Δ Chapitre 16 : La deuxième phase

Cela faisait deux semaines que Drago avait eu l'ordre de me recruter et j'avais de plus en plus de mal à me montrer patiente même si je savais pertinemment que nous devions jouer le jeu.
En temps normal, personne n'aurait jamais réussis à me faire rejoindre une telle organisation, alors il était normal d'attendre un moment avant que je puisse enfin mettre légalement les pieds dans ce château. Nous devions même attendre davantage puisque c'était Drago qui avait été chargé de cette mission et tout le monde pensait dur comme fer qu'on se détestait toujours. Cette réflexion me pinça le cœur.
J'avais toujours été quelqu'un d'honnête avec mes amis et là, je leur mentais à tous d'une manière impressionnante. J'aurais aimé mettre Harry au courant. J'aurais vraiment aimé, mais Drago mettait fin à la conversation, si tôt que je parlais de lui. Je savais que je mettais déjà suffisamment Drago en danger et qu'il avait déjà peur de mon entrée dans le Triangle du sang, pour vouloir rajouter quelqu'un à l'équation. Cependant, je ne perdais pas espoir. Si cela se passait bien pour moi, Drago finirait forcément par changer d'avis et je pourrais tout révéler à Harry. Du moins, tout ce qui concernait le Triangle du sang. Personne n'avait besoin de savoir ce qu'il se passait entre Drago et moi. Du moins, ce qu'il s'était passé. Il était plus juste de parler au passé.
La dernière fois que nous avions couché ensemble remontait déjà à un mois et la dernière fois que j'avais posé mes lèvres sur les siennes datait de deux semaines, lorsque je m'étais inquiétée de son entrevue avec « T ».
Comme il me l'avait promis, Drago n'avait plus eu le moindre geste physique à mon égard, même si dans ses paroles, il faisait souvent allusion à ce qu'il s'était passé entre nous. Il me surprenait parfois à l'observer et j'étais certaine que cela lui plaisait. D'ailleurs, il me le faisait parfois remarquer.

A cet instant, il lisait un livre sur le canapé tandis que j'étais allongée sur son lit. Il me tournait le dos, ce qui me permettait de pouvoir l'admirer discrètement. Je le trouvais de plus en plus beau. Certes, il avait toujours été beau garçon, c'était une évidence, mais le connaître, le rendait davantage attirant à mes yeux. Il ressemblait à un ange déchu.
- Quand tu auras finis de m'admirer, tu pourrais venir me rejoindre sur le canapé ? Me lança-t-il soudain en fermant le livre qu'il avait entre les mains.
- Je ne te regardais pas Drago, tu es complètement imbu de ta personne c'est dingue, répliquai-je en sautant du lit pour le rejoindre.
Lorsque je l'eus rejoint, son regard me transperça avec intensité. Il arrivait à me séduire d'un simple regard. C'était incroyable. Drago Malefoy me plaisait, à moi. Ce sale gamin prétentieux de Poudlard.
- J'aime quand tu me regardes, ajouta-t-il avec sérieux lorsque je pris place à coté de lui.
Je ne répondis pas et Drago ne sembla absolument pas s'en offusquer.
- On va passer à la phase numéro deux.
- C'est vrai ? M'enquis-je le cœur battant.
- La phase numéro deux, n'implique pas ton arrivée dans le château, signala-t-il en levant les yeux au ciel. Cela implique plutôt que nous nous parlions en public. Il y a beaucoup de membres du Triangle du sang au ministère et il faut qu'ils puissent eux-mêmes juger de l'évolution des choses, pour que notre relation paraisse naturelle et la plus normale possible. Donc, poursuivit-il, je vais commencer à te parler dans les couloirs et tu devras réagir comme l'Hermione Granger de Poudlard aurait réagit. D'accord ?
- Tu peux être un peu plus précis sur le comportement que je dois avoir ?
- Comme à Poudlard Hermione, insista Drago. Tu vas commencer par m'ignorer, puis me faire des réflexions désagréables et...
- Tu penses que je serais assez bonne comédienne ? Demandai-je avec une pointe d'inquiétude dans la voix.
- Non, tu es la pire comédienne que je connaisse Hermione, mais nous n'avons pas le choix.
Sa réflexion me vexa considérablement.
- Désolé, mais c'est vrai... Tu es folle de moi et tu n'arrives même pas à le cacher quand on est tous les deux.
- Je ne suis pas...
- Arrête Hermione, me coupa-t-il en soupirant. Je me fiche de ce que tu ressens pour moi. Enfin non, je ne m'en fiche pas. J'adore savoir que tu rêves de moi nuits et jours, mais ce n'est pas la question. Ce qui est important dans tout ça, c'est que tu es incapable de cacher ce que tu ressens, donc il va vraiment falloir que tu fasses des efforts là-dessus. Il va falloir que tu joues un vrai rôle. C'est primordial !
