourquoi le serais-je ? Je n'ai rien fait qui pourrait leur porter préjudice.

— Non, pas tant que vous restez discret, mais votre présence va se savoir. Ils n'aiment pas beaucoup les étrangers. Croyez-moi, n'allez pas au château. Il est encore trop tôt pour vous y montrer. Vous aurez tout le temps de vous y rendre plus tard.

— Expliquez-moi, je peux comprendre ! insista John.

— C'est pas l'heure, John ! termina le chapelier avec un regard qui le traversa comme un poignard.

Ils restèrent à se fixer un instant avant que John baisse les yeux le premier. Il sentit sa détermination l'abandonner et préféra ne pas insister. De toute façon, il ferait bien ce qu'il veut, quoi qu'on lui dise !

Le moment était venu de reprendre son chemin, mais avant de s'en aller, Locky l'interpella alors qu'il sortait de table :

— Je suis en toi mais tu ne m'entends pas car si tu m'entends tu me vois. Qui suis-je ?

John secoua la tête. Il n'en avait pas la moindre idée.

— Quand vous aurez la réponse, alors vous pourrez aller au château sans risque, conclut le chapelier avec un clin d'œil qui fit rosir légèrement les joues de John.

Cette énigme lui faisait vaguement penser à un sentiment enfoui au plus profond de sa boîte à rêves impossibles qu'il refusait de s'avouer. Jamais. Plus tard. Un jour, peut-être. Non, certainement pas !

John prit le chemin qui longeait la forêt. L'euphorie qu'il avait ressentie un peu plus tôt s'en était allé. La menace que représentait la Reine le fit douter à poursuivre. Pourtant, il voulait absolument retrouver le lapin, comme si sa vie en dépendait, son ancre dans ce monde de fous.

Il marchait depuis quelques minutes lorsque le brouillard tomba brusquement autour de lui, lui cachant le chemin. De plus, il n'entendit plus un bruit. Les oiseaux s'étaient tus. Même la rivière qu'il entendait un plus tôt s'écouler dans la forêt semblait avoir disparu. Au bout d'un moment de tâtonnement pour ne pas perdre le chemin, il aperçut une maison qui se découpait à travers le voile. Il voyait de la lumière aux fenêtres.

« C'est peut-être sa maison », espéra-t-il.

Il accéléra le pas. Arrivé devant la porte, il frappa.

La porte s'ouvrit sur une femme Valet de pied.

— Que puis-je pour vous, Monsieur ? demanda-t-elle.

Il fut un moment interdit. La jeune femme, habillée d'une tunique bleue, ressemblait à s'y méprendre à son ex-petite amie, Sarah. Cela faisait quelques années qu'il ne l'avait pas revu et pourtant, il était heureux de la retrouver à nouveau. Bien sûr, les apparences étaient trompeuses dans ce monde et il savait pertinemment qu'elle n'était pas Sarah.

Il se reprit rapidement.

— Excusez-moi de vous déranger, mais sommes-nous bien chez le lapin blanc ? se renseigna John.

— Non, Monsieur. Ici est la demeure de la Duchesse Natricia.

— Oh ! Puis-je la rencontrer ?

— Entrez !

— John suivit le Valet de pied dans un couloir sombre.

« Pourquoi depuis que je suis arrivé ici, je rencontre des gens qui ressemblent à des personnes que je connais de près ou de loin ? Ce monde est de plus en plus étrange. Il faudra que je tire cette énigme au clair. »

Il entendit au loin des éclats de voix provenant de l'endroit où ils se rendaient.

Lorsqu'ils atteignirent la porte, le Valet de pied se baissa brusquement et John, derrière elle, se reçut un poêle en plein visage.

— Aïe ! grogna-t-il, en massant son nez qui saignait.

— Eh voilà ! Avec vos colères, notre invité est blessé, s'emporta la duchesse contre la cuisinière. Venez mon cher Monsieur que je vous soigne.

John releva les yeux tout en se pinçant le nez pour limiter le saignement. Ses yeux s'agrandirent à sa vue.