- Et si...
La suite de ma phrase mourut dans ma gorge. Je n'allais tout de même pas lui proposer ça ? Je ne pouvais pas... Et s'il refusait ? J'allais passer pour une idiote finit ! Pourtant, sentiments à part, cela me semblait vraiment une bonne idée...
- Et si quoi ? Insista Drago en fronçant les sourcils.
- Rien.
- Hermione. Tu es la personne la plus intelligente que je connaisse, alors si tu as une idée, par pitié, fais-en moi part.
- Je ne veux pas de commentaires désobligeants ou de moqueries de ta part .
- Olala... tu me fais peur... lâcha-t-il d'un air mi-inquiet, mi-amusé.
- Si je suis mauvaise comédienne, il vaut peut-être mieux qu'on retranscrive la réalité, annonçai-je.
Je marquai une courte pause pour observer la réaction de Drago, mais il n'en eut aucune. De toute façon, il ne pouvait pas encore comprendre où je voulais en venir.
- Je veux dire par là, qu'il faut qu'on reproduise ce qui nous a rapprochés.
- Tu veux qu'on couche ensemble ?! S'exclama-t-il surpris et ravi en même temps.
-Drago ! Grondai-je.
Un nouveau petit silence s'insinua entre nous deux. A présent, j'étais vraiment mal à l'aise et je me maudis intérieurement de ne pas m'être tue quand il en était encore temps.
- Bon accouche Hermione !
- En temps normal et comme tu l'as si bien dit, je n'aurais jamais, mais alors jamais rejoint une telle organisation. D'ailleurs, en temps normal il ne se serait jamais passé ce qu'il s'est passé entre nous. Il faut donc que tu reproduises tout ça.
Drago ne réagit pas. J'étais certaine qu'il voyait à présent où je voulais en venir, mais il voulait visiblement que je le dise explicitement.
- Il faut que tu me séduises aux yeux de tous. Il faut que tout le monde pense que je me suis laissée avoir par tes beaux yeux. Même si c'est assez humiliant pour moi.
Ma phrase fut accueillie par un silence de mort.
- J'ai beau détester tes techniques de dragues qui sont vraiment déplacées, je pense que...
- Tu ne dois pas les détester tant que ça puisque ça a marché, me coupa-t-il. Tu vis chez moi depuis un mois !
Il explosa soudain de rire et j'eus aussitôt envie de disparaitre sous terre.
- Je ne savais pas que ça te manquait... Enfin, surtout que je te drague toujours. Tu n'as pas remarqué ? Tu préfères peut-être quand je suis encore plus direct ?
- Est-ce qu'on peut rester sérieux cinq minutes ? Répliquai-je avec humeur.
Drago rit pendant quelques secondes supplémentaires avant de se calmer.
- En vrai, je pense que c'est une bonne idée mais... une mauvaise idée en même temps. Ce serait en effet le meilleur moyen pour me rapprocher de toi et que ça paraisse crédible, surtout que tu es une pitoyable comédienne, mais tu n'es pas sans savoir que « T »...
- Il veut des couples issus de sang pur et de sang de moldu, le coupai-je. On rentre dans la règle !
- Oui mais, souvent c'est lui qui désigne les couples.
- Il en a déjà désigné ? Répliquai-je surprise. Enfin je veux dire... Qu'est-ce que ça peut lui foutre qu'un tel soit avec quelqu'un plutôt qu'un autre, puisque ça rendre dans les règles ? Excuses-moi, mais ce serait vraiment stupide de sa part !
- Eh oh ! Modère ton langage, siffla Drago.
- Franchement, je ne comprends même pas qu'il y ait autant de membres s'ils ne peuvent pas un minimum choisir avec qui ils veulent être ! Ils n'ont quand même pas beaucoup d'alternatives et si « T » continue comme ça, il va se prendre une rébellion sur le dos. Ce ne serait pas plus mal d'ailleurs et nous n'aurions plus besoin de faire grand-chose pour nous débarrasser de cette organisation.
- Je n'ai jamais pensé à ça... avoua Drago. Les sangs purs, comme moi, ne sont pas vraiment gênés par cette règle puisque nous avons des mariages arrangés depuis la nuit des temps. Mais c'est vrai que pour les sorciers comme toi...
- Bah franchement, je préfèrerais mourir plutôt que d'épouser quelqu'un qu'on m'imposerait.
- Eh bien heureusement que ma mère n'a pas eu les mêmes idées noires que toi, sinon je ne serais pas là, répondit Drago avec humeur.
Je laissai échapper un profond soupire d'agacement.
- On s'éloigne du sujet là. Est-ce que tu trouves l'idée bonne, oui ou non ?
- Je ne sais pas. Je ne sais pas ce qu'en penserait « T ». Je ne me vois vraiment pas aller lui demander son avis ! D'un parce qu'on ne demande pas à « T » son avis et de deux parce qu'il verrait que je n'ai rien foutu depuis deux semaines. Mais d'un autre côté, je ne veux pas tout foutre en l'air avec une mauvaise technique d'approche dans ton recrutement. C'est vrai que te draguer est ce qui semblerait le plus normal... Mais je n'ai pas envie de me faire tuer lorsqu'il apprendra la manière dont je m'y suis pris avec toi. Je ne sais pas Hermione...
- Tu t'es tapé Astoria Greengrass non ? Pourtant, c'était une sang pur ? Tu n'avais pas peur que « T » le découvre, hein ? En fait, peut-être qu'elle était beaucoup plus importante que ça pour toi ? Après tout, tu t'es mis en danger pour avoir une relation avec elle ! N'est-ce pas ?
- Ferme-là ! S'exclama soudain Drago dont le regard vira au noir. Astoria est morte. Comment oses-tu parler d'elle comme ça ? Elle est morte ! Elle a été tuée par « T » ! Je n'ose même pas imaginer ta réaction si je parlais de l'un de tes amis comme ça.
Je sentis aussitôt la honte s'emparer de moi. Il avait raison, je parlais d'elle sans la moindre délicatesse, alors que...
- Tu avais des sentiments pour elle ? Demandai-je mal à l'aise. Je suis désolée, c'est sortit tout seul... C'est juste que...
- Je n'avais que des sentiments amicaux pour elle, répliqua-t-il en reprenant son calme. On couchait ensemble juste quand j'avais besoin de baiser.
Je fis une grimace.
- Le mot te dérange ? S'enquit-il sur un ton provocateur. Pourtant c'est ce que nous faisions. Nous baisions Hermione. Rien de plus. Du moins, de mon côté.
Je répétai silencieusement sa phrase précédente dans ma tête « quand j'avais besoin de baiser », « besoin ». Qu'en était-il depuis un mois ? Avait-il si joliment baisé avec quelqu'un d'autre ? Avec qui ? L'idée qu'il ait pu toucher une autre fille que moi me glaça le sang. Finalement, peut-être que je n'étais rien pour lui. Après tout, il n'avait jamais eu de réelles attentions à mon égard. D'attentions romantiques... Pourtant nous nous entendions bien... Mon visage se figea. Oui. Nous nous entendions peut-être aussi bien que lui et Greengrass s'étaient entendus à l'époque. J'étais simplement la remplaçante. Mon dieu... Non, en fait j'avais été la remplaçante. La phrase devait être employée au passé, puisqu'il ne s'était pas vraiment passé quoi que ce soit depuis un mois. Avec qui couchait-il à présent ? Qui avait prit ma place ?
- Qu'est-ce qu'il y a ? Me demanda Drago en fronçant les sourcils.
Je sentis mes yeux me piquer, mais je retins mes larmes. Hors de question qu'il me voit pleurer !
- Hermione, insista-t-il. On dirait que tu es... Pas triste mais... Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Rien ! Bon tu de décides pour la marche à suivre ?
Il prit quelques instants de réflexion avant de répondre.
- Je vais demander à Pansy son avis.
- Quoi ? Tu vas lui dire ? Elle sait que je suis ici ?
- Bien sûr que non ! S'exclama-t-il en levant exagérément les yeux au ciel. Je vais juste lui demander si elle estime que te draguer est une bonne approche pour te faire intégrer notre organisation.
Etait-ce elle, la remplaçante ?
- Je vois, répliquai-je avec amertume. Tu as besoin de son autorisation.
- Je veux juste son avis. Ca te t'arrive jamais de le faire avec des propres amis ? Tu es si intelligente que tu n'as besoin de l'aide de personne ?
- Moi, je ne couche pas avec eux !
C'était sortit tout seul et je sentis mon visage se décomposer. Drago, quant à lui, semblait totalement hébété.
- Tu crois que je couche avec elle ? Demanda-t-il.
- Non. Je crois que tu baises avec elle.
Il explosa de rire, ce qui me mit particulièrement mal à l'aise. Son état d'hilarité s'éternisa et je me dirigeai vers les toilettes d'un pas assuré, pour m'y enfermer. Il ne fallut pas bien longtemps pour que Drago cesse de rire et frappe à la porte.
- Ouvre Hermione, tu es ridicule.
Je ne répondis pas. Il était hors de question qu'il n'entende le son de ma voix avant un bon moment.
- Tu sais qu'on est chez moi et que je peux ouvrir la prote d'un simple sort. Mais je ne le ferais pas, ajouta-t-il. Je te laisse l'intimité dont tu as besoin.
Je ne répondis pas une nouvelle fois, mais collai toute de même mon oreille à la porte. Etait-il toujours derrière ?
- Si tu me faisais part de tes pensées, on ne se retrouverait jamais dans ce genre de situation. Un peu de franchise ne te ferait pas de mal.