— Mary ?!

— Je suis navré, mon cher, mais mon nom est Duchesse Natricia.

— Pardonnez-moi, mais depuis quelques heures, je ne cesse de croiser des personnes qui ressemblent beaucoup à certains de mes amis.

— Et qui est cette Mary ?

— C'est ma fiancée.

— Oh ! J'imagine qu'elle doit être aussi belle que moi si vous la confondez à ma personne ? Hi ! Hi ! Hi !

— Oui, j'ai eu beaucoup de chance de la rencontrer.

Il s'essuya le nez avec un linge humide. Finalement, le traumatisme était léger et il ne saignait déjà plus. Son ventre se mit à crier famine. Il devait être près de dix-huit heures, et John qui était un bon mangeur pouvait difficilement sauter plus d'un repas.

— Puis-je vous inviter à dîner ? Cela me fera de la compagnie. Ma cuisinière a préparé une bonne soupe.

Il observa un court instant la cuisinière qui était le portrait craché de Mme Hudson et espérant qu'elle avait le même talent culinaire, répondit :

— Volontiers ! Je meurs de faim.

À la table, la Duchesse avait installé un bébé dans sa poussette entre John et elle.

— C'est votre fils ? Il est si mignon.

— Oui, il me donne bien du mal d'ailleurs.

— Si c'est votre premier, c'est un peu normal, il faut du temps pour s'y habituer.

— C'est vrai. Mon époux, le Duc et moi-même en sommes ravis.

— Où se trouve votre mari ?

— Il travaille au château comme officier dans la garde de la famille royale.

— Je suppose que vous ne le voyez pas souvent.

— Non, malheureusement. Il s'occupe de la sécurité pendant les préparatifs du bal.

— Un bal ?

Au même instant, le Valet de pied arriva avec une lettre.

— Madame, la Reine vous envoie une invitation pour le bal en l'honneur de son fils, demain soir.

— Allons bon ! Déjà que demain matin je dois aller au château pour un tournoi de croquet. Quand aurais-je du temps pour moi ?

— Vous pourriez tout simplement refuser, lui suggéra John.

— Refusez ? Vous n'y pensez pas ! Elle me couperait la tête si je ne m'y rends pas. Très bien, veuillez lui indiquer que je serais ravie d'y être.

— Bien, Madame.

— Bon, il se fait tard et je dois continuer mon chemin. Je vous remercie pour cet excellent repas.

— Il va faire nuit. Je vous suggère d'aller dormir chez le lapin blanc. Il est connu pour être très hospitalier.

John fit un bond à cette suggestion.

— Je comptais justement m'y rendre, mais j'ignore où il habite.

— C'est très simple. Continuez sur la route puis prenez à droite et vous finirez par arriver devant sa maison.

Le visage de John s'éclaira. Il allait enfin le rencontrer pour de bon. Il avait tant de choses à lui demander – en plus d'essayer de le ramener avec lui à Baker Street.

— J'imagine que je vous retrouverai demain au château ?

— Au château… Je ne sais pas encore. Je n'ai pas été invité.

— Ça ne serait tarder. Tous les habitants du pays des merveilles y seront obligatoirement.

— Mais je ne suis pas d'ici, donc ils ne me connaissent pas.

— Si vous croisez le Valet pendant sa partie de chasse, croyez-moi, il vous invitera. À bientôt, John !

Il reprit la route, le ventre plein, sous un ciel orangé et dont on pouvait voir apparaître les premières étoiles. Il se demandait comment était le Valet et que chassait-il dans ce monde où les animaux étaient eux-mêmes citoyens de ce pays.

John sifflotait un petit air. Savoir qu'il allait retrouver le lapin, extasia John bien plus qu'il ne le pensait – en espérant qu'il n'y aura pas d'autres contre-temps.

La nuit était presque tombée lorsqu'il arriva devant la jolie petite maison – et non un terrier – entourée d'une barrière blanche.

« Elle est magnifique ! C'est exactement comme ça que j'imaginais ma future maison », s'émerveilla John.