J'avais envie de sortir des toilettes et de l'étrangler.
- Tu penses que je sais juste baiser ? Tu frappes une fois pour oui et deux fois pour non.
S'il croyait que j'allais lui répondre, il se foutait un doigt dans l'œil. Tout ce que je voulais, c'était qu'il me laisse seule. Il m'exaspérait.
- Tu crois que j'ai baisé avec Astoria, puis avec toi et maintenant avec Pansy ?
J'accueillis sa réponse par un silence.
- Si tu ne frappes par contre la porte, je l'ouvre ! Me menaça-t-il. Tu n'es qu'une sale gamine qui se cache derrière une porte. Franchement j'ai honte pour toi. Tu es tout bonnement ridicule ! Pathétique ! Bon, tu penses que j'ai couché avec Pansy ? Un coup pour oui, deux coups pour non.
Je ne répondis pas. Qu'il l'ouvre cette porte, j'allais le recevoir !
- Je n'ai pas couché avec elle, c'est ma meilleure amie, déclara-t-il cependant dans un profond soupire. Tu coucherais avec Potter toi ? Non. Eh bien c'est pareil. J'ai couché avec Astoria parce que j'avais besoin de coucher avec quelqu'un. Ce n'est pas pareil avec toi. Je m'attendais vraiment à ce que tu sois une catastrophe au lit d'ailleurs, mais tu m'as agréablement surpris.
Il voulait vraiment que je reste enfermé dans ces toilettes pour toujours ou quoi ?
- On est pareil, on aime les mêmes choses, poursuivit-il. On est fait pour coucher ensemble Hermione. Je n'ai couché avec personne depuis un mois, parce que je t'attends. Je t'avoue que cette attente me rend fou, mais cela en vaut la peine. Tu es le meilleur coup de ma vie ! Je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça. Nos corps étaient faits pour s'imbriquer. J'adore quand tu me regardes discrètement. Enfin quand tu penses être discrète. Dans ces moments là, j'ai l'impression que tu es à deux doigts de me sauter dessus et ça m'aide à tenir. Je me dis qu'un jour tu n'en pourras vraiment plus et que tu te jetteras sur moi. Si tu savais comme j'ai envie de prendre sur chaque meuble de la chambre. J'ai envie d'embrasser chaque parcelle de ton corps, j'ai envie de te rendre folle. Par Merlin, je suis complètement dur là, physiquement je veux dire. Tu as vu l'état dans lequel tu me mets, alors que tu es derrière une porte à faire l'idiote ? En fait ce n'est pas plus mal, parce que parler de toi me rend déjà fou, alors si tu étais devant moi... Mais tu n'es pas juste ça, ajouta-t-il. Tu crois vraiment que je t'aurais révélé tout ce qui avait attrait au Triangle du sang sinon ? Tu crois vraiment que je t'aurais fais emménager ici ? On est extrêmement compatible que ce soit au lit ou ailleurs. Blaise se sentait dans ton ombre ? Moi j'ai l'impression d'avoir enfin trouvé quelqu'un à mon niveau. Tu es intelligente et tu vas devenir ma partenaire dans toute cette folie du Triangle du sang. On est fait pour coucher ensemble, travailler ensemble, rire ensemble. On est fait pour tout faire ensemble ! Maintenant, je vais aller voir Pansy. Je vais traîner un moment dans le château, comme ça tu auras le temps de reprendre tes esprits et d'aller te coucher sans que je sois dans tes pâtes. Et quand je rentrerais, j'irais aussi dormir et demain on enclenchera la phase deux au ministère. A demain !

Comme promis, Drago n'était plus là lorsque je sortis des toilettes. Et heureusement. J'aurais eu trop de mal à affronter son regard. J'étais toujours en colère contre lui, mais j'avais également honte. Il lisait si facilement en moi que c'en était dérangeant. Il avait compris tout le seul le cœur du problème et j'avais eu l'air d'une idiote. Dans un sens, j'enviais la liberté qu'il avait dans tout ce qu'il faisait ou disait. Il se fichait de comment pouvait être interprété ce qu'il pensait, il le disait, c'est tout. Il avait une incroyable confiance en lui et j'en étais presque jalouse. Habituellement, j'étais une personne assez franche, mais avec lui, je me sentais complètement démuni. J'avais bien trop peur de son jugement.

J'étais à deux doigts de m'endormir lorsque je l'entendis reposer les pieds dans la chambre. Il marcha jusqu'à la salle de bain, certainement, puis il revint dans ma direction. Mes yeux restèrent totalement clos lorsqu'il se glissa sous la couette à mes côtés. Il laissa échapper un profond soupire, bougea pendant quelques secondes et finit par s'immobiliser. Il s'était à peine allongé depuis quelques secondes que j'avais l'impression que le lit était déjà chaud. Je détestais les lits froids, en particulier ce lit en fait. Je mourrais d'envie de lui demander ce qu'avait dit Pansy, mais me retins. Je ne voulais pas lui donner l'occasion d'avoir une discussion avec moi. Je ne voulais pas reparler de ce qu'il s'était passé. Je ne voulais jamais en reparler. Je me risquai à ouvrir un œil pour voir s'il dormait déjà. Il s'était allongé sur le côté, me tournant le dos. Il était comme à son habitude torse nu et sa peau sans la moindre imperfection me semblait être la plus belle chose qui m'ait été donné de voir. Sans que je ne puisse me contrôler, je fis glisser mes doigts le long de son dos. Il devait déjà dormir puisqu'il n'eut aucune réaction. Sa peau était douce et chaude. Je continuai donc à tracer des cercles imaginaires lorsque Drago toussa. Je retirai mes doigts, effrayée et refermai aussitôt les yeux par précaution. Au bout de quelques secondes, Drago laissa échapper un son que je ne compris pas. Il s'éclaircit alors la voix et ouvrit de nouveau la bouche.
- Continue, murmura-t-il.
Je restai totalement muette.
- J'aime bien, insista-t-il d'une voix douce. Continue.
Il n'ajouta rien et je finis par ré avancer mes doigts pour les faire glisser le long de son torse.

Lorsque je me réveillai le lendemain matin, Drago était déjà partis. Je m'étais attendu à ce qu'il me laisse au moins un mot pour m'indiquer ce que lui avait dit Pansy, mais non, rien. Je me préparai alors rapidement et sortis à mon tour de sa chambre pour rejoindre le ministère.
Lorsque j'entrai dans mon bureau, je pensais encore à Drago. A ce qu'il avait prévu pour aujourd'hui, pour entamer la phase numéro deux. Mon esprit s'égara également sur ce qu'il s'était passé dans le lit. Je pensais à mes doigts glissants sur son dos.
- MLLE GRANGER ! JE VOUS PARLE !
Je sursautai et jetai un œil à Becker. Elle s'était relevée de sa chaise et me fixait d'un air furieux.
- Je ne sais pas ce que vous avez en ce moment, mais il va falloir vous re-concentrez. Parce que vous ne me servez pas à grande chose ces derniers temps ! Où en sont les dossiers rouges ? HEIN ? Et cette pile de dossiers, là, sur votre bureau ? Dit-elle en pointant un doigt dans leur direction. Pourquoi ce n'est pas déjà terminé ? Vous êtes très intelligente Mlle Granger, mais vous vous reposez trop sur vos lauriers ! Ou peut-être que vous avez toujours brillez parce que vous étiez entouré d'incapables en fait. Qu'est-ce que vous pensez de ça ? Hein ?
Je voulus répondre et me défendre, mais Becker ne m'en laissa pas l'occasion.
- Allez me chercher le dossier de Mlle Greengrass !
- Le dossier ? Demandai-je d'une voix tremblante.
- OUI LE DOSSIER ! Hurla-t-elle. ELLE A ETE TUE HIER, VOUS N'ETES PAS AU COURANT ? ET DEPECHEZ-VOUS !

Je n'avais jamais vu Becker dans un état pareil. Elle n'avait jamais haussé le ton avec moi... Elle avait raison, j'étais une incapable. Depuis que je vivais chez Drago, je n'avais plus vraiment été concentrée sur mon travail. Tout ce qui me préoccupait ces derniers temps, était le Triangle du sang. J'avalai difficilement ma salive en tentant de réprimer l'énorme boule de tristesse qui grossissait dans ma gorge. Lorsque je poussai la porte du bureau des Aurors, des cris attirèrent mon attention.
- Elle était là, je suis sûr que c'est toi ! S'écria Ron à l'attention de Drago.
Ce dernier, qui semblait profondément s'ennuyer, se tenait négligemment appuyé contre une étagère.
- Ron arrête, lui souffla Harry qui semblait las des jérémiades de son meilleur ami.
- Il me volé ma plume ! C'était un cadeau de ma mère et...
- Tu es bien la dernière personne a qui je volerais un truc Weasley, le coupa Drago en ricanant.
Ses yeux s'égarèrent quelques secondes sur moi et j'en vins à me demander s'il m'avait vu. Il m'avait regardé, sans vraiment me regarder.
- Tiens ce n'est pas ça ? Demanda Harry en sortant une plume du fouillis de son propre casier.
L'air ahuri de Ron indiqua que c'était bien la sienne.
- Tu m'as l'air en pleine forme ce matin Weasmoche, tu devrais peut-être consacrer toute cette énergie à quelque chose de plus intelligent. Comme consoler ton amie.
Ron et Harry levèrent les yeux vers lui, d'un air étonné, avant de finalement faire volte face dans ma direction. Je ne m'en étais pas rendu compte avant que Drago parle, mais des larmes coulaient lentement le long de mes joues.
- Hermione ? S'exclama Harry. Qu'est-ce qu'il se passe ?
Ron et lui se ruèrent dans ma direction. Drago, quant à lui, ne bougea pas d'un pouce.
- Qu'est-ce que tu as ? Demanda une nouvelle fois Harry.
- Je me suis fais traiter d'incapable, marmonnai-je en tentant de ravaler mes sanglots.
- Quoi ? Mais par qui ? S'exclama Ron qui ne semblait pas en revenir.
- Becker, la chef du magenmagot. Elle a raison, je travaille mal. Ca fait un mois, que je travaille mal et si ça continue comme ça je vais me faire virer... Je ne mérite pas un tel poste, je ne suis pas assez concentrée. J'ai trop de travail, j'ai trop de chose à faire et à penser !
- Bah dans ce cas, si tu trouves ça trop dur, tu pourrais peut-être envisager de faire autre chose.
Harry se crispa, tandis que je fusillais Ron du regard.
- Tu ne me crois pas capable d'être l'assistante du chef du magenmagot ? Lui lançai-je avec humeur.
- Mais c'est toi qui as dis que...
- Pitoyable, lâcha Drago. Vous êtes tous, plus pitoyables les uns que les autres.
Je lui adressai un regard noir. N'aurait-il pas pu s'abstenir de faire un commentaire ? N'aurait-il pas pu sortir de la salle et me laisser un peu d'intimité avec mes amis ? Malheureusement, il ne semblait pas en avoir finit, car il s'avança dans notre direction.
- Weasley, quand on ne sait pas consoler quelqu'un, on se tait, Potter, au lieu de rester silencieux, tu aurais pu empêcher l'autre abrutit de parler, quant à toi Granger... Si je me le permettais, je te mettrais une bonne gifle pour te remettre les idées en place. Si tu n'as pas les épaules assez solides pour le poste d'assistante du chef du magenmagot, personne ne les auras. Arrête de t'apitoyer sur ton sort, tu mérites ce poste plus que n'importe qui. Tu es l'insupportable miss-je-sais-tout de Poudlard, alors prends sur toi, relève la tête et gère les difficultés. Tu as hérité d'une intelligence et d'une force hors du commun, alors ne gâche pas tout sur un moment de faiblesse.
Il sortit presque aussitôt du bureau des Aurors, sous le regard ahuris de Ron et Harry. Ils restèrent silencieux quelques secondes, avant de se tourner vers moi.
- Qu'est-ce qui lui a pris ? Intervint Ron dont la mâchoire semblait se décrocher.
- Il t'a fait une sorte de compliment là, non ? Ajouta Harry. Je ne comprends pas, il s'est passé quelque chose ?
- Oh, ne vous en faites pas, je suis sûre que ce crétin, voulait juste me rabaisser une fois de plus.
- Bah franchement, ça n'en avait pas l'air cette fois, insista Harry.

Je n'arrivais pas à savoir si j'en voulais à Drago pour son intervention. Certes, il avait eu tout à fait le bon discours pour me remonter le morale et me mettre un coup de pied aux fesses, mais il s'était servis de mon moment de faiblesse pour entamer la phase deux. Il avait fait d'une pierre deux coups. Et cela m'agaçait autant que je trouvais ça intelligent de sa part.
- Bonjour, excusez-moi de vous déranger, mais j'aurais besoin de Mlle Granger.
Je relevai les yeux d'un air paniqué, vers Blaise qui se tenait dans l'encadrement de la porte. Comment osait-il venir me chercher dans mon bureau ? Comment osait-il se servir de Becker pour me forcer à lui parler ? Je tentai de masquer ma fureur et sortis de mon bureau à sa suite.
Je m'étais attendus à ce qu'il parle sitôt dans le couloir, mais nous avançâmes jusqu'à l'ascenseur en silence. Avait-il finalement réellement besoin de moi ? Du moins, d'un point de vu professionnel ?
- Que puis-je pour toi ? Lui demandai-je finalement alors que les portes de l'ascenseur s'ouvraient.
- Pourquoi tu me parles comme ça Hermione... dit-il d'un air torturé. On dirait que je suis un inconnu.
- Je... Je ne sais pas trop comment me comporter, avouai-je d'un air navré.
- Je suis désolé pour ce que j'ai fais avec Astoria. Je ne sais pas ce qui m'a prit.
- On fait tous des erreurs Blaise, ne t'en fait pas. Nous n'étions pas faits pour être ensemble, c'est tout.
- J'ai vraiment cru que tu allais finir par revenir. Je pensais que te laisser de l'air serait suffisant, mais j'aurais dû me battre pour toi ! Tu crois qu'il est encore possible que...
- Non Blaise, le coupai-je d'une voix dure et douce à la fois. Ce n'est pas à cause d'Astoria Greengrass. Nous n'avons fais que nous disputer depuis que nous sommes rentrés à Londres, tu le sais aussi bien que moi.
- Mais c'était à cause de Drago !
- Non. Malefoy a juste éveillé certaines choses. Il n'a fait qu'accélérer la fin de notre couple. Nous nous serions séparés à un moment donné.
- J'aurais aimé avoir plus de temps avec toi.
Les portes s'ouvrirent à l'étage de Blaise et nous sortîmes de l'ascenseur dans un même mouvement.
- Pourquoi as-tu besoin de moi ? Demandai-je.
- C'est au sujet d'Astoria.
Je fronçai les sourcils. Elle avait été retrouvée morte au domicile de ses parents, les Aurors avaient classé l'enquête ! Alors en quoi pouvais-je l'aider ?
- Tu sais dans quel bureau je travaille, n'est-ce pas ?
- Au contrôle du sang et régulation des sorciers, tout de même !
Il se contenta d'hocher la tête, les yeux perdus dans le vague.
- Qu'est-ce qu'il y a Blaise ? Insistai-je alors qu'on arrivait enfin au département du contrôle des sorciers.
Blaise s'approcha de son bureau et attrapa un dossier qu'il ouvrit. Il en sortit un parchemin qu'il me tendit.
- Il faut que tu prennes en compte cet élément. D'un point de vu juridique c'est important.
J'attrapai sans comprendre où il voulait en venir, le parchemin d'identité d'Astoria Greengrass. Voyant, que je ne réagissais toujours pas à sa lecture, Blaise pointa son doigt à un endroit précis.
- Sang-mêlé ? Lu-je. Mais je ne comprends pas, Astoria n'était pas une sang pure ?
- C'est ce que je croyais. Ce que tout le monde croyait... Les médicomages qui se sont occupés d'inspecter son corps, ont prélevé son sang pour des analyses de routine. Astoria était de sang mêlé.
Blaise continua de parler, mais je n'écoutais plus. C'était pour ça qu'elle avait été tuée ! « T » ou un membre du Triangle du sang avait découvert la vérité sur elle ! Avait-elle été elle-même au courant de sa réelle condition ? Sûrement pas.
- Avant son décès, elle était bien répertoriée comme sang pur, n'est-ce pas ?
Blaise hocha la tête.
- Ca veut donc dire que quelqu'un avait trafiqué son parchemin d'identité à sa naissance.
- Sûrement sa mère ou quelqu'un de sa famille, répondit Blaise. Avoir un sang-mêlé dans leur famille aurait vraiment été une honte à l'époque.
- Comment ça à l'époque ? Répliquai-je en fixant Blaise d'un oeil scrutateur.
- Eh bien, je veux dire que maintenant... après la guerre... Enfin, il n'y a plus autant d'histoire de sang qu'avant.

- Il faut qu'on parle de Greengrass ! M'exclamai-je en posant les pieds dans la chambre de Drago.
Il était assis à la grande table et m'adressa un regard las.
- Hermione, on en a déjà parlé et...
- Non, je veux qu'on parle de son sang ! M'exclamai-je en déposant le double du parchemin d'identité de la concernée, sur la table face à lui. Regarde ! Insistai-je. Après son décès, il y a eu des analyses de faites et il s'est avéré qu'elle était en fait de sang-mêlé.
- Tu plaisantes ?! S'exclama Drago en attrapant le parchemin pour le lever sous la lampe du plafond.
- Son identité avait été dissimulée. Elle était de sang-mêlé ! Je suis sûr que c'est pour ça que « T » l'a tué !
- Quel type de sang-mêlé ?
La question de Drago me pris au dépourvu. Qu'entendait-il par là ?
- Elle était issue d'une mère au sang pur et d'un moldu ? Ou d'une mère au sang pur et un sorcier d'ascendance moldu ?
- Je n'en sais rien, on s'en fiche !
- Non, on ne s'en fiche pas, répliqua-t-il d'un ton dur. L'enfant d'un sang pur et d'un sorcier d'ascendance moldu est exactement ce que cherche à faire le Triangle du sang, donc personne ne l'aurait tué pour être exactement ce qu'ils voulaient qu'elle soit. En revanche, si sa mère l'a eu avec un moldu, cela change tout. Ca aurait été très mal vu vis-à-vis de l'organisation.
Je l'observai en silence, attenant qu'il poursuive.
- Non cela ne change rien en fait... Enfin je veux dire... personne n'aurait pu savoir ça ! Je suis certain que ce n'est pas pour ça qu'elle a été tuée. Personne n'aurait pu avoir connaissance de son vrai sang.
- Si son sang a été caché et changé sur son parchemin d'identité, c'est qu'il y avait forcément des personnes au courant ! Des personnes qui font peut-être partie du Triangle du sang. Peut-être même que « T » a le moyen de savoir toutes ces choses, insistai-je. Il est très puissant non ? Alors il aurait pu...
- Je vais me renseigner, me coupa Drago.
- Mais il faudrait qu'on...
- Je vais me renseigner, répéta-t-il d'une voix qui se voulait sans appel.
Il plia le parchemin en deux, le déposa sur la table, bien en évidence et se tourna vers moi.
- Sinon, ça va toi ? Enfin ça va mieux ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ce matin ? Becker t'a vraiment dis toutes ces choses où tu m'as tendu une perche pour la deuxième phase de notre plan ?
Je lui adressai un regard noir.
- Faire semblant de pleurer n'est donné qu'à une bonne comédienne, n'est-ce pas ? Finis-je par répondre.
Drago leva les yeux au ciel.
- De toute façon, elle avait raison, poursuivis-je, le Triangle du sang me prend tout mon temps et mon énergie. Je suis déconcentrée depuis plusieurs semaines et si je ne me réveille pas, je vais finir par être virée.
- Cela n'arrivera pas. Elle ne peut pas te virer alors que tu es sur le point d'infiltrer ce pourquoi elle t'a demandé d'enquêter.
- Elle ne le sait pas, lui fis-je remarquer d'un air entendu.
- Ah non ! Hors de question qu'on la mette au courant.
- Et pourquoi pas ? Hein ? Pourquoi pas ?
- J'ai dis non.
- C'est quelqu'un de confiance. Elle est extrêmement intelligente et ...
- Ah t'écouter, il faudrait mettre tout le monde au courant ! D'abord Potter, maintenant Becker et après ? Hein ? Tu vas vouloir mettre la fille Weasley dans le secret ? C'est dangereux Hermione. Je sais que tu n'en auras pleinement conscience que lorsque tu seras au cœur de tout ça, mais s'il te plait fait moi confiance.
- Et si elle me vire.
Drago leva exagérément les yeux au ciel.
- Il n'y a que si elle te vire que nous lui dirons tout, déclara-t-il. Je ne veux pas que tu perdes ton travail, tu es bien trop intelligente et douée pour que ce genre de chose t'arrive à toi. Mais il est hors de question que tu fasses en sorte que cela se produise, ajouta-t-il en pointant un doigt menaçant sur moi. D'accord ? Tu n'entreprends rien pour te faire virer, sinon ça va très mal se passer.
J'acquiesçai de mauvaise grâce et Drago se leva de sa chaise pour aller s'affaler sur l'un de ses canapés.
- Il va falloir que je demande à Blaise de m'apprendre le sort pour analyser le sang. Il devrait savoir faire lui.
- Pourquoi tu veux apprendre à faire ça ?
- Parce qu'il va falloir que je teste le sang de tous les membres du Triangle du sang. Il faut que je le fasse avant « T » pour épargner le plus de vies possibles. Ainsi, si je trouve quelqu'un qui a mentis, je le relâche dans la nature, très loin de l'Angleterre et je lui lance un sort d'amnésie.
- Et pourquoi il prendrait soudainement l'envie à « T » de tester les sangs s'il ne l'a jamais fait auparavant ?
- Les nouvelles vont vite et on parle de « T » là. Il est toujours au courant de tout. Quelqu'un lui rapportera forcément la nouvelle concernant Astoria. Franchement ça me fatigue toutes histoires ! Comme si je n'avais que ça à foutre de ma semaine !
- Tu n'es pas obligé de le faire dans la seconde, lui signalai-je. Tu peux t'en occuper la semaine prochaine.
- Non, si « T » apprend la nouvelle, il inspectera le sang rapidement. Il n'attendra pas.
- Qu'est-ce que tu en sais ? Arrête un peu Drago...
- Je le sais parce que « T » et moi avons la même manière de fonctionner, répliqua-t-il en m'adressant un regard satisfait. Il est carré et concentré. Il agit rapidement.
- Il n'y a vraiment pas de quoi être fière, lui signalai-je avec sévérité.
Drago laissa échapper un rire et me proposa d'un signe de tête de le rejoindre sur le canapé.
- Sinon, la phase deux a été bien enclenchée je crois. Blaise m'a remercié d'avoir été sympa avec toi. Si c'est revenu jusqu'à ses oreilles, ça veut dire que certains membres du Triangle du sang sont forcément au courant. C'est parfait, déclara-t-il d'un air enjoué.
- Tu te sens pas mal par rapport à ça ? Lui lançai-je sur un ton de reproche. Tu dis de Blaise qu'il est ton meilleur ami et tu es là avec moi...
- Je te dis comment gérer ta vie privée Hermione ? Comment te comporter avec tes amis ? Non. Alors laisse-moi agir comme bon me semble, répliqua-t-il d'un ton froid.
Je me retins de faire un commentaire et me concentrai sur le positif de la journée. J'allais bientôt intégrer le Triangle du sang. Il fallait que je me concentre là-dessus. C'était la seule chose réellement importante.